Archives mensuelles : mai 2010

Un Moussour Olof S.V.P.

Depuis que j’ai mis les pieds au Sénégal que je m’extasie sur la beauté des femmes de ce pays. Qu’elles soient brindilles, rondes comme des pommes ou avec les hanches des poires, elles osent se parer de jolies couleurs, de brillants, et de colliers multicolores.

@ Lise Giguère

Comme nous sommes tristes avec nos gris, nos bruns, nos beiges et nos noirs.

Lors de mon passage à l’île de Gorée, comme c’était un dimanche, j’ai eu l’occasion de les voir arriver à l’église. Wow, un arc-en-ciel de couleur.

@ Lise Giguère - Dimanche à Gorée

C’est d’ailleurs sur cette  île à la triste histoire (au XVIIIe et XIXe siècle, on y gardait les esclaves dans les 28 captiveries de l’île jusqu’à ce qu’un négrier vienne les embarquer) que j’ai rencontré Sonya. Ça a tout de suite cliqué entre nous. Alors, je lui ai demandé de m’expliquer ce qu’était exactement cette coiffe que portent les femmes.

Après, comme tout cela, me semblait bien compliqué, je lui ai demandé de me faire un Moussour Olof

Pas si compliqué que cela finalement, non ? Et bien joli !

Les Femmes Signare

En voyant défiler de jolies jeunes femmes en chapeau pointu, mon étonnement était grand. Ce costume ne semblait pas du tout correspondre à la tenue sénégalaise dont la coiffe me fait penser aux ailes d’un oiseau.

@Lise Giguère

On aurait plutôt dit des princesses à l’époque de Merlin l’enchanteur.

Heureusement, j’ai rencontré Ndaté Dieng (au centre sur la photo)  qui a bien voulu éclairer ma lanterne.

@ Lise Giguère

Il s’agit de la tenue Signare originalement portée par les femmes de Saint-Louis. Les Signare (ou Senoras) étaient les femmes  qui s’enrichissaient et obtenaient le statut d’aristocrates en épousant (ou en devenant les maîtresses) les marchands européens temporairement établis dans la ville.

Maintenant, on retrouve ce costume traditionnel dans les festivals, surtout  pour la Panale, une fête donnée le 3 avril.

Un premier Salon du tourisme à Dakar !

Assister à un Salon du tourisme, ça se ressemble toujours un peu. Quelques discours, de nombreux kiosques qui tentent par tous les moyens d’attirer notre attention et les traditionnels ateliers et conférences.

Mais ici, au Sénégal, c’est un peu différent. Il s’agit du tout premier Salon TICAA-DAKAR 2010 (TICCA signifie tourisme, Industrie, Culture, Artisanat et Art) qui se tient du 28 au 30 mai au CICES (Centre international de Commerce et d’échange du Sénégal). Et il faut bien avouer qu’il a un air plutôt festif.

Notre arrivée se fait au son des musiciens

Ensuite, ce sont les danseurs qui nous offrent vraiment tout un spectacle.

Et encore…

Puis, le président Abdoulaye Wade prononce un discours qui semble totalement ravir les Sénégalais très nombreux à cette présentation.

Il  avoue candidement avoir avoir mis du temps à s’occuper du tourisme. Tout simplement, il n’y croyait pas. Je crois être le seul président qui a nommé un Ministre du tourisme et qui lui a dit de ne pas faire le travail pour lequel il avait eu ce poste !

Mais comme le tourisme arrive désormais au 2e rang de l’Économie, tout de suite après la pêche, et qu’il génère 250 000 emplois, il a bien dû modifier son idée.

Après tout, ce secteur est loin d’être négligeable dans un pays dont la moyenne d’âge se situe entre 18 et 40 ans.

Aujourd’hui, il croit que le tourisme peut aider le développement du Sénégal. Il a fallu du temps pour me convaincre d’investir dans ce secteur, mais je crois désormais que cette destination a un potentiel important et que ce premier Salon permettra la rencontre, l’échange, la promotion et la vente, mais surtout la collaboration entre les différentes régions d’Afrique.

Il aimerait que les touristes viennent d’abord pour l’Afrique puis qu’ils rayonnent dans les autres pays comme le Mali, la Guinée, etc. Des pays différents, uniques, mais complémentaires.

Et pour cela, il a bien l’intention de faciliter le travail des TO (tours opérateurs) et des agents de voyage. Il aimerait que les touristes choisissent le Sénégal pour sa culture, l’hospitalité de son peuple reconnu comme pacifique et chaleureux. Il a également tenu à rappeler que le Sénégal est un pays qui jouit d’une grande stabilité politique et que c’est un repère historique dans les annales du tourisme en Afrique.

En tout 22 pays (dont le Canada) et 270 kiosques étaient présents pour ce tout premier Salon qui devrait se répéter chaque année. Les visiteurs ont pu avoir un aperçu de l’offre d’hébergement (en tout quelque 50 000 chambres sont offertes au Sénégal), mais aussi de celle des artisans, des compagnies de location d’auto, des parcs, des excursionnistes et des terrains de camping.

Nous avons pu constater que le Sénégal possède des établissements modernes, une offre diversifiée allant du safari à l’expérience balnéaire, mais également une grande authenticité fondée sur la culture, la famille, la façon de vivre et les traditions sénégalaises.

Voici quelques images du Salon TICAA-DAKAR 2010:

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Pour plus d’informations : www.au-senegal.com

Hemingway hante toujours la Vieille Havane

Comme vous le savez maintenant, j’aime bien fouiner sur les traces de personnalités célèbres. À Cuba, celles d’ Ernest Hemingway sont un incontournable.

Ce romancier et nouvelliste américain qui s’est suicidé en 1961 était un inconditionnel de Cuba qu’il avait découvert lors d’un tournoi de pêche à l’espadon en 1932.

J’aurais bien voulu visiter La Vigia, sa maison devenue musée à San Francisco de Paula, mais malheureusement notre itinéraire ne nous le permettait pas.

Intérieur de la Vigia

Même chose pour la marina où il accostait son bateau de pêche et qui est maintenant la Marina Hemingway.

Amateur d’alcool et de femmes autant que de littérature, Hemingway a laissé une empreinte indélébile dans la vieille Havane. Voici quelques endroits que ce prix Nobel de la littérature affectionnait tout particulièrement.

1 – La Bodeguita del Medio

@ Lise Giguère

Cet endroit, devenu mythique, est toujours bondé et il faut jouer du coude pour y entrer boire le Cuba libre.  Mais inutile de chercher des Cubains, ce sont essentiellement des touristes qui tentent de reconnaître les photos et les signatures qui ornent les murs.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

Hemingway disait : Mon Cuba libre à la Bodeguita, mon Daiquiri au Floridita. Suivons donc ses traces.

2 – La Floridita

@ Lise Giguère

Ce restaurant-brasserie figure parmi les préférés des touristes. Ce serait à cet endroit qu’aurait été inventé  le Daiquiri par Constantino Ribalalgua, propriétaire de la Floridita sur les conseils de Hemingway qui voulait un drink dans lequel on trouverait du  du rhum blanc, du sucre raffiné, du citron vert et de la glace pilée.

Vous pouvez également y commander le Cocktail Hemingway:

2/4 rhum

14 jus de citron

14 de jus de pamplemousse

un trait de liqueur de cerises

À la bonne vôtre !

3 – Ensuite, direction l’hôtel Ambos Mundos où Hemingway a rédigé les premiers chapitres de Pour qui sonne le glas, à la fin des années trente.

@ Lise giguère - Hôtel Ambos Mundos

Il aimait bien occuper la chambre 511. Aujourd’hui, il est impossible de louer cette chambre puisqu’elle est devenue un Musée où sont exposées plusieurs souvenirs de l’écrivain et dans laquelle on peut également voir  la photo de ses quatre femmes : Hadley, Pauline, Martha et Mary.

@ Lise Giguère- Identification du Musée à la porte de la chambre 511.

@ Lise Giguère - Son bureau de travail dans la chambre 511 et sa vieille machine à écrire.

@ Lise Giguère - Impossible de dire si c'est le lit original, mais il dormait dans un lit comme celui-ci.

@ Lise Giguère. La vue qu'il avait de la petite fenêtre de sa chambre.

Aujourd’hui, l’Ambos Mundos est un charmant hôtel. Il suffit de demander à la réception et de débourser quelques Pesos pour visiter la chambre. On peut ensuite monter sur le toit et prendre un verre à la terrasse de laquelle on jouit d’une très belle vue.

@ Lise Giguère - La terrasse du Ambos Mundos

4 – Si le temps le permet, on peut également pousser plus loin vers l’Est. À Santiago de Cuba, la magnifique Basilica del Cobre, lieu de pèlerinage célèbre.

@bureau du tourisme de Cuba - Basilica del Cobre

On peut y voir des milliers d’offrandes en remerciement de faveurs obtenus. Parmi ces dernières, la médaille du prix Nobel de littérature, Ernest Hemingway et de la barbe de rebelles ayant survécu à la Révolution.

Pour réduire le coût de ses vacances

Dans les différents articles que j’écris pour les magazines, on me demande souvent de suggérer un voyage à moins de 500$ ou à moins de 1 000$  (hôtels, restaurants, activités, etc). Inévitablement, je réponds la même chose : Je ne veux pas donner de prix.

@ Lise Giguère - Des vacances paisibles au bord du fleuve.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’aujourd’hui tous les hôtels (ou presque) appliquent ce qu’ils appellent le Yield management, c’est-à-dire que les prix varient selon l’heure de votre arrivée, la journée, l’achalandage et la durée de votre séjour. Il arrive souvent qu’en fouillant un peu, vous puissiez trouver des hôtels chics à coût moindre qu’un B & B. C’est notamment le cas des différents Fairmont (ex: Château Montebello à 80 $ pour célébrer son 80e anniversaire et Manoir Richelieu à 111 $ pour son 111e anniversaire, etc.). Bien entendu, ces prix sont assujettis à de nombreuses conditions (dates, nombre de personnes, etc), mais il suffit d’être alerte à toutes les offres et vous verrez que vous pourrez vous offrir de belles vacances à peu de frais.

@ Lise Giguère - Manoir Richelieu

Et les Fairmont ne sont pas les seuls. De nombreux hôtels préfèrent réduire le prix de leur chambre que de les voir vides, particulièrement lorsque vous vous présentez en semaine et en dehors des périodes d’achalandage.

Aussi:

• Plusieurs hôtels, restaurants et postes d’essence donnent un rabais si vous présentez la carte CAA/AAA. Surveillez leur sigle.

• Pendant l’année, collectionnez les points. Si vous possédez une carte Visa Or Desjardins, utilisez vos points accumulés pour rembourser les dépenses reliées à vos voyages à l’extérieur du pays. Chez Jean Coutu, payez avec vos points Air Miles (320 points pour 40$ d’achat), chez Pharmaprix, payez avec vos points Optimum, etc.

• Dès que vous arrivez à destination, rendez-vous au bureau de tourisme. Demandez-leur les différentes offres faites aux visiteurs : City Pass, guide de la ville, bonnes adresses, etc. Et surtout, faites main basse sur tous les journaux, dépliants et magazines qui s’y trouvent. Ils regorgent de coupons rabais pour les attractions, d’offres 2 pour 1 dans les restos, de suggestions de spectacles gratuits, etc.

• Soyez attentifs aux différentes promotions qui circulent sur internet ou mises à l’avant par des compagnies. La dernière en liste, celle de  Lays et son programme de récompense  Escapades d’ici de Lay’s qui offre des rabais dans plusieurs lieux (restaurants, festivals, parcs d’attractions, musées, hôtels, etc) d’intérêt à travers le Canada est particulièrement alléchante. Après tout, on mange tous des chips, alors pourquoi ne pas se déculpabiliser des calories ingérées en se disant qu’au moins, ça nous aidera pour nos vacances ? :-)

INVITATION:

Vous avez d’autres trucs à partager ? Ne vous gênez pas pour les inscrire dans les commentaires.

Voyager avec les Tostitos !

Kossé ça, vous entends-je penser ? Qu’est-ce que les Tostitos viennent faire dans un blogue de voyages ? Eh bien, figurez-vous que grâce à ces délicieuses petites croustilles, des Québécois pourraient bien se retrouver à vivre une aventure culinaire en Europe avec le chef Nicolas Moreau qui officie à Canal Vie.

Mais pour cela, il faut faire preuve d’imagination et trouver des recettes mettant en vedette les Tostitos !  Pour vous convaincre qu’elles ne se dévorent pas uniquement trempées dans la salsa, la guacamole ou le fromage et aussi vous donner des idées, voici quelques trouvailles imaginées par le chef Moreau.

Ça vous semble délicieux ? À vous de faire mieux en participant au concours Tostitos® « À la mode de chez nous. Comment ? En créant une recette D’INSPIRATION LOCALE  (ex : des tostitos à la gourgane pour Charlevoix, des Tostitos aux bleuets pour le Saguenay). Bon, je rigole, mais comme cette initiative vise à célébrer le caractère unique de la cuisine d’ici, je suis certaine que parmi les lecteurs de ce blogue il s’en trouve qui sauront inventer des recettes à faire pâlir d’envie le chef Moreau.

Pour vous inscrire et soumettre vos recettes, il suffit de cliquer ici, mais attention vous n’avez que jusqu’au 30 mai.

Mais que vous soumettiez ou non des recettes, vous êtes également  invités à voter pour vos recettes favorites ici.

Les recettes seront jugées en fonction de leur caractère régional et de leur originalité et les six finalistes seront connus le 9 juin 2010. Par la suite, en compagnie du chef Moreau, ces six finalistes visiteront des épiceries locales partout au Québec pour faire déguster leurs recettes et vous inciter à voter pour eux.

Le grand prix , dévoilé le 7 juillet 2010, comprendra un voyage pour deux à la découverte des restaurants préférés du chef Nicolas Moreau à Rome, Paris et Londres en octobre 2010. C"est pas beau. ça ?

Les cinq autres finalistes recevront un montant de 500 $ et leurs recettes seront présentées sur le site de Tostitos.

Du rhum pour tous les goûts !

À Cuba, le rhum est roi. Ça tombe bien, j’aime bien cette boisson, surtout si elle s’accompagne de jus de fruits bien frais. Là, on peut dire que j’ai été gâtée. Partout où nous avions le bonheur de poser le pied, des serveurs nous attendaient avec des Mojitos, des Pina colada ou des rhum punchs.

Bien entendu, à la Havane, nous avons visité le Musée du Rhum Havana Club. Situé dans un bel édifice du Centre historique, ce musée explique les différentes étapes de la conception du rhum, depuis la récolte de la canne à sucre, jusqu’à la phase de vieillissement.

Une magnifique maquette permet de mieux comprendre l’histoire des sucreries et l’importance du train à vapeur qui transportait le précieux liquide.

@Lise Giguère - Maquette Musée du rhum Havana Club

@ Lise Giguère - Maquette vue de la passerelle. Musée du rhum Havana Club

Pour s’assurer que l’on appréciait à sa juste mesure la boisson locale, nous avons eu droit à un grand verre de jus d’orange agrémenté de jus de canne à sucre fraîchement pressé et d’un peu de rhum. Un délice !

Par la suite, d’autres boissons, mettant le rhum en vedette nous ont été offertes.

1 – À Vinales, nous avons pu goûter un drink coloré, rafraîchissant et très facile à préparer, le  Todorizonte

@ Lise Giguère - John présente le Todorizonte !

Comme c’était la première fois que j’entendais ce nom, j’ai demandé la recette. La voici.

-       Rhum

-       Jus d’orange frais

-       Liqueur de menthe

-       Menthe fraiche

-       Une tranche d’orange.

J’ai bien tenté d’avoir les proportions exactes, mais John qui présente les drinks sur la photo  m’a assuré que le meilleur moyen de savoir s’il est bon, c’est encore d’y goûter ! Tchin !

2- À Las Tunas, j’ai goûté la boisson locale, le Canchanchara.

@ Lise Giguère - Marianne présente la Canchancara

Il s’agit d’un mélange de rhum mélangé à du jus de canne à sucre.

Le goût ? On dirait du rhum avec du sirop d’érable !

* À noter que la jeune femme qui fait le service porte le costume traditionnel.

À Bayamo, un autre drink original.

Dans un coin, un homme muni d’une machette décapite une noix de coco jusqu’à ce qu’il puisse voir l’intérieur.

@ Lise Giguère -

On y place ensuite une paille.

Là, on a le choix de boire le lait de coco pur ou d’y ajouter un peu de rhum.

@ Lise Giguère

À la bonne vôtre !

@ Lise Giguère