Ma première impression de Pékin en est une de tristesse. On dirait qu’un voile translucide veut la dissimuler à nos yeux. En fait, le smog recouvre toute la ville d’une pellicule grisâtre qui cache le soleil et donne l’impression que les nuages sont quasiment au ras de la route. Il en résulte une ambiance mystérieuse qui s’accompagne d’une lourdeur provoquée par une température qui frôle les 36C et dont le taux d’humidité est tel qu’on dirait plutôt qu’il fait 41 ou 42C.
Si la chaleur et l’humidité sont le premier choc culturel, c’est en me rendant dans les kiosques des vendeurs de nourriture que j’ai eu mon «véritable choc culturel» me prouvant hors de tout doute que je venais de mettre le pied dans une civilisation totalement différente de la mienne.
Notre guide, Thomas, nous avait suggéré ces petits kiosques situés près de la rue Wangfujing, une rue commerciale vieille de plus de 100 ans où l’on trouve des trucs à quelques sous à deux pas des Cartier, Hermès et Van Cleef. Bien entendu, nos bons amis Poulet Frit Kentucky et MacDo étaient là, mais nous voulions quelque chose de plus local.
Nous avons donc opté pour les petits kiosques en plein air où une foule énorme se rassemble chaque soir. Il est vrai que pour 5 Yuan (moins de 1$) vous pouvez facilement manger deux brochettes. J’adore faire l’essai de mets typiques et locaux, mais là, disons que j’ai vite émis quelques réserves.

Brochettes de poulet ? Ça va ! Mais au moment de commander, un doute m’envahit. Les morceaux de poulet pendent sur les tables, sans aucune protection et par une chaleur intense. Est-ce vraiment sain ?
Pendant que je me questionne, je continue ma découverte et voilà que je tombe sur ces petits délices que plusieurs semblent s’arracher.
Voyons d’un peu plus près
Si j’y ai goûté ? Non…. Sans doute suis-je trop «chicken» !




















