Archives mensuelles : août 2010

Journée en Estonie

C’est sous une pluie entrecoupée de percée de soleil que j’ai pu découvrir Tallin, la capitale de l’Estonie dont on dit qu’elle est une Perle médiévale au bord de la mer Baltique.

Située à mi-chemin entre St-Petersbourg et Stockholm, cette ville a été, de par sa situation, sous l’emprise de nombreuses dominations.

Ses premiers (et plus anciens bâtiments) datent du Xe siècle, alors que les Estoniens bâtirent une citadelle parce qu’elle se trouvait à côté de la route commerciale qui reliait pays occidentaux et orientaux. C’est sans doute également cette raison qui en fit, au Moyen Age, une des plus grandes villes et des plus puissantes d’Europe septentrionale.

Quelques  heures sont bien peu pour faire le tour de cette ville qui après avoir été sous l’emprise des Allemands, s’est retrouvé, pendant 50 ans, sous le joug de l’Union Soviétique.

Parmi les excursions proposées par Silversea, l’une d’elles proposait de partir à la découverte de ce passé Soviet et, pour se faire, un vieil autobus portant l’étoile attendait les passagers.

@ Lise Giguère

Mais ce n’est pas ce que j’ai choisi. J’ai préféré découvrir la ville par moi-même. Comme je le fais chaque fois que je débarque pour une première fois, dans une ville, je me suis acheté un Tour de ville dans un bus à deux étages. Ces circuits me permettent de me repérer, de voir tout ce que la ville peut offrir et de faire des choix judicieux.

Belle surprise de réaliser qu’on pouvait obtenir des explications en français !

@ Lise Giguère

J’ai été tout particulièrement fascinée par le nombre de parcs que possèdent cette ville «verte» dont 27% (sans compter les terrains des 400 000 habitants) est couvert de verdure, d’arbres, de parcs.

@ Lise Giguère

Mais ce n’était rien comparé à son cimetière. Mon Dieu, comme j’aurais aimé me promener dans les longs sentiers ombragés parmi ces tombes disposées ici et là sous les arbres, en pleine forêt. Tout simplement, parce que mourir est naturel et que c’est normal que l’on retourne à la nature. Il paraît qu’à la Toussaint, toute la forêt est illuminée. Malheureusement, l’averse qui faisait rage à ce moment m’a empêchée de prendre une photo.

Enfin, autre petite surprise, j’ai appris que c’est aux chercheurs de cette petite ville que l’on doit de pouvoir communiquer avec nos proches grâce à Skype et c’est également à eux que l’on doit de pouvoir payer nos achats par Internet et surtout par son téléphone cellulaire. Dans cette ville qui semble à la pointe de la technologie, ¾ des déclarations d’impôt se font par internet, 97 % des achats sont payés par internet et, lors des dernières élections, elle devint la première ville au monde où il a été possible de voter par internet.

Malheureusement, malgré son côté moderne et toutes les attractions proposées, c’est plutôt vers la cité médiévale, ses petites ruelles de pierres rondes (cobblestone) et ses petites boutiques que je me suis dirigée.

@ Lise Giguère

Fascinée par la beauté des lieux, j’ai totalement oublié de prendre mes repères et je me suis totalement perdue dans cet enchevêtrement de rues. Je suis passé à un cheveu de manquer le dernier autobus revenant au bateau.

Je me demande encore s’ils m’auraient laissé sur le quai ou m’auraient attendu. Promis, je vais faire enquête sur cette épineuse question et j’y reviendrai. Après tout, c’est une information utile à posséder, non ?

Croisière sur la mer Baltique

J’interromps pendant quelques temps ma série sur le Grand Transsibérien , histoire de vous faire suivre en direct ma croisière sur le navire Silver Whisper de la prestigieuse compagnie de croisière Silversea .

Silver Whisper

L’embarquement a eu lieu hier à Stockholm, une ville absolument extraordinaire formée de 14 îles ce qui donne évidemment des ponts, des toits de toutes les couleurs, de nombreux parcs et, bien entendu de nombreux divertissements.

@ Lise Giguère

Cette ville qui porte le surnom de Venise du Nord et qui, cette année (2010) a été désignée Première capitale verte européenne, se visite à pied, en bicyclette, en canot, en bateau, en autobus, en métro, en tramway, en train ou en automobile. Photos De nombreux tours guidés sont offerts. Il existe même un circuit SUR LES TOITS ! Faut avoir le coeur solide pour le faire, mais il donne certainement des points de vue magnifique.

Pour notre séjour, nous avons logé au Grand Hotel , le seul établissement cinq étoiles de Suède.

@ Lise Giguère - Intercontinental Grand Hôtel

Fondé en 1874 par Régis Cadier, le chef cuisiner d’Oscar II, il accueille, depuis 1901, les lauréats du Prix Nobel et de nombreuses personnalités. C’est à regret que nous avons quitté cette ville dont je suis tombée profondément amoureuse, mais une belle surprise nous attendait à bord du Silver Whisper : notre Silver Suite (701 pieds carrés ou 65 mètres carré avec un balcon de 123 pieds carrés ou 11 mètres carrés.

@ Lise Giguère- La salle à diner et une partie du salon

@ Lise Giguère - La chambre

Wow, quelle merveille, plus qu’une suite, c’est un véritable appartement. Il y a d’abord un living room avec un sofa qui peut se transformer en lit (pour nos invités); Un espace avec chaises pour la lecture, une salle à diner, une chambre avec lit King, une salle de bain en marbre avec un lavabo double (pas de chicane), un bain tourbillon et une douche (séparés), une table de maquillage, un bureau pour travailler, deux téléviseurs à écran plat, sans oublier le balcon en teck et les porte-patios.

@ Lise Giguère - Le balcon

De plus, nous avons fait connaissance avec notre «butler» Anand Chandran dont le travail est de veiller à exaucer nos moindres désirs.

@ Lise Giguère - Jean et son «butler» Anand

Il commence par nous offrir le champagne et des chocolats.

@ Lise Giguère

Et nous apporte d’autres provisions au cas où (vin, champagne, chips, peanuts) :-)

@ Lise Giguère

Décidément, la croisière va s’amuser ! À bientôt ! :-)

Invitation à un Naadam !

En Mongolie, le Naadam est un festival sportif national. Il a lieu une fois par année et, durant cette période, les nomades viennent de partout pour y assister et applaudir les champions qui s’affrontent à la lutte, au tir à l’arc

@ Lise Giguère - Les archers en attente de s'affronter.

ou à la course de chevaux.

@ Lise Giguère - Un peu de réchauffement équestre

Bien que l’événement date de l’époque de Genghis Khan qui sélectionnait ainsi ses meilleurs soldats, depuis 1922, c’est à l’occasion de l’anniversaire de la révolution qu’il a lieu, soit le 11 juillet.

Pour la visite des passagers du Transsibérien, les Mongoliens nous ont organisé un mini-naadam, histoire de nous donner une idée.

Nous avons d’abord eu droit à une longue complainte mêlant encore une fois les chants de gorge et la musique du Morin Khuur, le violon à tête de cheval.

Place à la lutte

C’est le point culminant des trois jeux. On dit que cette forme de catch serait née il y a environ 7 000 ans. En tout cas, c’est plutôt spectaculaire.

Il y a d’abord l’arrivée des deux lutteurs qui portent de lourdes bottes, un morceau de tissu qui fait office de veste et un chapeau pointu en velours que l’on nomme un Mangai.

Les deux protagonistes se présentent devant leur assistant  qui leur enlève le chapeau et les encourage d’une petite tape sur les fesses. Ils font ensuite le tour du drapeau Mongolien en imitant le battement des ailes du faucon.

Ils s’affrontent ensuite et le but est que le cou, les genoux, les fesses ou le corps en entier touchent terre. Quand l’un des deux est vaincu, le perdant doit marcher sous les bras levés du vainqueur et défaire son gilet en signe de respect. Le vainqueur, quant à lui, part en sautillant ou en dansant faire le tour du drapeau imitant encore une fois le battement d’ailes du faucon sous les applaudissements de la foule.

Voyez un peu :

Les vainqueurs reçoivent des titres honorifiques, mais pour eux, c’est surtout la popularité et la notoriété qu’ils apprécient. Autrefois, les grands gagnants recevaient un cheval, , mais signe des temps, aujourd’hui c’est une automobile ou un téléviseur.

NOTE: Ce Naadam nous a été offert pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Luxe dans le désert de Mongolie !

Si je me fie aux nombreux commentaires que j’ai reçus suite à mes petits textes sur la Mongolie, vous êtes plusieurs à rêver y aller un jour.  J’ai donc eu envie de vous présenter un magnifique hôtel situé en plein désert, l’hôtel Mongolia.

Situé sur les bords de la rivère Tuul, à environ 20 km à l’Est du centre ville de  Ulaanbaatar, la capitale, le complexe comprend 108 chambres qui se présentent sous forme de GER (prononcer guerre) que nous appelons yourte ou comme les habitations des Hutong (les petites maisons des vieux quartiers chinois).

Allez, je vous invite à faire la visite de cet endroit magnifique:

@ Lise Giguère - Nous venons à peine de quitter la Chine, donc les lions sont encore très importants.

@ Lise Giguère - Une des portes d'entrée.

@ Lise Giguère - L'Autre porte d'entrée.

@ Lise Giguère. Le restaurant en forme de pagode.

Le complexe en entier comprend 108 chambres qui se retrouvent sous forme de Ger (yourtes) ou de Hutong.

@ Lise Giguère - Les Ger dans lesquels on peut choisir de dormir.

@ Lise Giguère - Intérieur de la Ger que j'ai choisie.

D’autres invités ont préféré les habitations des Hutong (vieux quartiers chinois)

@ Lise Giguère - Les habitations Hutong

@ Lise Giguère - Intérieur d'une habitation Hutong

Au matin, une longue promenade sur les remparts a permis d’apprécier la beauté du paysage.

@ Lise Giguère

Et les petits villages environnants.

@ Lise Giguère

Vraiment un très bel hôtel, qui représente une traditionnelle ville mongolienne avec son propre district architectural, ses caractéristiques, sa culture locale, son histoire et des meubles uniques.

NOTE: Ce séjour faisait partie de notre  «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Fascinant, bien que de mauvais goût

Il y a fort à parier que plusieurs d’entre vous trouveront la petite vidéo qui suit de très mauvais goût, mais il n’en reste pas moins que j’ai été fascinée par le travail exténuant de ce charançon qui, malgré les caméras qui le suivaient et les longs pieds qui marchaient autour de lui, a continué a rouler, rouler et encore rouler sa «merde» de chameau qui gardera son nid bien au chaud durant tout l’hiver.

NOTE: Cette rencontre «peu ragoutante»  a eu lieue pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Mes premiers yaks

Depuis que nous avons mis le pied sur le territoire mongol que nous surveillons les Yaks.

Voici mes premiers yaks qui paissaient tranquillement au bord de la rivière devant un paysage à couper le souffle.

NOTE: La visite de cet endroit a eu lieu pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Dans l’intimité des Mongols

Les Ger (yourtes) que l’on voit un peu partout sur le territoire mongol fascinent.

@ Lise Giguère

S’il nous est plutôt facile d’imaginer y passer quelques jours de vacances, il est beaucoup plus difficile de figurer y vivre toute sa vie. Pour en savoir un peu plus sur le mode d’habitation de ces nomades qui sont encore très nombreux en Mongolie, nous avons eu l’opportunité d’être invités à visiter une dame, ancien professeur, qui a choisi ce mode de vie il y a très longtemps et qui s’en dit très heureuse. Voici l’intérieur de sa Ger (prononcer guerre).

@ Lise Giguère

Il y a certains rites à respecter avant d’entrer dans une Ger. Les Mongols, surtout les nomades, sont très supersticieux et négliger ces petits détails suffit à les insécuriser ou à les offenser.

1 – Après être entré dans la yourte, il faut se déplacer autour du poêle (qui est au centre) dans le sens des aiguilles d’une montre.

2 – Il ne faut jamais siffler, s’appuyer sur les supports centraux, les murs ou les meubles car cela porte malchance.

3 – Tout de suite après être entré, il faut se présenter et expliquer pourquoi on est là (le guide peut s’en charger, bien sûr). L’hôte ne le demandera pas car ce serait faire preuve d’indélicatesse. Attendez ensuite que l’hôte vous indique la place où vous pourrez vous asseoir. Si vous portez un chapeau sur la tête, conservez-le, autrefois, les Mongols considéraient comme irrespectueux d’enlever son chapeau.

4 – Avant de poser des questions sur le mode de vie, il faut demander la permission. Ça aussi, le guide peut s’en charger. Et avant de vous informer de la famille, informez-vous du troupeau.

5 – Ne jamais retrousser ses manches dans la yourte car cela signifie que l’on veut se battre avec son hôte.

6 – Tout de suite après votre entrée, des bols de nourriture sont présentés avec la main droite ou les deux mains. Il faut également les prendre avec la main droite ou les deux mains, la main gauche en dessous. On vous offrira généralement des biscuits et le fameux bol d’airag (lait de jument fermenté). Même si ça ne vous dit rien, acceptez-le, trempez y les lèvres et reposez-le. Refuser serait faire une grave offense car pour ces gens simples et pauvres, ce bol d’airag est très précieux.

7 – Les hommes s’échangent entre eux leur bouteille à priser. Si on vous la présente, il serait impoli de refuser.

8 – Enlevez toujours vos gants pour serrer la main et ce, même s’il fait – 50C.

9 – Ne pointez jamais du doigt pour montrer quelque chose, mais faites-le en tournant votre main comme une offrande.

10 – Avant de partir, souhaitez-leur un troupeau en santé, de bonnes récoltes et du bonheur. Faites bien attention de ne pas trébucher en quittant la yourte car cela signifierait que la famille qui vous a accueilli pourrait subir une perte.

11 – Enfin, si vous y avez pensé, offrez-leur un cadeau. Même s’il a été prévu pour les enfants, offrez-le à l’hôtesse. Elle ne l’ouvrira pas devant vous car ce serait impoli, mais elle appréciera.

Un climat de confiance

Après quelques minutes de discussion avec notre guide et ayant pris confiance en notre groupe qui se montrait plutôt sympathique, la dame nous a offert le bol d’airag. Bravement, ,chacun a pris son bol, y a trempé ses lèvres et l’a remis sur la table prétextant ne pas avoir soif du tout. :-)

@ Jean Authier -

Ce rituel accompli, nous avons pu discuter avec elle. Nous avons ainsi appris qu’elle a cinq fils dont trois sont professeurs, un est médecin et le cinquième est UN NOMADE. En confiant que son dernier fils a choisi le mode de vie de ses ancêtres, ses yeux se mettent à briller de fierté.

Et, pendant cette discussion, j’ai pu filmer sa Ger

Par la suite, nous avons pu nous promener tranquillement dans le vaste étendue qui constitue sa cour. Étonnés, nous avons remarqué les chevaux scellés et prêts à partir «C’est un peu comme votre garage, nous dit Urna notre guide, il ne reste qu’à les détacher et à partir en cas d’urgence».

@ Lise Giguère

Et justement, une urgence s’est produite lorsqu’il a fallu rattraper un cheval qui n’était pas au «garage» (ils sont mi-sauvages) qui tentait de s’enfuir. Un homme a alors prestement sauté sur son cheval, attrapé un long bâton qui sert de licou et rattrapé le fugitif en deux temps trois mouvements.

@ Lise Giguère

Décidément, la Mongolie s’avère un véritable dépaysement !

NOTE: La visite de cette ville s’est faite pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Arrêt au Ovoo

Au fur et à mesure de notre progression sur le sol mongol, nous avons remarqué de nombreux tas de pierres sur lesquelles était posé un bâton autour duquel étaient attachés des milliers de rubans, principalement de couleur bleu.

@ Lise Giguère - Ovoo

Curieuse, j’ai demandé à notre guide Urna, de me donner la signification de cette tradition chamanique.

Pendant que j’effectue mes trois tours et mes voeux, trois petites chèvres grimpent en courant sur le Ovoo. Pas folles, les petites. C’est que plusieurs personnes ne se contentent pas de jeter des pierres ou d’attacher des rubans, mais font également quelques offrandes sous forme de nourriture.

Ah oui, j’oubliais, Un Mongol ne doit jamais passer devant un ovoo sacré sans s’arrêter. Il doit descendre de son cheval, mais s’il passe en auto et qu’il  n’a pas le temps de s’arrêter, il peut se contenter  klaxonner trois fois. On n’arrête pas le progrès !

NOTE: La visite de cet endroit a eu lieu pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Rencontre avec des dinosaures chinois

Au nombre de fois que j’emprunte la A-20 (Québec-Montréal-Québec), je ne compte plus les occasions où j’ai aperçu les dinosaures du Madrid. J’avoue même m’y être arrêté à quelques reprises, histoire de rigoler en me faisant prendre en photo

@ Lise Giguère - Devant les dinosaures du Madrid

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de les retrouver en Chine. Enfin, ce ne sont pas les mêmes, mais j’avoue que si les Québécois étaient aussi fiers des dinosaures du Madrid que le sont les Chinois de leurs reproductions, plus personne n’oserait se moquer de ces monstres devant lesquels on circule avec indifférence.

Des dinosaures près des temples

Ma première surprise a été de trouver de nombreux dinosaures exposés dans le Parc Jingshan aussi appelé Colline de Charbon située tout juste derrière la Cité interdite. Mais que faisaient ces dinosaures sur cette colline créée dans le but de protéger cette cité des mauvais esprits et sur lequel pousse toujours le caroubier auquel Chongzhen,  16ème et dernier empereur de la dynastie Ming se serait pendu après avoir tué toute sa famille ?

Malheureusement, mon guide n’a pu me répondre se contentant de me dire «C’est une exposition», alors je suis passée sans même prendre une photo de ce spectacle incongru dans ce lieu.

@ Lise Giguère - Colline de Charbon

Un musée

Quelques jours plus tard, à bord du Grand Transsibérien Express qui part de Pékin pour se rendre à Moscou, un premier arrêt a lieu à Erlian où les rails chinois rencontrent les rails mongols (transmongolien).  Dans cette petite ville chinoise, une excursion nous mène  à un Parc de dinosaure. Non, mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

@ Lise Giguère

En fait, il s’agit d’un Musée, le Cretaceous Dinosaur Geopark.

@ Lise Giguère

Un peu sceptique, je m’approche  pour admirer les dinosaures.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

Puis je pousse la porte où deux dinosaures m’accueillent en bougeant.

Mais en poussant plus loin mon investigation, j’ai bien vite réalisé que ce Musée est des plus sérieux et des mieux documentés. Sa création date du 25 mai 2009 et il a ouvert ses portes en septembre 2009 dans le but de donner de l’information sur les dinosaures, de protéger cet héritage et de supporter les recherches des archéologues qui continuent de fouiller ce sol mongolien dans lequel de nombreux ossements ont été mis à jour depuis qu’un chercheur russe ait trouvé les premiers os dans les années 20. On a ainsi pu identifier plusieurs espèces de dinosaures dont le Gigantoraptor erlianensis.

Mais, entre vous et moi, vous ne trouvez pas que les reproductions du Madrid n’ont rien à envier à celles-ci ?

NOTE: La visite de cet endroit a eu lieu pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

Ulaanbaatar, capitale de la Mongolie

J’ai eu un véritable coup de coeur pour la Mongolie. Au cours des jours qui vont suivre, je vais tenter de vous faire partager certaines découvertes.

C’est dans la petite ville d’Oulan-Bator (Ulaanbaatar en mongol signifie Héros rouge) qu’a eu lieu mon premier contact avec ce pays aux grandes étendues sauvages.

C’est la capitale de la Mongolie avec 1 500 000 habitants (la Mongolie en compte 2 800 000). Oulan Bator est aussi  la capitale la plus froide du monde (nous sommes à 4 400 mètres). De novembre à février la température moyenne est de -40C. Mais c’est également la plus ensoleillée et, en  été, sa température  peut grimper jusqu’à + 40C.  On dit ici qu’il est possible, dans une seule journée, de voir défiler les 4 saisons.

Au moment de notre visite, de nombreux nomades qui, en raison d’un hiver particulièrement rigoureux ont perdu leur troupeau, ont installés leur Ger (yourte) aux abords de la ville, ce qui augmente sensiblement la population.

@ Lise Giguère - Des Ger (Yourtes) de nomades

Désireuse de vous donner un avant-goût de la langue mongole, j’ai demandé à Urna, notre guide, de vous dire un petit mot dans sa langue.

Oulan Bator est une ville qui se développe et se tourne résolument vers le modernisme. On peut déjà y voir un premier gratte-ciel

@ Lise Giguère

et elle compte des musées, des monastères, des fabriques de cachemire, de grands magasins comme Dior, Guccci, Yves Saint-Laurent, sans oublier Torgo, un designer très connu en Mongolie qui offre des spectacles-défilés de mode de grande qualité (un prochain blogue y sera consacré).

En visite au Monastère Gandan, le seul qui n’a pas été détruit pendant la révolution.  En effet, les révolutionnaires Russes affirmaient que la religion était l’opium des peuples et ils ont rasé tous les autres monastères, églises, etc. mais comme il y avait beaucoup de Bouddhistes ils ont gardé celui ci.

@ Lise Giguère - Monastère Gandan

Comme je me questionnais sur ces étranges rouleaux que tout un chacun venait faire valser, Urna m’a expliqué que des prières étaient inscrites sur ces derniers et que les faire ainsi tourner était en fait une prière.

C’est dans cet endroit que, pour la première fois,  nous avons appris la valeur de la monnaie mongole, les Tugrik,  grâce à notre guide-accompagnateur du Grand Transsibérien Express,  Olivier Loupias.

NOTE: La visite de cet endroit a eu lieu pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.