Archives mensuelles : octobre 2010

Fierté à Kazan

Quelle fierté lorsqu’on se promène à travers le vaste monde, de voir la réussite de nos Québécois. Récemment, à Kazan, en République du Tartastan, j’ai eu le plaisir de voir une immense bannière annonçant le passage du Cirque du Soleil dans cette jolie petite ville sur les bords de la Volga.

@ Lise Giguère

 

 

@ Lise Giguère

Du 21 août au 26 septembre 2010, on y a présenté Cortéo. Le billet coûtait 2,500 Roubles (85$) ce qui est vraiment très cher pour les habitants qui ne gagnent en moyenne que 1 500 Roubles (51 $)par mois.

 

Des yak yak

Dans cette même ville, visite du Kremlin où, une jeune femme en costume traditionnel nous offre le Yak Yak (prononcer Chak Chak) une friandise qui goûte un peu les carrés au Rice krispies.

@ Lise Giguère

Ma plus grande déception dans cette ville ? Ne pas avoir eu le temps d’emprunter leur métro qui ne compte que 5 stations ce qui en fait le plus petit métro au monde !

NOTE: La visite de cet endroit a eu lieu pendant la «croisière sur rail» du Grand Transsibérien Express, de Pékin à Moscou sur un trajet de 9 500 km.

 

 

Le vin de Katrina

Lors de mon récent passage en Louisiane, j’ai eu l’opportunité de visiter

Pontchartrain Vineyards.

@ Lise Giguère

Cet endroit, situé dans la nature généreuse des environs de Bush a permis de rencontrer John Seago, un ancien avocat qui se dévoue passionnément à la création de vins aux saveurs de Louisiane.

@ Lise Giguère - John Seago du vignoble Pontchartrain

Ses produits ont remporté de nombreuses médailles et les visiteurs sont invités à les déguster tout en admirant la vigne située à quelques mètres ou même, durant certaines périodes, assister à des concerts en plein air.

@ Lise Giguère - De très nombreuses médailles

Loin de moi l’idée de jouer les critiques de vin, mais mon attention a été attirée par une bouteille de Rouge Militaire qui se distinguait de ses soeurs par un drapeau. @ Lise Giguère M. Seago nous a alors raconté l’histoire de ce vin peu banal.

Comme il y avait menace d’ouragan, les raisins ont été cueillis le vendredi précédant et, le dimanche, le maître de chai a débuté la fermentation. Malheureusement, dès que Katrina est arrivée, il n’a plus été possible de vérifier l’état du vin en fermentation. C’est donc un vin qui s’est  débrouillé tout seul pendant au moins sept jours. Par la suite, comme l’électricité a tardé à revenir, il a fallu finir tout le processus à la main. Il en résulte un vin au goût unique, très fruité et surtout très différent du vin portant habituellement cette étiquette.

@ Lise Giguère

Dans ce même vignoble on fabrique également un Porto, et j’ai été très surprise qu’ils aient obtenu l’autorisation de lui donner ce nom puisqu’il s’agit d’une appellation contrôlée.

Il semble pourtant qu’ils aient eu l’accord de l’Association des appellations ordinaires contrôlées (AOC) parce que M. Seago a proposé Port of New Orleans.


@ Lise Giguère

 

 

Pause agréable à Charlotte

Attendre dans les aéroports est le lot de tous les voyageurs. Et, il faut bien l’avouer, tous les aéroports du monde sont des lieux où le niveau de stress oscille dangereusement. Peur de manquer son vol, peur de prendre l’avion, peur de perdre son passeport, peur d’avoir oublié quelque chose, peur d’être déçu par le voyage, etc. Quelle que soit la peur, elle fait grimper  le niveau de stress ressenti par tous les passagers.

Au nombre d’heures que je passe chaque année dans ces endroits bondés de gens pressés, constamment soumis aux bruits des avions qui décollent ou atterrissent, sans oublier les appels répétés aux passagers dans des micros qui semblent dater de l’époque préhistorique, je peux vous assurer qu’il est bien difficile d’y trouver le calme et la détente , même pour ceux pour qui, comme moi, prendre l’avion est un plaisir.

Quant au confort, oublions cela. On y privilégie généralement une décoration dans les tons de gris, des rangées de fauteuils plutôt inconfortables et des télés placées en hauteur qui diffusent des nouvelles déprimantes. Même si l’on a pris la précaution d’apporter tout son attirail techno, il n’existe que peu ou pas de prises de courant électriques permettant de recharger les batteries de son portable ou de son livre électronique et, dans la majorité des aéroports, internet exige que l’on utilise sa carte de crédit (à moins d’être en classe affaires). Et, même une fois qu’on a payé, il arrive fréquemment que la réception soit franchement mauvaise.

Mais voilà que, la semaine dernière, je me retrouvais à l’aéroport de Charlotte en Caroline du Nord. Si les sièges dans les salons d’attente sont gris, ils sont plus larges que la moyenne et plutôt confortables, mais ce qui a retenu mon attention, c’est le large atrium dans lequel des chaises berçantes de couleur blanche, placées sous des arbres, semblaient me tendre les bras.

 

@ Lise Giguère

 

La faisant pivoter légèrement, je me suis installée confortablement pour observer le ballet incessant des avions. Puis, remettant la chaise dans sa position initiale, je me suis mise à m’intéresser à mes voisins.

 

@ Lise Giguère

 

Plusieurs lisaient, d’autres utilisaient leurs ordinateurs en profitant de la prise de courant placé près de leur chaise ou d’autres encore papotaient comme s’ils étaient sur le balcon de leur chalet d’été.

En sortant mon ordinateur, j’ai vite réalisé que , ô miracle, l’internet Wifi était offert GRATUITEMENT. En me connectant sur Twitter, sur Facebook et sur mes courriels, les quatre heures d’attente ont filé sans même que je m’en aperçoive tant il était agréable d’être dans cet endroit en gardant le contact avec les miens.

L’exemple de Charlotte ne pourrait-il pas être suivi par d’autres aéroports ?