Attendre dans les aéroports est le lot de tous les voyageurs. Et, il faut bien l’avouer, tous les aéroports du monde sont des lieux où le niveau de stress oscille dangereusement. Peur de manquer son vol, peur de prendre l’avion, peur de perdre son passeport, peur d’avoir oublié quelque chose, peur d’être déçu par le voyage, etc. Quelle que soit la peur, elle fait grimper le niveau de stress ressenti par tous les passagers.
Au nombre d’heures que je passe chaque année dans ces endroits bondés de gens pressés, constamment soumis aux bruits des avions qui décollent ou atterrissent, sans oublier les appels répétés aux passagers dans des micros qui semblent dater de l’époque préhistorique, je peux vous assurer qu’il est bien difficile d’y trouver le calme et la détente , même pour ceux pour qui, comme moi, prendre l’avion est un plaisir.
Quant au confort, oublions cela. On y privilégie généralement une décoration dans les tons de gris, des rangées de fauteuils plutôt inconfortables et des télés placées en hauteur qui diffusent des nouvelles déprimantes. Même si l’on a pris la précaution d’apporter tout son attirail techno, il n’existe que peu ou pas de prises de courant électriques permettant de recharger les batteries de son portable ou de son livre électronique et, dans la majorité des aéroports, internet exige que l’on utilise sa carte de crédit (à moins d’être en classe affaires). Et, même une fois qu’on a payé, il arrive fréquemment que la réception soit franchement mauvaise.
Mais voilà que, la semaine dernière, je me retrouvais à l’aéroport de Charlotte en Caroline du Nord. Si les sièges dans les salons d’attente sont gris, ils sont plus larges que la moyenne et plutôt confortables, mais ce qui a retenu mon attention, c’est le large atrium dans lequel des chaises berçantes de couleur blanche, placées sous des arbres, semblaient me tendre les bras.

@ Lise Giguère
La faisant pivoter légèrement, je me suis installée confortablement pour observer le ballet incessant des avions. Puis, remettant la chaise dans sa position initiale, je me suis mise à m’intéresser à mes voisins.

@ Lise Giguère
Plusieurs lisaient, d’autres utilisaient leurs ordinateurs en profitant de la prise de courant placé près de leur chaise ou d’autres encore papotaient comme s’ils étaient sur le balcon de leur chalet d’été.
En sortant mon ordinateur, j’ai vite réalisé que , ô miracle, l’internet Wifi était offert GRATUITEMENT. En me connectant sur Twitter, sur Facebook et sur mes courriels, les quatre heures d’attente ont filé sans même que je m’en aperçoive tant il était agréable d’être dans cet endroit en gardant le contact avec les miens.
L’exemple de Charlotte ne pourrait-il pas être suivi par d’autres aéroports ?
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