Archives mensuelles : mars 2011

Les VIP du PEABODY HOTEL

Surprenant de voir des canards barboter librement dans une fontaine de marbre, alors qu’autour d’eux des clients dégustent des cocktails et discutent affaires, non ?

@Lise Giguère

C’est pourtant la surprise que réserve le chic Peabody Hotel de Orlando pour qui ses cinq canards Colvert sont devenus des VIP (Very Important Poultry).

Magnifiquement situé sur International Drive, le Peabody n’est qu’à quelques minutes des grands parcs à thèmes (Disney, Universal ou Sea World), mais c’est d’abord et avant tout un hôtel d’affaires relié directement au Centre des congrès Orange County de Orlando.

Le Peabody Hotel de Orlando

Avec 891 chambres dont 57 suites, c’est le plus gros hôtel des USA qui ne possède pas un casino. Dans ce magnifique et luxueux établissement, on remarque un hall en marbre, de gigantesques fontaine, une collection d’œuvres d’art, de magnifiques installations, un service hors pair et… cinq canards traités comme des Rois.

En effet, chaque matin, dès 11h, M. Canard et ses cinq canes font leur apparition sur un tapis rouge qui se déroule jusqu’à la grande fontaine de marbre où leur «Duck Master» a pris soin de poser leur déjeuner. Le ventre plein,  ils pataugent toute la journée pour le plus grand bonheur des clients. Le même scénario se répète à 17h, mais à l’inverse cette fois-ci, alors que les canards descendent l’escalier que leur tend leur protecteur et qu’ils retournent sur le tapis rouge pour prendre leur repas du soir en toute quiétude et passer la nuit dans leur penthouse, estimé à plus de 100 000 $.

Les canards quittent la fontaine

Les canards sur le tapis rouge retournent dans leur quartier

Un penthouse de plus de 100 000$ pour les canards

Il faut dire que ce dernier possède aussi une fontaine en marbre italien !

@Lise Giguère - À l'intérieur du Penthouse, une fontaine en marbre italien

Une blague devenue tradition

Cette tradition qui existe depuis les années 30 est née d’une blague faite par Frank Schutt, alors directeur général du Peabody de Memphis. Revenant   d’un weekend de chasse, avec son ami Chip Barwick, il a décidé de laisser les canards qui leur avaient servi d’appelants (à cette époque on pouvait utiliser des leurres vivants) barboter dans la fontaine de l’hôtel.

Au matin, quelle ne fut pas leur surprise de réaliser qu’une foule enthousiaste admirait les volatiles. Devant ce succès, l’idée s’est développée et est devenue une tradition au Peabody. On a même créé le poste de «Duck Master» pour s’assurer que ces drôles de VIP ne manquent de rien.

Un métier unique

L’an dernier, quand le poste de Duck Masters s’est libéré au Peabody de Orlando, plus de 300 demandes d’emploi ont été reçues. La décision a été difficile, mais deux raisons ont motivé le choix de Donald Tompkins. Premièrement, ce bel homme élégant  vient d’une famille dont pratiquement tous les membres ont travaillé à Sea world avec les Pingouins et deuxièmement il se nomme… Donald !

@Lise Giguère - Donald Tomkins, le «Duck Master» du Peabody de Orlando.

Souriant, il adore veiller à ce que ces Canards bénéficient des meilleures conditions et surtout, il apprécie raconter l’histoire de cette tradition et c’est avec fierté qu’à deux reprises chaque jour, il foule le tapis rouge en compagnie des canards qui, jamais ne posent une patte en dehors de ce tapis.

Les trésors de Tiffany

Les lampes Tiffany, vous connaissez ?

Mais saviez-vous que Louis Comfort Tiffany, cet artiste surtout reconnu pour ses verres colorés associés à l’Art Nouveau était également un peintre, un sculpteur, un bijoutier et un incroyable architecte ? Et que bien qu’il soit né à New York et qu’il y ait passé sa vie, c’est à Orlando, au Charles Hosmer Morse Museum que se trouve la plus importante collection au monde de ses œuvres ?

Situé dans Winter Park, ce Musée cache bien son jeu. On n’imaginerait jamais, à le voir de l’extérieur, se retrouver pareil trésor après avoir poussé sa porte. Fondé en 1942 par Jeannette Genius McKean, qui lui a donné le nom de son grand père, un industriel de Chicago et un philantrope, le Charles Hosmer Morse Museum met immédiatement en valeur les oeuvres de Tiffany.

Mais, en 1957, Jeannette et Jugh McKean apprennent l’incendie de Laurenton Hall, le Manoir pour lequel Tiffany avait déployé tout son talent, ils se rendent sur les ruines et sauvent de nombreuses pièces d’architectures, des fenêtres et plusieurs autres objets.

Hugh et Jeannette McKean sur les ruines de Laurenton Hall, en 1957

Pendant 40 ans, ils restaurent ce qui peut l’être et continuent d’enrichir leur collection faisant de leur Musée, le plus important dépositaire d’objets provenant du Laurelton Hall et la plus importante collection au monde des œuvres de Tiffany.

Un récent agrandissement

Le 19 février dernier, le jour suivant le 163e anniversaire de naissance du célèbre artiste, une nouvelle aile, comprenant dix galeries réparties sur 6 000 pieds carrés, baptisée à juste titre, Laurenton Hall, venait enrichir le Charles Hosmer Morse Museum.

Dans cette dernière, de nombreuses salles interprètent la vie et l’héritage de Tiffany à travers quelques  250 objets provenant de son manoir de Long Island.  Non seulement, y trouve-t-on les fameuses lampes, mais aussi des vitraux, des dessins et des reconstitutions du Manoir, faites à partir de photographies.

Le living room reconstitué d'après des photographies

La pièce maîtresse est certainement la Daffodil Terrace avec ses  huit colonnes de marbre surmontées de fleurs en verre sculpté.

La Daffodil Terrace

Le sommet des colonnes de la Daffodil Terrace (1915)

Autre élément majeur de cette exposition, l’intérieur de la chapelle créée par l’artiste  pour l’Exposition  international de Chicago de 1893.

Eh oui, bien qu’Orlando n’ait pas, à priori, la réputation de ville d’art, mais soit plutôt reconnue pour ses parcs à thème, il n’en est rien. Preuve qu’il faut parfois sortir des sentiers battus pour découvrir de véritables trésors quand on voyage.

La Caroline du Nord célèbre la beauté des Azalées

Ce sont mes fleurs préférées. Comment ai-je pu vivre jusqu’à aujourd’hui sans savoir qu’il existait, depuis 1948, un Festival des azalées en Caroline du Nord ?

Malheureusement, il est trop tard pour l’édition de cette année, la 64e, qui se déroulera du 6 au 10 avril, mais je me promets de tout faire l’an prochain pour être présente à cet événement qui célèbre la riche histoire, les arts et la culture de  Wilmington que la Azalea Society of America a reconnue comme la «Ville des Azalées» en décembre 2009.

@Steve Henning - Azalea Society of America

Je m’imagine déambulant au travers de milliers d’ azalées roses, blancs ou violets… le rêve !

Azalea Festival - Photo Credit Cape Fear Coast - Wilmington CVB

Participer à un tel festival est une façon unique et si agréable de découvrir l’histoire d’une région et sa culture. Pour la programmation, cliquez ici.

Le cadeau du fondateur de la Pinsonnière

Jean Authier, qui a fondé la Pinsonnière en 1978, en compagnie de sa défunte épouse Janine Robert, aura 75 ans le 21 avril prochain.

@ Lise Giguère

Et pour l’occasion, il se fait plaisir en offrant un mirobolant cadeau à ses fidèles clients ainsi qu’à ceux qui ne connaissent pas encore sa maison. Il propose d’y séjourner à un prix vraiment incroyable.

@Lise Giguère

Pendant tout le mois d’avril (excluant les 15 et 16), un seul mot d’ordre à la Pinsonnière : 75 $ !

En effet, il n’en coûtera que 75$ par personne pour réserver une chambre supérieure (prix régulier 295$). Et pour que personne ne soit lésé, le choix de la chambre se fera par tirage au sort au moment de l’arrivée.

@ René Bouchard

De plus, la table gourmande (70$) et le petit-déjeuner (19$) seront offerts en combo pour 75$ par personne également. Après avoir vérifié dans sa cave où dorment plus de 10 000 bouteilles, Jean Authier a également conclu que certaines d’entres elles mériteraient bien d’être réveillées et il offre également la possibilité d’un accord mets-vins au prix de 75$.

Et puisqu’il faut profiter de la vie pendant qu’il est temps, de sublimes massages sont également offerts au prix de 75$ (réservation à l’avance).

@ René Bouchard

Ajoutons à cela que le stationnement, le WI-Fi et l’accès à la piscine intérieure sont gratuits.

Ça vous tente ? Réservez-vite car cette élégante auberge, située à une quarantaine de minutes du Massif de Petite-Rivière Saint-François et à une quinzaine de minutes du Mont Grand-Fonds, ne possède que 18 chambres. Mais quelles chambres !

Disposant toutes d’un foyer en état de marche, d’un sauna finlandais, d’un hammam ou d’un bain thérapeutique, près de la moitié d’entre elles offrent une vue incomparable sur le fleuve.

Existe-t-il meilleure occasion pour enfin visiter ce magnifique établissement, le plus petit hôtel 5 étoiles au Québec ?

Invitation à vous rendre sur le blogue Coup de coeur pour le Québec du photographe Michel Julien qui présente une vidéo de La Pinsonnière.