Tout savoir sur la fabrication de tapis artisanaux

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais visiter les fabriques de tapis me laisse plutôt indifférente. Enfin, c’était le cas jusqu’à ce que je me rende à Teotitlan del Valle, dans la région d’Oaxaca. Dans la fabrique artisanale de Bulmaro Pérez, Au lieu d’assister à l’éternel présentation de tous les tapis de l’entrepôt,  nous avons eu l’occasion d’apprendre leur méthode de fabrication artisanale, mais surtout de teinture à partir d’éléments naturels.

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Dès l’entrée, nous nous sommes réunis autour de gros écheveaux de laine de toutes les couleurs. Près de ces dernières étaient déposés différents plats dans lesquels se trouvaient les différents ingrédients naturels servant à colorer la laine.Image

Par la suite, l’artisane nous a expliqué comment elle carde la laine qui vient du mouton ou de l’alpaga. C’est un travail difficile. Au Mexique, on apprend à carder dès l’âge de 10 ans.

Une fois cette étape terminée, il faut maintenant se rendre au rouet où la laine rendue très mince est assemblée pour former un fil sans fin qui permet de faire les écheveaux. Image

Une fois que la laine est rendue en écheveau, on apprend comment la teindre. On fait généralement bouillir cette dernière avec différentes plantes.Ainsi, l’orange et le jaune sont obtenus avec les grains de la pomme grenade que l’on mélange avec de la lime. Le résultat chimique donne un jaune orangé.

On fait ainsi différents mélanges chimiques soit avec de la lime ou de la poudre à pâte et différentes plantes, mais même des insectes. Ainsi le rouge est obtenu en écrasant des cochenilles (insectes qui s’accrochent à une plante qui ressemble un peu à un cactus mais n’en est pas un.

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Pour donner le rouge, par exemple, on utilise la cochenille , une tradition qui vient des  Espagnols. Il s’agit d’un insecte qui fait son nid sur les feuilles de cactus.

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On les enlève délicatement et il faut ensuite faire sécher les cochenillesImage

Une fois séchée, l’artisane écrase les insectes pour obtenir cette belle couleur rouge dans laquelle on fera ensuite tremper la laine,

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Pour le bleu, par exemple, ce sera l’indigo.

ImageUne fois que la laine a trouvé ses couleurs, c’est le talent de l’artisane qui fait le reste. Pendant de longues heures, elle va travailler sur le métier, sans véritable patron, simplement en calculant les fils. Un travail énorme et une précision extrême.

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Et pourtant, il en résultera des  pièces de tissage splendides qui combinent traditions et modernité et qui s’intègrent bien dans un décor moderne.

Il faut compter entre 3 et 4 mois à raison de 8 heures par jour, pour confectionner un tapis comme ceux ci.ImageImage

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NOTE: En tant que membre SATW (Society American Travel writer), je voyage avec un ourson blanc. Ce dernier est jumelé avec une école et il raconte ses aventures aux enfants ce qui leur permet de découvrir des pays et d’avoir, à leur tout, l’amour des voyages. Du Mexique, Maurice a écrit

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