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42h à Saint-Nazaire

Située sur l’Atlantique, dans ce qui était autrefois la Bretagne et qui fait aujourd’hui partie des Pays de la Loire, Saint-Nazaire avait hérité, au 19e siècle, du surnom de Petite Californie bretonne. Il est vrai que la température y est très douce, mais ce surnom lui a été donné en allusion à la ruée vers l’or qui se passait alors en Californie. Leurs chantiers navals sortaient alors de terre et créaient aussi une véritable ruée de… travailleurs. Détruite à 85 % pendant la guerre 1939-1945, elle a été entièrement reconstruite dans les années 1950. C’est aujourd’hui la capitale de la construction navale en France.

VENDREDI

10 h

Direction 1 la Base sous-marine, un bâtiment colossal construit par les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, pour y abriter leurs sous-marins. C’est d’ailleurs la raison qui a valu à cette ville d’être la cible des bombardements alliés.

La base sous-marine, construite par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale.

 C’est là que se trouve l’Office de tourisme, mais également la billetterie où l’on se procure le forfait « Les grands paquebots de Saint-Nazaire », qui combine la visite d’Escal’Atlantic (l’histoire des transatlantiques) avec celle des Chantiers navals STX (1 h 30 à la découverte des secrets de construction de paquebots). On peut également choisir le Forfait 3 visites (Escal’Atlantic, le sous­-marin Espadon et l’Écomusée).

Ces forfaits ayant une validité de trois jours, ce qui  laisse le temps, entre deux visites, de se promener sur la plage, dans le port, dans la ville ou même de prendre une croisière-­découverte (2 h) le long du littoral.

www.saint-nazaire-tourisme.com


Escal’Atlantic

Billet en main, on franchit une passerelle pour passer les murs de la base sous-marine, comme si l’on montait à bord d’un véritable paquebot. À l’intérieur, des décors, des objets de collection (200) provenant de navires de légende (lustre du paquebot France [1962], argenterie de Normandie [1935], etc.) et des dispositifs multimédias créent une ambiance invitant à explorer l’histoire des transatlantiques.

Escal’Atlantique recrée l’intérieur d’un paquebot, Ici, le listre qui était à bord du France, en 1962

La visite d’Escal’Atlantique donne vraiment l’illusion d’être à bord d’un navire de croisière

Le Sous-marin Espadon

Ce sous-marin a navigué pendant 25 ans sous toutes les mers du globe et a fait 17 fois le tour de la Terre. Témoin de la guerre froide, il n’a jamais été engagé dans un conflit militaire, et ses lance-torpilles n’ont servi que pour des exercices. Désarmé et cédé à la ville de Saint-Nazaire, il est amarré dans l’écluse fortifiée. Un audioguide permet aux visiteurs de découvrir l’espace de vie réduit dans lequel vivaient les 65 membres de l’équipage.

le sous-marin Espadon a navigué pendant 25 ans et a fait 17 fois le tour de la terre

Les enfants (petits et grands) aiment bien se retrouver dans le ventre du sous-marin Espadon

L’Écomusée

Maquettes, tableaux, affiches, photographies, objets techniques (optique de phare, corne de brume, outils de construction navale) retracent l’histoire de Saint-Nazaire.

13 h 30

On s’attable au restaurant-brasserie 2 Le Ponton, tout près de l’endroit d’où partira le car pour la visite guidée des chantiers navals.

15 h

Chantiers navals

Si Saint-Nazaire comporte de nombreux attraits, le plus important et sans doute celui qui fascine le plus les visiteurs, c’est celui des 3 chantiers navals. Ici, tout est gigantesque. Il faut dire que les chantiers de Saint-Nazaire sont parmi les plus grands, les plus anciens et les plus innovants au monde. Que ce soit dans les ateliers, les cales d’assemblage ou lorsqu’on se retrouve sous l’un des plus puissants portiques d’Europe, capable de soulever des charges de 1400 tonnes, on a l’impression d’être au centre d’un LEGO géant, avec des blocs de la grosseur d’un immeuble.

L’un des plus puissants portiques d’Europe, capable de soulever des charges de 1400 tonnes. C’est d’ailleurs a cet endroit qu’a été assemblé le plus gros navire du monde, le Harmony of the Sea. En ce moment même, le navire soeur de ce dernier, le Symphony of the Sea est en pleine construction

Il existe deux formules de visite : La visite Chantiers navals (2 h), où le guide présente le site et ses équipements, ou la visite Géants des mers (1 h 30), surtout axée sur la construction des grands paquebots de croisière.

17 h

On pose ses valises pour une nuit insolite à 4 la Pêcherie, une cabane à pêcheurs pareille à celles qu’utilisent encore les Nazairiens. On pourra même baisser et remonter le filet pendant le séjour ! www.lapecherie.info

hébergement insolite dans une cabane de pêcheurs

19 h 30

Après une agréable promenade d’une dizaine de minutes le long du front de mer, on profite du calme et de la beauté du 5 Jardin des Plantes avant de s’attabler au Transat, où l’on sert ­d’excellents poissons et des salades ­gourmandes. On revient ensuite à notre original perchoir pour ­admirer le coucher de soleil sur l’océan Atlantique.

@lisegiguere – Jardin des Plantes

@lisegiguere – Bien difficile de résister aux fameuses galettes bretonnes

SAMEDI

11 h

On prend la direction du quartier balnéaire de 6 Saint-Marc-sur-Mer (environ 6 km à l’ouest du centre-ville de Saint-Nazaire), la plage où Jacques Tati a tourné les Vacances de Monsieur Hulot au début des années 1950. Depuis 1999, une statue, réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre, représente M. Hulot qui semble veiller sur les baigneurs.

@lisegiguère – La statue de M. Hulot semble surveiller la plage

13 h

On s’attable à la terrasse du 7 Restaurant de l’Hôtel de la plage, qui servit de lieu de villégiature au personnage.

14 h 30

Promenade sur le 8 sentier des Douaniers (10 km), qui donne accès à un paysage plus sauvage, de jolies petites criques, des falaises et d’autres plages.

Saint-Nazaire compte 20 plages

17 h

Sur le trajet du retour vers Nantes, on suit le 9 Parcours Estuaire qui permet d’admirer, sur 120 km, une trentaine d’œuvres ayant pour but de valoriser le patrimoine maritime, de montrer la richesse des sites historiques ou naturels et des bâtiments industriels qui bordent la Loire. On veut ainsi amener les gens à découvrir leur territoire à travers l’art contemporain, entre les villes de Saint-Nazaire et de Nantes. Il peut se faire à pied (si l’on n’en fait que des parties), à vélo, en croisière ou en automobile.

@lisegiguere – Sur l’estuaire, au canal de la Marinière, Le Parcours Estuaire propose Le Bateau Mou ou Misconceivable, une oeuvre de Erwin Wurm, qui a voulu donner l’impression que ce bateau voulait s’enfuir du cimetière de bateaux dans lequel il est confiné.

Chez EuropCar, on peut même louer des automobiles dont les GPS ont déjà été programmés vers les différentes œuvres.

Saint-Nazaire est une des rares villes — ou plutôt un des rares ports — à pouvoir revendiquer le passage de Tintin ! Tout un épisode de l’album Les sept boules de cristal se passe en effet à Saint-­Nazaire, à la recherche du professeur Tournesol, qui a été enlevé.


En savoir plus : le site de l’Office de tourisme de Saint-Nazaire (www.saint-nazaire-tourisme.com) et celui du Port de tous les Voyages (www.leportdetouslesvoyages.com).

 

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique 42h à… du Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI 

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42 heures à Downtown Las Vegas

Destination chouchoute des Québécois qui s’y rendent pour les spectacles de Céline Dion et du Cirque du Soleil, Las Vegas est surtout connue pour son Strip avec ses mégahôtels et casinos thématiques. Et si, pour changer, on se dirigeait plus au nord, vers Downtown Las Vegas ?

On dépose ses valises au tout nouveau W, dont la décoration a été confiée au célèbre designer Philippe Starck. Toutes peintes en blanc, les 289 chambres affichent un petit air rétro, grâce à des ­tentures ­imprimées ondulant sur les murs.

La chambre de style retro du W

Afin de ­rappeler que l’endroit était autrefois occupé par le Sahara, jetons et cartes, provenant de cet ancien casino, ornent le hall ­d’entrée. Situé dans l’une des tours du grand hôtel-­casino SLS, le W ­partage avec ce ­dernier tous les ­services aux clients ­(restaurants, bars, spas, casinos).

13h

Une fois nstallé, on prend la direction du Red Rock Canyon, à environ 30 km.

PHOTO COURTOISIE
Il ne faut qu’une trentaine de minutes pour s’offrir une randonnée dans la nature sauvage du Red Rock Canyon.

Cette étrange formation géologique du désert du Mojave propose des aires de pique-nique et plus de 50 km de sentiers pédestres. On peut réserver ces dernières, en compagnie d’un guide naturaliste certifié au Centre d’accueil.

14h

De retour à l’hôtel, on troque les habits de randonnée pour le maillot de bain et l’on se rend au Wet Pool sur le toit de l’hôtel pour ­déguster un cocktail, se baigner, ou simplement relaxer.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Wet Pool du W avec vue sur la Stratosphère.

Si l’on a pris suffisamment de soleil et que la baignade ne nous dit rien, on peut aussi s’offrir un soin ou un parcours détente au Away Spa.

17h30

Chic et reposé,, on redescend au W Living Room pour faire l’essai d’un de leurs cocktails signature.

PHOTO COURTOISIE
Le Living Bar du W.

18 h 30

Ce n’est pas le choix qui manque en restauration. Bien que les sushis du Katsuya semblent ­délectables et que les menus méditerranéens du CLEO soient attirants, on opte ­plutôt pour un steak au ­Bazaar Meat by Jose Andres, que le Daily Mail a qualifié de meilleur steakhouse de Las Vegas. ­Attention, la facture est salée, il faut compter 125 $ US/personne pour le menu dégustation (sans les vins ni le pourboire). Petit truc: comme les pièces de viande sont vendues à la livre, on peut partager son assiette. Si notre bourse ne permet pas ce type de resto ou si ça ne nous dit rien, pas de panique, on trouve également d’excellents restos de pizzas (800 Degrees Neapolitan Pizzeria), de hamburgers (Unami Burger) et de sandwichs dans le casino.

21 h

On prend la direction du Strip pour assister au spectacle de Céline Dion ou l’un des ­spectacles du Cirque du Soleil (KÀ, O, ­Mystere, Criss Angel Mindfreak Live !, Zumanity, The Beatles Love ou Michael Jackson One) que l’on a pris la précaution de réserver.

PHOTO COURTOISIE, ERIC JAMISON
Notre choix ? KÀ. Bien que créé en 2004, le spectacle KÀ demeure toujours aussi impressionnant.

Infos: www.ticketnetwork.compour Céline Dion ou www.ticketcounter.com pour le Cirque du Soleil.

23h

On s’attarde  au Casino, après tout, Vegas, c’est Vegas!

SAMEDI

PHOTO LISE GIGUÈRE
Downtown Las Vegas

Après le petit-déjeuner, on se rend à Downtown Vegas, le centre-ville historique qui a vu naître le Strip qui l’a éclipsé. Depuis quelques années, artistes divers et entreprises de technologie s’évertuent à ­redonner vie à ces lieux et à surprendre les visiteurs, notamment grâce à la Freemont Street Experience, quatre quadrilatères fermés à la ­circulation dans lesquels règnent la musique, les lumières, les néons et à la Slotzylla (deux ­tyroliennes qui survolent la rue sur 533 mètres).

PHOTO LISE GIGUÈRE
Dans le 18b District, de nombreuses murales colorées recouvrent des bâtiments.

12 h

Une fois bien installé, on part à la ­recherche des restaurants et des cafés. On fait un arrêt dans l’un d’eux, le ­Vespa Café. Ce dernier est situé tout près de l’une des sculptures en forme de pinceau ­de l’artiste de Dennis Oppenheim. Si cette dernière n’éblouit pas ­particulièrement de jour, malgré ses 14 mètres de ­hauteur, elle ­devient éblouissante en soirée alors qu’elle s’éclaire et que ses faisceaux ­rejoignent ceux de sa jumelle érigée à l’intersection suivante. Fascinant!

13h

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Heart Attack Grill.

On passe devant le Heart Attack Grill, devant lequel il est impossible de ne pas s’arrêter. Surtout quand on lit sur ­l’affiche que le «repas vous sera offert gratuitement si vous pesez plus de 350 lb» (158,7 kg). Ouch!

Bien qu’affamé, on tourne le dos à cette invitation à célébrer les orgies de calories et l’on se dirige plutôt vers l’immense mante religieuse que l’on aperçoit au loin.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La mante religieuse placée devant le Container Park s’aperçoit de loin Surtout en soirée alors qu’elle crache du feu…

Cette dernière marque l’entrée de Container Park. Dans ce parc formé de conteneurs recyclés en bars, restaurants, cafés ou boutiques, on trouve différents types de restauration, même végétarienne.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Container Park regroupe d’anciens conteneurs transformés en restaurants, boutiques, bars et même en ascenseur.

­Difficile de ne pas craquer pour son dôme ­géodésique dont le toit ­(intérieur) forme un ciel rempli d’étoiles ou d’aurores ­boréales.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les aurores boréales du Dôme.

En soirée, le Container Park ­s’illumine et sa mante religieuse crache du feu!

15 h

On s’offre une visite guidée ­(réservation nécessaire) du Neon ­Museum, ­véritable cimetière des ­affiches lumineuses géantes qui ­ornaient les premiers casinos de ­Vegas.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Une affiche fort populaire du Neon Museum.

L’entrée de ce musée en plein air est ­d’ailleurs située dans une ­partie de l’ancien ­hôtel-casino La Concha que l’on a ­déménagé en ces lieux. C’est une belle façon de découvrir ou de ­redécouvrir l’histoire de Vegas.

17 h

On se rend au Gold Spike pour ­goûter leurs inimitables milk shakes aux ­saveurs plus qu’originales, tel le Strawberry Cheesecake qui contient de la vodka vanille, du sirop de fraise, du fromage à la crème, de la crème glacée à la vanille, de la crème ­fouettée et des fraises!

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les incroyables milkshake du Gold Spike.

On brûle ­ensuite ce déluge de calories dans cet ancien casino, entièrement ­réaménagé en terrain de jeux pour adultes ­(musique, danse, bars, jeux de balles, patins, etc.)

PHOTO COURTOISIE
L’ancien casino Gold Spike abrite maintenant un véritable terrain de jeux pour adultes.

PHOTO COURTOISIE
Pendant les chaudes soirées d’été, la cour arrière du Gold Spike se fait très attirante.

On peut même y ­passer la nuit dans un petit chalet (le Sugar Shack) situé en plein cœur de ­l’animation.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le «Sugar Shack» situé dans la cour arrière du Gold Spike peut être loué pour la nuit.

NOTE: Si notre séjour coïncide avec le ­premier vendredi du mois, il faut ­absolument réserver sa journée et sa soirée dans ce district, quand se tient, le First Friday, un évènement artistique et culturel qui attire des milliers de visiteurs.

Cet article est paru dans la Chronique 42h à… du  Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI 

42h à Pornic

Au 19e siècle, la jolie petite ville de Pornic, située en Bretagne Sud (région des Pays de la Loire), était une station balnéaire très recherchée sur la côte de Jade. Les riches marchands nantais s’y construisaient de luxueuses villas dans lesquelles leurs épouses passaient la semaine, alors que ces messieurs repartaient travailler à Nantes pour revenir par le train du vendredi. Cette habitude a d’ailleurs valu à ce train le surnom de «train des cocus»! Toujours populaire auprès des touristes, elle voit sa population (15 000 habitants) tripler pendant la saison estivale.

Vue aérienne de Pornic

JOUR 1

Depuis plus de 30 ans, les touristes viennent de partout pour jouir des bienfaits de la thalassothérapie en ce lieu. On fera donc comme eux. Au départ de Nantes, il faut compter environ 45 minutes en automobile avant de se garer à l’Alliance Thalasso Pornic, qui surplombe la plage de la Source. Le site est magnifique. Il faut dire que ce centre s’est implanté dans ce qui fut, à la fin du 19e siècle, le Casino de Pornic. C’est aujourd’hui un hôtel moderne et lumineux de 120 chambres, avec bars et restaurants et, bien entendu, l’Espace Forme Thalassothérapie & Spa.

L’Alliance Thalasso Pornic est établi dans ce qui était autrefois le Casino de Pornic. À se s pieds, la plage de la Source

13 h

En attendant de prendre possession de sa chambre, on se rend au restaurant-bar La Terrasse. Là, face à l’océan et à cette petite crique de sable fin, en dégustant les menus légers et les smoothies bio préparés par le chef, on laisse le stress s’envoler. Va-t-on vraiment pouvoir visiter cette jolie ville ou va-t-on plutôt succomber à l’attrait de cet immense centre de thalassothérapie?

S’attabler au bar-restaurant la Terrasse fait disparaître le stress

15 h

C’est finalement la thalasso avec sa piscine d’eau de mer (à 29 ºC), son gym, son sauna, son hammam à l’eucalyptus, sa salle de relaxation et surtout son parcours aquatique de 350 m² d’eau de mer chauffée à 33 °C, ses douches en cascade, ses bains à turbulences et son bassin d’eau froide (idéal pour la récupération) qui gagne. C’est ça, les vacances!

Le Centre de thalassothérapie propose de nombreux jeux d’eau dont cette piscine à jets.

18 h

Petite randonnée sur la grève, près de cette eau d’un vert profond qui lui a valu son nom (côte de Jade), histoire de faire le plein d’air salin après cette journée de détente ultime.

20 h

Repas au restaurant panoramique La Source en laissant son regard se perdre sur la mer tout en dégustant une cuisine traditionnelle bretonne surtout composée de fruits de mer.

JOUR 2

Maintenant qu’on a imité les nombreux curistes et profité des bienfaits du climat marin et des vertus curatives de cette eau de mer, on prend la direction de la ville afin de participer à une visite guidée permettant de connaître son histoire pour ensuite se perdre dans ses petites ruelles.

Dans le Vieux-Port, on apprend que, de l’an 1600 à la moitié du 18e siècle, les pêcheurs de Pornic étaient appelés les Terreneuva parce qu’ils pêchaient la morue à Terre-Neuve. Partis six mois, ils devaient, afin de s’assurer d’être justement payés, couper la langue de chaque morue pêchée et la conserver. Au retour, il suffisait de compter les langues.

Le quai de Pornic avec, en fond de scène, le château de Barbe Bleue

Du port, on marche jusqu’à la Fraisière, une crêperie devenue un incontournable pour les promeneurs qui s’y arrêtent pour acheter une crêpe ou leur fameuse crème glacée — aux fraises, bien sûr! Difficile de résister et, comme eux, on achète une glace, que l’on déguste sur un muret, d’ailleurs surnommé le Mur de la lèche!

À La Fraisière, on peut faire provision de nombreux produits régionaux, tous à base de fraises.

On emprunte ensuite le trottoir de bois qui mène jusqu’au château ayant appartenu à Barbe Bleue, oui, oui, le même Barbe Bleue dont Perreault s’est inspiré pour son conte. Ce dernier avait cependant plusieurs châteaux et il n’a jamais habité celui-ci, qu’il a laissé à ses soldats. Aucun crime n’y a donc été commis.

L’ancien château de Barbe Bleue est aujourd’hui, une résidence privée

À Pornic, on doute de l’histoire sanglante du personnage accusé, reconnu coupable et pendu pour le meurtre de 700 à 800 enfants. Il les aurait tués lors de séances de magie noire pratiquées dans le but de trouver la pierre philosophale, capable de changer le plomb en or. Selon plusieurs, il aurait été victime d’un complot pour s’emparer de ses biens.

Quoi qu’il en soit, l’endroit est aujourd’hui une résidence privée. La visite guidée par l’Office du tourisme de Pornic  permet d’entrer dans les jardins et de voir le château de très près (pas l’intérieur).

De là, on grimpe un peu pour se retrouver dans la partie médiévale avec ses petites rues, ses halles (jeudi et dimanche) qui datent du 17e siècle et qui furent créées par le seigneur de Ré (qui combattit aux côtés de Jeanne d’Arc), désireux d’écouler les marchandises perçues comme taxes.

On peut goûter les spécialités pornicaises dans de petits restaurants, flâner dans les boutiques et visiter la Faïencerie (1950), connue pour son célèbre bol Petit Breton. Animation tous les jours sur réservation avec atelier de décoration. Les mardis et jeudis, on peut voir les dames peindre les faïences.

Le fameux bol Petit breton qui a rendu célèbre la Faïencerie de Pornic

18 h

On s’attable au restaurant Beau Rivage, sur la plage de la Birochère, où, après un apéro, on succombe à la cuisine de Gérard Corchia et ses poissons frais, qu’il a lui-même choisis dans les filets, à la criée du matin. Un délice qu’on prolonge jusqu’à la tombée du jour.

Pour regagner sa chambre, on emprunte la portion du sentier des Douaniers, qui longe la mer en direction de l’hôtel. Créé en 1791 pour empêcher la contrebande, ce sentier est tombé dans l’oubli au début du 20e siècle, mais les randonneurs qui l’ont découvert et emprunté lui ont donné une seconde vie.

C’est une belle occasion d’admirer cette côte sauvage parsemée de nombreux «carrelets» (cabanes) pour la pêche.

En suivant le Sentier des douaniers, on peut voir de nombreux carrelets ou cabanes de pêcheurs.

Credit: Christophe.Houdart – Tourisme Pornic. Un carrelet au coucher du soleil

À noter: le sentier des Douaniers fait 10 km à Pornic. De nombreuses sections sont ouvertes au public sur toute la côte.


Meilleur temps pour s’y rendre: juillet et août.

Cet article a d’abord été publié dans le Journal de MOntréal, dans la chronique 42h à… On peut la voir ICI
 et dans le Journal de Québec ICI