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42 heures à Downtown Las Vegas

Destination chouchoute des Québécois qui s’y rendent pour les spectacles de Céline Dion et du Cirque du Soleil, Las Vegas est surtout connue pour son Strip avec ses mégahôtels et casinos thématiques. Et si, pour changer, on se dirigeait plus au nord, vers Downtown Las Vegas ?

On dépose ses valises au tout nouveau W, dont la décoration a été confiée au célèbre designer Philippe Starck. Toutes peintes en blanc, les 289 chambres affichent un petit air rétro, grâce à des ­tentures ­imprimées ondulant sur les murs.

La chambre de style retro du W

Afin de ­rappeler que l’endroit était autrefois occupé par le Sahara, jetons et cartes, provenant de cet ancien casino, ornent le hall ­d’entrée. Situé dans l’une des tours du grand hôtel-­casino SLS, le W ­partage avec ce ­dernier tous les ­services aux clients ­(restaurants, bars, spas, casinos).

13h

Une fois nstallé, on prend la direction du Red Rock Canyon, à environ 30 km.

PHOTO COURTOISIE
Il ne faut qu’une trentaine de minutes pour s’offrir une randonnée dans la nature sauvage du Red Rock Canyon.

Cette étrange formation géologique du désert du Mojave propose des aires de pique-nique et plus de 50 km de sentiers pédestres. On peut réserver ces dernières, en compagnie d’un guide naturaliste certifié au Centre d’accueil.

14h

De retour à l’hôtel, on troque les habits de randonnée pour le maillot de bain et l’on se rend au Wet Pool sur le toit de l’hôtel pour ­déguster un cocktail, se baigner, ou simplement relaxer.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Wet Pool du W avec vue sur la Stratosphère.

Si l’on a pris suffisamment de soleil et que la baignade ne nous dit rien, on peut aussi s’offrir un soin ou un parcours détente au Away Spa.

17h30

Chic et reposé,, on redescend au W Living Room pour faire l’essai d’un de leurs cocktails signature.

PHOTO COURTOISIE
Le Living Bar du W.

18 h 30

Ce n’est pas le choix qui manque en restauration. Bien que les sushis du Katsuya semblent ­délectables et que les menus méditerranéens du CLEO soient attirants, on opte ­plutôt pour un steak au ­Bazaar Meat by Jose Andres, que le Daily Mail a qualifié de meilleur steakhouse de Las Vegas. ­Attention, la facture est salée, il faut compter 125 $ US/personne pour le menu dégustation (sans les vins ni le pourboire). Petit truc: comme les pièces de viande sont vendues à la livre, on peut partager son assiette. Si notre bourse ne permet pas ce type de resto ou si ça ne nous dit rien, pas de panique, on trouve également d’excellents restos de pizzas (800 Degrees Neapolitan Pizzeria), de hamburgers (Unami Burger) et de sandwichs dans le casino.

21 h

On prend la direction du Strip pour assister au spectacle de Céline Dion ou l’un des ­spectacles du Cirque du Soleil (KÀ, O, ­Mystere, Criss Angel Mindfreak Live !, Zumanity, The Beatles Love ou Michael Jackson One) que l’on a pris la précaution de réserver.

PHOTO COURTOISIE, ERIC JAMISON
Notre choix ? KÀ. Bien que créé en 2004, le spectacle KÀ demeure toujours aussi impressionnant.

Infos: www.ticketnetwork.compour Céline Dion ou www.ticketcounter.com pour le Cirque du Soleil.

23h

On s’attarde  au Casino, après tout, Vegas, c’est Vegas!

SAMEDI

PHOTO LISE GIGUÈRE
Downtown Las Vegas

Après le petit-déjeuner, on se rend à Downtown Vegas, le centre-ville historique qui a vu naître le Strip qui l’a éclipsé. Depuis quelques années, artistes divers et entreprises de technologie s’évertuent à ­redonner vie à ces lieux et à surprendre les visiteurs, notamment grâce à la Freemont Street Experience, quatre quadrilatères fermés à la ­circulation dans lesquels règnent la musique, les lumières, les néons et à la Slotzylla (deux ­tyroliennes qui survolent la rue sur 533 mètres).

PHOTO LISE GIGUÈRE
Dans le 18b District, de nombreuses murales colorées recouvrent des bâtiments.

12 h

Une fois bien installé, on part à la ­recherche des restaurants et des cafés. On fait un arrêt dans l’un d’eux, le ­Vespa Café. Ce dernier est situé tout près de l’une des sculptures en forme de pinceau ­de l’artiste de Dennis Oppenheim. Si cette dernière n’éblouit pas ­particulièrement de jour, malgré ses 14 mètres de ­hauteur, elle ­devient éblouissante en soirée alors qu’elle s’éclaire et que ses faisceaux ­rejoignent ceux de sa jumelle érigée à l’intersection suivante. Fascinant!

13h

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Heart Attack Grill.

On passe devant le Heart Attack Grill, devant lequel il est impossible de ne pas s’arrêter. Surtout quand on lit sur ­l’affiche que le «repas vous sera offert gratuitement si vous pesez plus de 350 lb» (158,7 kg). Ouch!

Bien qu’affamé, on tourne le dos à cette invitation à célébrer les orgies de calories et l’on se dirige plutôt vers l’immense mante religieuse que l’on aperçoit au loin.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La mante religieuse placée devant le Container Park s’aperçoit de loin Surtout en soirée alors qu’elle crache du feu…

Cette dernière marque l’entrée de Container Park. Dans ce parc formé de conteneurs recyclés en bars, restaurants, cafés ou boutiques, on trouve différents types de restauration, même végétarienne.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Container Park regroupe d’anciens conteneurs transformés en restaurants, boutiques, bars et même en ascenseur.

­Difficile de ne pas craquer pour son dôme ­géodésique dont le toit ­(intérieur) forme un ciel rempli d’étoiles ou d’aurores ­boréales.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les aurores boréales du Dôme.

En soirée, le Container Park ­s’illumine et sa mante religieuse crache du feu!

15 h

On s’offre une visite guidée ­(réservation nécessaire) du Neon ­Museum, ­véritable cimetière des ­affiches lumineuses géantes qui ­ornaient les premiers casinos de ­Vegas.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Une affiche fort populaire du Neon Museum.

L’entrée de ce musée en plein air est ­d’ailleurs située dans une ­partie de l’ancien ­hôtel-casino La Concha que l’on a ­déménagé en ces lieux. C’est une belle façon de découvrir ou de ­redécouvrir l’histoire de Vegas.

17 h

On se rend au Gold Spike pour ­goûter leurs inimitables milk shakes aux ­saveurs plus qu’originales, tel le Strawberry Cheesecake qui contient de la vodka vanille, du sirop de fraise, du fromage à la crème, de la crème glacée à la vanille, de la crème ­fouettée et des fraises!

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les incroyables milkshake du Gold Spike.

On brûle ­ensuite ce déluge de calories dans cet ancien casino, entièrement ­réaménagé en terrain de jeux pour adultes ­(musique, danse, bars, jeux de balles, patins, etc.)

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L’ancien casino Gold Spike abrite maintenant un véritable terrain de jeux pour adultes.

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Pendant les chaudes soirées d’été, la cour arrière du Gold Spike se fait très attirante.

On peut même y ­passer la nuit dans un petit chalet (le Sugar Shack) situé en plein cœur de ­l’animation.

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Le «Sugar Shack» situé dans la cour arrière du Gold Spike peut être loué pour la nuit.

NOTE: Si notre séjour coïncide avec le ­premier vendredi du mois, il faut ­absolument réserver sa journée et sa soirée dans ce district, quand se tient, le First Friday, un évènement artistique et culturel qui attire des milliers de visiteurs.

Cet article est paru dans la Chronique 42h à… du  Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI 

42h à Pornic

Au 19e siècle, la jolie petite ville de Pornic, située en Bretagne Sud (région des Pays de la Loire), était une station balnéaire très recherchée sur la côte de Jade. Les riches marchands nantais s’y construisaient de luxueuses villas dans lesquelles leurs épouses passaient la semaine, alors que ces messieurs repartaient travailler à Nantes pour revenir par le train du vendredi. Cette habitude a d’ailleurs valu à ce train le surnom de «train des cocus»! Toujours populaire auprès des touristes, elle voit sa population (15 000 habitants) tripler pendant la saison estivale.

Vue aérienne de Pornic

JOUR 1

Depuis plus de 30 ans, les touristes viennent de partout pour jouir des bienfaits de la thalassothérapie en ce lieu. On fera donc comme eux. Au départ de Nantes, il faut compter environ 45 minutes en automobile avant de se garer à l’Alliance Thalasso Pornic, qui surplombe la plage de la Source. Le site est magnifique. Il faut dire que ce centre s’est implanté dans ce qui fut, à la fin du 19e siècle, le Casino de Pornic. C’est aujourd’hui un hôtel moderne et lumineux de 120 chambres, avec bars et restaurants et, bien entendu, l’Espace Forme Thalassothérapie & Spa.

L’Alliance Thalasso Pornic est établi dans ce qui était autrefois le Casino de Pornic. À se s pieds, la plage de la Source

13 h

En attendant de prendre possession de sa chambre, on se rend au restaurant-bar La Terrasse. Là, face à l’océan et à cette petite crique de sable fin, en dégustant les menus légers et les smoothies bio préparés par le chef, on laisse le stress s’envoler. Va-t-on vraiment pouvoir visiter cette jolie ville ou va-t-on plutôt succomber à l’attrait de cet immense centre de thalassothérapie?

S’attabler au bar-restaurant la Terrasse fait disparaître le stress

15 h

C’est finalement la thalasso avec sa piscine d’eau de mer (à 29 ºC), son gym, son sauna, son hammam à l’eucalyptus, sa salle de relaxation et surtout son parcours aquatique de 350 m² d’eau de mer chauffée à 33 °C, ses douches en cascade, ses bains à turbulences et son bassin d’eau froide (idéal pour la récupération) qui gagne. C’est ça, les vacances!

Le Centre de thalassothérapie propose de nombreux jeux d’eau dont cette piscine à jets.

18 h

Petite randonnée sur la grève, près de cette eau d’un vert profond qui lui a valu son nom (côte de Jade), histoire de faire le plein d’air salin après cette journée de détente ultime.

20 h

Repas au restaurant panoramique La Source en laissant son regard se perdre sur la mer tout en dégustant une cuisine traditionnelle bretonne surtout composée de fruits de mer.

JOUR 2

Maintenant qu’on a imité les nombreux curistes et profité des bienfaits du climat marin et des vertus curatives de cette eau de mer, on prend la direction de la ville afin de participer à une visite guidée permettant de connaître son histoire pour ensuite se perdre dans ses petites ruelles.

Dans le Vieux-Port, on apprend que, de l’an 1600 à la moitié du 18e siècle, les pêcheurs de Pornic étaient appelés les Terreneuva parce qu’ils pêchaient la morue à Terre-Neuve. Partis six mois, ils devaient, afin de s’assurer d’être justement payés, couper la langue de chaque morue pêchée et la conserver. Au retour, il suffisait de compter les langues.

Le quai de Pornic avec, en fond de scène, le château de Barbe Bleue

Du port, on marche jusqu’à la Fraisière, une crêperie devenue un incontournable pour les promeneurs qui s’y arrêtent pour acheter une crêpe ou leur fameuse crème glacée — aux fraises, bien sûr! Difficile de résister et, comme eux, on achète une glace, que l’on déguste sur un muret, d’ailleurs surnommé le Mur de la lèche!

À La Fraisière, on peut faire provision de nombreux produits régionaux, tous à base de fraises.

On emprunte ensuite le trottoir de bois qui mène jusqu’au château ayant appartenu à Barbe Bleue, oui, oui, le même Barbe Bleue dont Perreault s’est inspiré pour son conte. Ce dernier avait cependant plusieurs châteaux et il n’a jamais habité celui-ci, qu’il a laissé à ses soldats. Aucun crime n’y a donc été commis.

L’ancien château de Barbe Bleue est aujourd’hui, une résidence privée

À Pornic, on doute de l’histoire sanglante du personnage accusé, reconnu coupable et pendu pour le meurtre de 700 à 800 enfants. Il les aurait tués lors de séances de magie noire pratiquées dans le but de trouver la pierre philosophale, capable de changer le plomb en or. Selon plusieurs, il aurait été victime d’un complot pour s’emparer de ses biens.

Quoi qu’il en soit, l’endroit est aujourd’hui une résidence privée. La visite guidée par l’Office du tourisme de Pornic  permet d’entrer dans les jardins et de voir le château de très près (pas l’intérieur).

De là, on grimpe un peu pour se retrouver dans la partie médiévale avec ses petites rues, ses halles (jeudi et dimanche) qui datent du 17e siècle et qui furent créées par le seigneur de Ré (qui combattit aux côtés de Jeanne d’Arc), désireux d’écouler les marchandises perçues comme taxes.

On peut goûter les spécialités pornicaises dans de petits restaurants, flâner dans les boutiques et visiter la Faïencerie (1950), connue pour son célèbre bol Petit Breton. Animation tous les jours sur réservation avec atelier de décoration. Les mardis et jeudis, on peut voir les dames peindre les faïences.

Le fameux bol Petit breton qui a rendu célèbre la Faïencerie de Pornic

18 h

On s’attable au restaurant Beau Rivage, sur la plage de la Birochère, où, après un apéro, on succombe à la cuisine de Gérard Corchia et ses poissons frais, qu’il a lui-même choisis dans les filets, à la criée du matin. Un délice qu’on prolonge jusqu’à la tombée du jour.

Pour regagner sa chambre, on emprunte la portion du sentier des Douaniers, qui longe la mer en direction de l’hôtel. Créé en 1791 pour empêcher la contrebande, ce sentier est tombé dans l’oubli au début du 20e siècle, mais les randonneurs qui l’ont découvert et emprunté lui ont donné une seconde vie.

C’est une belle occasion d’admirer cette côte sauvage parsemée de nombreux «carrelets» (cabanes) pour la pêche.

En suivant le Sentier des douaniers, on peut voir de nombreux carrelets ou cabanes de pêcheurs.

Credit: Christophe.Houdart – Tourisme Pornic. Un carrelet au coucher du soleil

À noter: le sentier des Douaniers fait 10 km à Pornic. De nombreuses sections sont ouvertes au public sur toute la côte.


Meilleur temps pour s’y rendre: juillet et août.

Cet article a d’abord été publié dans le Journal de MOntréal, dans la chronique 42h à… On peut la voir ICI
 et dans le Journal de Québec ICI