Archives de Catégorie: Chronique Tout-inclus de la Semaine

Acadia National Park: Un paradis naturel en toute saison

Dans l’État du Maine, il n’y a pas que les plages, les boutiques ou les lobster shacks. Dans la partie nord-est de cet État se trouve également le seul parc national de la côte Est américaine, le magnifique Acadia Park !

PHOTO LISE GIGUÈRE – De l’Océan, vue sur le Parc national Acadia

Créé en 1919, sur la côte Atlantique, entre Mount Desert Island et Bar Harbor, il se classe parmi les 10 parcs américains les plus populaires et ses splendeurs naturelles attirent, chaque année, quelque 2 millions de visiteurs. À l’automne, lorsque ses arbres se parent de leurs couleurs multicolores, il devient tout particulièrement spectaculaire.

PHOTO LISE GIGUÈRE- En suivant les rochers, on se rend jusqu’à l’Océan

Au programme, des falaises longeant l’océan, des étangs scintillants, des lacs aux eaux cristallines, des plages rocheuses, des sentiers aménagés et la possibilité d’apercevoir de nombreux animaux sauvages tels des élans, des ours, des baleines, des oiseaux de mer, etc.

Un choix difficile

Si ce parc se visite facilement en automobile, on peut également le faire en moto, en vélo, en randonnée et même… à cheval.

Pour bien faire son choix et afin de ne rien manquer, on fait d’abord un arrêt au Centre d’interprétation de Hulls Cove où l’on peut se procurer ($) un permis d’une journée ou de quelques jours et obtenir toutes les informations nécessaires pour profiter au maximum de ce terrain de jeux.

Pour une visite rapide, on opte pour la balade en auto. Il suffit d’emprunter la Park Loop Road, à environ cinq kilomètres du centre d’accueil. Cette route asphaltée de 43 km, principalement à sens unique, comprend de nombreux arrêts où se garer pour accéder à des points de vue spectaculaires.

À ce circuit de plus ou moins deux heures, selon notre besoin de contemplation, s’ajoute un autre tronçon (6 km), grimpant jusqu’au sommet de Cadillac Mountain, le plus haut sommet américain donnant sur l’Atlantique

D’autres possibilités

Si l’on dispose de plus de temps, on opte pour les Carriage Roads réservées aux randonneurs, cyclistes, cavaliers et calèches. Héritage du philanthrope John D. Rockefeller Jr. et de sa famille, ce long ruban de 70 km de routes pittoresques a été créé, à l’origine, pour les calèches. Tout en courbes, ce circuit émerveille par ses arbres qui ploient devant nous formant un tunnel duquel émergent, à 17 reprises, des ponts recouverts de granit et qui surplombent la route. Cette randonnée plaira tout particulièrement aux romantiques.

PHOTO LISE GIGUÈRE-Le parc Acadia compte d’innombrables sentiers de randonnée, dont un autour de Jordan Pond.

Ce parc dispose d’un réseau de plus de 200 km de sentiers pédestres et offre de nombreux défis aux amateurs de sensations fortes. L’un d’eux, Precipice Trail, entraîne ces derniers sur la paroi rocheuse à laquelle ils doivent s’accrocher tandis que les vagues frappent la falaise avec fureur. Frissons garantis.

Un autre phénomène qui mérite un arrêt, c’est Thunder Hole. Il s’agit d’une grotte naturelle, dans laquelle la mer s’engouffre en produisant un bruit de tonnerre et en déversant des jets d’eau et de vapeur d’eau, rendant les roches très glissantes. Prudence !

Enfin, l’étang Jordan et ses eaux claires méritent une pause tandis que les petites familles apprécient s’ébattre et plonger leurs orteils dans les eaux plutôt froides de Sand Beach, dont le sable blanc n’est autre que des coquillages pulvérisés.

PHOTO LISE GIGUÈRE- L’eau de Jordan Pond est d’une clarté impressionnante.


Note

-PHOTO LISE GIGUÈRE -Un service de navette se rend jusqu’à Cadillac Mountain

Un service de navettes offrant Park Loop Road et se rendant jusqu’à Cadillac Mountain est offert, à partir du centre de Bar Harbor. Certaines de ces navettes sont même équipées de remorques pour vélos.

www.acadia.national-park.com ou www.visitmaine.com

Ce texte a d’abord été publié le samedi 15 septembre 2018, dans la chronique Est des USA, du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

 

NOTE: En prime, voici quelques photos supplémentaires qui ne sont pas parues dans le journal

PHOTO : Lise Giguère L’un des 17 ponts recouverts de granit qui se trouvent sur Carriage Roads

Photo : Lise Giguère De magnifiques lacs

PHOTO : Lise Giguère La plage de Sand Beach

PHOTO : Lise Giguère À Thunder Hole, les vagues frappent les rochers

PHOTO : Lise Giguère Le fameux Thunder Hole qui laisse s’échapper un geyser entre les rochers

PHOTO : Lise Giguère À l’automne, la nature propose un spectacle aux combinaisons de couleurs naturelles incomparables

 

 

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La ville qui inspira Stephen King

Maître incontesté de l’horreur, Stephen King a fait de Bangor, une petite ville sans véritable charme, une destination incontournable pour ses milliers d’admirateurs.

 

PHOTO COURTOISIE, MAINE OFFICE OF TOURISM
Bangor n’est autre que la petite ville de Derry que l’on retrouve dans une vingtaine de romans et nouvelles de King et dans plusieurs adaptations cinématographiques inspirées de ces derniers.

À peu de distance du superbe Acadia National Park et de l’irrésistible Bar Harbor, Bangor borde les rives de Penobscot, le plus long fleuve situé uniquement à l’intérieur du Maine. Mis à part son casino, son hippodrome où des courses sous harnais sont toujours présentées, et un petit centre-ville sympathique, Bangor n’aurait que peu de chance de voir affluer les touristes. Mais voilà, Bangor, c’est aussi Derry, la ville que l’on retrouve dans une vingtaine de romans et nouvelles de Stephen King et dans plusieurs adaptations cinématographiques inspirées de ces derniers !

Sur les pas de Stephen King

Dans les rues, des touristes, caméra au cou, marchent à l’affût du moindre indice. Il faut les voir s’extasier devant le drain duquel surgit la main du clown Pennywise, au début du film ÇA (It). Pourtant, cette dernière n’a vraiment rien d’extraordinaire !

PHOTO COURTOISIE, LISE GIGUERE
Au coin des rues Jackson et Union, le drain d’égout duquel le clown maléfique Pennywise de Ça attire le petit Georges avant de le tuer. Vérité ou mensonge ? Quoi qu’il en soit, il est vrai qu’il est d’un style plutôt particulier.

On les retrouve ensuite qui admirent l’immense statue (10 mètres) de Paul Bunyan (ÇA),

PHOTO COURTOISIE, LISE GIGUERE
Ancienne capitale mondiale de la coupe de bois, Bangor est très fière de sa statue géante (presque 10 m) de Paul Bunyan (Bass Park, Main Street), personnage populaire des légendes américaines. Mais pour les admirateurs de Stephen King, c’est l’une des apparence que prend la créature maléfique qui hante les pages de ÇA (It). La même statue est également mentionnée dans Insomnia.

qui marchent paisiblement dans le cimetière Mount Hope (Simetierre ou Pet Cemetary)

PHOTO COURTOISIE, LISE GIGUERE
Le cimetière Mount Hope serait un endroit où Stephen King aime beaucoup se promener. À la fois cimetière et jardin, il est magnifique et surtout très paisible. C’est l’un des plus anciens cimetières (1836). On murmure que cet endroit serait vraiment hanté !

et, bien entendu, qui se photographient devant le magnifique manoir où il habite. Ce dernier, situé sur les hauteurs, un peu à l’écart du centre-ville, n’est pas facile à trouver, même le GPS s’y perd. C’est tellement vrai, que certaines stations-service ont même imprimé, en plusieurs exemplaires, un itinéraire qu’ils tendent avec le sourire.

PHOTO COURTOISIE, LISE GIGUERE
Le manoir du maître de l’horreur est un incontournable. Dans un quartier paisible, se dresse cette magnifique demeure victorienne du XIXe siècle, entourée d’une clôture en fer noir surmontée de gargouilles. Si on peut l’admirer et la photographier, il est interdit d’y pénétrer.

Un mécène

C’est qu’ils aiment beaucoup leur célèbre voisin. Il faut dire qu’il est très impliqué dans la communauté. En plus de posséder deux stations de radio (WZON et WKIT), il a fondé, en 1986, la Stephen & Tabitha King Foundation qui vient en aide aux déshérités. Chaque année, par l’intermédiaire de cette même fondation, il remettrait 10 % de ses gains à diverses organisations caritatives, sans oublier les nombreux dons dont il gratifie régulièrement la ville.

Comprenant et acceptant l’intérêt de ses admirateurs, il a même collaboré à la mise en place du tour guidé (3 heures), le SK Tours of Maine, piloté par deux de ses amis, dans lequel 30 lieux différents sont liés à sa vie, ses histoires et ses films. Dans ce dernier, les participants bénéficient de nombreuses anecdotes et de lieux inédits qu’il est impossible de trouver seul.

Photo Maine Office of Tourism
Dans Ça (It) , une créature monstrueuse sait piéger ses victimes en prenant la forme de ce qui les effraie le plus. Étrangement, c’est souvent un clown comme celui qui décore le véhicule de SK Tours of Maine


 www.visitmaine.com

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du samedi 25 aout 2018 du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

La nouvelle Route des baleines du Massachusetts

Chaque printemps, des centaines de baleines arrivent près des côtes du Massachusetts, dans l’océan Atlantique. Friandes de krill (sorte de crevettes minuscules) et de petits poissons qui abondent dans ces eaux, elles s’y installent pour l’été afin d’y nourrir leurs petits.

PHOTO MASSACHUSETTS OFFICE OF TRAVEL AND TOURISM
Admirer une baleine de près est toujours un spectacle saisissant

Mais c’est surtout en juillet et en août que ces géants des mers sont en plus grand nombre. À ce moment-là, quelque 11 espèces se répartissent sur cet immense terrain de jeu. Ce retour marque également celui de quelque 800 000 visiteurs qui prennent la route, désireux d’apercevoir leur souffle ou mieux encore, de les approcher grâce aux différentes excursions d’observation proposées tout au long de ce parcours­­­.

PHOTO MASSACHUSETTS OFFICE OF TRAVEL AND TOURISM
Ici et là, de nombreux petits kiosques invitent à s’inscrire pour des excursions d’observation des baleines.

Une route dédiée aux baleines

Profitant de cet engouement, le Massachusetts Office of Travel and Tourism (MOTT) et les régions touristiques du Bay State (l’État de la Baie) ont unis leurs efforts pour créer le Massachusetts WhaleTrail (Route des baleines du Massachusetts).

Cet itinéraire relie les sites d’observation de baleines aux musées, circuits et sites patrimoniaux dans près de 40 régions. Il s’agit d’une façon agréable d’apprendre l’importance de ces géants de l’océan dans cette région et comment l’industrie baleinière y a laissé sa marque.

Tout savoir sur les baleines

Musées, sites historiques, centres d’interprétation et attractions diverses représentent près de 40 étapes le long de la côte, entre Provincetown et Pittsfield, pour raconter leur histoire et le lien historique qui les lie à cet État.

En effet, les baleines ont longtemps été chassées pour leur précieuse huile par les magnats de l’industrie baleinière, jusqu’à ce que la lampe électrique remplace la lampe à pétrole à la fin du XIXe siècle.

PHOTO LISE GIGUÈRE – Une sculpture qui rappelle que les baleines ont longtemps été chassées dans ces eaux

Parmi les sites, le Seaman’s Bethel et Mariners’ Home à New Bedford, le Nantucket Historical Association Whaling Museum, le New Bedford Whaling Museum, ainsi que les centres d’interprétation comme le SEA SPACE Marine Discovery Center de Provincetown ou même dans certaines galeries d’art dédiées aux baleines comme la Focus Gallery à Chatham.

PHOTO MASSACHUSETTS OFFICE OF TRAVEL AND TOURISM
Le New Bedford Whaling Museum.

Sur la route de Moby Dick

De plus, une route alternative, axée sur la littérature, bifurque vers certains sites le long de Melville Trail dans l’ouest du Massachusetts et explore la vie et l’inspiration d’Herman Melville, le célèbre auteur du roman Moby Dick.

Au terme de ce périple qui marie la beauté des lieux, les excursions en mer à la recherche des baleines et les musées historiques, on peut terminer ce périple en trinquant à la santé des baleines à la Moby Dick Brewing Company à New Bedford.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Route des baleines, c’est aussi l’occasion d’admirer des lieux magnifiques comme Nantucket.

Pour soutenir cette nouvelle route, différents forfaits et promotions sont proposés.

whaletrailma.com

Ce texte a d’abord été publié, le samedi 18 aout 2018, dans le cahier Voyage du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

6 arrêts de charme dans les Berkshires

Les Berkshires, oasis de paix située à mi-chemin entre Boston et New York, a longtemps été la retraite favorite des riches Américains et des artistes en tout genre. De cette époque bénie d’avant impôt, elle a conservé ses paysages vallonnés et verdoyants, ses maisons cossues et son amour de l’art. Voici six arrêts qu’il ne faut pas rater.

LE BLANTYRE (LENOX)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Ce manoir du début du XXe siècle semble tout droit sorti d’un conte de fées. C’est en 1901 que Robert Patinson, inspiré par la maison ancestrale de sa mère, située à Blantyre, en Écosse, commençait la construction de cet ensemble de bâtiments de style Tudor. Depuis la fin du XXe siècle, c’est un hôtel de luxe, membre de la chaîne Relais & Châteaux. On peut y dormir ou s’y arrêter pour prendre un verre ou s’offrir un repas.

NORMAN ROCKWELL MUSEUM (STOCKBRIDGE)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Dans cette maison, où le célèbre illustrateur américain a vécu les 25 dernières années de sa vie, est présentée la plus grande collection d’œuvres originales (environ 700) de l’artiste. On y trouve aussi les Archives Norman Rockwell et plus de 100 000 articles, photographies, lettres d’admirateurs et documents commerciaux.

ARROWHEAD (PITTSFIELD)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Ce manoir classique (1780) est la maison de l’auteur de Moby Dick, Herman Melville. Ce dernier y a emménagé en 1850 et y a vécu près de 13 ans, avec sa famille. Elle est décorée de nombreux meubles ou objets lui ayant appartenu. La Historical Society y offre des ateliers de poésie, des concerts et des conférences.

THE MOUNT (LENOX)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Cette élégante demeure est celle d’Édith Wharton, l’auteure du Temps de l’innocence, roman paru en 1920, pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer en 1921. Le réalisateur Martin Scorsese s’en est inspiré pour le film du même nom (1993). Ce domaine, d’inspiration franco-italienne, est entouré de jardins magnifiques. Des visites guidées (dont un Ghost Tour) y sont offertes.

CANYON RANCH (LENOX)

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Construite en 1897, cette résidence privée portait le nom de Bellafontaine. Elle fut ensuite un séminaire, puis une école, avant de devenir cette vaste station thermale. Quand les Zuckerman, fondateurs de Canyon Ranch, trouvèrent ce lieu vide et dévasté par le feu, ils mirent toute leur énergie pour préserver son authenticité, allant même jusqu’à utiliser les matériaux et les techniques d’autrefois. C’est aujourd’hui un lieu majestueux, voué au bien-être et à la relaxation.

THE GATEWAYS INN (LENOX)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Construite en 1912 comme résidence d’été pour Harley Procter de Procter & Gamble, c’est aujourd’hui une auberge, ou plutôt un B&B. On y trouve 11 chambres, toutes différentes, nommées selon les personnages de Shakespeare. En fin de journée, un spectacle de jazz est offert dans le bar qui recèle une  impressionnante collection de whiskys.

Ce texte a d’abord été publié le samedi 4 aout dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

 

Saratoga Springs: arrêt de charme et d’histoire

À mi-distance entre Montréal et New York, une petite municipalité mérite bien qu’on la découvre. Arrêt à Saratoga Springs que l’on surnommait autrefois la Reine des Spas !

 

PHOTO COURTOISIE, GREG CEO

Ce nom lui vient de ces fameuses sources d’eau gazeuse qui fusent du sol comme d’un percolateur. Le président Franklin D. Roosevelt, atteint de la polio et croyant aux bienfaits de ces eaux chargées de minéraux, injectait 5 millions $, une fortune à l’époque de la Grande Dépression, pour la construction d’un vaste complexe, le Roosevelt Bath Spa, toujours en activité aujourd’hui.

Au XIXe siècle, la combinaison de ces sources aux propriétés curatives, la beauté des lieux et de confortables installations ont fait de cette destination un incontournable pour l’aristocratie américaine qui venait « s’y soigner ». Parmi eux, les Vanderbilt, les Rockefeller et autres grandes fortunes s’y sont fait construire de luxueuses résidences d’été et y ont emmené… leurs chevaux.

Ainsi naissait la légendaire Saratoga Race Course, laquelle demeure à ce jour la plus ancienne installation sportive encore en activité aux États-Unis.

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Chaque été, entre juillet et la fête du Travail, l’engouement pour les courses au Saratoga Race Course, la plus ancienne installation sportive encore en activité aux États-Unis, contribue à doubler ou même tripler la population de cette petite ville d’un peu plus de 25 000 habitants.

La renaissance d’une belle d’autrefois

C’est durant cette même période, plus précisément en 1877, qu’ouvrait l’Adelphi Hotel. C’est pour admirer les rénovations de plusieurs millions de dollars investis par Adelphi Hospitality Group (AHG) afin de transformer ce bâtiment historique en un hôtel de luxe moderne que Le Journal s’est rendu à Saratoga Springs. Le trajet (3 h en auto, 6 h en train) en valait la peine.

Trônant au cœur de l’avenue historique de Broadway, la façade toute blanche de ce bel hôtel annonce déjà l’élégance et la splendeur qui se cachent à l’intérieur. Puis, on pousse la porte et hop… nous voilà immergés dans l’âge d’or de Saratoga.

PHOTO COURTOISIE, GREG CEO
Le magnifique Adelphi Hotel trône au cœur de la ville de Saratoga Springs.

Partout, des meubles anciens, remis au goût du jour, des miroirs, des tableaux et différents éléments de l’Adelphi original émeuvent ou font sourire, comme cette vieille cabine téléphonique devenue décorative.

À droite de l’entrée, le légendaire bar de l’hôtel, au style très anglais, porte désormais le nom du boxeur, sénateur et fidèle client John Morrissey.

Quelques pas suffisent pour entrer de plein fouet dans le monde moderne grâce à l’immense verrière ouverte sur des jardins paysagers dans laquelle se trouve The Blue Hen, le grand restaurant de l’hôtel. Un second restaurant, Salt & Char, se trouve dans un bâtiment adjacent.

Quant aux chambres, désormais au nombre de 32 (74 à l’origine), elles offrent à la fois le confort, le luxe et la technologie du XXIe siècle. Membre de Small Luxury Hotels of the World, l’Adelphi est désormais une retraite de charme à la fois historique et moderne.

Tant à faire et à voir

Magnifiquement situé, près de nombreux restaurants et boutiques de la rue principale (arrêt suggéré au Caffè Lena qui n’a jamais fermé ses portes et qui est reconnu comme la plus ancienne salle de musique folk des É.-U.), l’Adelphi est à peu de distance du Saratoga Spa State Park (2300 acres) dans lequel jaillissent les sources qui sont à l’origine du développement de cette ville.

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Le Saratoga Spa State Park dans lequel jaillissent les sources qui sont à l’origine du développement de cette ville offre l’occasion de belles randonnées.

Parmi les autres choses à voir, il y a le Saratoga Performing Arts (résidence d’été du Philadelphia Philarmonic Orchestra et du New York City Ballet) où se produisent de nombreuses vedettes internationales (Liza Minelli, Yo Yo Ma, Kiss, The Police, etc.) et où se tiennent de nombreux festivals, sans oublier le National Museum of Dance and Hall of Fame.

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De nombreux festivals et manifestations festives sont également offerts tout au cours de l’été.

À cela, il faut ajouter le Saratoga Automobile Museum, le Saratoga Casino & Raceway, le plus vieil hippodrome des É.-U. (1863), le National Museum of Racing and Hall of Fame qui rend hommage à la passion des chevaux et des courses et le Canfield Casino, dans lequel se trouve le Saratoga Springs History Museum.

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Le National Museum of Racing and Hall of Fame rend hommage à la passion des chevaux et des courses.

Enfin, un circuit guidé et commenté permet d’admirer les anciennes résidences d’été de la haute bourgeoisie américaine du XIXe siècle.

Info : www.saratoga.org et www.slh.com/hotels/the-adelphi-hotel/

Ce texte a d’abord été publié le samedi 12 aout 2018, dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec, ICI

Se la couler douce à Kennebunkport

Chaque été, le Maine voit défiler son lot de Québécois désireux de profiter des nombreux attraits de ses villes balnéaires. Faut-il l’avouer ? Je n’avais jamais mis les pieds à Kennebunkport. C’est désormais chose faite et je ne rêve plus que d’y retourner.

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La très belle plage Goose Rocks

Profitant d’une invitation à découvrir la 9e propriété de Kennebunck Resort Collection, j’ai donc suivi la route pour poser mes valises, quelques jours, au Yachtsman Hotel and Marina Club (yachtsmanlodge.com) et découvrir cette station balnéaire que plusieurs connaissances, outrées qu’elle me soit toujours inconnue, ne cessent de me vanter.

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La côte rocheuse d’Ocean Avenue

Un motel revampé

De prime abord, le Yachtsman Hotel and Marina Club apparaît comme un simple motel, mais on découvre rapidement que l’endroit est des plus charmants. Situé au bord de la rivière Kennebunck, chaque petit cottage dispose d’une terrasse et d’un jardin privé, et ce, à un saut de puce de la Marina où l’on peut prendre une excursion ou louer un bateau, un kayak, un vélo, etc

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Une chambre du Yachtsman Hotel and Marina Club

La séduction opère

Les jours suivants, on découvre les différentes plages (Kennebunk beach, Parsons Beach, Goose Rocks Beach et Colony Beach). Moins connues et donc moins fréquentées que celles d’Old Orchard ou Ogunquit, elles n’en sont pas moins charmantes avec leur aspect qui se modifie selon les marées.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Au Dock Square, les maisonnettes en bois abritent des boutiques, des cafés, des restaurants.

Au Dock Square, on s’offre un tour de Trolley pour une virée de 45 minutes à la découverte de l’histoire de cet endroit qui a su plonger dans les racines de son passé de construction navale pour le magnifier. Aujourd’hui, les maisonnettes en bois abritent des boutiques, des cafés, des restaurants où, bien entendu, on se gave de homard, préparé de toutes les façons.

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Le homard servi à la façon du Maine, par le chef John Shaw, du Boathouse Waterfront Hotel

Ma préférée ? Certainement celle préparée à la façon du Maine, par le chef John Shaw, du Boathouse Waterfront Hotel (boathouseme.com). S’il est vrai qu’il faut se battre pour atteindre la chair délectable (le homard est servi dans sa coquille), le plaisir n’en est que plus grand, surtout lorsqu’on le déguste au coucher du soleil, sur cette magnifique terrasse au bord de l’eau. Un autre repas mémorable fut celui du chef Pierre Gignac (homard thermidor) de Cape Arundel Inn & Resort (capearundelinn.com), sur la côte rocheuse d’Ocean Avenue, à quelques mètres de l’espace aménagé pour admirer Walker’s point, la résidence d’été de l’ancien président américain George H.W. Bush, sur la route menant au petit village de pêcheurs de Cape Porpoise.

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Le petit village de pêcheurs de Cape Porpoise

Si près de nous

Kennebunkport n’est pas grand, et tout se fait en marchant, en roulant doucement ou en pédalant. Bien qu’il n’existe pas de piste cyclable, autos et vélos semblent cohabiter avec respect.

Difficile de ne pas être charmé par l’atmosphère­­­ à la fois élégante et sans prétention de ce petit village typique de la Nouvelle-Angleterre. Et tout cela, à moins de 5 h de Montréal !


À noter que les chiens sont les bienvenus dans de nombreux établissements, sur certaines plages et dans certains sen­tiers. Pour connaître les restrictions : gokennebunks.com

 

Ce texte a d’abord été publié, le samedi 28 juillet, dans la section Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

Pour tout savoir sur les oiseaux!

Huntington, VT | L’an dernier, le Birds of Vermont Museum célébrait son 30e anniversaire. Si on n’a pas encore visité ce charmant petit musée, il serait peut-être temps de le mettre à son agenda.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
L’entrée du Birds of Vermont Museum.

En pleine nature se cache une modeste petite maison de bois entourée d’un jardin, que l’on atteint par un long pont en bois.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Observer les oiseaux d’une maison dans les arbres.

Ce dernier permet d’observer les magnifiques spécimens d’oiseaux qui vivent dans ces bois, de les voir voleter autour des mangeoires accrochées ici et là

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Des mangeoires sont installées un peu partout sur le site.

et de découvrir les sentiers de randonnée dans lesquels des bancs permettent de profiter de ce magnifique environnement

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Un oiseau-mouche à gorge rouge sculpté par Bob Spear.

 

Un peu d’histoire

Un jour de 1987, dans cette toute petite ville du Vermont, Bob Spear, naturaliste retraité, amoureux des oiseaux et maître sculpteur, décidait de réunir 231 de ses sculptures sur bois (il en avait près de 1000), dans un hall d’exposition non chauffé et recouvert de contreplaqué. Bien que l’endroit soit modeste, ses œuvres, grandeur nature et biologiquement exactes, ne tardèrent pas à attirer de nombreux amoureux de la faune ailée.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Tétras du Canada sculptée par Bob Spear.

Non seulement Bob Spear désirait présenter son travail, mais il voulait faire œuvre d’éducation, ses sculptures lui permettant d’expliquer le mode de vie des oiseaux. Pour leur plus grand plaisir, les visiteurs pouvaient le regarder travailler dans son atelier, alors qu’il sculptait délicatement les petites plumes, les becs, les œufs, etc.

Jusqu’à son décès en octobre 2014, à l’âge de 94 ans, Bob Spear aura consacré plus de 24 000 heures à sculpter ces oiseaux qu’il aimait tant.

L’avenir

Malgré son départ et grâce aux sculpteurs qui, au fil des années, se sont joints au fondateur, la mission d’éducation se poursuit, les expositions se sont développées, et bien entendu de nombreuses activités ont été ajoutées.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Entrée de la Cabane dans les arbres où les visiteurs peuvent admirer les oiseaux et le ruisseau Sherman Hollow. À noter que la Cabane dans les arbres est une structure accessible aux personnes handicapées, construite sur une berge par des étudiants du Centre for Technology, Essex.

À ce jour, le Birds of Vermont Museum présente 511 sculptures d’oiseaux grandeur nature, plus de 540 sculptures d’œufs et 22 sculptures d’autres animaux comme les poissons, les tamias, les grenouilles (que les oiseaux mangent !). 490 d’entre elles ont été réalisées par Bob Spear et les autres sont les œuvres d’Ingrid Rhind, Dick Allen, David Tuttle et Jim Mitchell !

En 2009, le magazine Yankee (magazine consacré à la vie culturelle et quotidienne en Nouvelle-Angleterre) déclarait le Birds of Vermont Museum « meilleur Musée spécialisé de la Nouvelle-Angleterre (Best Specialty Museum) ».

► Ouvert du 1er mai au 31 octobre

► Info : birdsofvermont.org.

 

Ce texte a d’abort été publié le samedi 21 juillet, dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI