Archives de Catégorie: Divers

10 trucs pour sauver des sous en road trip

Il existe certains trucs permettant d’économiser lors de voyages en auto. En voici quelques-uns :

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1. On consulte régulièrement le site de la destination choisie. De façon quasi automatique, vous commencerez à recevoir des informations pour cette destination. Dans le lot, il pourrait bien y avoir de bons forfaits.

2. Plusieurs hôtels, restaurants et postes d’essence donnent un rabais sur présentation de la carte CAA/AAA. De plus, plusieurs hôtels offrent des tarifs affaires, d’associations, de séniors (fonctionnaires du gouvernement, FADOQ, etc.). On vérifie.

3. La grande majorité des attractions et de nombreux magasins et boutiques offrent des tarifs spéciaux aux séniors (peut varier de 50 à 65 ans).

4. On utilise les points accumulés sur sa carte de crédit pour rembourser les dépenses reliées à ses voyages.

5. Dès que l’on arrive à destination, on se rend au bureau de tourisme de chaque ville. On fait le plein de brochures et de cartes, et l’on demande les promotions offertes aux touristes : City Pass, musées gratuits, etc.

6. Dans les hôtels, les restos, les pharmacies, partout où l’on trouve des dépliants publicitaires, des magazines ou des journaux gratuits, on les prend pour les consulter. Généralement, ils regorgent de bons de réduction pour les attractions, d’offres 2 pour 1 dans les restos, de suggestions de spectacles gratuits, etc.

7. Aux USA, plusieurs restaurants servent des portions plus que copieuses. Un seul repas peut souvent nourrir deux personnes. De plus, de nombreux restos réduisent leurs prix pour les clients qui mangent tôt (early birds).

8. Si l’on voyage en VR, en camping ou si l’on a une chambre avec réfrigérateur et micro-ondes, on n’hésite jamais à rapporter ce qui reste dans les assiettes.

9. On oublie les cadeaux à rapporter aux amis et à la famille, et on profite pleinement de ses vacances.

10. Enfin, si l’on préfère prendre l’avion, on consulte régulièrement les sites de Transat (www.transat.com), Vacances Sunwing (www.sunwing.ca) Vacances Air Canada (vacations.aircanada.com/fr), WestJet Vacations (www.westjet.com), sans oublier Air France (www.airfrance.ca/), qui mettent régulièrement en ligne des super soldes, des promotions, des forfaits de dernière minute, etc.

Cet article a d’abord été publié dans la chronique Conseils aux voyageurs du samedi 2 juin, dans le Journal de Montréal ICI et le Journal de Québec ICI 

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5 campings au Cap Jersey

Depuis près d’un demi-siècle, les Québécois vivent une véritable histoire d’amour avec Cap Jersey (Jersey Cape). Dès la fin des années 1960, ils ont été séduits par ses plages de sable fin et ses eaux chaudes, ses promenades en bois (boardwalks), les divertissements de Wildwood, d’Atlantic City et d’Ocean City, le calme d’Avalon et de Stone Harbor ou le charme victorien de Cape May. Cet endroit compte toujours une cinquantaine de terrains de camping répartis sur une distance de 48 km. En voici cinq !

PHOTO COURTOISIE, CRAIG TERRY, CAPE MAY COUNTY TOURISM
La plage de Wildwood.

Beachcomber Camping Resort

PHOTO COURTOISIE, CRAIG TERRY, CAPE MAY COUNTY TOURISM
Beachcomber compte deux lacs alimentés par des eaux souterraines et une grande plage.

Situé dans un boisé, sur Seashore Road, entre les plages de Cape May, le Boardwalk et Wildwood, ce terrain de camping compte deux lacs alimentés par des eaux souterraines et une très grande plage. On y trouve également six piscines (trois pour les adultes et trois pour les tout-petits). Pour qui souhaite un peu plus de confort, des cabines de style loft (pour six personnes) ou avec deux chambres sont disponibles. Voiturettes de golf, pédalo et kayak sont également offerts en location. www.beachcombercamp.com

Ocean View Resort Campground

PHOTO COURTOISIE, CRAIG TERRY, CAPE MAY COUNTY TOURISM
Oceanview Resort Camping possède un joli lac.

C’est le plus grand camping privé de l’État. Situé entre Atlantic City et Wildwood, sur la route 9, ce site magnifiquement boisé se trouve à 4,5 km de l’océan et des plages, mais il offre un lac, des piscines, des terrains de jeux, sans oublier ses 1100 espaces ombragés pour installer sa tente ou son VR. On y offre toutes les commodités et les animaux sont les bienvenus. www.ovresort.com 

Avalon Campground

Situé près du Boardwalk de Wildwood, d’Atlantic City et de l’historique Cape May, ce très beau site tout en sable offre un accès direct (à pied) à la plage d’Avalon. On y trouve plusieurs sentiers de randonnée dans les bois, un terrain de baseball, deux piscines de grandes dimensions et de nombreuses autres activités pour la famille. À noter que les chiens sont acceptés et que de nombreux commentaires font état du souci des propriétaires à parler en français. www.avaloncampground.com

Holly Shore

PHOTO COURTOISIE, CRAIG TERRY, CAPE MAY COUNTY TOURISM
Le camping Holly Shore dispose de 300 grands emplacements de camping ombragés.

Ces dernières années, cet endroit, en activité depuis 1968, a reçu le titre de National Large Park of the year. Situé entre Wildwood et Cape May, il propose des pistes de randonnée menant au N.J. Wildlife Refuge Area pour y faire l’observation des oiseaux. On y trouve 300 grands emplacements de camping complets et ombragés et plus de 40 locations de luxe, des tentes de safari et de minuscules maisons. Il dispose de toutes les commodités nécessaires et propose de nombreuses activités dont certaines sont d’ailleurs réservées aux tout-petits permettant ainsi aux parents de prendre une petite pause. Les chiens de plus d’un an sont permis. www.hollyshores.com

Ponderosa Campground

Situé sur Beaver Dam Road à Cape May Court House, à 4,8 km d’Avalon, ce site propose différentes options et séduit par son raffinement. On y trouve une piscine à l’eau salée dont la configuration facilite l’entrée aux enfants et même aux personnes à mobilité réduite.) De nombreuses activités sont proposées, dont une croisière aux pirates pour les enfants. Les animaux bien élevés sont les bienvenus. www.ponderosacampground.com

► NOTE : Pour plus d’information sur les 50 terrains de camping du Jersey Cape : http://www.thejerseycape.com

• Cet article est d’abord paru dans la chronique Est des USA du journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI du 9 juin 2018

Croisière-safari: découvrir le paradis

Partir en croisière et faire un safari sont des expériences qui figurent sur la « bucket list » de nombreux voyageurs. Une croisière-safari en Afrique australe combine ces deux rêves de magnifique façon.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Éléphants, impalas et ibis en liberté aperçus lors de cette croisière-safari.

Offert par CroisiEurope, chef de file de la croisière fluviale en Europe, ce périple de 9 jours et 10 nuits se présente comme un combo terre et eau comprenant une portion terrestre dans un magnifique « lodge » et une navigation à bord d’un luxueux navire. Les safaris quotidiens, se déroulant aussi sur la terre et sur l’eau, entraînent les passagers au cœur des merveilles et des mystères de l’Afrique du Sud, du Botswana, de la Namibie et du Zimbabwe.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
La Gorge de Sanyati.

Aventure paradisiaque

De nombreux moments de pure grâce nous attendent au cours de cette aventure. Comment décrire l’émotion ressentie quand, au détour d’un sentier, un éléphant surgit devant la Jeep ou quand un groupe d’impalas se regroupent pendant que le mâle rugit prévenant son troupeau qu’un prédateur les observe ? On aura beau chercher, on ne verra jamais ce dernier, mais les muscles frémissants des animaux magnifiques qui tressaillent de peur prouvent hors de tout doute qu’il est bien là, caché dans ces hautes herbes.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Lors de la croisière-safari, les sorties en Jeep permettent de s’approcher de très près des animaux.

Chaque jour, en Jeep ou en bateau, on reprendra la route vers des parcs, des rivières ou des lacs pour observer la nature, ses mystères, ses beautés, mais également ses cruautés. Qui a coupé la trompe de cet éléphant ? Le guide croit à un piège des braconniers ou à un crocodile l’ayant amputé alors qu’il se désaltérait. Quel est ce bruit étrange (« pfffffouuuumm ») passant au-dessus de nos têtes ? On ne saura jamais de quel type d’oiseau de proie il s’agissait, mais on apercevra l’affolement des ibis, dont l’un des leurs vient de se faire happer en plein vol.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
C’est à bord de ces petits bateaux que l’on explore les berges de la rivière Chobe et du fleuve Zambeze.

Heureusement, la beauté nous rattrape devant le spectacle d’une lionne endormie sur le dos, ses trois rejetons collés sur ses flancs alors que le papa, un peu à l’écart, ne dort que d’un œil, prêt à bondir. Autre moment de grâce devant ce léopard camouflé dans un arbre ou ce groupe d’éléphants, parmi lesquels plusieurs bébés venus s’abreuver dans la rivière Chobe ou ces éléphanteaux qui se chamaillent dans les eaux du Zambèze. Partout où le regard se pose, la magie s’empare de tous nos sens.

Des images inoubliables

Surtout, on savoure le bonheur que l’on a eu de pouvoir admirer des milliers d’oiseaux aux couleurs incroyables, d’assister aux bains des hippopotames, à la course des impalas, d’apprécier la robe des zèbres, des girafes ou du léopard, d’assister aux singeries des babouins ou à la marche des marabouts, d’observer l’immobilité du crocodile (et même d’y goûter), de voir s’abreuver un troupeau d’éléphants et de buffles et de croiser la route d’une famille de lions.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Une famille d’éléphants venue s’abreuver dans la rivière Chobe.

Mais le plus grand bonheur demeure celui d’avoir eu l’impression constante, pendant neuf jours, d’évoluer au milieu de ce que devait être, autrefois, le paradis terrestre.

► Notre collaboratrice était l’invitée de CroisiEurope et Air France.

Le lodge Cascades

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier le luxe et le confort de ce « lodge » situé en Namibie, sur l’îlot privé Ntwala, face au fleuve Zambèze (deuxième plus long d’Afrique après le Nil). Entièrement réservé au groupe CroisiEurope, le lodge Cascades ne compte que huit bungalows, mais ces derniers suscitent le « wow » dès que l’on pousse la porte. Il comprend une très grande chambre avec fenêtre donnant sur le Zambèze, une immense salle de bain, un balcon avec douche extérieure, piscine privée et balançoire. Le bâtiment de la réception, décoré à l’africaine est confortable et chaleureux. On s’y sent comme à la maison et si le service se fait en anglais, un interprète français est toujours sur place pour la clientèle francophone. Ce sera d’ailleurs le cas tout au long du périple.

Le bateau African Dream

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
L’African Dream sur le lac Kariba.

Construit en 2017 spécialement pour naviguer sur le lac Kariba, l’African Dream ne compte que huit cabines (six suites avec balcon à la française et deux suites avec balcon), toutes ouvertes sur l’extérieur, un « pont soleil », une terrasse intimiste, un restaurant et un salon. Ce bateau « 5 ancres » (luxe) est aménagé de façon fonctionnelle, moderne et luxueuse. C’est le petit havre de paix parfait au retour d’une excursion !

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Une cabine de l’African Dream.

En bref

  • Le type de croisière : Il s’agit en fait d’un combo terre et eau, en tout inclus, comprenant trois jours dans le lodge Cascades et trois jours sur l’African Dream.
  • Le plus : L’organisation réglée au quart de tour de CroisiEurope. Partout, quelqu’un nous attend pour nous guider, nous conduire, nous informer. Le stress est donc totalement absent de ce voyage.
  • Le moins : Les amoureux des croisières classiques pourraient être déçus par ce mélange terre et eau ainsi que les nombreux déplacements que cette formule impose. Pour d’autres, c’est plutôt un avantage.

Choses à savoir

  • Coût : À partir de 7500 $. À cela, il faut ajouter les taxes, les transferts, les vols et le vol en hélicoptère, si on le désire.
  • Les croisières ont lieu de mars à décembre. Chaque période a cependant ses atouts. De janvier à mai, c’est la saison des pluies, mais il y a moins de monde, la température est plus clémente (moins chaude) et c’est la période des naissances. De mai à décembre, c’est la haute saison, comme il a plu beaucoup et que les lacs et rivières sont gorgés d’eau, les animaux viennent s’y désaltérer. C’est plus chaud, plus sec et il y a plus de monde.
  • Il faut une certaine forme physique pour vivre cette aventure. Elle ne convient pas aux personnes à mobilité réduite.
  • Prévoir au moins cinq pages vierges dans le passeport (de nombreux allers-retours entre les différents pays, donc de nombreux passages aux frontières et une vingtaine de sceaux).
  • Depuis déjà 42 ans, CroisiEurope propose des croisières de 3 à 16 jours dans 29 pays, sur ses 55 bateaux. On y propose 170 itinéraires sur 30 fleuves, dont 20 en Europe, sept en Asie, Afrique australe et Amérique du Nord et deux croisières côtières sur la Méditerranée et l’Adriatique, sans oublier huit canaux de France.
  • Info : www.croisieurope.travel/fr
  • Les grands moments

  • PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Femme de la tribu sabia sur l’île d’Impalila, en Namibie.

  • Visite d’un petit village authentique sur l’île d’Impalila, en Namibie, où vit la tribu Subia.
  • Balade en bateau pour se rendre au seul endroit au monde où quatre pays se rencontrent : la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie.
  • Navigation sur le lac Kariba, créé par la construction du grand barrage qui a fait sortir le Zambèze de son lit et inondé plaines, collines et forêt. Ce lac fait 200 km de long et 40 km de large.
  • Survol des chutes Victoria en hélicoptère.
  • Visite des mythiques chutes Victoria, l’une des plus spectaculaires chutes d’eau du monde.
  • PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Les chutes Victoria séparent la Zambie de la Namibie.

  • Safari terrestre et nautique dans le Parc national Chobe dans lequel vivraient entre 80 000 et 100 000 éléphants.
  • Découverte de Soweto, qui fut le lieu de départ de la révolte contre l’Apartheid, en Afrique du Sud.
  • Photo Lise Giguère. La maison-musée de Nelson Mandela à Soweto

  • Safari en 4×4 dans le parc Matusadona, au Zimbabwe. Plus sauvage et moins connu que le parc national de Chobe, il offre l’avantage que notre petit groupe soit seul dans la savane

    PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Sur les pistes du parc national de Chobe.

    NOTE: Cet article a d’abord été publié en Une du cahier Voyage du samedi 2 juin du Journal de Montréal ICI, du Journal de Québec ICI. On a également pu le voir sur le site de TVA Nouvelles ICI et sur Canoe.ca ICI.

5 sorties à deux pas de chez soi

Le Grand Quai de Montréal

C’est le début de la saison des croisières au Grand Quai de Montréal. Cette année, 27 navires de 19 compagnies de croisière s’y arrêteront à 90 reprises au Port de Montréal.

Au fait, saviez-vous qu’il est possible de commencer ou de terminer sa croisière directement de Montréal ? Un véritable bonheur ! Cette année, pas moins de quatre compagnies offriront des itinéraires Montréal-Montréal, via Saint-Pierre-et-Miquelon ou les Grands Lacs. La métropole sera également le point de départ de 20 croisières vers Boston, 16 croisières vers New York, 16 croisières vers les Îles-de-la-Madeleine, 6 croisières vers la Floride, et des croisières vers les Grands Lacs, l’Europe (Royaume-Uni et Allemagne) et Cuba.


► cruises.alamontreal.com

 

Bonne fête Via Rail !

PHOTO AGENCE QMI, JOËL LEMAY

À l’occasion de son 40e anniversaire, VIA Rail Canada (VIA Rail) a fait produire 40 billets en acier forgé dans l’acier d’un wagon ayant parcouru six millions de kilomètres (l’équivalent de mille traversées du Canada), destiné à la ferraille. Ces billets seront donnés à l’issue d’un concours se terminant auj. (10 juin). Les gagnants se verront remettre un voyage aller-retour pour deux personnes d’un océan à l’autre ou vers toute autre destination desservie par VIA Rail.

► www.viarail.ca

 

Rabais au Fairmont de Boston

PHOTO COURTOISIE, FAIRMONT.COM

Jusqu’à la fin de l’année, afin de compenser la faible valeur du dollar canadien, le Fairmont Copley Plaza de Boston, situé au cœur du quartier historique Back Bay, du jardin Boston Common, etc., propose un rabais allant jusqu’à 30 %. De plus, invitation à devenir Membre du Club du Président Fairmont. C’est gratuit, ça offre de nombreux avantages (internet gratuit, inscription plus rapide, etc.) et, dans ce cas précis, les membres du Club recevront un cadeau au choix du chef lorsqu’ils effectueront une réservation.

► www.fairmont.fr

 

Le Village du père Noël a 65 ans !

PHOTO COURTOISIE, VILLAGE DU PÈRE NOËL

Pour souligner cet important anniversaire, le Village du Père Noël de Val-David ajoute deux nouvelles activités à sa quarantaine (mur d’escalade, sapin de cordes, tyroliennes, maison dans un arbre, jeux d’eau, spectacle de magie, etc.), permettant aux jeunes de parfaire leurs aptitudes d’apprentis lutins. L’ouverture de la saison estivale aura lieu le 16 juin.

► www.noel.qc.ca

Parcours épicuriens

Découvrir les quartiers de Montréal en se régalant, c’est possible, grâce aux Parcours épicuriens guidés de CELEB’Événements dans 4 quartiers de Montréal : Hochelaga, Wellington, Mile-Ex/Petite Italie et St-Henri. Chaque parcours est unique et propose entre 6 et 9 arrêts avec dégustations et rencontres avec des passionnés. À noter que 10 Parcours sont également proposés à Québec.

► www.celebevenements.com   

Ce texte a d »abord été publié dans le chronique Conseils pour voyageurs du samedi 26 mai du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

 

Oak Bluffs, le village en pain d’épices

MARTHA’S VINEYARD, MASS | On a beau en avoir entendu parler ou avoir lu à leur sujet, impossible de bouder la joie enfantine qui s’empare de nous lorsqu’on déambule près des petites maisons aux couleurs vives et aux toits dentelés de Oak Bluffs. Ne viendrait-on pas, comme Alice au pays des merveilles, de traverser le miroir ?

PHOTO LISE GIGUÈRE

Situées sur l’île de Martha’s Vineyard, en retrait d’un pâté de maisons imposantes qui bordent la route principale, en face de la marina de Oak Bluffs, elles apparaissent comme un véritable enchantement avec leurs couleurs vives et leurs toits dentelés.

PHOTO LISE GIGUÈRE,

Pas étonnant qu’on leur ait donné le surnom de Maisons de pains d’épices (Gingerbread Houses). C’est vrai qu’elles ressemblent à celles que l’on décore de glaçage coloré, au temps des fêtes, pour le plus grand bonheur des enfants.

PHOTO LISE GIGUÈRE,
Peintes de couleurs vibrantes, leurs décorations en dentelles les font ressembler aux petites maisons de pain d’épices que l’on décore pour Noë

Un camp méthodiste

Aujourd’hui attraction majeure de Martha’s Vineyard, ces charmantes petites maisons de poupées n’ont cependant pas été créées pour le plaisir des touristes, mais plutôt pour des réunions spirituelles, au 19e siècle.

En 1835, alors que l’Église méthodiste choisissait cet endroit comme lieu de retraite, de grandes tentes étaient installées sous un immense chêne afin d’accueillir les membres. Comme les tentes devaient être montées et démontées chaque année, certains fidèles ont commencé, vers 1860, à s’y construire de petits chalets.

Collées les unes aux autres et placées en cercle autour d’un grand Tabernacle (lieu du culte à parois ouvertes), elles se multiplièrent rapidement. C’est le besoin de renforcer les liens de la communauté, par fierté, mais aussi pour se démarquer, qu’au fil des années, leurs propriétaires ont multiplié les fioritures décoratives et ont baptisé l’endroit Oak Bluffs, en hommage au chêne des premières rencontres.

Un attrait touristique

Des 500 petites maisons qui ont existé aux temps forts de ce camp, il en reste un peu plus de 300. Minuscules (entre 200 et 300 mètres carrés), elles sont réunies autour de Trinity Park, près du Tabernacle et de la Grace Methodist Church.

Photo: Lise Giguère
Certaines sont vraiment petites. En fait, leur dimension varie entre 200 et 300 mètres carrés

Entretenues avec amour et fierté par leurs propriétaires, elles sont ornées de fleurs abondantes autant sur leurs balcons que dans leurs magnifiques jardins. On peut même pousser la porte de l’une d’entre elles, devenue le Musée Cottage City (Oak Bluffs s’est d’abord appelé Cottage City) qui raconte leur histoire.

PHOTO : TOURISM MARTHA’S VINEYARD
L’une d’entre elles a été transformée en Musée et raconte l’histoire du lieu

En août, l’endroit se fait encore plus magique, lors de la fameuse Illumination Night. En effet, chaque année, dès 21 h, les lumières de la rue s’éteignent et des lanternes chinoises illuminent le Tabernacle et l’extérieur de chaque petite maison.

Crédit : Tourism Martha’s Vineyard
En aout, pour la Illumination Night, l’endroit se fait particulièrement magique

La communauté perpétue ainsi une tradition qui remonte à 1868 alors qu’on soulignait la fin de la saison. Pour cette occasion, plusieurs d’entre elles ouvrent même leur porte.

Crédit : Tourism Martha’s Vineyard
En aout, l’extérieur est décoré de lanternes

Cependant, l’activité est si populaire qu’il est impossible de savoir, avant la semaine qui précède, à quelle date aura lieu cet événement. Il faut donc surveiller de près ! Cependant, quelqu’un m’a murmuré que ce serait le 15 août. Chut, soyez discrets !

On dit que ces petites maisons sont les plus photographiées de tous les É.-U.. En raison de leur couleur vibrante, la prise de photo peut s’avérer difficile. Il vaut mieux éviter le plein soleil qui délave les couleurs et qui produit des jeux d’ombre. Par contre, n’importe quel temps est idéal pour les admirer, même la grisaille et la pluie. Info: Info www.mycma.org

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du samedi 26 mai du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

 

Glamping dans les Montagnes blanches

Si la perspective de passer quelques jours en pleine nature en séduit plusieurs, ce n’est, par contre, pas tout le monde qui a envie de jouer les escargots et de transporter tout son matériel.

PHOTO COURTOISIE, HUTTOPIA, ROMAIN ETIENNE
Dans une forêt que traversent deux ruisseaux.

Partir en camping sans avoir à trimballer tente, sacs de couchage, réchaud, chaises pliantes, matelas, pompe, sacs de couchage, serviettes et autres objets nécessaires à son bien-être a mené à la naissance du « glamping ». Un mot issu de la contraction de « glamour » et « camping ». Avec des tentes « prêt-à-camper » et des chalets permanents, plus besoin de surcharger son auto et ses sacs à dos puisque tout est fourni sur place.

Maintenant aux États-Unis

Pionnière dans ce domaine, l’entreprise Huttopia s’est d’abord fait connaître au Québec, grâce à un partenariat avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec) avant d’installer son tout premier site de villégiature à Sutton, puis aux États-Unis.

PHOTO COURTOISIE, HUTTOPIA, ROMAIN ETIENNE
Dans une forêt que traversent deux ruisseaux.

Situé dans le New Hampshire, à proximité de North Conway, le Huttopia White Mountain se trouve au bord d’un lac (Iona) avec plage, dans une forêt traversée par deux ruisseaux et, comme son nom l’indique, au cœur des Montagnes blanches.

Sur ce site, en plus des différents types d’hébergement (chalets tout équipés, espaces de camping ou tentes de prêt-à-camper pouvant loger de deux à cinq personnes et fournissant l’électricité, l’eau courante et, dans certains cas, une salle de bain complète), la literie et le matériel de cuisine sont fournis. On trouve aussi sur place une piscine chauffée, des aires de jeux pour les enfants, un marché et un restaurant de type food truck.

PHOTO COURTOISIE, HUTTOPIA, ROMAIN ETIENNE
Restaurant de type Food truck.

À peu de distance, une quinzaine de minutes en auto, l’immense terrain de jeux de la forêt nationale des Montagnes blanches s’ouvre aux amateurs de randonnée, d’escalade, de plage ou de photo avec ses nombreux sentiers de randonnées et ses innombrables sommets, dont l’imposant Mont Washington, la plus haute montagne du nord-est des États-Unis (1916 mètres). L’accès à ce dernier se fait d’ailleurs de Pinkham Notch, à seulement 25 minutes du site Huttopia !

Cyclistes et kayakistes trouveront également leur bonheur à peu de distance. Pour les premiers, la Kancamagus Highway, une route panoramique de 54 km menant à 3000 pieds d’altitude, devrait les combler. Les seconds apprécieront la descente de la Saco River, que l’on peut également faire à l’aide de tubes gonflables.

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On peut s’amuser sur le lac.

Et pendant que les sportifs s’amusent et dépensent leur énergie, d’autres membres de la famille peuvent profiter du fait que le New Hampshire est un État sans taxe et se rendre dans le village de North Conway au Settlers Green Outlet Village faire la chasse aux aubaines. D’autres, enfin, peuvent choisir de profiter des nombreuses attractions (Santa’s Village, mini-golf, glissades d’eau, etc.) que l’on trouve dans ce secteur.

Faut-il s’étonner qu’en 2015, le Lonely Planet ait classé North Conway au 5e rang des meilleures destinations à visiter aux États-Unis ?

À savoir

  • Sur la route vers Boston ou New York, cette destination n’est qu’à 3 h 45 de Montréal et à 1 h 45 des plages du Maine.
  • Des villages Huttopia sont disponibles à Sutton, dans les Cantons de l’Est et à White Mountains (North Conway). Les sites ouvriront le 18 mai.
  • Trois nouveaux espaces de villégiature au Québec et aux États-Unis devraient voir le jour d’ici 2019.
  • Les animaux de compagnie sont les bienvenus.

 www.huttopia.com

  • Ce texte a d’abord été publié le samedi 28 avril 2018, dans le cadre de la chronique Est des USA dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI

7 bonnes raisons d’aller à Grenade, en Espagne

GRENADE, Espagne | Au pied des cimes de la Sierra Madre et au cœur de l’Andalousie, en Espagne, Grenade est l’une de ces villes dont la riche histoire fascine et s’inscrit à jamais dans le cœur de ceux qui la visitent. Voici sept bonnes raisons de s’y rendre.

Visiter l’Alhambra

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L’Alhambra

Construit sur un plateau surplombant la ville, l’imposante forteresse, chef-d’œuvre architectural imaginé par les musulmans de l’émirat de Grenade, trône aujourd’hui au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Ce monument, l’un des plus beaux de cette partie de l’Europe et le plus visité d’Espagne­­­, subjugue tous ceux qui y posent les pieds, et ce, depuis des siècles. Son nom (Alhambra) signifie « palais rouge », sans doute parce que ses murs extérieurs sont couverts de briques rouges. À l’intérieur de ses murailles, on découvre un somptueux ensemble de palais aux murs sculptés en dentelle et des jardins d’une incroyable splendeur, composés de bassins, de patios et de fontaines. Prévoir un minimum de trois heures (et plus si possible) pour profiter pleinement de la visite.

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Un jardin à l’intérieur de l’Alhambra

Découvrir la cathédrale

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La cathédrale

Construite au 16e siècle selon le désir de la reine Isabelle de Castille (Isabelle la Catholique), l’imposante cathédrale a été érigée au centre de l’ancienne médina musulmane sur l’emplacement même où se dressait autrefois la grande mosquée. Malheureusement, elle est tellement coincée entre les habitations qu’il est impossible d’apprécier la splendeur de sa façade. Considérée comme étant la toute première église Renaissance d’Espagne et classée monument national, c’est une véritable splendeur. Son intérieur lumineux, tout en blanc et or, compte cinq nefs, des chapelles, un musée et la chapelle royale (Capilla real) où, dans des mausolées en marbre, reposent les dépouilles des monarques catholiques Ferdinand et Isabelle.

Arpenter le quartier Albayzin

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Le quartier Albayzin

L’ancien quartier arabe est le plus ancien de Grenade. Situé tout près de l’Alhambra, il compte près de 3000 ruelles tortueuses dans lesquelles se retrouvent les authentiques carmenes, maisons construites pendant la période de domination arabe. Derrière leurs murs immaculés se cachent de magnifiques patios avec jardins intérieurs recouverts de vigne et de fleurs. Se perdre dans le dédale de ces ruelles, où flotte une odeur de jasmin, nous projette dans les médinas d’un passé révolu.

S’offrir un repas avec vue

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La terrasse du Mirador de Morayma

Bien que des visites nocturnes de l’Alhambra soient possibles, rien n’égale la vue imprenable qu’offrent les miradors du quartier Albayzin. Pour s’y rendre, on longe les murailles de l’Alcazaba Cadima. La montée est raide, mais la vue en vaut la peine. Pour en jouir pleinement, on réserve une table sur la terrasse du Mirador de Morayma (miradordemorayma.com) au soleil couchant. Il ne reste plus qu’à se régaler des tapas ou des paellas de ce restaurant traditionnel espagnol (il faut aussi goûter le vin de leur vignoble) pendant que sous nos yeux, l’Alhambra se drape d’or, d’ambre, d’orange et de rouge avant de scintiller dans la nuit noire. Un moment de pure magie!

Dormir dans une habitation troglodyte

C’est dans le Sacromonte, le vieux quartier gitan de Grenade, que serait né le zambra, une forme de flamenco dont les représentations sont offertes dans les Cuevas del Sacromonte, des grottes creusées dans la colline. Et si on poursuivait l’expérience en logeant dans une habitation troglodyte (habitation creusée dans le roc)? Si l’on n’apprécie guère les espaces confinés, l’Hotel Granada Center (www.hotelescenter.es/hotel-granada-center) permet de rayonner au cœur de la ville. De plus, son jardin intérieur est promesse de détente et son service est impeccable.

Faire la fête

Grenade regorge de jolies places et de jardins avec jets d’eau et petits restos où s’attabler. À la nuit tombée, ces endroits s’illuminent pour créer une ambiance festive. Paella, sangria, bière et vin se succèdent jusqu’au petit matin alors que les fêtards prennent la direction de l’une des nombreuses boîtes de nuit de la ville afin de continuer la fiesta.

Profiter de la météo et des prix abordables

De plus en plus de Québécois choisissent de faire de longs séjours en Espagne­­­, et particulièrement à Grenade­­­, pour fuir l’hiver. Rien d’étonnant à cela, puisque la région peut compter sur 300 jours de soleil par année et que, si ses étés sont très chauds, ses hivers, eux, sont plutôt doux. Cela, sans compter que le coût de la vie relativement bas permet à plusieurs agences de tourisme d’offrir de longs séjours à prix plus qu’abordable.

**Ce texte a d’abord été publié le mardi 24 avril, dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI.