Archives de Catégorie: histoire

Virginia Beach – La station balnéaire…où l’on aime revenir

VIRGINIA BEACH, Virginie | Certaines destinations possèdent un tel pouvoir d’attraction que même le passage du temps n’arrive pas à faire pâlir leur étoile. C’est le cas de Virginia Beach. Mais quel est donc ce pouvoir de séduction ? Pour comprendre, il suffit de s’y rendre.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach. L’immense statue de Neptune veille sur la longue promenade en bord de mer

 

S’il est vrai que son long ruban de sable blond (56 km), léché par des eaux chaudes, ramène les visiteurs année après année, cette destination fait aussi montre d’un dynamisme incroyable pour offrir des activités originales et séduisantes.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
Marcher sur la plage au coucher du soleil

À chacun sa plage

Au sud, dans le Back Bay National Wildlife Refuge, la plage n’est pas accessible. Elle est réservée aux oiseaux et autres animaux que l’on croise, à pied ou à vélo, dans les sentiers de randonnée.

Adjacent à ce territoire protégé, le False Cape State Park est le lieu de tous les plaisirs (canot, kayak, vélo, randonnée) et s’il est possible de s’y baigner ou même d’y camper, il faut mériter cette chance, car on ne peut y accéder qu’en marchant ou en pédalant 10

The Cavalier

km, les autos y étant interdites.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
En vélo dans le False Cape State Park

On arrive ensuite aux trois plages publiques, celle de la Promenade tout particulièrement appréciée des surfeurs et des badauds qui s’immortalisent près de la statue de Neptune qui veille sur son boardwalk de 5 km. Vient ensuite Sandbridge, calme et sereine, et enfin, plus au nord, celle plus familiale de la baie de Chesapeake.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
La passerelle qui mène à la plage familiale de la baie de Chesapeake

Tant de choses à voir et à faire

Ville sportive, dynamique et prônant un mode de vie sain, la principale station balnéaire de la Virginie compte de nombreux restaurants dont les menus regorgent de produits locaux. Au New Earth Farm, on peut même apprendre à faire ses propres marinades ou suivre des cours de cuisine.

À cela s’ajoutent plusieurs arrêts dégustation. Des bières à la Commonwealth Brewery Company, une vodka artisanale à la Chesapeake Bay Distillery et des vins à la Mermaid Winery, qui offre également une très bonne table.

Mais la configuration de cette ville toute en longueur invite également aux longues randonnées, en forêt, mais surtout en bord de mer. Par beau temps, les sorties en bateau ou en kayak à la rencontre des dauphins ou l’initiation au surf, au « paddleboard » ou au parapente comblent nos besoins d’évasion et d’adrénaline.


L’hôtel The Cavalier

The Cavalier

Virginia Beach possède de nombreux hôtels de toutes catégories, mais aucun ne fait d’ombre à cette belle d’autrefois qu’est The Cavalier. Inspiré par l’architecture de Monticello (résidence de Thomas Jefferson, 3e président américain), l’hôtel a été construit en 1927. Depuis son ouverture, il a vu défiler de nombreuses célébrités dont 10 présidents américains.

Pour un séjour luxueux, on opte pour l’une de ses 85 chambres (23 suites) dans lesquelles les chiens sont les bienvenus. Sur place, on profite des cours de mixologie qu’on y offre et l’on visite la Tarnished Truth Distillery. Enfin, on joue les riches et célèbres en profitant des installations du Cavalier Beach Club en front de mer. Seul problème, on ne veut plus repartir !

cavalierhotel.com

QUELQUES COUPS DE CŒUR À VIRGINIA BEACH

Military Aviation Museum

Photo : Lise Giguère
C’est à bord de cet avion de la Seconde Guerre mondiale que, par temps clair, on peut s’offrir le frisson d’une envolée.

On trouve dans ce musée la plus importante collection privée d’avions des deux grandes guerres. Les plus audacieux peuvent même s’offrir un vol dans un authentique appareil de la Deuxième Guerre mondiale. Inoubliable !

militaryaviationmuseum.org 

Oceana Naval Air Station

PHOTO: Lise Giguère
Dans le parc historique de l’Oceana Naval Air Station, un F14 comme celui que pilotait Tom Cruise dans Top Gun.

Les 22-23 août, le Oceana Naval Air Station sera ouvert au public. On s’y rend pour voir décoller les F-18 et pour admirer les Jets utilisés par la Navy pendant les guerres. On en profite pour se photographier près du F 14 (ci-haut) identique à celui que pilotait Tom Cruise dans le film Top Gun.

Les murales du ViBe District

Photo; Lise Giguère. L’une des murales du quartier ViBe

Ce quartier est en pleine expansion et, en plus des murales, on y trouve d’étonnantes boutiques et des restaurants branchés.

Pleasure House Oysters

Ostréiculteur passionné, Chris Ludford propose d’originales sorties en mer à la découverte des huîtres. On apporte sa bouteille de vin et Chris fournit les huîtres qu’il sort directement de ses cages dans la mer. Il ouvre ensuite les mollusques que l’on déguste dans son bateau ou… les pieds dans l’Atlantique ! L’ostréiculteur a commencé cette activité à la demande d’un chef désireux de tout connaître sur les huîtres.

PHOTO: Lise Giguère
L’un des moments forts du voyage, lorsque Chris Ludford puise des huitres fraîches dans la cage qu’il vient de sortir de la mer.

pleasurehouseoysters.com


First Landing State Park

Photo: Bureau du tourisme de Virginie – First Landing State Park

Ce parc est le lieu de débarquement des premiers colons anglais (1607). Avec son terrain de camping parfaitement aménagé et ses sentiers de randonnée dans une forêt de cyprès couverts de mousse espagnole, le site est tout simplement magique.

Bon à savoir

  • On s’y rend par la route : 12 h de Montréal ou 14 h de Québec.
  • Le Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach propose, toute l’année, des rabais de 15 à 35 %, selon la saison.
  • En septembre et octobre, les prix sont moins élevés, les visiteurs sont moins nombreux et l’eau y est plus chaude. À considérer !
  • Info : VisitezVirginiaBeach.com

Ce voyage a été rendu possible grâce au Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.

Ce texte a été publié, le samedi 30 juin 2018, à la Une du cahier Voyages du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI. On a également pu le lire sur le site web de TVA Nouvelles, ICI.

NOTE:

Ci-bas,  je vous place quelques ajouts qui ont été retiré du texte publié dans le Journal, par manque d’espaces

Virginia Beach pour tous

Avec un slogan comme Live for Life, Virgina Beach souhaite que tout le monde (personnes à mobilité réduite, en chaises roulantes et mamans poussant des carrosses)puisse profiter de ses beautés. Quatre accès sont aménagés pour accéder à la mer et au Grommet Island Park, un parc d’amusement construit à l’initiative de Bruce Thompson, dont le fils, Josh, autrefois surfeur, est atteint de la maladie de Lou Gehrig !

PHOTO: Lise Giguère
Le Grommet Island Beach Park un parc d’amusement pour les enfants et les a

À noter qu’au centre d’interprétation du First Landing State Park, on offre également des chaises roulantes avec roues ballons permettant de rouler jusqu’à la mer.

Aussi:

  • Pour le plaisir de rencontrer des contemporains et de parler français, on se rend à la French Twist Boutique(Annie Reichhoff) ; au Travel-L-Park Campground(Phil Upton) ou au Restaurant Bubba’s(Josee Hionis).
  • Ceux qui connaissent l’histoire d’Edgar Cayce’s, ce medium qui prônait les principes d’une saine alimentation, de l’exercice et du grand air au début du XXe siècle, apprécieront la visite de son Centre de santé situé dans son ancien hôpital, près duquel on trouve aussi un labyrinthe de méditation et un jardin. EdgarCayce.org

 

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5 sorties à planifier

Tous les voyages commencent par une image, un rêve, une curiosité ou une opportunité. Voici cinq informations pouvant servir d’inspiration.

1. Quand on visite une ville, les petits livres CityPASS®, permettent de visiter de nombreuses attractions à prix réduit. Après des débuts à Seattle et San Francisco, le 11 juin 1997 CityPASS, célèbre aujourd’hui son 20e anniversaire et propose 12 destinations nord-américaines : Toronto, Atlanta, Boston, Chicago, Dallas, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, Tampa Bay et la Californie du Sud (dont Disneyland, Disney California Adventure Park, SeaWorld San Diego et LEGOLAND Californie).

PHOTO COURTOISE, LEGOLAND

2. En 2015, la comédienne Geneviève Bilodeau et le plongeur professionnel Patrick R. Bourgeois présentaient le documentaire Québec profond – Splendeurs du fleuve-mer qu’ils avaient réalisé. Les revoilà avec un nouveau projet concocté après un été sur la Côte-Nord et ailleurs dans l’est du Québec pour prendre des images de la faune et la flore du fond marin. Leur film sera diffusé en primeur le 20 avril, en ouverture du Festival de Films pour l’Environnement de St-Casimir (du FFPE) dont Geneviève est marraine, et dont le président d’honneur est Jean Lemire ! Il y aura aussi une diffusion à Canal D par la suite, le 25 avril à l’émission Docu-D. http://www.quebecprofond.com

PHOTO COURTOISIE

3. Village Monde, Air Canada, Karavaniers et Lojiq invitent les jeunes du Québec, et de France, passionnés de voyages, intrépides et sensibles à la trace que l’on laisse sur la planète à partir à l’aventure et à s’impliquer grâce aux bourses d’explorations qu’ils offrent. Les inscriptions pour le défi Exploration en Terres Solidaires 2018, ont lieu jusqu’au 16 avril. 10 jeunes explorateurs se verront alors offrir l’occasion de parcourir un pays pendant un mois à la découverte d’initiatives de tourisme durable et solidaire dans des communautés éloignées et à partager leur découverte sur les réseaux sociaux.

4. La visite théâtrale Suivez le chef du Château Ramezay invite les épicuriens curieux à un circuit historico-alimentaire. Pendant 2 h, en compagnie d’un guide/comédien, ils découvriront les racines des traditions alimentaires montréalaises ! Jusqu’au 20 mai.

PHOTO BEN PELOSSE

5. Chaque année Les Grands Explorateurs permettent aux amoureux des voyages de revisiter une destination, de la rêver et d’en discuter avec le conférencier invité. Au programme 2018-2019 : la Corse, l’Alaska, la Cappadoce, la Martinique, la Guadeloupe, Jérusalem et la Chine, sans oublier les deux hors séries : la ville de Mexico et la Slovanie. Les nouveaux abonnés se voient, cette année, offrir la possibilité de gagner une croisière en Alaska. Pour voir la vidéo de présentation : https://vimeo.com/259361248

PHOTO FOTOLIA

Cet article a d’abord été publié dans la chronique Trucs pour voyageurs, du 14 avril 2018, du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

Cuba: les incontournables de Cayo Santa Maria

CAYO SANTA MARIA, Cuba – Petite île au large de la côte nord de Cuba, Cayo Santa Maria n’est en fait qu’une immense station balnéaire. C’est le royaume des complexes hôteliers tout inclus qui déversent leur lot de touristes sur les jolies plages, dans les eaux turquoise ou au cœur de la végétation luxuriante, qui cache une grande diversité de flore et de faune.

Cayo Santa Maria est l’endroit idéal pour se détendre. Par contre, si l’on souhaite découvrir la culture cubaine, il faut s’en éloigner un peu. Voici huit endroits qu’il vaut la peine d’explorer.

1. Le Pedraplen

@Courtoisie Sunwing – Le Pedraplen

Lorsqu’on réserve pour un séjour à Cayo Santa Maria, l’arrivée se fait à l’aéroport Santa Clara Abel Santamaria. Ensuite, il faut rouler 90 minutes pour s’y rendre. Ce n’est pas le moment de dormir. Au contraire, il faut bien ouvrir les yeux pour admirer le Pedraplen, une impressionnante digue de 48 kilomètres qui serpente dans la mer. Ce chef-d’œuvre du génie civil contourne les mangroves (habitat des flamants roses et autres échassiers), compte 49 ponts et donne accès aux trois îles sœurs de Villa Clara (Cayo Santa Maria, Cayo Ensenachos et Cayo Las Brujas).

2. Les plages

Courtoisie Sunwing – Les plages de sable blanc

Les plages de Cayo Santa Maria s’étirent sur 13 km et 10 d’entre elles sont d’un blanc quasi immaculé. On peut marcher de longues heures, les orteils dans ce sable farineux ou les pieds dans l’eau avant de réaliser que l’on s’est beaucoup éloigné de son hôtel. Pas de panique, si l’on est trop fatigué pour rebrousser chemin, il suffit d’entrer sur le site du premier hôtel que l’on croise et de négocier son retour en catamaran, en voilier ou autre.

3. Le refuge faunique

Courtoisie Sunwing –

Situé dans la partie orientale de Cayo Santa Maria, le refuge faunique fait partie d’une zone qui a obtenu le statut de réserve de biosphère nommée Buenavista. On s’y rend pour observer les oiseaux, les animaux, les plantes, faire de la randonnée dans les sentiers balisés et se baigner à la petite plage Las Gaviotas. Située à la pointe de l’île, cette dernière n’appartient à aucun complexe hôtelier. Pour y accéder, il suffit de payer l’accès au refuge faunique.

4. La Plaza La Estrella

Bien que tous les complexes hôteliers possèdent leurs boutiques, la Plaza Estralla, facilement repérable grâce à sa réplique de la tour cubaine Manaca Iznaga, que l’on voit de loin, rappelle ces places animées au cœur des villes cubaines. C’est un ensemble de quelques magasins, boutiques et marchés d’artisanat, avec allées de quilles, spa, gym et quelques restaurants.

 

5. Le Delfinario

Courtoisie Sunwing

Ce grand delphinarium est situé à Cayo Ensenachos, l’une des trois îles sœurs des Cayos de Villa Clara. Il serait le plus grand de son genre dans toute l’Amérique latine. La taille de ses bassins est beaucoup plus grande que la moyenne. On y présente des spectacles de lions de mer et de dauphins et l’on peut même nager avec ces derniers.

6. Les récifs et fonds marins

Courtoisie Sunwing

Les eaux autour Cayo Santa Maria regorgent de trésors – aussi bien des récifs coralliens que des grottes, et des épaves – et permettent la rencontre unique d’animaux marins. L’archipel Jardines del Rey, dont Cayo Santa Maria fait partie, est d’ailleurs reconnu pour la diversité de ses sites de plongée. On y plonge de jour comme de nuit. Le centre de plongée de la Marina Gaviota propose aussi des cours de différents niveaux avec certification ACUC (mondialement reconnue).

7. Sur la piste du Che et de Fidel

 

@lisegiguere – Tren Blindado, l’endroit où le Che a fait dérailler un train blindé quelques jours avant l’arrivée de Castro à la Havane le 1er janvier 1959.

Il serait vraiment dommage de ne pas s’offrir l’excursion vers la ville de Santa Clara, reconnue pour ses monuments rappelant la Révolution. Arrêt d’abord à Tren Blindado, où l’on peut admirer le train de munitions de l’armée de Batista que les combattants du Che ont fait dérailler à l’aide d’un bulldozer, ce qui a permis à Fidel d’atteindre La Havane. Un moment historique de la révolution cubaine.

@lisegiguere – le Mémorial au Che, Place de la Révolution. C’est à cet endroit que se trouve la dépouille du révolutionnaire, rapatrié 30 ans après sa mort de Bolivie, ainsi que celle de ses compagnons.

On se rend ensuite au mausolée du Che Guevara avec son immense statue du Che. C’est à la fois un musée avec photos, anecdotes et biens ayant appartenu au Che et racontant sa vie qu’un mausolée où se trouve sa dépouille, rapatriée 30 ans après sa mort en Bolivie, ainsi que celles de 17 de ses compagnons révolutionnaires.

8. Le train jusqu’à Remedios

@lisegiguere – Le train à vapeur datant du 20e siècle

L’une des excursions les plus agréables qui soient proposées est sans aucun doute la visite du Musée de la canne à sucre, près duquel on monte à bord d’un train à vapeur datant du 20e siècle pour entrer dans les terres et se rendre dans la petite ville coloniale de Remedios. Une belle façon d’avoir un aperçu de l’arrière-pays et de la vie quotidienne cubaine. À Remedios, on visite la deuxième plus ancienne église du pays avec son retable en or 22 carats. Impressionnant.

LES TOUT INCLUS DE CAYO SANTA MARIA

Courtoisie Sunwing – Le Royalton de Cayo Santa Maria

Ce sont les rois de cette petite île. Au nombre de 17, ils proposent leurs propres divertissements, restaurants, bars, discothèques, etc. On en trouve dédié aux familles, aux couples désireux de faire la fête ou d’autres plus tranquilles favorisant la relaxation.

L’un des favoris de ceux qui cherchent la détente, le Royalton Cayo Santa Maria, plus petit (120 chambres), est réservé aux adultes, qui apprécient tout particulièrement ses baldaquins en bord de piscine et ses lits balinais sur la plage.

Courtoisie Sunwing – Les baldaquins en bord de piscine

* Ce voyage a été rendu possible grâce à Sunwing (www.sunwing.ca).

Consultez aussi notre En 5 minutes:

Cuba: plus de vacanciers que jamais

http://www.journaldequebec.com/2018/03/03/plus-de-vacanciers-que-jamais

Ce texte a d’abord été publié à la Une du cahier voyage du samedi 3 mars dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI

De Bucarest à Budapest à bord du Viking Lif

Envahie à de nombreuses reprises et longtemps cachée derrière le rideau de fer, l’Europe de l’Est est plutôt méconnue. Pourtant, elle possède de nombreux trésors pour les touristes qui aiment les rendez-vous avec l’Histoire.

La croisière « Passage en Europe de l’Est », à bord du Viking Lif, propose une aventure de 11 jours dans cinq pays, à la découverte de quatre grandes capitales et de charmants petits villages sur le majestueux Danube.

« J’ai 33 ans et j’ai déjà changé quatre fois de pays, pourtant, j’ai toujours habité Belgrade », lance d’emblée notre sympathique guide serbe. Pleine d’humour, elle nous détaille les nombreux changements politiques de son pays, sans se plaindre, en constatant simplement. « Chaque matin, je sais que je me lève à Belgrade, mais je ne suis jamais totalement certaine dans quel pays je me trouve. »

Cette phrase résume plutôt bien l’étrange situation dans laquelle vivent ces différents peuples dont plusieurs étaient frères avant l’éclatement de la Yougoslavie. Au fil des jours, on visitera des familles, on assistera à des conférences et des spectacles, on suivra des cours de cuisine et on marchera dans ces lieux dont les murs portent toujours les traces des balles ou des bombes. Partout, l’émotion est au rendez-vous.

LE NAVIRE

Les longs navires de Viking Cruises bénéficient de l’expérience de cette compagnie qui navigue, depuis 20 ans, sur une vingtaine de fleuves d’Europe, de Russie, de Chine et d’Asie. Construit en 2014, le Viking Lif est moderne et lumineux, ses 95 cabines (dont 25 seulement n’ont ni véranda ou balcon) sont confortables et fonctionnelles,

la terrasse est bien aménagée et l’ambiance est agréable dans le salon où sont présentés les spectacles et conférences. S’il faut toujours partager sa table avec des inconnus au restaurant, la nourriture est variée et excellente, et cette promiscuité favorise les rencontres et les nouvelles amitiés.

L’ITINÉRAIRE

Bucarest

L’aventure commence dans la capitale de Roumanie, avec ses larges boulevards et ses magnifiques bâtiments qui lui ont valu, entre les deux guerres, d’être surnommée le Petit Paris.

Rousse (prononcer « roussé »)

Situé juste en face de Bucarest, cet important port de Bulgarie était autrefois appelé la Petite Vienne en raison de son architecture aristocratique inspirée par cette ville.

Veriko Tarnovo

@lisegiguere – La forteresse Tsarevets de Veliko Tarnovo en Bulgarie

Ancien royaume des tsars de la Bulgarie, cette petite ville médiévale est aujourd’hui très prisée des touristes.

Vidin

@lisegiguere – La forteresse Baba Vida à Vidin, en Bulgarie.

L’une des plus anciennes villes de Bulgarie, avec sa forteresse médiévale, Baba Vida (10e siècle). À peu de distance se trouve Belogradchik Rocks, une spectaculaire formation rocheuse dont les formes étranges sont source de nombreuses légendes.

Les gorges des Portes de fer

@lisegiguere – Pendant la traversée des Portes de fer, entre la Rouma nie et la Serbie, on aperçoit soudain, taillée dans le roc, cette énorme sculpture repré- sentant le Roi Decebalus.

Avec la Roumanie à droite et la Serbie à gauche, le Danube se rétrécit et livre quelques secrets.

Belgrade

@lisegiguere – L’hôtel Moksva, à Belgrade, en Serbie, où Agatha Christie aurait écrit une partie du Crime de l’Orient Express.

La capitale de la Serbie, que l’on surnomme la White City, est une ville de contrastes, à la fois austère et romantique, en raison de son passé trouble. C’est la ville qui a connu le plus grand nombre de guerres depuis l’époque romaine. Pause jet set à l’hôtel Moskva (prononcer « Moscow »), emblème de la ville, mais aussi lieu de séjour de nombreuses personnalités, dont Agatha Christie, qui y aurait écrit une grande partie du Crime de l’Orient Express.

Vukovar

Détruite à 99 % pendant la guerre serbo-croate (1991-1998), cette région de la Croatie qui était la plus riche est aujourd’hui la plus pauvre.

Kalocsa

Cette ville, l’une des plus anciennes de Hongrie, est célèbre pour sa production de paprika (aussi appelé « or rouge ») et ses broderies faites main comme au 19e siècle.

Budapest (prononcer « Budapesht »)

Ville spectaculaire à l’architecture du 19e siècle, c’est non seulement la capitale de la Hongrie et celle du paprika, mais aussi celle des spas. Ici et là, des monuments à l’holocauste rappellent qu’en Hongrie, pendant la Seconde Guerre mondiale, 1 million de Juifs ont été déportés et 600 000 sont morts. Budapest est aujourd’hui l’une des plus grandes capitales culturelles d’Europe.

Szentendre (prononcer « Saint-André » dont c’est d’ailleurs la traduction)

@lisegiguere – La charmante petite ville de Szentendre près de Budapest, en Hongrie.

À 15 km de Budapest, ce joli petit village à l’architecture baroque du 18e siècle offre de nombreuses boutiques et galeries d’art.

À PROPOS DE CETTE CROISIÈRE

♦ Le type de croisière : Croisière sur fleuve à bord d’un long navire (traversée d’une imposante écluse de 62 mètres).

♦ Le plus : Cet itinéraire comprend une nuit d’hôtel à Bucarest et deux nuits à Budapest (ou l’inverse) ce qui permet de mieux apprécier ces deux villes.

♦ Le moins : Malheureusement pour ceux qui ne parlent pas anglais, il est à peu près impossible de trouver de l’aide en français sur ce navire où tout se déroule en anglais.

♦ Le coup de cœur : Un moment particulièrement touchant du voyage sera le témoignage du directeur de programme, Leonard Miron, né en 1967 sous l’occupation Caeausescu nous racontant ce qu’était la vie sous la direction de ce dictateur.

PRIX ET INFOS PRATIQUES

♦ Coût : 3549 $. Ce prix comprend les escales dans cinq pays, avec sept tours guidés et trois nuits d’hôtel. Les vols ne sont pas inclus. Possibilité de transformer cette croisière en un itinéraire de 23 jours entre Bucarest et Amsterdam au coût de 9849 $.

♦ Quand partir : Cette croisière est offerte d’avril à octobre. Il vaut cependant mieux opter pour le printemps ou l’automne alors que la température est plus douce et les bateaux moins nombreux qu’en juillet et août sur le Danube.

♦ En savoir plus : www.vikingrivercruises.com

Cet article a d’abord été publié dans le Journal de Montréal ICI, dans le Journal de Québec ICI et sur Canoe.ca, ICI.