Archives de Catégorie: Musées

La nouvelle Route des baleines du Massachusetts

Chaque printemps, des centaines de baleines arrivent près des côtes du Massachusetts, dans l’océan Atlantique. Friandes de krill (sorte de crevettes minuscules) et de petits poissons qui abondent dans ces eaux, elles s’y installent pour l’été afin d’y nourrir leurs petits.

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Admirer une baleine de près est toujours un spectacle saisissant

Mais c’est surtout en juillet et en août que ces géants des mers sont en plus grand nombre. À ce moment-là, quelque 11 espèces se répartissent sur cet immense terrain de jeu. Ce retour marque également celui de quelque 800 000 visiteurs qui prennent la route, désireux d’apercevoir leur souffle ou mieux encore, de les approcher grâce aux différentes excursions d’observation proposées tout au long de ce parcours­­­.

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Ici et là, de nombreux petits kiosques invitent à s’inscrire pour des excursions d’observation des baleines.

Une route dédiée aux baleines

Profitant de cet engouement, le Massachusetts Office of Travel and Tourism (MOTT) et les régions touristiques du Bay State (l’État de la Baie) ont unis leurs efforts pour créer le Massachusetts WhaleTrail (Route des baleines du Massachusetts).

Cet itinéraire relie les sites d’observation de baleines aux musées, circuits et sites patrimoniaux dans près de 40 régions. Il s’agit d’une façon agréable d’apprendre l’importance de ces géants de l’océan dans cette région et comment l’industrie baleinière y a laissé sa marque.

Tout savoir sur les baleines

Musées, sites historiques, centres d’interprétation et attractions diverses représentent près de 40 étapes le long de la côte, entre Provincetown et Pittsfield, pour raconter leur histoire et le lien historique qui les lie à cet État.

En effet, les baleines ont longtemps été chassées pour leur précieuse huile par les magnats de l’industrie baleinière, jusqu’à ce que la lampe électrique remplace la lampe à pétrole à la fin du XIXe siècle.

PHOTO LISE GIGUÈRE – Une sculpture qui rappelle que les baleines ont longtemps été chassées dans ces eaux

Parmi les sites, le Seaman’s Bethel et Mariners’ Home à New Bedford, le Nantucket Historical Association Whaling Museum, le New Bedford Whaling Museum, ainsi que les centres d’interprétation comme le SEA SPACE Marine Discovery Center de Provincetown ou même dans certaines galeries d’art dédiées aux baleines comme la Focus Gallery à Chatham.

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Le New Bedford Whaling Museum.

Sur la route de Moby Dick

De plus, une route alternative, axée sur la littérature, bifurque vers certains sites le long de Melville Trail dans l’ouest du Massachusetts et explore la vie et l’inspiration d’Herman Melville, le célèbre auteur du roman Moby Dick.

Au terme de ce périple qui marie la beauté des lieux, les excursions en mer à la recherche des baleines et les musées historiques, on peut terminer ce périple en trinquant à la santé des baleines à la Moby Dick Brewing Company à New Bedford.

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La Route des baleines, c’est aussi l’occasion d’admirer des lieux magnifiques comme Nantucket.

Pour soutenir cette nouvelle route, différents forfaits et promotions sont proposés.

whaletrailma.com

Ce texte a d’abord été publié, le samedi 18 aout 2018, dans le cahier Voyage du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

6 arrêts de charme dans les Berkshires

Les Berkshires, oasis de paix située à mi-chemin entre Boston et New York, a longtemps été la retraite favorite des riches Américains et des artistes en tout genre. De cette époque bénie d’avant impôt, elle a conservé ses paysages vallonnés et verdoyants, ses maisons cossues et son amour de l’art. Voici six arrêts qu’il ne faut pas rater.

LE BLANTYRE (LENOX)

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Ce manoir du début du XXe siècle semble tout droit sorti d’un conte de fées. C’est en 1901 que Robert Patinson, inspiré par la maison ancestrale de sa mère, située à Blantyre, en Écosse, commençait la construction de cet ensemble de bâtiments de style Tudor. Depuis la fin du XXe siècle, c’est un hôtel de luxe, membre de la chaîne Relais & Châteaux. On peut y dormir ou s’y arrêter pour prendre un verre ou s’offrir un repas.

NORMAN ROCKWELL MUSEUM (STOCKBRIDGE)

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Dans cette maison, où le célèbre illustrateur américain a vécu les 25 dernières années de sa vie, est présentée la plus grande collection d’œuvres originales (environ 700) de l’artiste. On y trouve aussi les Archives Norman Rockwell et plus de 100 000 articles, photographies, lettres d’admirateurs et documents commerciaux.

ARROWHEAD (PITTSFIELD)

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Ce manoir classique (1780) est la maison de l’auteur de Moby Dick, Herman Melville. Ce dernier y a emménagé en 1850 et y a vécu près de 13 ans, avec sa famille. Elle est décorée de nombreux meubles ou objets lui ayant appartenu. La Historical Society y offre des ateliers de poésie, des concerts et des conférences.

THE MOUNT (LENOX)

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Cette élégante demeure est celle d’Édith Wharton, l’auteure du Temps de l’innocence, roman paru en 1920, pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer en 1921. Le réalisateur Martin Scorsese s’en est inspiré pour le film du même nom (1993). Ce domaine, d’inspiration franco-italienne, est entouré de jardins magnifiques. Des visites guidées (dont un Ghost Tour) y sont offertes.

CANYON RANCH (LENOX)

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Construite en 1897, cette résidence privée portait le nom de Bellafontaine. Elle fut ensuite un séminaire, puis une école, avant de devenir cette vaste station thermale. Quand les Zuckerman, fondateurs de Canyon Ranch, trouvèrent ce lieu vide et dévasté par le feu, ils mirent toute leur énergie pour préserver son authenticité, allant même jusqu’à utiliser les matériaux et les techniques d’autrefois. C’est aujourd’hui un lieu majestueux, voué au bien-être et à la relaxation.

THE GATEWAYS INN (LENOX)

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Construite en 1912 comme résidence d’été pour Harley Procter de Procter & Gamble, c’est aujourd’hui une auberge, ou plutôt un B&B. On y trouve 11 chambres, toutes différentes, nommées selon les personnages de Shakespeare. En fin de journée, un spectacle de jazz est offert dans le bar qui recèle une  impressionnante collection de whiskys.

Ce texte a d’abord été publié le samedi 4 aout dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

 

Saratoga Springs: arrêt de charme et d’histoire

À mi-distance entre Montréal et New York, une petite municipalité mérite bien qu’on la découvre. Arrêt à Saratoga Springs que l’on surnommait autrefois la Reine des Spas !

 

PHOTO COURTOISIE, GREG CEO

Ce nom lui vient de ces fameuses sources d’eau gazeuse qui fusent du sol comme d’un percolateur. Le président Franklin D. Roosevelt, atteint de la polio et croyant aux bienfaits de ces eaux chargées de minéraux, injectait 5 millions $, une fortune à l’époque de la Grande Dépression, pour la construction d’un vaste complexe, le Roosevelt Bath Spa, toujours en activité aujourd’hui.

Au XIXe siècle, la combinaison de ces sources aux propriétés curatives, la beauté des lieux et de confortables installations ont fait de cette destination un incontournable pour l’aristocratie américaine qui venait « s’y soigner ». Parmi eux, les Vanderbilt, les Rockefeller et autres grandes fortunes s’y sont fait construire de luxueuses résidences d’été et y ont emmené… leurs chevaux.

Ainsi naissait la légendaire Saratoga Race Course, laquelle demeure à ce jour la plus ancienne installation sportive encore en activité aux États-Unis.

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Chaque été, entre juillet et la fête du Travail, l’engouement pour les courses au Saratoga Race Course, la plus ancienne installation sportive encore en activité aux États-Unis, contribue à doubler ou même tripler la population de cette petite ville d’un peu plus de 25 000 habitants.

La renaissance d’une belle d’autrefois

C’est durant cette même période, plus précisément en 1877, qu’ouvrait l’Adelphi Hotel. C’est pour admirer les rénovations de plusieurs millions de dollars investis par Adelphi Hospitality Group (AHG) afin de transformer ce bâtiment historique en un hôtel de luxe moderne que Le Journal s’est rendu à Saratoga Springs. Le trajet (3 h en auto, 6 h en train) en valait la peine.

Trônant au cœur de l’avenue historique de Broadway, la façade toute blanche de ce bel hôtel annonce déjà l’élégance et la splendeur qui se cachent à l’intérieur. Puis, on pousse la porte et hop… nous voilà immergés dans l’âge d’or de Saratoga.

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Le magnifique Adelphi Hotel trône au cœur de la ville de Saratoga Springs.

Partout, des meubles anciens, remis au goût du jour, des miroirs, des tableaux et différents éléments de l’Adelphi original émeuvent ou font sourire, comme cette vieille cabine téléphonique devenue décorative.

À droite de l’entrée, le légendaire bar de l’hôtel, au style très anglais, porte désormais le nom du boxeur, sénateur et fidèle client John Morrissey.

Quelques pas suffisent pour entrer de plein fouet dans le monde moderne grâce à l’immense verrière ouverte sur des jardins paysagers dans laquelle se trouve The Blue Hen, le grand restaurant de l’hôtel. Un second restaurant, Salt & Char, se trouve dans un bâtiment adjacent.

Quant aux chambres, désormais au nombre de 32 (74 à l’origine), elles offrent à la fois le confort, le luxe et la technologie du XXIe siècle. Membre de Small Luxury Hotels of the World, l’Adelphi est désormais une retraite de charme à la fois historique et moderne.

Tant à faire et à voir

Magnifiquement situé, près de nombreux restaurants et boutiques de la rue principale (arrêt suggéré au Caffè Lena qui n’a jamais fermé ses portes et qui est reconnu comme la plus ancienne salle de musique folk des É.-U.), l’Adelphi est à peu de distance du Saratoga Spa State Park (2300 acres) dans lequel jaillissent les sources qui sont à l’origine du développement de cette ville.

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Le Saratoga Spa State Park dans lequel jaillissent les sources qui sont à l’origine du développement de cette ville offre l’occasion de belles randonnées.

Parmi les autres choses à voir, il y a le Saratoga Performing Arts (résidence d’été du Philadelphia Philarmonic Orchestra et du New York City Ballet) où se produisent de nombreuses vedettes internationales (Liza Minelli, Yo Yo Ma, Kiss, The Police, etc.) et où se tiennent de nombreux festivals, sans oublier le National Museum of Dance and Hall of Fame.

PHOTO COURTOISIE, GREG CEO
De nombreux festivals et manifestations festives sont également offerts tout au cours de l’été.

À cela, il faut ajouter le Saratoga Automobile Museum, le Saratoga Casino & Raceway, le plus vieil hippodrome des É.-U. (1863), le National Museum of Racing and Hall of Fame qui rend hommage à la passion des chevaux et des courses et le Canfield Casino, dans lequel se trouve le Saratoga Springs History Museum.

PHOTO COURTOISIE, GREG CEO
Le National Museum of Racing and Hall of Fame rend hommage à la passion des chevaux et des courses.

Enfin, un circuit guidé et commenté permet d’admirer les anciennes résidences d’été de la haute bourgeoisie américaine du XIXe siècle.

Info : www.saratoga.org et www.slh.com/hotels/the-adelphi-hotel/

Ce texte a d’abord été publié le samedi 12 aout 2018, dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec, ICI

Pour tout savoir sur les oiseaux!

Huntington, VT | L’an dernier, le Birds of Vermont Museum célébrait son 30e anniversaire. Si on n’a pas encore visité ce charmant petit musée, il serait peut-être temps de le mettre à son agenda.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
L’entrée du Birds of Vermont Museum.

En pleine nature se cache une modeste petite maison de bois entourée d’un jardin, que l’on atteint par un long pont en bois.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Observer les oiseaux d’une maison dans les arbres.

Ce dernier permet d’observer les magnifiques spécimens d’oiseaux qui vivent dans ces bois, de les voir voleter autour des mangeoires accrochées ici et là

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Des mangeoires sont installées un peu partout sur le site.

et de découvrir les sentiers de randonnée dans lesquels des bancs permettent de profiter de ce magnifique environnement

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Un oiseau-mouche à gorge rouge sculpté par Bob Spear.

 

Un peu d’histoire

Un jour de 1987, dans cette toute petite ville du Vermont, Bob Spear, naturaliste retraité, amoureux des oiseaux et maître sculpteur, décidait de réunir 231 de ses sculptures sur bois (il en avait près de 1000), dans un hall d’exposition non chauffé et recouvert de contreplaqué. Bien que l’endroit soit modeste, ses œuvres, grandeur nature et biologiquement exactes, ne tardèrent pas à attirer de nombreux amoureux de la faune ailée.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Tétras du Canada sculptée par Bob Spear.

Non seulement Bob Spear désirait présenter son travail, mais il voulait faire œuvre d’éducation, ses sculptures lui permettant d’expliquer le mode de vie des oiseaux. Pour leur plus grand plaisir, les visiteurs pouvaient le regarder travailler dans son atelier, alors qu’il sculptait délicatement les petites plumes, les becs, les œufs, etc.

Jusqu’à son décès en octobre 2014, à l’âge de 94 ans, Bob Spear aura consacré plus de 24 000 heures à sculpter ces oiseaux qu’il aimait tant.

L’avenir

Malgré son départ et grâce aux sculpteurs qui, au fil des années, se sont joints au fondateur, la mission d’éducation se poursuit, les expositions se sont développées, et bien entendu de nombreuses activités ont été ajoutées.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Entrée de la Cabane dans les arbres où les visiteurs peuvent admirer les oiseaux et le ruisseau Sherman Hollow. À noter que la Cabane dans les arbres est une structure accessible aux personnes handicapées, construite sur une berge par des étudiants du Centre for Technology, Essex.

À ce jour, le Birds of Vermont Museum présente 511 sculptures d’oiseaux grandeur nature, plus de 540 sculptures d’œufs et 22 sculptures d’autres animaux comme les poissons, les tamias, les grenouilles (que les oiseaux mangent !). 490 d’entre elles ont été réalisées par Bob Spear et les autres sont les œuvres d’Ingrid Rhind, Dick Allen, David Tuttle et Jim Mitchell !

En 2009, le magazine Yankee (magazine consacré à la vie culturelle et quotidienne en Nouvelle-Angleterre) déclarait le Birds of Vermont Museum « meilleur Musée spécialisé de la Nouvelle-Angleterre (Best Specialty Museum) ».

► Ouvert du 1er mai au 31 octobre

► Info : birdsofvermont.org.

 

Ce texte a d’abort été publié le samedi 21 juillet, dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

Virginia Beach – La station balnéaire…où l’on aime revenir

VIRGINIA BEACH, Virginie | Certaines destinations possèdent un tel pouvoir d’attraction que même le passage du temps n’arrive pas à faire pâlir leur étoile. C’est le cas de Virginia Beach. Mais quel est donc ce pouvoir de séduction ? Pour comprendre, il suffit de s’y rendre.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach. L’immense statue de Neptune veille sur la longue promenade en bord de mer

 

S’il est vrai que son long ruban de sable blond (56 km), léché par des eaux chaudes, ramène les visiteurs année après année, cette destination fait aussi montre d’un dynamisme incroyable pour offrir des activités originales et séduisantes.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
Marcher sur la plage au coucher du soleil

À chacun sa plage

Au sud, dans le Back Bay National Wildlife Refuge, la plage n’est pas accessible. Elle est réservée aux oiseaux et autres animaux que l’on croise, à pied ou à vélo, dans les sentiers de randonnée.

Adjacent à ce territoire protégé, le False Cape State Park est le lieu de tous les plaisirs (canot, kayak, vélo, randonnée) et s’il est possible de s’y baigner ou même d’y camper, il faut mériter cette chance, car on ne peut y accéder qu’en marchant ou en pédalant 10

The Cavalier

km, les autos y étant interdites.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
En vélo dans le False Cape State Park

On arrive ensuite aux trois plages publiques, celle de la Promenade tout particulièrement appréciée des surfeurs et des badauds qui s’immortalisent près de la statue de Neptune qui veille sur son boardwalk de 5 km. Vient ensuite Sandbridge, calme et sereine, et enfin, plus au nord, celle plus familiale de la baie de Chesapeake.

Photos : Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.
La passerelle qui mène à la plage familiale de la baie de Chesapeake

Tant de choses à voir et à faire

Ville sportive, dynamique et prônant un mode de vie sain, la principale station balnéaire de la Virginie compte de nombreux restaurants dont les menus regorgent de produits locaux. Au New Earth Farm, on peut même apprendre à faire ses propres marinades ou suivre des cours de cuisine.

À cela s’ajoutent plusieurs arrêts dégustation. Des bières à la Commonwealth Brewery Company, une vodka artisanale à la Chesapeake Bay Distillery et des vins à la Mermaid Winery, qui offre également une très bonne table.

Mais la configuration de cette ville toute en longueur invite également aux longues randonnées, en forêt, mais surtout en bord de mer. Par beau temps, les sorties en bateau ou en kayak à la rencontre des dauphins ou l’initiation au surf, au « paddleboard » ou au parapente comblent nos besoins d’évasion et d’adrénaline.


L’hôtel The Cavalier

The Cavalier

Virginia Beach possède de nombreux hôtels de toutes catégories, mais aucun ne fait d’ombre à cette belle d’autrefois qu’est The Cavalier. Inspiré par l’architecture de Monticello (résidence de Thomas Jefferson, 3e président américain), l’hôtel a été construit en 1927. Depuis son ouverture, il a vu défiler de nombreuses célébrités dont 10 présidents américains.

Pour un séjour luxueux, on opte pour l’une de ses 85 chambres (23 suites) dans lesquelles les chiens sont les bienvenus. Sur place, on profite des cours de mixologie qu’on y offre et l’on visite la Tarnished Truth Distillery. Enfin, on joue les riches et célèbres en profitant des installations du Cavalier Beach Club en front de mer. Seul problème, on ne veut plus repartir !

cavalierhotel.com

QUELQUES COUPS DE CŒUR À VIRGINIA BEACH

Military Aviation Museum

Photo : Lise Giguère
C’est à bord de cet avion de la Seconde Guerre mondiale que, par temps clair, on peut s’offrir le frisson d’une envolée.

On trouve dans ce musée la plus importante collection privée d’avions des deux grandes guerres. Les plus audacieux peuvent même s’offrir un vol dans un authentique appareil de la Deuxième Guerre mondiale. Inoubliable !

militaryaviationmuseum.org 

Oceana Naval Air Station

PHOTO: Lise Giguère
Dans le parc historique de l’Oceana Naval Air Station, un F14 comme celui que pilotait Tom Cruise dans Top Gun.

Les 22-23 août, le Oceana Naval Air Station sera ouvert au public. On s’y rend pour voir décoller les F-18 et pour admirer les Jets utilisés par la Navy pendant les guerres. On en profite pour se photographier près du F 14 (ci-haut) identique à celui que pilotait Tom Cruise dans le film Top Gun.

Les murales du ViBe District

Photo; Lise Giguère. L’une des murales du quartier ViBe

Ce quartier est en pleine expansion et, en plus des murales, on y trouve d’étonnantes boutiques et des restaurants branchés.

Pleasure House Oysters

Ostréiculteur passionné, Chris Ludford propose d’originales sorties en mer à la découverte des huîtres. On apporte sa bouteille de vin et Chris fournit les huîtres qu’il sort directement de ses cages dans la mer. Il ouvre ensuite les mollusques que l’on déguste dans son bateau ou… les pieds dans l’Atlantique ! L’ostréiculteur a commencé cette activité à la demande d’un chef désireux de tout connaître sur les huîtres.

PHOTO: Lise Giguère
L’un des moments forts du voyage, lorsque Chris Ludford puise des huitres fraîches dans la cage qu’il vient de sortir de la mer.

pleasurehouseoysters.com


First Landing State Park

Photo: Bureau du tourisme de Virginie – First Landing State Park

Ce parc est le lieu de débarquement des premiers colons anglais (1607). Avec son terrain de camping parfaitement aménagé et ses sentiers de randonnée dans une forêt de cyprès couverts de mousse espagnole, le site est tout simplement magique.

Bon à savoir

  • On s’y rend par la route : 12 h de Montréal ou 14 h de Québec.
  • Le Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach propose, toute l’année, des rabais de 15 à 35 %, selon la saison.
  • En septembre et octobre, les prix sont moins élevés, les visiteurs sont moins nombreux et l’eau y est plus chaude. À considérer !
  • Info : VisitezVirginiaBeach.com

Ce voyage a été rendu possible grâce au Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach.

Ce texte a été publié, le samedi 30 juin 2018, à la Une du cahier Voyages du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI. On a également pu le lire sur le site web de TVA Nouvelles, ICI.

NOTE:

Ci-bas,  je vous place quelques ajouts qui ont été retiré du texte publié dans le Journal, par manque d’espaces

Virginia Beach pour tous

Avec un slogan comme Live for Life, Virgina Beach souhaite que tout le monde (personnes à mobilité réduite, en chaises roulantes et mamans poussant des carrosses)puisse profiter de ses beautés. Quatre accès sont aménagés pour accéder à la mer et au Grommet Island Park, un parc d’amusement construit à l’initiative de Bruce Thompson, dont le fils, Josh, autrefois surfeur, est atteint de la maladie de Lou Gehrig !

PHOTO: Lise Giguère
Le Grommet Island Beach Park un parc d’amusement pour les enfants et les a

À noter qu’au centre d’interprétation du First Landing State Park, on offre également des chaises roulantes avec roues ballons permettant de rouler jusqu’à la mer.

Aussi:

  • Pour le plaisir de rencontrer des contemporains et de parler français, on se rend à la French Twist Boutique(Annie Reichhoff) ; au Travel-L-Park Campground(Phil Upton) ou au Restaurant Bubba’s(Josee Hionis).
  • Ceux qui connaissent l’histoire d’Edgar Cayce’s, ce medium qui prônait les principes d’une saine alimentation, de l’exercice et du grand air au début du XXe siècle, apprécieront la visite de son Centre de santé situé dans son ancien hôpital, près duquel on trouve aussi un labyrinthe de méditation et un jardin. EdgarCayce.org

 

Croisière-safari: découvrir le paradis

Partir en croisière et faire un safari sont des expériences qui figurent sur la « bucket list » de nombreux voyageurs. Une croisière-safari en Afrique australe combine ces deux rêves de magnifique façon.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Éléphants, impalas et ibis en liberté aperçus lors de cette croisière-safari.

Offert par CroisiEurope, chef de file de la croisière fluviale en Europe, ce périple de 9 jours et 10 nuits se présente comme un combo terre et eau comprenant une portion terrestre dans un magnifique « lodge » et une navigation à bord d’un luxueux navire. Les safaris quotidiens, se déroulant aussi sur la terre et sur l’eau, entraînent les passagers au cœur des merveilles et des mystères de l’Afrique du Sud, du Botswana, de la Namibie et du Zimbabwe.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
La Gorge de Sanyati.

Aventure paradisiaque

De nombreux moments de pure grâce nous attendent au cours de cette aventure. Comment décrire l’émotion ressentie quand, au détour d’un sentier, un éléphant surgit devant la Jeep ou quand un groupe d’impalas se regroupent pendant que le mâle rugit prévenant son troupeau qu’un prédateur les observe ? On aura beau chercher, on ne verra jamais ce dernier, mais les muscles frémissants des animaux magnifiques qui tressaillent de peur prouvent hors de tout doute qu’il est bien là, caché dans ces hautes herbes.

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Lors de la croisière-safari, les sorties en Jeep permettent de s’approcher de très près des animaux.

Chaque jour, en Jeep ou en bateau, on reprendra la route vers des parcs, des rivières ou des lacs pour observer la nature, ses mystères, ses beautés, mais également ses cruautés. Qui a coupé la trompe de cet éléphant ? Le guide croit à un piège des braconniers ou à un crocodile l’ayant amputé alors qu’il se désaltérait. Quel est ce bruit étrange (« pfffffouuuumm ») passant au-dessus de nos têtes ? On ne saura jamais de quel type d’oiseau de proie il s’agissait, mais on apercevra l’affolement des ibis, dont l’un des leurs vient de se faire happer en plein vol.

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C’est à bord de ces petits bateaux que l’on explore les berges de la rivière Chobe et du fleuve Zambeze.

Heureusement, la beauté nous rattrape devant le spectacle d’une lionne endormie sur le dos, ses trois rejetons collés sur ses flancs alors que le papa, un peu à l’écart, ne dort que d’un œil, prêt à bondir. Autre moment de grâce devant ce léopard camouflé dans un arbre ou ce groupe d’éléphants, parmi lesquels plusieurs bébés venus s’abreuver dans la rivière Chobe ou ces éléphanteaux qui se chamaillent dans les eaux du Zambèze. Partout où le regard se pose, la magie s’empare de tous nos sens.

Des images inoubliables

Surtout, on savoure le bonheur que l’on a eu de pouvoir admirer des milliers d’oiseaux aux couleurs incroyables, d’assister aux bains des hippopotames, à la course des impalas, d’apprécier la robe des zèbres, des girafes ou du léopard, d’assister aux singeries des babouins ou à la marche des marabouts, d’observer l’immobilité du crocodile (et même d’y goûter), de voir s’abreuver un troupeau d’éléphants et de buffles et de croiser la route d’une famille de lions.

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Une famille d’éléphants venue s’abreuver dans la rivière Chobe.

Mais le plus grand bonheur demeure celui d’avoir eu l’impression constante, pendant neuf jours, d’évoluer au milieu de ce que devait être, autrefois, le paradis terrestre.

► Notre collaboratrice était l’invitée de CroisiEurope et Air France.

Le lodge Cascades

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier le luxe et le confort de ce « lodge » situé en Namibie, sur l’îlot privé Ntwala, face au fleuve Zambèze (deuxième plus long d’Afrique après le Nil). Entièrement réservé au groupe CroisiEurope, le lodge Cascades ne compte que huit bungalows, mais ces derniers suscitent le « wow » dès que l’on pousse la porte. Il comprend une très grande chambre avec fenêtre donnant sur le Zambèze, une immense salle de bain, un balcon avec douche extérieure, piscine privée et balançoire. Le bâtiment de la réception, décoré à l’africaine est confortable et chaleureux. On s’y sent comme à la maison et si le service se fait en anglais, un interprète français est toujours sur place pour la clientèle francophone. Ce sera d’ailleurs le cas tout au long du périple.

Le bateau African Dream

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
L’African Dream sur le lac Kariba.

Construit en 2017 spécialement pour naviguer sur le lac Kariba, l’African Dream ne compte que huit cabines (six suites avec balcon à la française et deux suites avec balcon), toutes ouvertes sur l’extérieur, un « pont soleil », une terrasse intimiste, un restaurant et un salon. Ce bateau « 5 ancres » (luxe) est aménagé de façon fonctionnelle, moderne et luxueuse. C’est le petit havre de paix parfait au retour d’une excursion !

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Une cabine de l’African Dream.

En bref

  • Le type de croisière : Il s’agit en fait d’un combo terre et eau, en tout inclus, comprenant trois jours dans le lodge Cascades et trois jours sur l’African Dream.
  • Le plus : L’organisation réglée au quart de tour de CroisiEurope. Partout, quelqu’un nous attend pour nous guider, nous conduire, nous informer. Le stress est donc totalement absent de ce voyage.
  • Le moins : Les amoureux des croisières classiques pourraient être déçus par ce mélange terre et eau ainsi que les nombreux déplacements que cette formule impose. Pour d’autres, c’est plutôt un avantage.

Choses à savoir

  • Coût : À partir de 7500 $. À cela, il faut ajouter les taxes, les transferts, les vols et le vol en hélicoptère, si on le désire.
  • Les croisières ont lieu de mars à décembre. Chaque période a cependant ses atouts. De janvier à mai, c’est la saison des pluies, mais il y a moins de monde, la température est plus clémente (moins chaude) et c’est la période des naissances. De mai à décembre, c’est la haute saison, comme il a plu beaucoup et que les lacs et rivières sont gorgés d’eau, les animaux viennent s’y désaltérer. C’est plus chaud, plus sec et il y a plus de monde.
  • Il faut une certaine forme physique pour vivre cette aventure. Elle ne convient pas aux personnes à mobilité réduite.
  • Prévoir au moins cinq pages vierges dans le passeport (de nombreux allers-retours entre les différents pays, donc de nombreux passages aux frontières et une vingtaine de sceaux).
  • Depuis déjà 42 ans, CroisiEurope propose des croisières de 3 à 16 jours dans 29 pays, sur ses 55 bateaux. On y propose 170 itinéraires sur 30 fleuves, dont 20 en Europe, sept en Asie, Afrique australe et Amérique du Nord et deux croisières côtières sur la Méditerranée et l’Adriatique, sans oublier huit canaux de France.
  • Info : www.croisieurope.travel/fr
  • Les grands moments

  • PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Femme de la tribu sabia sur l’île d’Impalila, en Namibie.

  • Visite d’un petit village authentique sur l’île d’Impalila, en Namibie, où vit la tribu Subia.
  • Balade en bateau pour se rendre au seul endroit au monde où quatre pays se rencontrent : la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie.
  • Navigation sur le lac Kariba, créé par la construction du grand barrage qui a fait sortir le Zambèze de son lit et inondé plaines, collines et forêt. Ce lac fait 200 km de long et 40 km de large.
  • Survol des chutes Victoria en hélicoptère.
  • Visite des mythiques chutes Victoria, l’une des plus spectaculaires chutes d’eau du monde.
  • PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Les chutes Victoria séparent la Zambie de la Namibie.

  • Safari terrestre et nautique dans le Parc national Chobe dans lequel vivraient entre 80 000 et 100 000 éléphants.
  • Découverte de Soweto, qui fut le lieu de départ de la révolte contre l’Apartheid, en Afrique du Sud.
  • Photo Lise Giguère. La maison-musée de Nelson Mandela à Soweto

  • Safari en 4×4 dans le parc Matusadona, au Zimbabwe. Plus sauvage et moins connu que le parc national de Chobe, il offre l’avantage que notre petit groupe soit seul dans la savane

    PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
    Sur les pistes du parc national de Chobe.

    NOTE: Cet article a d’abord été publié en Une du cahier Voyage du samedi 2 juin du Journal de Montréal ICI, du Journal de Québec ICI. On a également pu le voir sur le site de TVA Nouvelles ICI et sur Canoe.ca ICI.

5 sorties à planifier

Tous les voyages commencent par une image, un rêve, une curiosité ou une opportunité. Voici cinq informations pouvant servir d’inspiration.

1. Quand on visite une ville, les petits livres CityPASS®, permettent de visiter de nombreuses attractions à prix réduit. Après des débuts à Seattle et San Francisco, le 11 juin 1997 CityPASS, célèbre aujourd’hui son 20e anniversaire et propose 12 destinations nord-américaines : Toronto, Atlanta, Boston, Chicago, Dallas, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, Tampa Bay et la Californie du Sud (dont Disneyland, Disney California Adventure Park, SeaWorld San Diego et LEGOLAND Californie).

PHOTO COURTOISE, LEGOLAND

2. En 2015, la comédienne Geneviève Bilodeau et le plongeur professionnel Patrick R. Bourgeois présentaient le documentaire Québec profond – Splendeurs du fleuve-mer qu’ils avaient réalisé. Les revoilà avec un nouveau projet concocté après un été sur la Côte-Nord et ailleurs dans l’est du Québec pour prendre des images de la faune et la flore du fond marin. Leur film sera diffusé en primeur le 20 avril, en ouverture du Festival de Films pour l’Environnement de St-Casimir (du FFPE) dont Geneviève est marraine, et dont le président d’honneur est Jean Lemire ! Il y aura aussi une diffusion à Canal D par la suite, le 25 avril à l’émission Docu-D. http://www.quebecprofond.com

PHOTO COURTOISIE

3. Village Monde, Air Canada, Karavaniers et Lojiq invitent les jeunes du Québec, et de France, passionnés de voyages, intrépides et sensibles à la trace que l’on laisse sur la planète à partir à l’aventure et à s’impliquer grâce aux bourses d’explorations qu’ils offrent. Les inscriptions pour le défi Exploration en Terres Solidaires 2018, ont lieu jusqu’au 16 avril. 10 jeunes explorateurs se verront alors offrir l’occasion de parcourir un pays pendant un mois à la découverte d’initiatives de tourisme durable et solidaire dans des communautés éloignées et à partager leur découverte sur les réseaux sociaux.

4. La visite théâtrale Suivez le chef du Château Ramezay invite les épicuriens curieux à un circuit historico-alimentaire. Pendant 2 h, en compagnie d’un guide/comédien, ils découvriront les racines des traditions alimentaires montréalaises ! Jusqu’au 20 mai.

PHOTO BEN PELOSSE

5. Chaque année Les Grands Explorateurs permettent aux amoureux des voyages de revisiter une destination, de la rêver et d’en discuter avec le conférencier invité. Au programme 2018-2019 : la Corse, l’Alaska, la Cappadoce, la Martinique, la Guadeloupe, Jérusalem et la Chine, sans oublier les deux hors séries : la ville de Mexico et la Slovanie. Les nouveaux abonnés se voient, cette année, offrir la possibilité de gagner une croisière en Alaska. Pour voir la vidéo de présentation : https://vimeo.com/259361248

PHOTO FOTOLIA

Cet article a d’abord été publié dans la chronique Trucs pour voyageurs, du 14 avril 2018, du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

Balade sucrée dans les Adirondacks

New York n’est certainement pas le premier endroit qui nous vient en tête quand vient le moment de célébrer l’arrivée du sirop d’érable à la cabane à sucre. Par contre, si l’on a envie de découvrir comment ça se passe chez nos voisins, on prend la route des Adirondacks pour le New York’s Maple Weekend, les 17-18 et 24-25 mars.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Un incontournable de toute visite à la cabane à sucre, la balade dans les bois.

 

Depuis déjà 23 ans, l’Association des producteurs d’érable de l’État de New York mobilise quelque 176 fermes et musées à travers tout l’État pour cet événement. Débuté modestement dans le comté du Wyoming, en 1995, le New York’s Maple Weekend est aujourd’hui une tradition agricole très courue.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
La transformation de l’eau en sirop est toujours une source de curiosité pour les enfants.

Rouler dans les Adirondacks

Alors que le printemps s’installe doucement, on part en « road trip sucré » vers cette région de montagnes, de lacs et… d’érablières qui fournissent un tiers de la production des USA. Si l’est du Canada et le nord-est des États-Unis détiennent le monopole de la production de sirop d’érable, c’est l’État de New York qui, avec plus de 2000 producteurs, est le deuxième plus grand producteur du pays. D’ailleurs, l’érable dont la feuille trône sur le drapeau canadien est l’arbre officiel de l’État de New York !

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Chaque endroit propose une expérience différente.

Le temps d’un court séjour, au cœur de la beauté sauvage du magnifique parc des Adirondacks, situé dans le nord de l’État de New York, on explore la nature sauvage, on parcourt les jolies villes et charmants villages dont chacun conserve l’empreinte du passé et l’on fait des arrêts dans les érablières, les cabanes à sucre et les fermes où l’entrée est gratuite.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Le parc des Adirondacks est un vaste terrain de jeux.

Si certaines accueillent les visiteurs dans une sucrerie traditionnelle en bois dans laquelle on a conservé les traditions familiales ancestrales, d’autres ont tourné la page et leur équipement surprend par sa modernité et sa technologie. Cependant, dans chacune d’entre elles, des visites permettent de faire l’expérience de la cueillette et de la fabrication du sirop et de ses produits dérivés, sans oublier les dégustations, les repas de crêpes ou autres délices et les nombreuses activités familiales qui varient selon les endroits.

Visite au Musée

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Découverte et dégustations de nombreux produits dérivés.

Les amoureux de l’histoire qui voudraient en apprendre davantage sur l’évolution de l’industrie du sirop d’érable en Amérique du Nord, devraient prendre la direction de Croghan, dans la région de Adirondack Tug Hill. Là, l’American Maple Museum (www.americanmaplemuseum.org), fondé en 1977, présente des expositions interactives, des démonstrations saisonnières, les différents équipements utilisés au fil des siècles et les techniques utilisées par les Amérindiens. On y découvre, entre autres, l’évolution de cet héritage depuis que, selon une légende, un Iroquois a malencontreusement laissé tombé son tomahawk sur un érable en libérant la sève !

On y trouve aussi un Hall of Fame avec photos et plaques commémoratives soulignant l’importance de ceux qui ont contribué à la recherche, le développement et la reconnaissance de cette industrie en Amérique du Nord. Parmi ces derniers, 13 Canadiens, dont trois Québécois.

À SAVOIR

  • L’entrée, les visites et des échantillons de produits sont offerts gratuitement sur la plupart des sites.
  • Beaucoup d’endroits sont rustiques, il faut s’habiller en conséquence.
  • Pour des infos et la liste des endroits à visiter: www.nysmaple.com

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal du 3 mars 2018 ICI et dans le Journal de Québec ICI

Un Musée dont on ne se lasse jamais!

Initier ses enfants à la découverte des musées n’est pas toujours facile. Comment soutenir leur intérêt plus de quelques minutes ? Pour contrer ce problème, on se rend à Rochester au Strong National Museum of Play. Mais attention, prévoyez une journée entière, car il y a fort à parier qu’ils ne voudront plus repartir.

C’est que ce musée consacré à l’histoire et à l’exploration du jeu ne se contente pas de dispenser tout son savoir didactique, mais il invite à plonger dans l’univers des jouets et à… s’amuser. Dans les faits, c’est certainement l’un des musées pour enfants les plus impressionnants, et les plus amusants, au monde.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK.
Les enfants de tous les âges y trouvent leur compte.

À cela, il faut ajouter d’autres superlatifs. Il s’agit du plus grand musée au monde de ce type avec 300 000 objets sur 9 000 m2 d’exposition, de l’un des plus grands musées d’histoire des États-Unis et de l’un des principaux musées au service des familles ! Rien de moins.

La collection d’une petite fille

Tout a commencé par le rêve d’une petite fille privilégiée, Margaret Woodbury Strong (1897-1969), qui faisait la collection de jouets et de jeux en tout genre. Un an avant sa mort, elle a fondé ce musée et lui a légué un montant considérable pour qu’il lui survive grâce à une fondation portant son nom

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK. Les enfants découvriront qu’un musée, ça peut aussi être très amusant.

Au début, le musée étudiait les jouets et tentait de comprendre comment l’industrialisation avait changé la vie quotidienne. Cet objectif a cependant évolué, d’autres collections se sont ajoutées, le musée s’est agrandi et son nom a été modifié.

Du bonheur pour tous

Le Strong National Museum of Play occupe aujourd’hui un immense édifice abritant la plus complète collection de documents historiques sur le jeu. Différentes salles exploitent des thèmes comme les héros de bandes dessinées, les jeux de société, les jeux vidéo, les machines à boules, etc. On y trouve même le Centre international d’histoire des jeux électroniques, le Temple de la renommée nationale du jouet (qui rend hommage aux jouets, connus dans le monde entier, Barbie, Monsieur Patate, Slinky), le Temple de la renommée du jeu vidéo mondial (où l’on retrouve Mario Bros), tandis que le Temple de l’industrie du jouet permet de connaître les visionnaires à l’origine de ces créations.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK.
Dans la section des superhéros, parents et enfants s’amuseront à imiter l’araignée et à grimper aux murs d’escalade.

Et que dire de la section antiquités où l’on retrouve une poupée parlante datant de 1890, conçue par Thomas Edison, ou encore un exemplaire du Monopoly d’origine, datant de 1933, dessiné à la main sur un cercle de toile cirée !

Célébrant le jeu de toutes les époques et sous toutes ses formes, il attire autant les familles que les étudiants, les enseignants ou les collectionneurs.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK. Au Toys Hall of Fame, on retrouve les jouets célèbres dans le monde entier. Qui a oublié Raggedy Ann, le Cube Rubik ou Slinky ?

Ces derniers se retrouvent dans un véritable musée fourmillant d’informations de toutes sortes, mais également dans une immense salle de jeux. Pour les enfants, c’est la parfaite initiation au monde des musées, tandis que les adultes s’émeuvent au réveil de leurs souvenirs.

 

EN BREF

S’y rendre : Rochester est situé dans la partie supérieure de l’État de New York, à 540 kilomètres de la ville de New York et à environ 138 km des chutes Niagara (côté canadien).

www.museumofplay.org

Cet article a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

42 heures à Downtown Las Vegas

Destination chouchoute des Québécois qui s’y rendent pour les spectacles de Céline Dion et du Cirque du Soleil, Las Vegas est surtout connue pour son Strip avec ses mégahôtels et casinos thématiques. Et si, pour changer, on se dirigeait plus au nord, vers Downtown Las Vegas ?

On dépose ses valises au tout nouveau W, dont la décoration a été confiée au célèbre designer Philippe Starck. Toutes peintes en blanc, les 289 chambres affichent un petit air rétro, grâce à des ­tentures ­imprimées ondulant sur les murs.

La chambre de style retro du W

Afin de ­rappeler que l’endroit était autrefois occupé par le Sahara, jetons et cartes, provenant de cet ancien casino, ornent le hall ­d’entrée. Situé dans l’une des tours du grand hôtel-­casino SLS, le W ­partage avec ce ­dernier tous les ­services aux clients ­(restaurants, bars, spas, casinos).

13h

Une fois nstallé, on prend la direction du Red Rock Canyon, à environ 30 km.

PHOTO COURTOISIE
Il ne faut qu’une trentaine de minutes pour s’offrir une randonnée dans la nature sauvage du Red Rock Canyon.

Cette étrange formation géologique du désert du Mojave propose des aires de pique-nique et plus de 50 km de sentiers pédestres. On peut réserver ces dernières, en compagnie d’un guide naturaliste certifié au Centre d’accueil.

14h

De retour à l’hôtel, on troque les habits de randonnée pour le maillot de bain et l’on se rend au Wet Pool sur le toit de l’hôtel pour ­déguster un cocktail, se baigner, ou simplement relaxer.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Wet Pool du W avec vue sur la Stratosphère.

Si l’on a pris suffisamment de soleil et que la baignade ne nous dit rien, on peut aussi s’offrir un soin ou un parcours détente au Away Spa.

17h30

Chic et reposé,, on redescend au W Living Room pour faire l’essai d’un de leurs cocktails signature.

PHOTO COURTOISIE
Le Living Bar du W.

18 h 30

Ce n’est pas le choix qui manque en restauration. Bien que les sushis du Katsuya semblent ­délectables et que les menus méditerranéens du CLEO soient attirants, on opte ­plutôt pour un steak au ­Bazaar Meat by Jose Andres, que le Daily Mail a qualifié de meilleur steakhouse de Las Vegas. ­Attention, la facture est salée, il faut compter 125 $ US/personne pour le menu dégustation (sans les vins ni le pourboire). Petit truc: comme les pièces de viande sont vendues à la livre, on peut partager son assiette. Si notre bourse ne permet pas ce type de resto ou si ça ne nous dit rien, pas de panique, on trouve également d’excellents restos de pizzas (800 Degrees Neapolitan Pizzeria), de hamburgers (Unami Burger) et de sandwichs dans le casino.

21 h

On prend la direction du Strip pour assister au spectacle de Céline Dion ou l’un des ­spectacles du Cirque du Soleil (KÀ, O, ­Mystere, Criss Angel Mindfreak Live !, Zumanity, The Beatles Love ou Michael Jackson One) que l’on a pris la précaution de réserver.

PHOTO COURTOISIE, ERIC JAMISON
Notre choix ? KÀ. Bien que créé en 2004, le spectacle KÀ demeure toujours aussi impressionnant.

Infos: www.ticketnetwork.compour Céline Dion ou www.ticketcounter.com pour le Cirque du Soleil.

23h

On s’attarde  au Casino, après tout, Vegas, c’est Vegas!

SAMEDI

PHOTO LISE GIGUÈRE
Downtown Las Vegas

Après le petit-déjeuner, on se rend à Downtown Vegas, le centre-ville historique qui a vu naître le Strip qui l’a éclipsé. Depuis quelques années, artistes divers et entreprises de technologie s’évertuent à ­redonner vie à ces lieux et à surprendre les visiteurs, notamment grâce à la Freemont Street Experience, quatre quadrilatères fermés à la ­circulation dans lesquels règnent la musique, les lumières, les néons et à la Slotzylla (deux ­tyroliennes qui survolent la rue sur 533 mètres).

PHOTO LISE GIGUÈRE
Dans le 18b District, de nombreuses murales colorées recouvrent des bâtiments.

12 h

Une fois bien installé, on part à la ­recherche des restaurants et des cafés. On fait un arrêt dans l’un d’eux, le ­Vespa Café. Ce dernier est situé tout près de l’une des sculptures en forme de pinceau ­de l’artiste de Dennis Oppenheim. Si cette dernière n’éblouit pas ­particulièrement de jour, malgré ses 14 mètres de ­hauteur, elle ­devient éblouissante en soirée alors qu’elle s’éclaire et que ses faisceaux ­rejoignent ceux de sa jumelle érigée à l’intersection suivante. Fascinant!

13h

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Heart Attack Grill.

On passe devant le Heart Attack Grill, devant lequel il est impossible de ne pas s’arrêter. Surtout quand on lit sur ­l’affiche que le «repas vous sera offert gratuitement si vous pesez plus de 350 lb» (158,7 kg). Ouch!

Bien qu’affamé, on tourne le dos à cette invitation à célébrer les orgies de calories et l’on se dirige plutôt vers l’immense mante religieuse que l’on aperçoit au loin.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La mante religieuse placée devant le Container Park s’aperçoit de loin Surtout en soirée alors qu’elle crache du feu…

Cette dernière marque l’entrée de Container Park. Dans ce parc formé de conteneurs recyclés en bars, restaurants, cafés ou boutiques, on trouve différents types de restauration, même végétarienne.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Le Container Park regroupe d’anciens conteneurs transformés en restaurants, boutiques, bars et même en ascenseur.

­Difficile de ne pas craquer pour son dôme ­géodésique dont le toit ­(intérieur) forme un ciel rempli d’étoiles ou d’aurores ­boréales.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les aurores boréales du Dôme.

En soirée, le Container Park ­s’illumine et sa mante religieuse crache du feu!

15 h

On s’offre une visite guidée ­(réservation nécessaire) du Neon ­Museum, ­véritable cimetière des ­affiches lumineuses géantes qui ­ornaient les premiers casinos de ­Vegas.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Une affiche fort populaire du Neon Museum.

L’entrée de ce musée en plein air est ­d’ailleurs située dans une ­partie de l’ancien ­hôtel-casino La Concha que l’on a ­déménagé en ces lieux. C’est une belle façon de découvrir ou de ­redécouvrir l’histoire de Vegas.

17 h

On se rend au Gold Spike pour ­goûter leurs inimitables milk shakes aux ­saveurs plus qu’originales, tel le Strawberry Cheesecake qui contient de la vodka vanille, du sirop de fraise, du fromage à la crème, de la crème glacée à la vanille, de la crème ­fouettée et des fraises!

PHOTO LISE GIGUÈRE
Les incroyables milkshake du Gold Spike.

On brûle ­ensuite ce déluge de calories dans cet ancien casino, entièrement ­réaménagé en terrain de jeux pour adultes ­(musique, danse, bars, jeux de balles, patins, etc.)

PHOTO COURTOISIE
L’ancien casino Gold Spike abrite maintenant un véritable terrain de jeux pour adultes.

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Pendant les chaudes soirées d’été, la cour arrière du Gold Spike se fait très attirante.

On peut même y ­passer la nuit dans un petit chalet (le Sugar Shack) situé en plein cœur de ­l’animation.

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Le «Sugar Shack» situé dans la cour arrière du Gold Spike peut être loué pour la nuit.

NOTE: Si notre séjour coïncide avec le ­premier vendredi du mois, il faut ­absolument réserver sa journée et sa soirée dans ce district, quand se tient, le First Friday, un évènement artistique et culturel qui attire des milliers de visiteurs.

Cet article est paru dans la Chronique 42h à… du  Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI