Pique-nique musical dans les Berkshires

MASSACHUSSETS – L’un des plus beaux souvenirs d’une virée à travers les paysages bucoliques des Birkshires demeure encore, à ce jour, un pique-nique en plein air sur le site du Tanglewood, la résidence d’été du Boston Symphony Orchestra. Un véritable moment de grâce donnant l’impression d’être l’un des personnages du Déjeuner sur l’herbe, le célèbre tableau de Claude Monet.

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Écouter les musiciens qui pratiquent tout en profitant du soleil.

C’est en 1937 que l’idée de concert sous la tente, offert par l’Orchestre symphonique de Boston prend naissance. Le succès est immédiat. Quelques années plus tard, grâce à l’idée de Serge Koussevitzky, alors directeur musical de ce même orchestre (1924 à 1949), le Tanglewood devient une Académie de musique où de jeunes musiciens se voient offrir l’opportunité de perfectionner leurs compétences, en compagnie de grands maîtres.

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Des lions marquent l’entrée du Tanglewood.

Depuis, de nombreux musiciens ont profité de cette expérience unique. Certaines estimations font état de 20 % des membres des orchestres symphoniques américains (compositeurs, chefs d’orchestre, instrumentistes et chanteurs). Pendant leur séjour, ils offrent des prestations, et des invités complètent la programmation du Tanglewood Music Festival devenu l’un des plus importants au monde. On y accueille, chaque année, quelque 350 000 spectateurs.

Un bonheur pour les mélomanes

Si les artistes viennent y perfectionner leur art, les amoureux de la musique peuvent, eux, profiter pleinement de ce lieu d’une exceptionnelle beauté, posé au cœur des vallées verdoyantes, des collines boisées et des petits villages typiques et paisibles des Berkshires.

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Sur le site du Tanglewood, certains endroits ont été aménagés pour ceux qui veulent profiter pleinement des paysages bucoliques des Berkshires.

Et si l’acoustique frôlant la perfection du magnifique Symphony Hall donne envie de revêtir ses plus beaux atours pour y entendre les concerts du Boston Symphonic Ochestra, c’est tout de même les pique-niques dans les jardins qui font rêver.

PHOTO COURTOISIE, HILARY SCOTT

Car, s’il est possible d’assister aux concerts intérieurs, le public peut également se rassembler et même pique-niquer sur cet immense terrain gazonné. Quand le soleil scintille, que l’air est doux et que des mélodies s’envolent des instruments des artistes qui pratiquent dans les différents bâtiments (Salle de Concert-Théâtre, Salle de musique de chambre, Shed, Seiji Ozawa Hall, sans oublier les différents studios), on comprend pourquoi ce lieu a contribué à faire de cette région, un pôle artistique et un lieu privilégié.

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L’intérieur du Ozawa Hall.

Le Centenaire de Bernstein

Situé à égale distance de Boston et de New York, plus précisément dans les monts Berkshires, entre les villes de Lenox et de Stockbridge, le Tanglewood est une étape inoubliable lors d’un périple dans cette région. Ce sera encore le cas cet été alors que le calendrier estival du Tanglewood Music Festival (15 juin au 2 septembre), intitulé Bernstein Centennial Summer sera consacré à l’esprit de Leonard Bernstein.

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Le Boston Symphony Orchestra, sous la direction du chef invité Charles Dutoit, lors d’un Tanglewood Music Festival.

Les spectacles mettront en vedette un vaste éventail d’artistes et d’ensembles issus de la musique classique, du cinéma et de Broadway. Elle rendra hommage à l’héritage de Leonard Bernstein en tant que figure artistique accomplie du XXe siècle. La célébration culminera dans une soirée de gala (samedi 25 août) animée par Audra McDonald. Cette dernière participera également en tant que chanteuse et elle sera dirigée par James Darrah.

Parmi les grands noms de la programmation, soulignons Roger Daltrey, Andy Grammer et le Steve, sans oublier le gagnant de cinq prix Grammy, l’auteur-compositeur James Taylor (3 et 4 juillet).


► Pour les détails complets de la saison 2018 et les billets (15 $ à 200 $) : www.tanglewood.org

► Cet article a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

 

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Glamping dans les Montagnes blanches

Si la perspective de passer quelques jours en pleine nature en séduit plusieurs, ce n’est, par contre, pas tout le monde qui a envie de jouer les escargots et de transporter tout son matériel.

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Dans une forêt que traversent deux ruisseaux.

Partir en camping sans avoir à trimballer tente, sacs de couchage, réchaud, chaises pliantes, matelas, pompe, sacs de couchage, serviettes et autres objets nécessaires à son bien-être a mené à la naissance du « glamping ». Un mot issu de la contraction de « glamour » et « camping ». Avec des tentes « prêt-à-camper » et des chalets permanents, plus besoin de surcharger son auto et ses sacs à dos puisque tout est fourni sur place.

Maintenant aux États-Unis

Pionnière dans ce domaine, l’entreprise Huttopia s’est d’abord fait connaître au Québec, grâce à un partenariat avec la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec) avant d’installer son tout premier site de villégiature à Sutton, puis aux États-Unis.

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Dans une forêt que traversent deux ruisseaux.

Situé dans le New Hampshire, à proximité de North Conway, le Huttopia White Mountain se trouve au bord d’un lac (Iona) avec plage, dans une forêt traversée par deux ruisseaux et, comme son nom l’indique, au cœur des Montagnes blanches.

Sur ce site, en plus des différents types d’hébergement (chalets tout équipés, espaces de camping ou tentes de prêt-à-camper pouvant loger de deux à cinq personnes et fournissant l’électricité, l’eau courante et, dans certains cas, une salle de bain complète), la literie et le matériel de cuisine sont fournis. On trouve aussi sur place une piscine chauffée, des aires de jeux pour les enfants, un marché et un restaurant de type food truck.

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Restaurant de type Food truck.

À peu de distance, une quinzaine de minutes en auto, l’immense terrain de jeux de la forêt nationale des Montagnes blanches s’ouvre aux amateurs de randonnée, d’escalade, de plage ou de photo avec ses nombreux sentiers de randonnées et ses innombrables sommets, dont l’imposant Mont Washington, la plus haute montagne du nord-est des États-Unis (1916 mètres). L’accès à ce dernier se fait d’ailleurs de Pinkham Notch, à seulement 25 minutes du site Huttopia !

Cyclistes et kayakistes trouveront également leur bonheur à peu de distance. Pour les premiers, la Kancamagus Highway, une route panoramique de 54 km menant à 3000 pieds d’altitude, devrait les combler. Les seconds apprécieront la descente de la Saco River, que l’on peut également faire à l’aide de tubes gonflables.

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On peut s’amuser sur le lac.

Et pendant que les sportifs s’amusent et dépensent leur énergie, d’autres membres de la famille peuvent profiter du fait que le New Hampshire est un État sans taxe et se rendre dans le village de North Conway au Settlers Green Outlet Village faire la chasse aux aubaines. D’autres, enfin, peuvent choisir de profiter des nombreuses attractions (Santa’s Village, mini-golf, glissades d’eau, etc.) que l’on trouve dans ce secteur.

Faut-il s’étonner qu’en 2015, le Lonely Planet ait classé North Conway au 5e rang des meilleures destinations à visiter aux États-Unis ?

À savoir

  • Sur la route vers Boston ou New York, cette destination n’est qu’à 3 h 45 de Montréal et à 1 h 45 des plages du Maine.
  • Des villages Huttopia sont disponibles à Sutton, dans les Cantons de l’Est et à White Mountains (North Conway). Les sites ouvriront le 18 mai.
  • Trois nouveaux espaces de villégiature au Québec et aux États-Unis devraient voir le jour d’ici 2019.
  • Les animaux de compagnie sont les bienvenus.

 www.huttopia.com

  • Ce texte a d’abord été publié le samedi 28 avril 2018, dans le cadre de la chronique Est des USA dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI

Célébration du vin sur le Danube

BUDAPEST, Hongrie | Nombreux sont les voyageurs qui aiment visiter les vignobles, rencontrer les vignerons et goûter différents vins. C’est sans doute ce qui explique la popularité des croisières sur le thème du vin. Voici le récit d’une croisière de sept nuits sur le Danube, entre l’Allemagne et la Hongrie, sur le thème de la célébration du vin, à bord du luxueux AmaCerto de AmaWaterways.

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Vue sur le Danube et sur Vienne, en Autriche.

Quel bonheur pour qui aime le vin ! Imaginez un peu… Cette croisière (comme toutes les autres du même genre offertes par cette compagnie) est organisée par un expert du vin qui a non seulement sélectionné des vins de sa cave qui seront servis aux repas et pendant les dégustations, mais également de nombreux vins des vignobles croisés ou visités au cours de la croisière. Plus encore, l’expert invité recommande des accords mets et vins, anime des discussions, organise des dégustations et accompagne les passagers dans les châteaux et les caves de cette région du Danube, célèbre pour son savoir-faire qui remonte à l’époque romaine.

Excursions

Bien que cette croisière soit un véritable régal pour les amoureux du vin, elle convient à tous puisqu’en plus des excursions créées autour du divin nectar, elle s’assure de mettre en évidence les sites célèbres de chacune des escales.

Le navire

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Le navire AmaCerto.

Construit en 2012, le navire AmaCerto mesure 135 mètres de long et 11 mètres de large. Il compte 84 cabines, dont trois suites, spacieuses et élégamment aménagées. La majorité des cabines ont des balcons doubles (extérieur et intérieur), un salon et une salle de bain en marbre avec douches à jets multiples, différents divertissements (films, musique et chaînes de télévision en anglais) et le Wi-Fi illimité.

Photo :AmaWaterways
Un balcon double permet d’admirer le paysage qui défile et ce, peu importe la température extérieure.

Cuisine locale

En plus de son grand salon et de son pont-soleil avec piscine chauffée et piste de marche, l’ AmaCerto comprend une flotte de vélos que les passagers peuvent utiliser de façon individuelle ou lors des excursions, un spa et une boutique de cadeaux.

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Le restaurant principal du AmaCerto.

Membre de la société internationale La Chaîne des Rôtisseurs, l’ AmaCerto sert une cuisine d’inspiration locale qui s’accompagne de bière, de boissons gazeuses ou de vins en quantité illimitée.
Le navire peut accueillir 162 passagers et 51 membres d’équipage. Ces derniers offrent un service empressé, parsemé de petites attentions, et toujours avec le sourire. Ce souci du détail est primordial pour les propriétaires d’AmaWaterways qui désirent que les passagers soient traités comme eux aiment l’être quand ils sont en vacances. Et ça paraît !

LES EXPERTS À BORD
  • Pour la croisière dont il est question ici, ce sont deux Canadiens de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, Dick Lancaster du vignoble Black Widow Winery et Tony Holer de Poplar Grove Winery, qui étaient les experts invités.
  • En novembre 2018, AmaWaterways accueillera à nouveau un Canadien, soit le président du vignoble Quail’s Gate d’Okanagan Valley, Tony Stew.

Sept escales vinicoles

Le navire de croisière AmaCerto coule lentement sur le Danube. Entre l’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie, les voyageurs découvrent la richesse vinicole de la région lors de sept escales gourmandes fascinantes.

Vilshofen, Bavière, Allemagne. Notre croisière sur le thème du vin débute par un clin d’œil à l’Oktoberfest, la célèbre fête de la bière. Il s’agit d’un cas de force majeure puisque c’est dans cette ville d’Allemagne qu’est né le créateur de la pilsner !

Passau, Bavière, Allemagne. Malgré la pluie, aucun passager ne boude la découverte de cette petite ville située au confluent du Danube, de l’Inn et de l’Ilz, un lien autrefois très important pour le transport maritime du vin. On y apprend que bien avant les Romains, les Celtes y cultivaient la vigne.

@lisegiguere. Mondsee dans la région des lacs, en Autriche

Linz, Autriche. Ici, les passagers ont le choix entre une longue randonnée en vélo le long du Danube, une visite de cette ville (la troisième plus grande d’Autriche) qui a vu naître Adolf Hitler, un saut à Cesky Krumlov, en République tchèque, ou la découverte de la région des lacs et de Salzbourg, lieu de naissance de Mozart, en 1756. Moment d’émotion dans l’église où il était organiste et où il a composé plusieurs de ses œuvres sacrées. C’est également dans cette ville qu’ont été tournées de nombreuses scènes de La mélodie du bonheur.

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Promenade dans un vignoble à Dürnstein

Dürnstein, Autriche. Situé au cœur de la magnifique vallée de Wachau, l’une des grandes régions viticoles d’Europe, surtout connue pour son riesling, ce charmant village médiéval posé au milieu des vignes ne compte que 200 habitants. Mais sa beauté est telle que, chaque année, on y célèbre quelque… 200 mariages !

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Vue sur Dürnstein, en Autriche.

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L’incroyable Abbaye baroque de Melk dans la région de la Wachau, en Autriche.

Krems, Autriche. Occupant une position stratégique en Basse-Autriche, plus particulièrement dans les vignobles en terrasse de la vallée de Wachau, Krems compte encore aujourd’hui une quarantaine de monastères qui fabriquent toujours leur propre vin. De cet endroit, excursion vers Melk et son abbaye bénédictine (1089) célèbre pour son opulence baroque, où les moines ont longtemps cultivé le vin.

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Vignoble près de Krems, en Autriche.

Vienne, Autriche. Élégante et romantique, avec un centre historique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la capitale autrichienne compte de nombreuses et festives auberges et caveaux de vignerons. Ici, le choix est offert entre une soirée à festoyer autour du vin dans l’un de ces endroits ou un concert en hommage à Mozart et à Strauss dans un ancien palais. Bien entendu, partout le vin autrichien est à l’honneur.

PHOTO AGENCE QMI, LISE GIGUÈRE
Le vignoble Schloss Gobelsburg, un des plus anciens vignobles d’Autriche situé dans un ancien monastère cistercien.

Photo: Lise Giguère. On en apprend des choses dans ce type de croisière. Par exemple, dans la cave de pierres du vignoble Schloss Gobelsburg, des bouteilles reposent sous une épaisse couche de penicillium. Repoussant ? Non. En fait, il s’agit d’ une sorte de champignon qui n’affecte pas le vin et que des scientifiques étudieraient pour leur propriété médicinale.

Budapest, Hongrie. C’est le cœur un peu lourd que l’on entre dans cette ville spectaculaire, dernière escale de la croisière. Les célèbres compositeurs classiques Johann Sebastian Bach, Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms et Richard Wagner appréciaient beaucoup le vin hongrois.

CE QU’IL FAUT SAVOIR

  • Qui a dit que les croisières n’attirent que les personnes âgées ? Sur cette croisière, si le plus âgé des passagers portait fièrement ses 81 ans et adorait le vin, le plus jeune n’avait que trois ans et préférait le lait.
  • AmaWaterways offre des activités pouvant s’adapter à tous : randonnées en montagne, marches actives, vélo le long du Danube, mais aussi visites et marches adaptées à ceux ayant une mobilité réduite.
  • Une excursion est incluse dans chaque port, mais chacun est libre d’explorer de façon individuelle, à son rythme.
  • En soirée et pendant le jour, des concerts, des spectacles d’opérette, des cours de cuisine et, comme ce fut le cas lors de cette croisière sur le thème du vin, des dégustations et de nombreuses conférences sont au programme.
  • @lisegiguere – La pâtissière du AmaCerto, Zornitsa, enseigne l’art de faire un Apple Strudel, selon la tradition

  • En service depuis 15 ans, AmaWaterways possède 20 navires.
  • AmaWaterways a commencé à offrir des croisières sous le thème du vin en 2010. La compagnie en proposait 13 cette année-là, mais ce type de voyage est devenu si populaire qu’elle en offre 50 cette année et 60 en 2019.
  • Les croisières sont offertes en anglais seulement.
  • Coût : 2959 $. Ce prix ne comprend pas les vols, mais tout le reste est inclus et des rabais sont offerts à ceux qui réservent très tôt.
  • Info : www.amawaterways.ca

(Ce voyage a été rendu possible grâce à AmaWaterways)

  • Ce texte a d’abord été publié le samedi 28 avril 2018, à la Une du cahier Voyages du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

7 bonnes raisons d’aller à Grenade, en Espagne

GRENADE, Espagne | Au pied des cimes de la Sierra Madre et au cœur de l’Andalousie, en Espagne, Grenade est l’une de ces villes dont la riche histoire fascine et s’inscrit à jamais dans le cœur de ceux qui la visitent. Voici sept bonnes raisons de s’y rendre.

Visiter l’Alhambra

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L’Alhambra

Construit sur un plateau surplombant la ville, l’imposante forteresse, chef-d’œuvre architectural imaginé par les musulmans de l’émirat de Grenade, trône aujourd’hui au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Ce monument, l’un des plus beaux de cette partie de l’Europe et le plus visité d’Espagne­­­, subjugue tous ceux qui y posent les pieds, et ce, depuis des siècles. Son nom (Alhambra) signifie « palais rouge », sans doute parce que ses murs extérieurs sont couverts de briques rouges. À l’intérieur de ses murailles, on découvre un somptueux ensemble de palais aux murs sculptés en dentelle et des jardins d’une incroyable splendeur, composés de bassins, de patios et de fontaines. Prévoir un minimum de trois heures (et plus si possible) pour profiter pleinement de la visite.

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Un jardin à l’intérieur de l’Alhambra

Découvrir la cathédrale

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La cathédrale

Construite au 16e siècle selon le désir de la reine Isabelle de Castille (Isabelle la Catholique), l’imposante cathédrale a été érigée au centre de l’ancienne médina musulmane sur l’emplacement même où se dressait autrefois la grande mosquée. Malheureusement, elle est tellement coincée entre les habitations qu’il est impossible d’apprécier la splendeur de sa façade. Considérée comme étant la toute première église Renaissance d’Espagne et classée monument national, c’est une véritable splendeur. Son intérieur lumineux, tout en blanc et or, compte cinq nefs, des chapelles, un musée et la chapelle royale (Capilla real) où, dans des mausolées en marbre, reposent les dépouilles des monarques catholiques Ferdinand et Isabelle.

Arpenter le quartier Albayzin

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Le quartier Albayzin

L’ancien quartier arabe est le plus ancien de Grenade. Situé tout près de l’Alhambra, il compte près de 3000 ruelles tortueuses dans lesquelles se retrouvent les authentiques carmenes, maisons construites pendant la période de domination arabe. Derrière leurs murs immaculés se cachent de magnifiques patios avec jardins intérieurs recouverts de vigne et de fleurs. Se perdre dans le dédale de ces ruelles, où flotte une odeur de jasmin, nous projette dans les médinas d’un passé révolu.

S’offrir un repas avec vue

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La terrasse du Mirador de Morayma

Bien que des visites nocturnes de l’Alhambra soient possibles, rien n’égale la vue imprenable qu’offrent les miradors du quartier Albayzin. Pour s’y rendre, on longe les murailles de l’Alcazaba Cadima. La montée est raide, mais la vue en vaut la peine. Pour en jouir pleinement, on réserve une table sur la terrasse du Mirador de Morayma (miradordemorayma.com) au soleil couchant. Il ne reste plus qu’à se régaler des tapas ou des paellas de ce restaurant traditionnel espagnol (il faut aussi goûter le vin de leur vignoble) pendant que sous nos yeux, l’Alhambra se drape d’or, d’ambre, d’orange et de rouge avant de scintiller dans la nuit noire. Un moment de pure magie!

Dormir dans une habitation troglodyte

C’est dans le Sacromonte, le vieux quartier gitan de Grenade, que serait né le zambra, une forme de flamenco dont les représentations sont offertes dans les Cuevas del Sacromonte, des grottes creusées dans la colline. Et si on poursuivait l’expérience en logeant dans une habitation troglodyte (habitation creusée dans le roc)? Si l’on n’apprécie guère les espaces confinés, l’Hotel Granada Center (www.hotelescenter.es/hotel-granada-center) permet de rayonner au cœur de la ville. De plus, son jardin intérieur est promesse de détente et son service est impeccable.

Faire la fête

Grenade regorge de jolies places et de jardins avec jets d’eau et petits restos où s’attabler. À la nuit tombée, ces endroits s’illuminent pour créer une ambiance festive. Paella, sangria, bière et vin se succèdent jusqu’au petit matin alors que les fêtards prennent la direction de l’une des nombreuses boîtes de nuit de la ville afin de continuer la fiesta.

Profiter de la météo et des prix abordables

De plus en plus de Québécois choisissent de faire de longs séjours en Espagne­­­, et particulièrement à Grenade­­­, pour fuir l’hiver. Rien d’étonnant à cela, puisque la région peut compter sur 300 jours de soleil par année et que, si ses étés sont très chauds, ses hivers, eux, sont plutôt doux. Cela, sans compter que le coût de la vie relativement bas permet à plusieurs agences de tourisme d’offrir de longs séjours à prix plus qu’abordable.

**Ce texte a d’abord été publié le mardi 24 avril, dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI.

5 choses à savoir sur les passeports

Document des plus importants pour les voyageurs, le passeport exige non seulement qu’on en prenne grand soin, mais il faut également respecter certaines règles. Voici cinq choses à savoir.

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1. Votre passeport demeure la propriété exclusive du gouvernement du Canada. Il faut donc le ranger en lieu sûr et à l’abri des intempéries, car, s’il est endommagé, il faudra présenter une nouvelle demande afin d’éviter de se voir refuser l’entrée aux postes frontaliers, à bord des avions ou subir d’importants retards.

2. Seule la personne qui détient le passeport a le droit de le signer. Si l’on voyage avec un enfant (15 ans et moins), les parents/tuteurs légaux ne doivent JAMAIS le signer, car cela le rendra invalide. Par contre, l’enfant peut le signer, mais la section réservée à la signature peut également être laissée vierge, surtout lorsqu’il s’agit d’un tout-petit. Au Canada, seuls les documents de voyage canadiens pour adultes doivent être signés. Il peut cependant arriver que, dans certains pays, on exige la signature des parents. Donc, si vous voyagez avec des enfants, il peut s’avérer utile d’imprimer une copie de la loi canadienne pour la montrer au douanier du pays visité et ainsi éviter de signer le passeport de son enfant et, du même coup, le rendre invalide au Canada. www.canada.ca

3. Sachez, enfin, que si, à plusieurs reprises, vous avez déclaré des passeports endommagés, perdus ou volés, vous pourriez faire l’objet de restrictions lorsque vous présenterez une nouvelle demande. Il est donc de première importance de bien protéger ce précieux document.

4. La date butoir pour renouveler son passeport est de 6 (six mois) avant sa date d’expiration, mais pour certains pays, c’est plutôt 3 mois. Soyez vigilant. La majorité des pays appliquent rigoureusement cette règle.

5. Si vous prévoyez voyager dans certains pays comme l’Afrique du Sud, votre passeport doit contenir au moins deux pages vierges qui se font face et qui sont libres de tout tampon. Ces dernières seront utilisées pour le permis de séjour temporaire. Si vous prévoyez voyager dans les pays voisins et revenir en Afrique du Sud, assurez-vous d’avoir suffisamment de pages libres, faute de quoi on pourrait vous interdire de monter à bord de l’avion.

Ce texte a d’abord été publié le samedi 28 avril, dans la chronique Conseils aux voyageurs du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

5 sorties à planifier

Tous les voyages commencent par une image, un rêve, une curiosité ou une opportunité. Voici cinq informations pouvant servir d’inspiration.

1. Quand on visite une ville, les petits livres CityPASS®, permettent de visiter de nombreuses attractions à prix réduit. Après des débuts à Seattle et San Francisco, le 11 juin 1997 CityPASS, célèbre aujourd’hui son 20e anniversaire et propose 12 destinations nord-américaines : Toronto, Atlanta, Boston, Chicago, Dallas, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, Tampa Bay et la Californie du Sud (dont Disneyland, Disney California Adventure Park, SeaWorld San Diego et LEGOLAND Californie).

PHOTO COURTOISE, LEGOLAND

2. En 2015, la comédienne Geneviève Bilodeau et le plongeur professionnel Patrick R. Bourgeois présentaient le documentaire Québec profond – Splendeurs du fleuve-mer qu’ils avaient réalisé. Les revoilà avec un nouveau projet concocté après un été sur la Côte-Nord et ailleurs dans l’est du Québec pour prendre des images de la faune et la flore du fond marin. Leur film sera diffusé en primeur le 20 avril, en ouverture du Festival de Films pour l’Environnement de St-Casimir (du FFPE) dont Geneviève est marraine, et dont le président d’honneur est Jean Lemire ! Il y aura aussi une diffusion à Canal D par la suite, le 25 avril à l’émission Docu-D. http://www.quebecprofond.com

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3. Village Monde, Air Canada, Karavaniers et Lojiq invitent les jeunes du Québec, et de France, passionnés de voyages, intrépides et sensibles à la trace que l’on laisse sur la planète à partir à l’aventure et à s’impliquer grâce aux bourses d’explorations qu’ils offrent. Les inscriptions pour le défi Exploration en Terres Solidaires 2018, ont lieu jusqu’au 16 avril. 10 jeunes explorateurs se verront alors offrir l’occasion de parcourir un pays pendant un mois à la découverte d’initiatives de tourisme durable et solidaire dans des communautés éloignées et à partager leur découverte sur les réseaux sociaux.

4. La visite théâtrale Suivez le chef du Château Ramezay invite les épicuriens curieux à un circuit historico-alimentaire. Pendant 2 h, en compagnie d’un guide/comédien, ils découvriront les racines des traditions alimentaires montréalaises ! Jusqu’au 20 mai.

PHOTO BEN PELOSSE

5. Chaque année Les Grands Explorateurs permettent aux amoureux des voyages de revisiter une destination, de la rêver et d’en discuter avec le conférencier invité. Au programme 2018-2019 : la Corse, l’Alaska, la Cappadoce, la Martinique, la Guadeloupe, Jérusalem et la Chine, sans oublier les deux hors séries : la ville de Mexico et la Slovanie. Les nouveaux abonnés se voient, cette année, offrir la possibilité de gagner une croisière en Alaska. Pour voir la vidéo de présentation : https://vimeo.com/259361248

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Cet article a d’abord été publié dans la chronique Trucs pour voyageurs, du 14 avril 2018, du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

Promotions et infos pour ses prochains voyages

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Une plage de la Caroline du Sud.

1. Afin de remercier les visiteurs canadiens­­­, très nombreux à s’y rendre, le Bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach présente sa promotion Rabais +. Cette dernière propose, toute l’année maintenant, des rabais de 15 % à 35 %, selon la saison et à l’exclusion des jours fériés américains, dans différents hôtels, restaurants ou fournisseurs locaux.

2. La région de Myrtle Beach, en Caroline­­­ du Sud, offre également des rabais aux visiteurs canadiens afin de les aider à « compenser » la différence du taux de change. Les voyageurs munis d’un passeport canadien valide peuvent bénéficier de 25 % à 55 % dans certains hôtels, attractions, terrains de golf, restaurants et lieux de divertissement pendant leur séjour dans cette région. Malheureusement, cette promotion se termine en mai

3. Les guides de voyage Ulysse ont pensé à tous ces Québécois qui se rendent aux É.-U. pendant l’été et qui désirent profiter pleinement de leur séjour. Parmi leurs nouveautés sur les tablettes, on trouve Fabuleuse Côte Est américaine et Randonnée pédestre Nord-Est des États-Unis, sans oublier les mini-guides de la série Explorez où l’on retrouve Cape Cod, Nantucket et Martha’s Vineyard ; La côte du Maine et Portland et Le Vermont et le lac Champlain.

4. Pas toujours facile de se battre avec les compagnies aériennes pour ses réclamations ? Si cet exercice en rebute plusieurs, l’entreprise québécoise Vol en retard propose son aide aux passagers lésés par des retards, des vols annulés, des pertes ou des bris de bagages. Le service est gratuit jusqu’à obtention d’un dédommagement. Vol en retard prendra alors une compensation (env. 25 %) à même les indemnisations.

5. Cuba a été reconnu « le pays le plus sûr pour le tourisme », lors de la 38eFoire internationale annuelle du tourisme (FITUR), qui s’est tenue en Espagne, en janvier dernier. On s’est basé sur le fait que Cuba a le plus bas taux de criminalité au monde, que leur système de santé est reconnu internationalement, et que leurs complexes touristiques ont tous un médecin sur place et que leurs normes de sécurité sont constamment vérifiées.

 

Ce texte a d’abord été publié le samedi 21 avril, dans la chronique Trucs et Conseils pour voyageurs du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec, ICI.