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Bali, une île envoûtante et mystérieuse

UBUD, Bali, Indonésie | Destination de rêve pour les touristes du monde entier, Bali baigne toujours dans une spiritualité d’un autre siècle. Pour vraiment apprécier cette île, surnommée l’«île des dieux», il faut ouvrir son cœur et son esprit et tenter de comprendre ou à tout le moins respecter les croyances et la dévotion de ses habitants.

On ne vient pas à Bali pour ses plages, même si certaines sont plutôt agréables. On y vient plutôt pour ses paysages magnifiques, ses rizières en terrasses, ses randonnées incroyables, ses forêts touffues, ses milliers de temples et ses cérémonies colorées, mais plus que tout pour la gentillesse, le sourire et la chaleur des Balinais.

La ferveur de ces derniers contribuerait même à la popularité de cette île, la plus touristique de l’archipel indonésien, le plus grand au monde. Il est vrai qu’en ce temps d’individualisme se plonger dans des traditions séculaires d’un hindouisme pur a pour effet de bousculer nos valeurs.

@lisegiguere – Le guide Sudiana à l’entrée du temple Goa Lawah, lequel abrite des milliers de chauves-souris.

 

On ne revient pas totalement indemne de Bali.

Se familiariser avec Bali

Il est intéressant d’aborder la découverte de cette île unique en compagnie de professionnels. Spécialiste de l’Asie, Groupe Voyages Québec a récemment invité une dizaine d’agents de voyage pour leur permettre de découvrir les trésors de Bali. Jointe à ce groupe, l’auteure de ces lignes a profité du circuit pour sillonner toute l’île, excepté la zone rouge autour du volcan Agung, lequel constituait toujours une menace, bien que réduite, au moment de la visite.

Après un vol de 23 heures, c’est un groupe de 12 déesses un peu défraîchies, mais très excitées, qui est débarqué sur l’«île des dieux».

Sous une chaleur et une humidité torrides, le groupe s’est entassé dans un bus qui s’est aussitôt lancé dans la circulation chaotique de Denpasar, en direction d’Ubud, le cœur culturel de l’île avec ses rizières, ses spas, ses boutiques et ses spectacles traditionnels.

@lisegiguere – Les vélos ont pratiquement disparu du paysage. Les scooters les ont remplacés. On estime à 2 millions leur nombre sur l’île.

Les splendeurs de Bali

Nous sommes alors à environ 40 km du volcan Agung, le plus important de Bali, lequel, peu avant notre arrivée s’était fait très menaçant. Bien que calmé, selon notre guide Sudiana, par les offrandes et les cérémonies d’une population toujours ancrée dans ses croyances ancestrales, le volcan demeurait tout de même sous haute surveillance. Les jours suivants, il aura donc fallu tourner le dos à ce lieu important, à ses plages de sable noir et à ses sites historiques pour se concentrer sur les autres secteurs de l’île.

@lisegiguere – Le volcan Ashung, sous surveillance au moment de notre visite

Tour à tour, on découvrira Seminyak, lieu de prédilection des expatriés qui y ont élu domicile, Lovina Beach et ses dauphins, Sanur et sa plage familiale, Nusa Dua, la station balnéaire haut de gamme,

@lisegiguere – La plage de Sanur

et sa voisine Benoa, moins chère et propice aux sports nautiques, sans oublier Kuta Beach, lieu de naissance du tourisme à Bali. C’est à cet endroit que, dans les années 1970, se ruaient les surfeurs en mal de sensation. Et enfin, la baie de Jimbaran, avec son marché aux poissons et ses restaurants de fruits de mer en bord de plage.

@lisegiguere – Il existerait quelque 20 000 temples sur l’île et chacun d’eux a droit à au moins une cérémonie­­­ annuelle.

Pendant 10 jours, Bali se dévoilera à travers ses nombreux temples sacrés, ses rizières en terrasses

@lisegiguere – Les fameuses rizières en terrasses.

où les travailleurs plantent ou récoltent le riz, les forêts de bambou, les grottes, le rafting en rivière, le sanctuaire des macaques gris à queues longues, les lacs, le volcan Batur, les plages de sable gris (poussière de volcan) ou blanc, les spectacles traditionnels, les hôtels et restaurants en tout genre, sans oublier les spas que l’on peut s’offrir tous les jours tellement les tarifs sont minimes.

@lisegiguere – Les touristes sont invités à se rendre dans les rizières et à tenter l’expérience de planter et cueillir du riz, un travail difficile.

Bref, Bali a de quoi combler les voyageurs les plus exigeants, à condition d’ouvrir son esprit aux rituels et cérémonies parfois étranges que l’on observe. Pour y arriver, la présence d’un guide capable d’expliquer ces traditions millénaires est un énorme plus. Visiter Bali sans tenter de comprendre son peuple et ses croyances serait passer à côté de son âme. Et, très franchement, ce serait plus que dommage.

 À SAVOIR

• Le meilleur moment pour se rendre à Bali est d’avril à septembre. La saison des pluies s’étend d’octobre à mars.

• Qatar Airways est la seule compagnie à offrir un vol ne comprenant qu’une seule escale (à Doha) à partir de Montréal. Il faut compter environ 23 h de vol. www.qatarairways.com

• Le grossiste Groupe Voyages Québec propose différents circuits: «Bali l’île aux fleurs» qui permet de découvrir les incontournables de Bali; «Séjour découverte de Bali» où l’on s’installe dans une station balnéaire, mais qui comprend au moins trois excursions, «Charmes de Bali», un circuit privé avec chauffeur guide en français; etc.

• Bali n’est pas suggérée aux personnes à mobilité réduite ou à ceux ayant des problèmes avec les escaliers. Les marches sont inégales et surtout omniprésentes, aussi bien sur les sites que dans les chambres d’hôtel.

@lisegiguere– Les arrangements floraux sont partout à Bali.

• Bali est une destination sûre.

LE NOUVEL AN BALINAIS

De toutes les cérémonies qui se déroulent à Bali, la plus troublante et la plus spéciale est sans doute le Nyepi (la «fête du silence» ou Nouvel An balinais), qui a lieu chaque année en mars ou avril. Elle a pour but est de tromper les esprits malins en leur faisant croire, pendant 24 heures, que leur île est inhabitée.

La préparation dure un mois au cours duquel les jeunes fabriquent de grands mannequins (3 ou 4 m) de papier mâché qui représentent les esprits mauvais. Ils sont généralement d’une laideur repoussante.

@lisegiguere-On trouve partout­­­ des statues décorées de fleurs, revêtues de tissus chics ou sacrés et près desquelles ont été déposées des offrandes.

La veille de la cérémonie, les femmes préparent les offrandes (fruits, gâteaux, etc.) tandis que les hommes sacrifient les cochons, poules, veaux, chèvres, etc.

S’ensuit un grand défilé où tout le monde se dirige vers la mer en portant tous les objets précieux du temple pour les purifier. En soirée, les mannequins sont brûlés avec grand bruit jusqu’à minuit, moment où l’on déclare le silence obligatoire pour les 24 prochaines heures.

Durant cette période, tous les sites touristiques sont fermés, même l’aéroport. Les voitures, scooters, bus sont interdits dans les rues désertes. Et il est interdit de sortir de la maison sous peine d’amende (généralement 10 kg de riz). Seuls l’hôpital et les hôtels demeurent ouverts, cependant leurs clients ne doivent pas quitter leur enceinte et les employés ne peuvent se relayer.

En 2018, le Nyepi aura lieu le 17 mars.

(Notre collaboratrice était l’invitée de Groupe Voyage Québec.)

Cet article est d’abord paru dans le Journal de Montréal, sur Canoe.Ca, TVA Nouvelles, Journal de Québec.

Mais également ICI et ICI

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10 façons de plonger dans le 375e de Montréal

Une chronique qui aurait dû passer hier dans le Journal de Montréal et  le Journal de Québec. Faute d’espace, elle a été sacrifiée. Je vous la mets ici afin que vous puissiez y trouver les trucs que j’ai cherché pour vous.

Le 375e anniversaire de Montréal, c’est 175 évènements auxquels s’ajoutent de nombreuses autres activités proposées par différents organismes. Pour en profiter pleinement, voici quelques suggestions.

1- On consulte régulièrement le site officiel du 375e (375mtl.com) dans lequel on trouve non seulement la programmation officielle, mais de nombreuses informations sur l’histoire de Montréal, des mises à jour, des liens vers d’autres activités, etc. http://www.375mtl.com/programmation

2 – On télécharge l’application officielle (375MTL) qui permet non seulement d’avoir les détails sur les activités, mais aussi de tester ses connaissances historiques, de relever des défis, mais aussi de gagner des accès exclusifs, des produits dérivés ou des billets ! On la trouve sur App Store ou Google Play.

3 – On se procure le Passeport MTL de 48 h (85 $) ou 72 h (99 $). Cette carte permet de découvrir 23 attractions (Musées, Biosphères, Jardin Botanique, bateau-mouche, etc.) et donne accès au transport en commun (STM) illimité, à la navette 747 entre l’aéroport Montréal-Trudeau et le centre-ville ainsi qu’à 25 $ en crédits-jeu pour le Casino de Montréal. Info: http://www.passeportmtl.com

4- On devient bénévole et on fait partie de la fête. Tous les détails sur :
http://www.375mtl.com/benevoles/

5 – On reste connecté avec le 375e en partageant ses photos et ses impressions. Pour ce faire, on utilise le hashtag #375mtl et l’on s’abonne aux plateformes suivantes :

Facebook : https://www.facebook.com/375mtl

Twitter : https://twitter.com/375mtl

Youtube : https://www.youtube.com/user/375MTL

Instagram : https://www.instagram.com/375mtl/

6 – Le 17 mai à 21h45 aura lieu l’inauguration de la mise en lumière du pont Jacques-Cartier. Pour ne rien manquer d cette illumination spéciale de 30 minutes mettant en vedette l’Orchestre métropolitain et une dizaine d’artistes montréalais, voici quatre trucs :

1 – À pied, à vélo, en moto, en taxi en bus et en métro (mais PAS en auto), on se rend au Quai de l’horloge du Vieux-Port de Montréal ; sur la rue Notre-Dame à l’Est du Pont ou sur la Rive Sud, le long des berges (ex : parc Marie-Victorin à Longueuil) et l’on syntonise ROUGE FM 107,3 pour écouter la trame musicale en direct. On peut aussi télécharger   l’application amp.me qui synchronisera en direct tous les appareils mobiles et haut-parleurs à proximité.
2 – Pour un moment inoubliable, on réserve sur le AML Cavalier Maxim (croisiereaml.com) qui propose une croisière de deux heures pour cette occasion. Vue unique, mignardises, bulles et musique sont au programme. http://www.croisieresaml.com

5 – Réalisé par Moment Factory, AURA, le parcours lumineux de la Basilique Notre-Dame de Montréal mérite le déplacement. Les stationnements étant rares dans ce secteur, l’idéal est d’emprunter le métro jusqu’à Station Place d’Armes ou l’autobus (55) qui arrête rue Notre-Dame.

http://www.375mtl.com/programmation/aura-330/

6- Pour découvrir l’histoire de Montréal, on emprunte le Circuit Montréal, toute une histoire, le long du Saint-Laurent. Entre la Maison Saint-Gabriel et le Musée de Lachine, les promeneurs à pied et les cyclistes trouveront une vingtaine de panneaux interprétatifs et interactifs.

www.375mtl.com/programmation/montreal-toute-une-histoire-10/

7 – Si les plus vieux se souviennent avec nostalgie d’Expo 67, les plus jeunes découvrent cet évènement de notre passé. Avec Rêver le monde au Musée Stewart, on suit un parcours multimédia immersif réalisé à partir d’archives de l’ONF et de Radio-Canada; Avec Mode Expo 67 au Musée McCord, on admire une soixantaine de costumes, d’uniformes d’hôtesses de différents pays, en plus de croquis, de photos spectaculaires et de témoignages. Enfin, avec Écho 67 à la Biosphère, on retourne dans le futur imaginé par Buckminster Fuller, dans le pavillon le plus emblématique de l’Exposition universelle de Montréal, pour explorer l’héritage environnemental de l’Expo.

8 – Il ne faudrait pas oublier de baisser les yeux en marchant dans les rues de Montréal pour ne rien manquer des fresques éphémères qui orneront les bouches d’égout. Intitulé, les Amuse-Bouche, cet évènement original propose peinture en direct, spectacles de théâtre, musique, cirque et marionnettes et implique des artistes, des organismes et des écoles du quartier.

9 –Sur la rue Sherbrooke Ouest, entre le secteur MBAM (Musée des beaux-arts de Montréal)/Université Concordia et le secteur Musée McCord/Université McGill, se dresse le Mât totémique des pensionnats (21,45 mètres), de l’artiste Charles Joseph (1959), de la nation kwakiutl de la côte Ouest canadienne. Un hommage aux enfants autochtones − l’artiste fut l’un de ces 150 000 enfants− enlevés à leur famille et envoyés dans les pensionnats de communautés religieuses.

10- Enfin, La Vitrine (le guichet central d’information et de billetterie culturelle de la grande région de Montréal) présente un calendrier spécial d’activités indépendantes (culturelles, sportives ou communautaires) Info : http://375mtlplus.lavitrine.com/fr/

8 Trucs pour les voyages du temps des fêtes

Pendant la période  des fêtes, les aéroports et de nombreux éléments extérieurs peuvent perturber nos projets : tempête de neige ; retard ou annulation du vol, sans oublier tous ces cadeaux qu’il faut transporter. Tous ces détails augmentent le niveau de stress. Voici quelques trucs.

Photo: Fotofolia (tirée du Journal de Montréal et Journal de Québec)

Photo: Fotofolia (tirée du Journal de Montréal et Journal de Québec)

1 – On s’assure que la compagnie d’aviation a notre courriel et notre numéro de téléphone afin d’être informé de tout retard ou annulation.

2 – Si notre départ est le matin très tôt, il peut s’avérer très avantageux de loger près de l’aéroport. Il existe d’excellents hôtels installés à peu de distance. L’essai récent du Holiday Inn Express & suites (1,8 km de l’aéroport PET) a permis de constater l’excellent rapport qualité/prix, la propreté des lieux et l’accueil chaleureux. Le wifi et les petits déjeuners sont inclus sauf si l’on doit quitter avant 06 h (heure d’ouverture du bar à déjeuner) ce qui est malheureusement souvent le cas pour les vols pour le Sud. Malgré ce détail, choisir cette option permet d’arriver la veille, d’éviter le stress de se retrouver au cœur d’un trafic intense causé par une tempête de neige, de stationner son automobile à un prix vraiment moindre que l’aéroport (6,95$) et de bénéficier du service d’une navette gratuite qui nous dépose à l’embarquement et qui revient nous chercher au retour. De plus comme cet hôtel est membre du groupe IHG (Intercontinental, Crowne Plaza, Holiday Inn, Indigo, etc.) on peut payer avec ses points fidélités en devenant membre du IHG Rewards ClubMC. Info : https://www.ihg.com/holidayinnexpress/hotels/us/en/reservation

3 – Si l’on préfère stationner à l’aéroport, on peut réserver en ligne et ainsi économiser jusqu’à 25 % du prix à la barrière (7 jours ou plus) ! Offre spéciale 2 pour un (deux semaines pour le prix d’une) à l’AeroParc pour les membres CAA, jusqu’au 15 janvier.

4- On n’oublie pas de télécharger l’application YULi (www.admtl.com/fr/application-mobile) qui permet de réserver son stationnement en ligne, de se repérer facilement dans l’aérogare, de connaître le temps de marche et le temps d’attente aux points de contrôle, d’obtenir des offres exclusives des restaurants et des boutiques et de recevoir des informations (en temps réel) sur son vol.

5 – Pour économiser du temps, on réserve son passage prioritaire à la sécurité (pour tous les départs sauf à destination des Etats-Unis. 24h avant l’heure de son vol, il suffit de réserver en ligne (maximum 5 personnes) et de confirmer son inscription en répondant à un message SMS. Bien entendu, il faut se présenter à l’heure prévue dans la ligne Secur Express. (www.admtl.com/fr/vols/secure_express)

6 -Afin de faciliter l’inspection au contrôle pré-embarquement, ADM suggère de placer ses cadeaux emballés dans ses bagages enregistrés (en soute). Si ce n’est pas possible et qu’on les transporte avec soi en cabine, ils ne doivent pas être emballés. Pour plus d’information sur les objets permis en cabine, on consulte le site www.catsa-acsta.gc.ca.

7- Perdre ses bagages alors qu’ils sont remplis de cadeaux pour nos proches serait une catastrophe. On s’assure de placer, sur ses valises, une étiquette (et même deux) contenant tous les renseignements sur l’endroit où l’on se rend. De plus, à l’intérieur de ces dernières, on glisse une grande feuille avec nos noms, adresses et téléphones bien visible. Enfin, protection supplémentaire, à l’aide de son tel cellulaire, on photographie ses valises ainsi que les petits coupons pour les réclamer. Ainsi, en cas de perte, on retrouvera facilement ces informations permettant de les retracer.

8 – S’il nous manque quelques cadeaux d’hôtesses, les achats en vol dans le catalogue de la boutique hors taxe peuvent être une bonne solution. On y trouve tout un tas de suggestions originales pour ceux qui possèdent déjà tout.

NOTE: Le manque d’espace ou les choix éditoriaux modifient parfois les textes. Cette semaine, le Journal de Montréal et le Journal de Québec ont publié ma chronique sous le titre 6 trucs pour voyager pendant la période des fêtes, amputant mon texte de deux trucs.

On peut lire celui publié dans le Journal de Montréal ICI et Journal de Québec