Archives de Tag: Hemingway

Ogunquit, la plage que l’on n’oublie jamais !

Sur les rives de l’Atlantique, l’immense plage d’Ogunquit a vu défiler des générations de Québécois. Pour eux, cet endroit est devenu un véritable pèlerinage lorsque reviennent les beaux jours.

PHOTO COURTOISIE, MAINE OFFICE OF TOURISM
La plage d’Ogunquit

Il suffit de glisser ses orteils dans le sable chaud de cette immense plage, qui s’étend sur 5 km et qui se donne des airs de désert à marée basse, pour que les images surgissent. On se revoit découvrant la mer avec nos parents, s’y amusant ferme en compagnie d’amis(es), s’y prélassant en amoureux avant d’y revenir avec nos propres enfants et, plus tard nos petits-enfants. Peu importe l’âge, le charme opère.

PHOTO LISE GIGUÈRE
À marée basse, l’immense plage se donne des airs de désert.

L’eau y est froide, c’est vrai, glaciale même quand on y entre les orteils après avoir laissé son corps subir les assauts du soleil pendant quelques heures, mais le coup de fouet ressenti procure un bien fou et, une fois que la température corporel s’est adaptée, on patauge avec délice dans ces vagues folles.

La côte sauvage

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Marina de Perkins Cove

Quand le soleil se fait moins violent (l’idéal est au coucher du soleil), on emprunte le sentier Marginal Way, qui relie la plage à Perkins Cove. Cette balade de 2 km entre dans les falaises ¬bordant les rives de l’Atlantique exige qu’on marche lentement, qu’on prenne le temps de respirer, humer, admirer, photographier. Pour ça, des bancs de bois sont prévus.

Puis, c’est Perkins Cove, ce charmant village de pêcheurs dont les petites maisonnettes de bois sont désormais des cafés, des boutiques, des galeries d’art et des restaurants où le homard règne en roi sur les menus.

PHOTO LISE GIGUÈRE
Perkins Cove, les petites maisonnettes de bois sont désormais des cafés, des bo

Le paradis des artistes

Pour de nombreux artistes, Ogunquit est un véritable paradis qui titille leur imagination. En cela, ils rejoignent des personnages colorés comme Gertrude Fiske, Charles Woodbury et autres qui ont immortalisé ces lieux et y ont laissé leur marque, tout au long du XXe siècle.

Le musée d’art américain d’Ogunquit (Ogunquit Museum of American Art), fondé il y a 65 par Henry Strater, un copain d’Hemingway, leur rend hommage.

PHOTO: Lise Giguère
Une salle du musée d’art américain d’Ogunquit (Ogunquit Museum of American Art)

On y retrouve, entre autres, la collection privée de 35 tableaux achetés par ce mécène, pour supporter ces artistes qu’il admirait. Pour revivre cette époque, découvrir les artistes, se faire indiquer les lieux peints sur les tableaux, on demande une visite guidée. (www.ogunquitmuseum.org)

En terminant, un tour du magnifique jardin du musée s’impose. On s’y déplace doucement, dans le calme que troublent uniquement le bruit des vagues et le son des oiseaux, en admirant les plantes, les fleurs, mais surtout les sculptures (parfois étranges) exposées ici et là.

Lise Giguère L’une des étranges sculptures dans les jardins extérieurs du Musée d’art américain d’Ogunquit (Ogunquit Museum of American Art)

Il faut marcher jusqu’à l’arrière pour voir Narrow Cove que les peintres ont immortalisé sur de nombreuses toiles. Une envie folle s’empare alors de nous. Et si on se procurait un chevalet, une toile, des tubes de couleurs, des pinceaux et que l’on tentait à son tour d’immortaliser ce paysage sauvage, mais si beau. C’est un peu tout ça la magie d’Ogunquit !

PHOTO LISE GIGUÈRE
Narrow Cove que les peintres ont immortalisé sur de nombreuses toiles.

Cet article a d’abord été publié, le 14 juillet dans la schronique Est des USA de la section tourisme du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

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Quelques heures à la Havane

CUBA – Le rapprochement historique qui marque la fin de plus de 50 années d’hostilité entre Cuba et les États Unis et les rumeurs de la mort de Fidel Castro, circulant sur les réseaux sociaux attirent de plus en plus l’attention sur ce pays qui se retrouve sur de nombreuses listes de Destinations à voir en 2015. Pour les nombreux Québécois qui ont fait de ces plages leur retraite d’hiver, il est temps de se réserver un petit 42 h pour arpenter la Havane, tout particulièrement la Habana Vieja (vieille Havane) et son système

Pour lire le détail de ce texte, intitulé 42 heures à la Havane, voici les liens:

Pour le Journal de Montréal, cliquer ICI

Pour le Journal de Québec, cliquer ICI

Quelques photos supplémentaires, non parues dans le Journal

@lisegiguere- Les bouquinistes de la Place d’Armes

@lisegiguere– Les bouquinistes de la Place d’Armes

@lisegiguere - La Calle Obispo, la rue la plus populaire de la Havane

@lisegiguere – La Calle Obispo, la rue la plus populaire de la Havane

@lisegiguere - Spectaculaires projections sur la façade baroque de la Catedral de San Cristobal, sans doute l’une des plus belles de l’Amérique latine.

@lisegiguere – Spectaculaires projections sur la façade baroque de la Catedral de San Cristobal, sans doute l’une des plus belles de l’Amérique latine.

@lisegiguere = La Floridita où fut inventé le Daiquiri

@lisegiguere = La Floridita où fut inventé le Daiquiri

@lisegiguere - La Bodeguida del Medio, le repaire d'Ernest Hemingway

@lisegiguere – La Bodeguida del Medio, le repaire d’Ernest Hemingway

@lisegiguere - Le Malecon, une promenade de 8km longeant la mer

@lisegiguere – Le Malecon, une promenade de 8km longeant la mer

@lisegiguere- La Imprenta - un resto dans une ancienne imprimerie

@lisegiguere– La Imprenta – un resto dans une ancienne imprimerie

@lisegiguere- L'hôtel Ambos Mundos où ont logé Ernest Hemingway, mais aussi Françoise Sagan.

@lisegiguere– L’hôtel Ambos Mundos où ont logé Ernest Hemingway, mais aussi Françoise Sagan.

@lisegiguere - La chambre 511 de l’hôtel Ambos Mundos est maintenant un petit musée consacré à Hemingway

@lisegiguere – La chambre 511 de l’hôtel Ambos Mundos est maintenant un petit musée consacré à Hemingway

@lisegiguere - Hptel Nacional , un ancien château qui date de 1930

@lisegiguere – Hptel Nacional , un ancien château qui date de 1930

@lisegiguere - La Bodeguida del Medio

@lisegiguere – La Bodeguida del Medio

@lisegiguere - Les affiches avant/après permettent d’admirer le travail colossal réalisé par Habaguanex

@lisegiguere – Les affiches avant/après permettent d’admirer le travail colossal réalisé par Habaguanex

@lisegiguere - Si l’on manque de temps pour tout visiter, les autobus touristiques offrent une excellente alternative

@lisegiguere – Si l’on manque de temps pour tout visiter, les autobus touristiques offrent une excellente alternative

@lisegiguere - Bien que moins nombreuses, les autos des années 50 sont toujours présentes. Le retour prochain des touristes américains risquent fort de les faire disparaître.

@lisegiguere – Bien que moins nombreuses, les autos des années 50 sont toujours présentes. Le retour prochain des touristes américains risquent fort de les faire disparaître.

@lisegiguere - Une partie de la vielle Havane vue du toit d’un hôtel

@lisegiguere – Une partie de la vielle Havane vue du toit d’un hôtel

@lisegiguere - À l’intérieur du Los Frailes, un ancien monastère devenu un hôtel chic, des sculptures représentent des Franciscains en prière

@lisegiguere – À l’intérieur du Los Frailes, un ancien monastère devenu un hôtel chic, des sculptures représentent des Franciscains en prière

@lisegiguere - Terrasse de la Place Saint-François d’Assise (Plaza de San Francisco de Asis) de soir

@lisegiguere – Terrasse de la Place Saint-François d’Assise (Plaza de San Francisco de Asis) de soir

@lisegiguere - Terrasse de la Place Saint-François d’Assise (Plaza de San Francisco de Asis)

@lisegiguere – Terrasse de la Place Saint-François d’Assise (Plaza de San Francisco de Asis)

@lisegiguere -El Capitolio nommé ainsi en référence au Capitole de Washington

@lisegiguere -El Capitolio nommé ainsi en référence au Capitole de Washington

Hemingway hante toujours la Vieille Havane

Comme vous le savez maintenant, j’aime bien fouiner sur les traces de personnalités célèbres. À Cuba, celles d’ Ernest Hemingway sont un incontournable.

Ce romancier et nouvelliste américain qui s’est suicidé en 1961 était un inconditionnel de Cuba qu’il avait découvert lors d’un tournoi de pêche à l’espadon en 1932.

J’aurais bien voulu visiter La Vigia, sa maison devenue musée à San Francisco de Paula, mais malheureusement notre itinéraire ne nous le permettait pas.

Intérieur de la Vigia

Même chose pour la marina où il accostait son bateau de pêche et qui est maintenant la Marina Hemingway.

Amateur d’alcool et de femmes autant que de littérature, Hemingway a laissé une empreinte indélébile dans la vieille Havane. Voici quelques endroits que ce prix Nobel de la littérature affectionnait tout particulièrement.

1 – La Bodeguita del Medio

@ Lise Giguère

Cet endroit, devenu mythique, est toujours bondé et il faut jouer du coude pour y entrer boire le Cuba libre.  Mais inutile de chercher des Cubains, ce sont essentiellement des touristes qui tentent de reconnaître les photos et les signatures qui ornent les murs.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

Hemingway disait : Mon Cuba libre à la Bodeguita, mon Daiquiri au Floridita. Suivons donc ses traces.

2 – La Floridita

@ Lise Giguère

Ce restaurant-brasserie figure parmi les préférés des touristes. Ce serait à cet endroit qu’aurait été inventé  le Daiquiri par Constantino Ribalalgua, propriétaire de la Floridita sur les conseils de Hemingway qui voulait un drink dans lequel on trouverait du  du rhum blanc, du sucre raffiné, du citron vert et de la glace pilée.

Vous pouvez également y commander le Cocktail Hemingway:

2/4 rhum

14 jus de citron

14 de jus de pamplemousse

un trait de liqueur de cerises

À la bonne vôtre !

3 – Ensuite, direction l’hôtel Ambos Mundos où Hemingway a rédigé les premiers chapitres de Pour qui sonne le glas, à la fin des années trente.

@ Lise giguère - Hôtel Ambos Mundos

Il aimait bien occuper la chambre 511. Aujourd’hui, il est impossible de louer cette chambre puisqu’elle est devenue un Musée où sont exposées plusieurs souvenirs de l’écrivain et dans laquelle on peut également voir  la photo de ses quatre femmes : Hadley, Pauline, Martha et Mary.

@ Lise Giguère- Identification du Musée à la porte de la chambre 511.

@ Lise Giguère - Son bureau de travail dans la chambre 511 et sa vieille machine à écrire.

@ Lise Giguère - Impossible de dire si c'est le lit original, mais il dormait dans un lit comme celui-ci.

@ Lise Giguère. La vue qu'il avait de la petite fenêtre de sa chambre.

Aujourd’hui, l’Ambos Mundos est un charmant hôtel. Il suffit de demander à la réception et de débourser quelques Pesos pour visiter la chambre. On peut ensuite monter sur le toit et prendre un verre à la terrasse de laquelle on jouit d’une très belle vue.

@ Lise Giguère - La terrasse du Ambos Mundos

4 – Si le temps le permet, on peut également pousser plus loin vers l’Est. À Santiago de Cuba, la magnifique Basilica del Cobre, lieu de pèlerinage célèbre.

@bureau du tourisme de Cuba - Basilica del Cobre

On peut y voir des milliers d’offrandes en remerciement de faveurs obtenus. Parmi ces dernières, la médaille du prix Nobel de littérature, Ernest Hemingway et de la barbe de rebelles ayant survécu à la Révolution.

C’est la faute à Hemingway !

Depuis qu’Ernest Hemingway a publié Les neiges du Kilimandjaro, nombreux sont ceux qui se sont mis à rêver d’atteindre le sommet de cette montagne située au nord-est de la Tanzanie et composée de trois volcans éteints. On compte aujourd’hui quelque 25 000 personnes qui s’y risquent chaque année. Selon le blog des Karavaniers ,  la moitié seulement atteint le sommet et 25 meurent en chemin. Est-il utile de préciser  que le défi exige de  se dépasser physiquement et moralement ?

Ceux qui ont la santé et la forme physique se lancent dans cette expérience pour se dépasser ce qui leur permet souvent, pendant qu’ils accomplissent leur exploit, de réaliser les efforts quotidiens que doivent faire, les malades ou ceux à qui la vie ne fait pas de cadeaux. C’est pourquoi l’événement est presque toujours lié à une oeuvre humanitaire.

Dans le cas de ma fille, Gina Desjardins, il s’agit d’un rêve. Il faut dire que rien ne lui fait peur. Elle n’avait que 16 ans quand elle fut victime d’un grave accident d’auto dont elle aurait bien pu  ne jamais sortir vivante. Elle s’est battue et a gagné. Du coup, elle a développé un appétit insatiable pour la vie et pour tous les moments exaltants que l’on peut vivre.

Après avoir nagé avec les dauphins sauté en parachute, fait l’essai du plus haut bungee au Canada et du trapèze, tenté le street surfing et la plongée sous-marine, ou piloté un avion,

Gina s’est montré très enthousiaste quand son père, Gérard Desjardins lui a proposé de l’accompagner pour escalader le Kilimandjaro.

Comment dire non à la fabrication d’un si beau souvenir ? D’autant plus que le défi se fait pour amasser des sous afin de venir en aide aux victimes démunis à la suite d’un sinistre. Une problématique que Gina connaît bien pour avoir souvent discuté avec son père, autrefois  expert en sinistre et maintenant franchisé d’une compagnie de nettoyage après sinistres, la compagnie Gus. C’est d’ailleurs cette compagnie qui est à l’origine de  la Fondation Gus au profit de laquelle est organisée cette expédition.

Mais pour se rendre en Tanzanie, il faut des sous. Geekette connue pour sa participation quotidienne à M. Net,  pour ses écrits technos et jeux vidéos dans Destination Via Rail , pour son blogue personnel et celui sur MSN et ses nombreuses participations à diverses émissions de télévision et de radio en tant que spécialistes, Gina organisera une soirée levée de fonds pour l’aider à atteindre des objectifs. La date n’est pas encore déterminée, mais je vous invite à la suivre sur Twitter pour connaître tous les détails.

De plus, grâce à la collaboration de Simon-Olivier Fecteau (ex Chic & Swell, réalisateur du film Bluff , réalisateur des Bye Bye mettant en vedette Rock et Belles Oreilles, chroniqueur à Informan et j’en passe) et au caméraman Leland Miller, elle a créé un petit vidéo amusant décrivant la raison de cette ascension.

Pour ceux qui aimeraient l’encourager en faisant un don, même un tout petit, invitation à vous rendre ici

Même si je vous avoue être très inquiète, je ne peux que lui souhaiter d’atteindre ses objectifs et de réaliser son ascension avec succès et, par la même occasion, de contribuer à aider ceux qui se retrouveront à la rue après un sinistre. Qui sait, ça pourrait être nous ?