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De Bucarest à Budapest à bord du Viking Lif

Envahie à de nombreuses reprises et longtemps cachée derrière le rideau de fer, l’Europe de l’Est est plutôt méconnue. Pourtant, elle possède de nombreux trésors pour les touristes qui aiment les rendez-vous avec l’Histoire.

La croisière « Passage en Europe de l’Est », à bord du Viking Lif, propose une aventure de 11 jours dans cinq pays, à la découverte de quatre grandes capitales et de charmants petits villages sur le majestueux Danube.

« J’ai 33 ans et j’ai déjà changé quatre fois de pays, pourtant, j’ai toujours habité Belgrade », lance d’emblée notre sympathique guide serbe. Pleine d’humour, elle nous détaille les nombreux changements politiques de son pays, sans se plaindre, en constatant simplement. « Chaque matin, je sais que je me lève à Belgrade, mais je ne suis jamais totalement certaine dans quel pays je me trouve. »

Cette phrase résume plutôt bien l’étrange situation dans laquelle vivent ces différents peuples dont plusieurs étaient frères avant l’éclatement de la Yougoslavie. Au fil des jours, on visitera des familles, on assistera à des conférences et des spectacles, on suivra des cours de cuisine et on marchera dans ces lieux dont les murs portent toujours les traces des balles ou des bombes. Partout, l’émotion est au rendez-vous.

LE NAVIRE

Les longs navires de Viking Cruises bénéficient de l’expérience de cette compagnie qui navigue, depuis 20 ans, sur une vingtaine de fleuves d’Europe, de Russie, de Chine et d’Asie. Construit en 2014, le Viking Lif est moderne et lumineux, ses 95 cabines (dont 25 seulement n’ont ni véranda ou balcon) sont confortables et fonctionnelles,

la terrasse est bien aménagée et l’ambiance est agréable dans le salon où sont présentés les spectacles et conférences. S’il faut toujours partager sa table avec des inconnus au restaurant, la nourriture est variée et excellente, et cette promiscuité favorise les rencontres et les nouvelles amitiés.

L’ITINÉRAIRE

Bucarest

L’aventure commence dans la capitale de Roumanie, avec ses larges boulevards et ses magnifiques bâtiments qui lui ont valu, entre les deux guerres, d’être surnommée le Petit Paris.

Rousse (prononcer « roussé »)

Situé juste en face de Bucarest, cet important port de Bulgarie était autrefois appelé la Petite Vienne en raison de son architecture aristocratique inspirée par cette ville.

Veriko Tarnovo

@lisegiguere – La forteresse Tsarevets de Veliko Tarnovo en Bulgarie

Ancien royaume des tsars de la Bulgarie, cette petite ville médiévale est aujourd’hui très prisée des touristes.

Vidin

@lisegiguere – La forteresse Baba Vida à Vidin, en Bulgarie.

L’une des plus anciennes villes de Bulgarie, avec sa forteresse médiévale, Baba Vida (10e siècle). À peu de distance se trouve Belogradchik Rocks, une spectaculaire formation rocheuse dont les formes étranges sont source de nombreuses légendes.

Les gorges des Portes de fer

@lisegiguere – Pendant la traversée des Portes de fer, entre la Rouma nie et la Serbie, on aperçoit soudain, taillée dans le roc, cette énorme sculpture repré- sentant le Roi Decebalus.

Avec la Roumanie à droite et la Serbie à gauche, le Danube se rétrécit et livre quelques secrets.

Belgrade

@lisegiguere – L’hôtel Moksva, à Belgrade, en Serbie, où Agatha Christie aurait écrit une partie du Crime de l’Orient Express.

La capitale de la Serbie, que l’on surnomme la White City, est une ville de contrastes, à la fois austère et romantique, en raison de son passé trouble. C’est la ville qui a connu le plus grand nombre de guerres depuis l’époque romaine. Pause jet set à l’hôtel Moskva (prononcer « Moscow »), emblème de la ville, mais aussi lieu de séjour de nombreuses personnalités, dont Agatha Christie, qui y aurait écrit une grande partie du Crime de l’Orient Express.

Vukovar

Détruite à 99 % pendant la guerre serbo-croate (1991-1998), cette région de la Croatie qui était la plus riche est aujourd’hui la plus pauvre.

Kalocsa

Cette ville, l’une des plus anciennes de Hongrie, est célèbre pour sa production de paprika (aussi appelé « or rouge ») et ses broderies faites main comme au 19e siècle.

Budapest (prononcer « Budapesht »)

Ville spectaculaire à l’architecture du 19e siècle, c’est non seulement la capitale de la Hongrie et celle du paprika, mais aussi celle des spas. Ici et là, des monuments à l’holocauste rappellent qu’en Hongrie, pendant la Seconde Guerre mondiale, 1 million de Juifs ont été déportés et 600 000 sont morts. Budapest est aujourd’hui l’une des plus grandes capitales culturelles d’Europe.

Szentendre (prononcer « Saint-André » dont c’est d’ailleurs la traduction)

@lisegiguere – La charmante petite ville de Szentendre près de Budapest, en Hongrie.

À 15 km de Budapest, ce joli petit village à l’architecture baroque du 18e siècle offre de nombreuses boutiques et galeries d’art.

À PROPOS DE CETTE CROISIÈRE

♦ Le type de croisière : Croisière sur fleuve à bord d’un long navire (traversée d’une imposante écluse de 62 mètres).

♦ Le plus : Cet itinéraire comprend une nuit d’hôtel à Bucarest et deux nuits à Budapest (ou l’inverse) ce qui permet de mieux apprécier ces deux villes.

♦ Le moins : Malheureusement pour ceux qui ne parlent pas anglais, il est à peu près impossible de trouver de l’aide en français sur ce navire où tout se déroule en anglais.

♦ Le coup de cœur : Un moment particulièrement touchant du voyage sera le témoignage du directeur de programme, Leonard Miron, né en 1967 sous l’occupation Caeausescu nous racontant ce qu’était la vie sous la direction de ce dictateur.

PRIX ET INFOS PRATIQUES

♦ Coût : 3549 $. Ce prix comprend les escales dans cinq pays, avec sept tours guidés et trois nuits d’hôtel. Les vols ne sont pas inclus. Possibilité de transformer cette croisière en un itinéraire de 23 jours entre Bucarest et Amsterdam au coût de 9849 $.

♦ Quand partir : Cette croisière est offerte d’avril à octobre. Il vaut cependant mieux opter pour le printemps ou l’automne alors que la température est plus douce et les bateaux moins nombreux qu’en juillet et août sur le Danube.

♦ En savoir plus : www.vikingrivercruises.com

Cet article a d’abord été publié dans le Journal de Montréal ICI, dans le Journal de Québec ICI et sur Canoe.ca, ICI.

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L’Intercontinental, un hôtel qui respecte l’histoire

Hier soir, l’Intercontinental Montréal inaugurait sa toute nouvelle salle de bal.  , A & S Nordheimer. Pour cet événement, on a beaucoup attiré l’attention des convives sur la riche histoire de ce bâtiment lequel, en 1888, portait le nom de Nordheimer,

En réalité, l’Intercontinental, ouvert en 1991, compte deux bâtiments. Le plus ancien,  construit en 1888, n’est autre que le Nordheimer qui abritait la fabrique de piano des frères Abraham et Samuel Nordheimer, également éditeurs de partition musicales. Désireux de respecter cet héritage, le directeur général actuel de l’Intercontinental, Bernard Chênevert, a imaginé une salle toute en noir et blanc dont le lobby est luisant comme un piano.

Un grand escalier conduit à une terrasse extérieure qui devrait pouvoir accueillir 130 personnes. Elle sera prête en mai. On y reviendra.

Voici la vidéo promotionnelle permettant d’avoir une bonne idée de cette nouvelle salle de bal.

Amoureux de la musique et des artistes, les Nordheimer  avaient également réservé un grand espace pour le Nordheimer’s Hall, une salle de concert de 1000 places dans laquelle des artistes de renommée mondiale ont offerts leurs prestations. Parmi ces derniers, citons Emma Alabani, une cantatrice de réputation Internationale. Née à Chambly, tout près de Montréal,  et portant, dans la vie réelle, le nom de Marie-Louise-Cécile Lajeunessec, on pourrait dire qu’elle était la Céline Dion du 19e siècle. Voici une petite vidéo permettant d’entendre (avec beaucoup de parasites) l’un de ses enregistrements.

Le Nordheimer’s Hall a également accueilli  le cirque Barnum et Maurice Ravel, compositeur du célèbre Bolero. On dit que le concert qu’il a présenté à cet endroit fut mémorable.

Maurice Ravel

Maurice Ravel

La grande tragédienne française de cette époque, Sarah Bernhardt, compte également parmi les invités de ce lieu qu’elle hanterait encore, selon certains employés qui affirment avoir parfois  entendu des sons étranges et un doux murmure le long des murs. Ce serait son fantôme !

La Divine Sarah Bernhardt

La Divine Sarah Bernhardt

Serait-ce pour cette raison que l’Intercontinental a donné son nom, le Sarah B, à l’un de ses restaurants ?  Pour un petit aperçu des lieux (chambres et restaurant Sarah B.) voici une petite vidéo

Loger à l’Intercontinental, c’est loger au coeur de l’histoire. Si l’on aime ses chambres luxueuses et son confort, , il faut absolument prendre le temps de parcourir ces lieux , leur histoire, leurs attraits, sans oublier ce quartier.

Pour le faire à son rythme et n’en rien manquer, l’Hôtel Intercontinental offre à ses clients un Guide des découvertes, magnifiquement réalisé et fourmillant de détails permettant d’apprécier ce lieu mythique dont la direction actuelle prend un soin jaloux  de rendre hommage à son passé et de préserver cet héritage.

Les voûtes de l'Intercontinental ont été construites vers 1820 sous les premiers bâtiments en bois. Elles ont été restaurées à l'identique.

Les voûtes de l’Intercontinental ont été construites vers 1820 sous les premiers bâtiments en bois. Elles ont été restaurées à l’identique.

La Ruelle des fortifications, un vaste espace lumineux

La Ruelle des fortifications, un vaste espace lumineux

La vue qu'offrent certaines chambres de l'Intercontinental

La vue qu’offrent certaines chambres de l’Intercontinental

 

 

 

 

Viking Homeland: Stavanger (jour 12) #VikingStar

Suivi de la Croisière Viking Homeland à bord du Viking Star en mer Baltique

Stavanger – Norvège

Nous sommes en Norvège, un pays qui arrive au 2e rang des endroits où les gens seraient le plus heureux de vivre, toujours selon le World Happiness Report qui analyse les indices de bonheur du monde.

Nous avons quitté la mer Baltique pour la mer du Nord. Notre premier arrêt est Stavanger (prononcer Stavannguir), un ancien village de pêcheurs et de navigateurs qui a 800 ans d’histoire.

 

@lisegiguere - Stavanger vue du navire

@lisegiguere – Stavanger vue du navire

On y trouve une grande concentration de petites maisons blanches qui datent du 17e et 18e siècle jusqu’au tout début du 20e. Pourquoi toutes blanches ? Parce que la peinture coûtait cher et qu’on l’achetait au 3 litres et qu’on la partageait. Valait donc mieux ne choisir qu’une couleur. Destinées à être démolies dans les années 1950, elles ont été sauvées par un architecte. Aujourd’hui protégées, elles sont considérées comme les maisons de bois les mieux préservées de toute l’Europe du Nord.

@lisegiguere - Des petites maisons blanches toutes fleuries

@lisegiguere – Des petites maisons blanches toutes fleuries

Ici, aucun danger de se perdre, il n’y a que deux rues : la basse et la haute. Et les routes sont en pierres rondes. Un peu difficile pour la marche, faut surtout pas porter de talons hauts. Mais ces routes avaient été construites, à l’origine, pour les chevaux.

@lisegiguere - Ces routes en pierre ont été pensées pour les chevaux

@lisegiguere – Ces routes en pierre ont été pensées pour les chevaux

Il n’y a vraiment pas grand chose à voir, une ancienne vannerie, un Musée Maritime qui nous ramène au 18e siècle et le moderne Musée norvégien du pétrole. L’architecture se veut une interprétation scénographique du roc norvégien et des installations pétrolières en mer. La Norvège est un des principaux pays producteur de pétrole

@lisegiguere - Le Musée du pétrole

@lisegiguere – Le Musée du pétrole

C’est joli, c’est sympa, mais pour les gros coups de coeur il faut partir vers les Fjords et les baleines. Est-ce que ce sera très différent de notre magnifique Fjord du Saguenay ?

À suivre…

Redécouvrir le Canal Lachine et Montréal avec le Petit Navire

Voilà déjà plus de 20 ans que j’ai quitté la ville de Québec pour Montréal. Dès mon arrivée, je suis tombée sous le charme de cette ville multiculturelle,  plurilinguistique et à l’architecture diversifiée. Grâce à mon travail, je l’ai patrouillée de long en large et, très rapidement, j’ai pu la défendre contre tous ceux qui ne comprenaient pas sa beauté et l’attachement que je lui vouais.

@lisegiguere - Montréal

@lisegiguere – vue de Montréal

Depuis, j’ai commencé à voyager à travers le monde, j’ai découvert des lieux absolument extraordinaires, j’ai même habité une région (Charlevoix) que l’on dit (avec raison) être l’une des plus belles du Québec, mais Montréal n’a jamais quitté mon cœur.

C’est donc avec bonheur que j’ai refait mes valises pour m’y installer à nouveau. Oh, je la triche un petit peu puisque j’habite désormais de l’autre côté de ses ponts, mais c’est pour mieux la contempler. En effet, existe-t-il plus belle vue de Montréal que celle que l’on a en traversant le pont Champlain ?

C’est donc avec beaucoup de plaisir que je suis embarquée ce matin à bord du Petit navire de Parc Canada pour une petite croisière d’une heure trente environ entre le Vieux Port de Montréal et le Marché Atwater, sur le canal Lachine.

Le Petit Navire

Le Petit Navire

Alors qu’un guide nous rappelle (photos à l’appui) les 150 ans d’histoire du Canal de Lachine,

Cargo sur le Canal Lachine

Cargo sur le Canal Lachine

les passagers font l’expérience de l’éclusage grâce aux trois écluses qui séparent le Vieux port du Marché Atwater.

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@lisegiguere – Une écluse sur le Canal Lachine

@lisegiguere

@lisegiguere – Quand il faut monter le niveau de l’eau, cette dernière pénètre avec force à l’intérieur de l’écluse

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@Lisegiguere. Ouverture de l’écluse

À bord de ce bateau à propulsion électrique, j’ai non seulement redécouvert les rives de Montréal, mais j’ai également beaucoup appris de son histoire. Ce canal, rêvé au 17e siècle pour favoriser le marché de la fourrure n’a finalement été réalisé qu’au début du 19e siècle (commencé en 1821 et finit en 1825) grâce à l’insistance des marchands. Il faut dire qu’audébut du 20e siècle, la zone industrielle de Montréal était la plus importante au monde et son port était le plus important mondialement.

@Parcs Canada. Regardez bien le brouillard dans le haut de la photo. C'est la pollution occasionnée par le charbon. On appelait alors cet endroit Smoky City parce qu'on dit que l'on n'y voyait le ciel bleu que très rarement

@Parcs Canada. Regardez bien le brouillard dans le haut de la photo. C’est la pollution occasionnée par le charbon. On appelait alors cet endroit Smoky City parce qu’on dit que l’on n’y voyait le ciel bleu que très rarement

Ce lien vers l’Océan Atlantique est ensuite tombé en désuétude dans les années 1970. Tellement d’ailleurs qu’on a même utilisé la terre extraite lors de la construction du métro pour le remblayer et le faire disparaître.

Une renaissance

C’est en 1998 qu’un vaste projet de revitalisation a remis le Canal Lachine à l’honneur pour que l’on puisse à nouveau y naviguer, ce qui fut finalement possible en 2002.

Depuis, quelque 1,2 millions de personnes utilisent ses rives pour la randonnée, le vélo, ke higgubgm les pique-nique, etc.

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@lisegiguere – Le centre nautique H2O propose la locations de bateaux, kayak, pédalos, etc. http://www.h2oadventures.com

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@LiseGiguere – Des chaises Adirondak sont posées ici et là sur les berges pour les promeneurs désireux de prendre une pause

La majorité des usines, qui polluaient tellement le secteur qu’on le surnommait Smoky city en raison des émanations de charbons qui servait à produire l’électricité, ont été transformées en luxueux condos, de jeunes entrepreneurs se sont installés pour offrir diverses activités, on a même installé des chaises Adirondak et des tables de pique nique ici et là pour bien faire comprendre aux résidents et aux visiteurs qu’ils sont les bienvenus en ce lieu. www.lepetitnavire.ca

Une belle découverte

Arrivé au quai du marché Atwater, on remarque immédiatement une autre embarcation qui se démarque. Décorée de plantes et possédant une terrasse où il est possible de se prélasser, elle rappelle un peu ces bateaux habitables (et habités) que l’on voit dans certains pays (surtout à Amsterdam). C’est le Canal Lounge, un petit bar à l’histoire bien spécial.

@lisegiguere - Le Canal Lounge

@lisegiguere – Le Canal Lounge

Tout est arrivé par hasard. Alors que Jeroen Ter Schiphorsk (natif d’Amsterdam) fouillait sur Kijiji à la recherche de rien et n’importe quoi, il tombe sur l’annonce d’un bateau mouche à vendre.

Ce dernier, construit en 1971, a longtemps navigué à Montréal alors qu’on y proposait de soupers-croisière. Puis quand son propriétaire est décédé il est tombé dans l’oubli. Séduit par l’histoire, Jeroen convainc son compagnon Gurvan Bartholo (natif de Lyon) de l’acheter et de le convertir en café lounge.

Les deux gars qui travaillent comme agents de bord (un pour Air Transat et le second pour KlM) ont mis deux années de travail (hiver comme été) pour réparer leur acquisition. Le résultat est formidable.

@lisegiguere - Les deux propriétaires

@lisegiguere – Les deux propriétaires Jeroen Ter Schiphorsk et Gurvan Bartholo

C’est l’endroit où aller pour voir la ville de façon différente et pour déguster un cocktail (tous à 5$). D’ici quelques semaines, des assiettes (très originales)

de sandwichs déconstruits devraient également être offerts, non seulement aux convives, mais également aux plaisanciers qui pourront commander par bateau, pédalo, kayak ou canot.

@lisegiguere - L'intérieur du Canal Lounge

@lisegiguere – L’intérieur du Canal Lounge

Ah oui, c’est le seul bar au Québec où les mineurs et… les chiens sont acceptés ! www.canallounge.com

 

Autres activité à surveiller

  • Film noir au Canal – Un festival de cinéma policier culte, en plein air et gratuit, présenté sur les berges du Canal de Lachine. Jusqu’au 14 aout. www.filmnoiraucanal.org

 

 

Croisière sur l’Elbe, le fleuve de la Réunification

Moins connu que d’autres fleuves d’Europe, l’Elbe a pourtant joué un rôle crucial au 20e siècle alors qu’il servait de frontière entre l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest.

À bord du Viking Beyla, une croisière sur l’Elbe est synonyme de merveilles architecturales et artistiques, de villages agricoles au charme bucolique, mais aussi d’émotions diverses devant un pan de l’Histoire qui a changé la face du monde.

Le Viking Beyla sur l'Elbe

Le Viking Beyla sur l’Elbe

Transformé en frontière à la création de la RDA (République démocratique allemande) en 1949, l’Elbe est devenu un triste «couloir de la mort» après la construction du Mur de Berlin en 1961, car les fugitifs s’y noyaient en tentant de le traverser.

Ce rôle ingrat a cependant fait en sorte que le paysage de ses rives est demeuré pratiquement intact, ce qui vaut à l’actuelle «réserve de biosphère du paysage fluvial de l’Elbe» d’être reconnue digne de protection par l’UNESCO.

Pour lire la suite, voir sur Canoe. ca, ICI

Dans le Journal de Montréal ICI

Dans le Journal de Québec ICI

Lucerne, Ville des lumières

LUCERNE – Ville magnifique et charmante inscrite dans la culture, Lucerne est une destination de vacances susceptible de plaire à toute la famille. Avec quelque 5 millions de visiteurs chaque année, elle serait la 6e ville la plus visitée au monde.

La légende dit que les premiers habitants lorsqu’ils sont arrivés, ont vu un ange qui portait une lanterne et la lumière qui s’en échappait indiquait un point bien précis. Ils en ont conclu que c’était l’endroit où ils devaient bâtir l’église autour duquel s’installerait le village. Lucerne est d’ailleurs la traduction de Luciaria qui signifique lumière. Lucerne est donc la Ville des lumières.

@Lisegiguere – La premiere église construite à l’endroit où les habitants auraient vu un ange.

Située au pied du Mont Pilatus et du Mont Rigi, cet ancien village de pêcheurs possède des fortifications qui, comme nous le montre ce document, entouraient autrefois entièrement la ville.

@lisegiguere

Aujourd’hui, une partie de ces dernières ont été démolies pour permettre le développement, mais elles  s’étalent toujours sur 800 mètres protégeant la vielle ville et ses neuf tours continuent de témoigner de la splendeur d’antan. Son magnifique Pont de la Chapelle (1333) qui faisait partie des fortifications d’origine permet de joindre les deux rives de la Reuss et d’entrer dans la vieille ville ou les fresques colorées des édifices racontent l’histoire de Lucerne.

Véritable emblème de la Suisse, il serait le plus vieux pont couvert au monde et c’est également le pont de bois le plus photographié de Suisse.

@tourisme Suisse – Pont de la chapelle -Lucerne en Suisse

Le pont et sa tour sont les monuments les plus représentatifs de la ville. À l’origine, il mesurait 200 mètres et sous les combles (triangles)  de son toit étaient accrochées 112 peintures sur bois racontant l’histoire et les légendes de la ville. Ces témoignages visuels avaient été installés à cet endroit pour le bénéfice des nombreux habitants qui ne savaient ni lire, ni écrire.

Détruit par un incendie d’origine inconnue, en 1993, le pont a été reconstruit et on peut encore y admirer les peintures qui ne sont plus malheureusement que des copies.  Qu’importe, on y trouve toujours  la légende de la création de Lucerne qui dit que les premiers habitants ont vu un ange portant une lumière et que c’est à l’endroit même où il a posé cette lumière qu’a été construite la première chapelle.

@lisegiguere – Légende de la lumière

On y trouve aussi une autre peinture sur laquelle on voit un géant. Autrefois, après que des agriculteurs aient trouvé des os immenses dans les champs, ils ont cru que leurs ancêtres étaient des géants.  Plus tard, la science a permis de découvrir que ces os appartenaient en fait à des…  Mammouth.

@lisegiguere – Légende des géants

Après avoir été utilisée pour la défense, la tour est devenue une prison puis une  chambre des tortures au Moyen Age.  On peut aujourd’hui louer cette salle pour des mariages et des soirées spéciales.

@lisegiguere – tour

Sur le sommet, on peut encore voir une structure pour les nids de cigognes.

@lisegiguere-Sommet de la tour

Il y en avait beaucoup à une époque, mais depuis qu’on a pavé les trottoirs, ces dernières ne trouvent plus de grenouilles à manger et elles sont donc parties. Elles ont été remplacées par des martinets qui font leur nid sous le toit.

Si la vieille ville dévoile des splendeurs, il ne faudrait pas négliger la magnifique église des Jésuites, du côté moderne. Construite en  1665, c’est la première église construite par des Jésuites qui venaient enseigner aux jeunes.

En traversant, on peut jeter un oeil sur le magnifique Château Gutsch qui domine la ville. Bien que portant le nom de Château, cette magnifique construction qui  date de 1884, a toujours été un hôtel. Fermé depuis quelques années, il a bien failli devenir la propriété de Michael Jackson qui voulait l’acquérir, mais c’est plutôt la chaîne Kempinski qui s’en est porté acquéreur avec le projet de lui redonner sa vocation première. Cet hôtel chic est désormais ouvert au public. Juste à côté, la petite maison bleue est la résidence privée d’un gentilhomme anglais. La reine Victoria y a habité en 1868.

@lisegiguere – Château Gutsch

Une fois de l’autre côté de la rive, entrez dans la vieille ville pour admirer les fresques colorées racontant l’histoire des édifices magnifiques que l’on y trouve, les fontaines, les places. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour effectuer un voyage au temps des chevaliers et des princesses. Voici quelques exemples:

@lisegiguere – Place Marché des vins

@lisegiguere – Sur la place Marché des vins, une fresque des Noces de Cana

@lisegiguere – Une ancienne pharmacie qui conserve sur ses murs, la pensée «Aucun médicament ne remplace l’amour»

@Lisegiguere. La Maison des pâtissiers avec l’arbre généalogique des familles ayant pratiqué cette profession.

Tout près, le très beau lac des Quatre cantons sur lequel voguent depuis 175 ans de magnifiques bateaux à vapeur, possède des eaux claires qui permettent la baignade. D’ailleurs, sur les rives, la Plage du Lido (payante) déroule une bande de sable de 300 mètres et ce, en plein coeur de la ville.

@lisegiguere- Un bâteau à vapeur sur le lac des Quatre-Cantons

NOTE: Je ne saurais trop vous commander de réserver les services d’un(e) guide pour visiter Lucerne et son pont de la Chapelle.

À Lire aussi

• Bien entendu, Maurice, mon ourson voyageur m’a accompagnée en Suisse. Vous pouvez lire ses aventures dans Maurice sur les sommets de la Suisse. Cliquer Ici

• La Suisse sans se ruiner. Cliquer ICI

• Jolie coutume Suisse. Cliquer  Ici

• Les précieuses fontaines de Suisse. ICI

• Rencontre inespérée au Mont Pilatus ICI

• Le pont de la chapelle de Lucerne ICI.

• Des sculptures qui rendent hommage aux communications. ICI

• Les châteaux de la Suisse. ICI.

• Les langues officielles . ICI

Le chien qui ne voulait pas de maître

ALASKA – Vous me connaissez maintenant et vous savez que je raffole des jolies histoires et j’aime encore plus quand une ville sait la mettre en évidence pour le plus grand plaisir des touristes. Et comme ces histoires s’insèrent difficilement dans les articles des journaux ou magazines, j’aime bien vous les faire partager sur ce blogue.

C’est pourquoi, lorsque le MS Zaandam de Holland America Line, sur lequel je voyageais,  s’est amarré au port de Juneau, la capitale de l’Alaska, j’ai été étonnée de voir la statue, en bronze, d’un chien sur le quai.

@lisegiguere- Statue de Patsy Ann à Juneau

On aurait presque dit qu’il nous attendait. En questionnant ici et là, j’ai finalement pu connaître la très belle histoire de Patsy Ann, une femelle bull terrier pure race qui est née à Portland Oregon, le 12 octobre 1929La voici:

Sourde de naissance, Patsy Ann  est arrivée à Juneau, en 1930, avec la famille Kayser. Ce n’était alors qu’un bébé et les Kayser l’ont donnée à un pasteur. Tout le monde ignorait qu’elle était sourde et comme elle ne répondait pas aux appels, qu’elle adorait traîner sur les quais et attendre l’arrivée des bateaux, elle devint vite un chien errant, sans collier, mais que tout le monde connaissait et aimait.

Quand ils ont finalement compris qu’elle était sourde, les habitants n’arrivaient pourtant pas à comprendre qu’elle semblait pourtant entendre les bateaux qui se dirigeaient vers Juneau des heures avant qu’eux puissent les voir. Quand ils la voyaient passer en courant vers les quais, s’y asseoir et fixer l’horizon, ils étaient certains qu’un navire arrivait. Et c’était toujours le cas.

Incapable d’accepter de porter un collier, Patsy Ann fut ramassée un jour par la fourrière qui s’occupait de tous les chiens errants. Outrée,  la population en entier s’est révoltée et a même exigé de rencontrer le maire.

– Ce n’est le chien de personne, dit le maire à qui on avait demandé de faire une exception. On ne peut pas la laisser errer ici sans collier.

– Faux répondirent les gens,  Patsy Ann est le chien de tout le monde !

C’est ainsi que le maire, cédant aux arguments, coiffa Patsy Ann du titre  Official Boat Greeter of Juneau, (Accueil officiel des navires à Juneau ). Elle put ainsi  couler des jours heureux, sans collier, à se promener partout dans la ville et continuer à guetter l’arrivée des navires et ce jusqu’à sa mort, le 30 mars 1942.

Connue à travers le monde après qu’un photographe l’ait immortalisée pour en faire des cartes postales, Patsy Ann était si célèbre que dès qu’un navire accostait au quai de Juneau,  tous les passagers et même l’équipage demandaient à la voir pour lui donner  des gâteries (ce qu’elle adorait) et voulaient être photographiés en sa compagnie.

À sa mort, toute  la population de Juneau s’est rendue sur les quais pour lui rendre hommage et se rappeler de bons souvenirs avant que son corps ne soit jeté à la mer. Puis, 50 ans plus tard, les Amis de Patsy Annont installé une sculpture en bronze qui fait face à la mer et rappelle sa position  quand elle attendait un navire.

@lisegiguere.

Dans les boutiques de Juneau, on trouve même un livre de conte illustré qui raconte cette  histoire vraie avec encore plus de détails. Un bon souvenir à rapporter.

@lisegiguere

* Ce voyage a été fait grâce à l’aimable invitation de Croisières Holland America