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Le Royalton de Cayo Santa Maria: Havre de paix sous le soleil de Cuba

CUBA – Peut-on sans craindre se rendre à Cayo Santa Maria ? Se retrouvera-t-on devant un paysage dévasté par les passages des ouragans Maria et Irma  ? Et les hôtels, qu’en est-il ? En décembre dernier, invitée par Sunwing, j’ai pu vérifier l’état des lieux du magnique Royalton Cayo Santa Maria. Voici le texte, déjà publié le 13 janvier 2018,  dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec, que je vous reproduis ici. 

@lisegiguere – Le passage d’Irma a modifié la plage de Cayo Santa Maria, lui offrant davantage de sable blanc.

Totalement réservé aux adultes désireux de passer du temps de qualité et de trouver un repos bien mérité, le Royalton Cayo Santa Maria apparaît comme l’endroit tout indiqué.

Mettons tout de suite les choses au point. Oui, Irma a frappé Cayo Santa Maria et a fait pas mal de dégâts, mais au moment de la visite du Journal, tout était revenu à la normale, et même mieux.

Pour ceux qui ne connaissent pas Cayo Santa Maria, il s’agit d’une petite île au nord de Cuba. Pour s’y rendre, l’arrivée se fait à l’Aéroport Santa Clara Abel Santamaria. Ensuite, il faut rouler 90 minutes pour atteindre cette île, autrefois le site de plongée préféré de Fidel Castro. Pour s’y rendre, une digue de 48 km et comptant 49 ponts serpente dans la mer pour mieux contourner les mangroves (habitat des flamants roses et autres échassiers). Sur ce chef-d’œuvre du génie civil, appelé Pedraplen, de nombreuses cicatrices étaient apparentes, mais il y a fort à parier, à en juger par le zèle des ouvriers, qu’elles ont déjà été effacées au moment d’écrire ces lignes.

Le Pedralen – Cuba

Dès l’arrivée au chic Royalton Cayo Santa Maria, force est de constater que si Irma a causé des dégâts, la direction de cette chaîne hôtelière a rapidement pris la décision de profiter de ce triste événement pour offrir une cure de rajeunissement et de beauté à un lieu qui avait déjà tout pour plaire.

Beauté, calme et paix

Ce qui frappe d’abord, c’est le tout nouveau hall d’entrée, lumineux et entièrement ouvert sur l’ensemble du complexe avec la mer en toile de fond. C’est le cœur du site et l’endroit d’où l’on a la belle vue.

En fait, on découvrira rapidement que le complexe a été construit en s’inspirant d’un papillon aux ailes ouvertes.

Photo: Courtoisie Sunwing – L’une des piscines

Ainsi, le hall d’entrée, les piscines, les restaurants

Courtoisie Sunwing – Le restaurant le Terrace

et la mer seraient son corps tandis que toutes les suites sont dispersées le long de ses ailes.

@lisegiguere – Les suites sont par groupe de 8 dans ces villas

Photo Courtoisie Sunwing – Une suite

Il ne faut donc que quelques minutes pour retrouver ses repères et prendre la direction des jardins et de la plage.

Si les palmiers ont perdu quelques plumes (si l’on peut utiliser cette image), la végétation se remet lentement, mais sûrement du passage d’Irma. Quant à la plage, elle déploie toujours ses 13 km de sable blanc, mais a gagné en largeur, ce qui a permis l’ajout de lits balinais et d’un nouveau bar.

@lisegiguere – Comme si on était seuls au monde

Il ne reste plus qu’à décider qui de la plage, des offres du site ou des excursions l’emportera pendant notre séjour.

LE PLUS

  • Propriété paisible qui convient parfaitement à ceux qui désirent profiter du soleil et de la mer sans constamment entendre un animateur ou de la musique.
  • LE MOINS

    • Bien qu’un majordome soit assigné à chaque suite, ces derniers ne semblent pas trop savoir ce que ce titre représente. Ils n’ont visiblement pas reçu la formation dispensée par la Guilde des majordomes professionnels d’Angleterre, où l’on enseigne que le majordome doit anticiper les désirs du client. Au Royalton, il s’agit plutôt d’un serveur au service des demandes que l’on formule. Ce n’est pas un mal, il faudrait simplement modifier l’appellation.

      À FAIRE TOUT PRÈS

      • Sortie en catamaran avec arrêt sur la plage vierge de Cayo Francès pour un peu de plongée avant de retourner à bord pour déguster un repas de langouste.
      • Visite du Musée de la canne à sucre d’où l’on prend une locomotive à vapeur datant du début du XXe siècle pour se rendre à Remedios.
      • @lisegiguere – Parmi les excursions offertes, une balade à bord d’une locomotive à vapeur datant du début du XXe siècle

      • Visite de Santa Clara pour un peu d’histoire. Arrêt au Tren Blindado, l’endroit où, le 1er janvier 1959, le Che a fait dérailler un train blindé, permettant à Castro d’atteindre La Havane, ce qui a changé le cours de l’histoire.
      • @lisegiguere – Une visite essentielle à Santa Clara, Tren Blindado, l’endroit où le Che a fait dérailler un train blindé quelques jours avant l’arrivée de Castro à la Havane le 1er janvier 1959.

      • Aussi, l’Ernesto Che Guevara Memorial Museum, où repose sa dépouille et celle de 16 de ses compagnons révolutionnaires, morts en Bolivie.
      • @lisegiguere – Autre visite qui réjouira les amateurs d’histoire, le Mémorial au Che, Place de la Révolution. C’est à cet endroit que se trouve la dépouille du révolutionnaire, rapatrié 30 ans après sa mort de Bolivie, ainsi que celle de ses compagnons

      • ► Toutes ces excursions sont proposées par Nexus

        À SAVOIR

        • Le Royalton Cayo Santa Maria est un hôtel de luxe 5 étoiles, réservé aux 18 ans et plus, dont Sunwing détient l’exclusivité au Canada.
        • Les 122 suites ont été rafraîchies, les meubles ont été changés et toutes disposent d’une vue donnant sur la mer ou les jardins, d’un balcon et d’un dispensateur de boissons alcoolisées.
        • On y trouve 2 piscines, dont une avec animation et une autre plus tranquille ; 5 bars ; 3 restaurants. Services médicaux ($) à proximité. Centre de conditionnement (inclus), mais également boutiques diverses, spa, salons de coiffure et discothèques dans la zone Puebla La Estralla à deux pas de l’hôtel
        • Accès direct à la plage
        • Le WiFi est à disposition ($) à l’aide de cartes que l’on se procure à la réception de l’hôtel.
        • Le Royalton étant membre de Blue Diamond, qui compte près de 3000 chambres à Cayo Santa Maria, loger au Royalton donne un accès complet aux restaurants et attractions des autres hôtels de la chaîne (Memories Paraiso, Grand Memories Santa Maria et à sa section luxe Sanctuary).
        • Centre de sports nautiques ($) situé à l’hôtel voisin, le Memories Paraiso. On y trouve des équipements de sports nautiques non motorisés (kayak, équipement de plongée avec tuba, planche à voile, pédalo, hobbie cat et catamaran).
        • Sunwing propose des vols quotidiens vers Cayo Santa Maria, jusqu’au 28 avril prochain.
        • Coût : Difficile de donner un prix exact, car ce dernier varie selon la saison et l’occupation. Mais une recherche effectuée en décembre (pour un séjour en avril) donne ceci : 1805 $ par personne en occupation double. Ce tarif inclut les vols, les transferts, l’hébergement pour 7 jours, les repas et les activités. Cet hôtel, exclusif à Sunwing, est offert dans la Collection Vacances Signature 

 

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Croisière dans les Caraïbes après le passage d’Irma et de Maria

MIAMI, Floride | Naviguant toute l’année sur les eaux turquoise des Caraïbes, l’Equinox de Celebrity Cruises a dû composer, cet automne, avec les violents ouragans qui ont semé la dévastation sur plusieurs de ses escales.

Le navire Equinox de Celebrity Cruises

Si quelques îles demeurent inaccessibles à ce jour, d’autres n’ont que peu souffert. C’est vers ces dernières que s’est dirigée cette croisière de 11 jours dans les Caraïbes du Sud.

La piscine de l’Equinox

Planifié depuis plusieurs mois déjà, le voyage offrait la double opportunité de vérifier l’état des lieux, mais également de se familiariser avec les mesures mises en place lorsque de tels événements surviennent. De plus, il permettait de connaître les impressions de ceux qui étaient à bord pendant la tourmente, les membres du personnel. Ces derniers nous ont expliqué que les passagers, rassurés par les décisions du capitaine, étaient cependant fascinés de constater la lourdeur du temps lors des escales. Comme si les tempêtes s’étaient nourries de tous les vents, même les plus petites brises.

Durant cette période, tous les navires de croisière présents dans les Caraïbes ont non seulement pu continuer à offrir leurs prestations et à débarquer des passagers dans des escales protégées, mais plusieurs ont également apporté leur aide aux sinistrés. C’est le cas de l’Equinox, comme le raconte la concierge destination, Hilde Sanderman : « Comme, après le passage d’Irma, tous les habitants de Barbuda avaient été évacués vers Antigua, l’équipage et plusieurs passagers ont aidé la Croix-Rouge. Ça s’est finalement avéré une très belle expérience pour tous. »

Plusieurs semaines plus tard, lors de notre escale, l’Equinox continuait à apporter son aide à cette population en débarquant des vivres, des outils, de l’eau. Un beau geste qui a ému de nombreux passagers qui ont d’ailleurs tenu à contribuer par des dons d’argent ou de vêtements.

LES ESCALES

Comme tous les navires naviguant dans ces eaux, l’Equinox de Celebrity Cruises a dû modifier son itinéraire initial, mais a tout de même offert quatre jours en mer et sept escales dans des îles qui n’avaient que peu ou pas souffert des éléments déchaînés.

  1. Nassau

Les magnifiques plages, les bâtiments coloniaux et les nombreuses attractions de la capitale des Bahamas n’étaient pas du programme initial, mais personne ne s’est plaint de visiter l’ancien repaire de Barbe-Noire et de ses pirates.

@lisegiguere – Nassau, l’ancien repaire de Barbe-Noire

  1. St Kitts

@lisegiguere – Le mont Liamuga

  1. Martinique

L’île aux fleurs était pluvieuse lors de notre escale. Belle occasion d’apprendre la tragique histoire de Saint-Pierre, ville entièrement détruite en 1902 par l’éruption soudaine du volcan Montagne Pelée (1397 m) qui a tué 30 000 personnes en quelques minutes. Encore aujourd’hui, ce volcan, toujours en activité, est l’un des plus surveillés au monde.

Crédit : Lise Giguère
Quelques ruines qui rappellent que la ville de Saint-Pierre a été totalement détruite et ses 30 000 habitants tués, par l’éruption de La Montagne Pelée en 1902.

 

  1. Barbade

    Crédit : Lise Giguère
    La partie Nord Est de la Barbade du côté de l’Atlantique

Avec ses plages idylliques (roses ou blanches) du côté Caraïbes et celles plus rocailleuses dont les vagues invitent au surf du côté Atlantique, la Barbade séduit à tout coup. Ici, pas de volcans, mais de nombreuses attractions dont la plus célèbre est sans doute Harrison’s Cave.

Crédit : Lise Giguère
Avec ses stalactites, stalagmites et lacs souterrains, Harrisson’s Cave est l’une des principales attractions de la Barbade

Cette immense grotte calcaire que l’on traverse en tramway électrique nous permet d’admirer des stalactites, des stalagmites, des chutes et des piscines émeraude.

Crédit : Lise Giguère Difficile de ne pas apprécier la grotte Animal’s Flower qui permet de se baigner tout en admirant l’Atlantique

  1. Sainte-Lucie

Il faudrait être totalement blasé pour ne pas succomber aux splendeurs de sa forêt tropicale luxuriante, de ses plages de sable blanc, de ses récifs de corail et de ses mythiques pitons (pics volcaniques), symboles de l’île.

Crédit : Lise Giguère
Les célèbres Pitons, symboles de Sainte-Lucie

Crédit : Lise Giguère
A Sainte-Lucie, Anse Chastenet offre une magnifique crique avec plage, eau turquoise et poisson multicolore

  1. Antigua

Reconnue pour ses ananas, plus petits et beaucoup plus sucrés que ceux que l’on connaît, l’île possède 365 plages (toutes publiques) que l’on dit être les plus paradisiaques des Antilles.

Crédit : Lise Giguère
L’une des 365 plages d’Antigua

Crédit : Lise Giguère
Le Celebrity Equinox débarque des vivres et des outils pour venir en aide à la population de Barbuda qui ont du quitter leur île.

  1. Miami

Port d’embarquement et de débarquement. Des excursions proposent de découvrir les nouveaux quartiers de cette ville effervescente.

 

LE NAVIRE

Construit en 2009, l’Equinox marie l’élégance, le confort et le modernisme. Long de 315 mètres et large de 37 mètres, ce navire possède 19 ponts et peut accueillir 2850 passagers et 1250 membres d’équipage. Il offre de nombreux espaces, dont certains vraiment très agréables,

@lisegiguere – La magnifique bibliothèque du navire Equinox de Celebrity Cruises, malheureusement très bruyante, surtout en soirée.

mais avis aux amateurs de silence, ce dernier s’y fait rare (si l’on excepte un tout petit espace au 16e pont).

La zone spa

Non seulement on y trouve des piscines et une piste de jogging, mais également un hammam, des bains à remous, un sauna et un centre de remise en forme. Son Aqua Spa est particulièrement impressionnant.

En plus du Café Oceanview (buffet) et du restaurant Silhouette, ouverts à tous, quatre restaurants de spécialités exigent un léger supplément.

Les restaurants à bord offrent un décor somptueux.

Bars, disco, clubs et salles de spectacles ont de quoi satisfaire les oiseaux de nuit. Bien qu’appartenant à la Royal Caribbean, les navires de Celebrity ne misent pas sur les immenses glissades, les piscines à surf et autres attractions décoiffantes. On privilégie davantage une ambiance relax et décontractée.

La discothèque Quasar à bord du navire Equinox de Celebrity Cruises.

LA CROISIÈRE EN BREF

Le type de croisière

  • Élégance à prix populaire. Cependant, si on calcule tous les ajouts proposés, on peut avoir une grosse surprise au moment de régler sa note.

Le prix

  • À compter de 1937 $ pour une cabine « Oceanview » ou 2125 $ pour une cabine avec véranda. Ce prix est par personne et il faut ajouter 158 $ pour les taxes et autres frais. Ce prix ne comprend pas les vols ni les transferts. De plus, il faut s’attendre à débourser à bord pour des forfaits boissons (entre 20 $ et 80 $ par personne, par jour), pour les restaurants de spécialités (autour de 50 $ par personne, par restaurant), pour le wifi (entre 24,95 $/h et 300 $ pour un service illimité), les excursions, les photos, etc.

Le plus

  • L’accueil chaleureux, amical, empressé et souriant des employé(e)s qui demeure constant tout au long de la croisière.

Le moins

  • L’incitation constante à la consommation (ça frise le harcèlement) et la difficulté d’obtenir des informations en français.

Bon à savoir

  • Moment de l’année le plus favorable : de décembre à avril. Cela dit, même si la période allant de la mi-août à la fin octobre est la saison des ouragans, de la chaleur et de l’humidité, aucune inquiétude, le navire peut s’éloigner des zones menacées.
  • Info : www.celebritycruises.com

* Notre collaboratrice était l’invitée de Celebrity Cruises.

 

Cet article a d’abord été publié dans le Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI