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Voyage de groupe sur le Rhône et la Saone

L’an dernier, Incursion Voyages me proposait de m’intégrer à une de leurs croisières. C’est ainsi que, pour la toute première fois, je tentais l’expérience d’un voyage organisé. Oh, bien entendu, en tant que journaliste en voyages, il m’arrive souvent de voyager en groupe, mais ce dernier est composé de professionnels du voyage (journalistes, chroniqueurs, blogueurs, influenceurs ou photographes). Je me demandais donc, comment se passerait cette immersion entourée de «vrais» voyageurs parce qu’il faut bien le dire, notre métier nous offre de nombreuses facilités (visite privée avant les heures réelles d’ouverture, circuit modifié pour voir le plus de choses possibles, etc.) auxquelles n’ont pas droit ceux qui voyagent pour leur plaisir. Il faut cependant dire que ces derniers ont plus de temps que nous pour tout voir. En effet, un voyage de presse (sauf en ce qui a trait aux croisières) dure en général entre 3 et 7 jours au cours desquels on tente de nous faire voir tout ce qui est intéressant dans la destination.

Le groupe de joyeux croisiéristes d’Incursion Voyages en compagnie de l’accompagnatrice Anne Bernard

C’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai retrouvé l’accompagnatrice Anne Bernard à l’aéroport de Montréal. Aussitôt, cette dernière s’est assurée que j’étais à l’aise et m’a ensuite laissée profiter de mon vol avant que ne débute vraiment le voyage de groupe à Paris. Les premiers jours se composant de visites en groupe et de temps libre, j’ai ainsi pu me familiariser tout doucement avec les personnes présentes pour finalement me sentir totalement intégrée  au moment de monter à bord de la croisière.

Mon verdict ? J’ai adoré. Tellement d’ailleurs que s’il m’arrive un jour de quitter ce travail que j’adore, je suis à peu près certaine que je n’hésiterais pas du tout à voyager en groupe. En fait, ça ressemble un peu à un voyage de journalistes, mis à part le fait que les membres du groupe n’ont pas à prendre des notes et à se rappeler exactement tout ce qu’on leur dit. Pour le reste, ils sont curieux, passionnés, intéressés et intéressants. En fait, j’ai beaucoup appris en leur compagnie.

Je profite également de cet endroit, vu qu’il est impossible de le faire dans un article du Journal,  pour remercier sincèrement Anne Bernard qui a effectué un travail formidable. Présente, rassurante et amusante, elle a su créer un lien entre tous ceux sur lesquels elle avait pour mandat de veiller. Et ce, malgré leurs différences car il faut bien avouer que si certains d’entre eux étaient des voyageurs expérimentés, d’autres vivaient leur première expérience de voyage avec beaucoup d’anxiété.

En compagnie d’Anne Bernard. Beauceronne comme moi, c’est une guide formidable avec qui j’espère voyager à nouveau.

Bref, si vous hésitez à faire un voyage de groupe ou si vous vous demandez si ce type de voyages est pour vous, je vous invite à lire une chronique que j’ai écrite peu de temps après mon retour. Vous la trouverez sur ce lien ICI 

Et maintenant, voici le texte qui est paru sur Canoe.ca, dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec, suite à ce voyage, Bien sûr, je vous invite à vous rendre directement sur le site de ces publications, ce qui ne vous empêche nullement de revenir sur mon blogue pour y voir des photos que, faute d’espace, il était impossible de mettre dans le journal. 

CROISIÈRE TRANQUILLE SUR LE RHONE

PARIS | Naviguer sur le Rhône permet, bien que les escales soient courtes, de découvrir de jolis villages français en Bourgogne, en Ardèche, en Provence et en Camargue. Un parcours des plus sympathiques, qu’il est possible d’agrémenter d’une portion terrestre dans le cadre d’un voyage organisé.

L’agence Incursion Voyages, spécialisée dans les séjours de groupe, propose par exemple un circuit de quatre jours à Paris, Dijon et Beaune, suivi d’une croisière fluviale de sept jours. Nous en avons fait l’expérience.

C’est à Paris que notre groupe d’une vingtaine de voyageurs se forme véritablement. Premier point fort à souligner, la première journée est libre, ce qui permet à chacun de répondre à ses besoins. Alors que certains partent immédiatement à la découverte des lieux, d’autres privilégient le repos ou en profitent pour retrouver des amis.

L’écluse du Canal Saint-Martin, au cœur de Paris
Crédit: Lise Giguère

En compagnie de mon amie Julia, que j’essaie de voir à chacun de mes passages à Paris.

16 écluses

Pendant les trois jours suivants, les déplacements dans Paris, Dijon et Beaune se feront à bord du même autocar. Puis, à Chalon-sur-Saône, les passagers montent à bord du MS Van Gogh et prennent possession de leur cabine pour cette croisière devant les mener jusqu’en Camargue.

Le lendemain soir, c’est en révélant la magnifique ville de Lyon sous ses habits de lumière que la Saône rejoindra le Rhône, le plus grand fleuve de France, pour ce périple au cours duquel on traversera 16 écluses dont les hauteurs varient de 0,5 m à 23 m.

L’écluse de Bollène, la seconde plus haute de France (23 mètres)
Crédit: Lise Giguère

Le Musée des Confluences situé à la jonction de la Saône et du Rhône
Crédit: Lise Giguère

Grâce à une mère Nature généreuse, c’est sous un ciel bleu sans nuages que le navire suivra les méandres du Rhône, entraînant ses passagers au cœur d’une destination séduisante et gourmande.

LE NAVIRE

  • Le MS Van Gogh fait partie de la flotte appartenant à CroisiEurope, une compagnie française spécialisée dans les croisières fluviales.
  • Construit en 1999 et rénové en 2007, le MS Van Gogh mesure 110 m de longueur, 11,4 m de largeur et peut accueillir 159 passagers dans ses 78 cabines. Ces dernières, de dimensions modestes, ne possèdent pas de balcon ni de porte-fenêtre, mais sont toutes situées au niveau de l’eau, ce qui permet d’admirer le paysage qui défile.
  • À bord, on trouve un salon avec piste de danse et bar, une salle à manger avec service unique, un grand pont soleil avec transats, une bibliothèque et une boutique.
  • Qualifié de navire «4 ancres» (les ancres sont l’équivalent des étoiles sur les navires), le MS Van Gogh aurait bien besoin d’être rafraîchi, car si l’on peut jouir du paysage du pont soleil quand le temps est idéal, c’est certainement beaucoup plus triste quand ce dernier nous fait faux bond. On murmure cependant qu’une remise à jour est prévue pour 2018.

LES ESCALES

Paris. Cette visite du Paris classique (tour Eiffel, place de la Concorde, Notre-Dame-de-Paris, place des Vosges) permet à ceux qui ne connaissent pas cette ville de la découvrir et de former le désir d’y revenir.

Place des Vosges à Paris
Crédit: Lise Giguère

L’Arc de Triomphe à Paris
Crédit: Lise Giguère

Dijon. À 310 km de Paris, l’ancienne capitale des ducs de Bourgogne dévoile ses nombreux jardins, ses parcs et sa riche histoire. On aime ses rues piétonnes, ses maisons à colombages, ses églises, ses hôtels particuliers et ses palais.

Dijon avec ses maisons à colombage et ses fontaines
Crédit: Lise Giguère

Le Parc D’Arcy à Dijon
Crédit: Lise Giguère

Le marché de Dijon
Crédit: Lise Giguère

L’Arc de triomphe de Dijon ouvre sur la rue principale, la rue de la Liberté, devenue piétonne depuis 2013. C’est la seule porte qui demeure de la période médiévale.
Crédit: Lise Giguère

Beaune. Capitale des vins de Bourgogne, elle est située dans la région de la Côte d’Or, où l’on produit le Romanée-Conti, l’un des plus grands vins au monde. Cette ville est une curiosité. En fait, les guides la décrivent comme un vrai fromage. La raison? Elle compte tellement de caves à vin dans ses sous-sols qu’on dit qu’il y a autant d’animation sous terre que sur terre.

Les hospices de Beaune sont le bâtiment le plus visité de Bourgogne. Il s’agit d’un ancien hôpital du Moyen âge construit pour prendre soin des pauvres en 1443.
Crédit: Lise Giguère

Mâcon. La fondation de cette ville remonte au 2e siècle avant J.-C. Frontière entre le Royaume de France et le Saint-Empire romain germanique, elle a prospéré grâce aux droits de douane. C’est ici qu’est né Alphonse de Lamartine. Ce fut un centre actif de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Trévoux. Construite sur les pentes raides d’un talus qui descend jusqu’à la rive gauche de la Saône, elle est dominée par les ruines d’un château fort du 14e siècle, où l’on peut encore admirer un donjon octogonal de la fin du 13e siècle.

Le pont suspendu de Trévoux
Crédit: Lise Giguère

Le Palais des Papes à Avignon. Il s’agit de la plus grande construction gothique du Moyen Age (XIVe siècle)
Crédit: Lise Giguère

Le MsVanGogh à Trévoux
Crédit: Lise Giguère

Lyon. C’est ici que le navire quitte la Saône pour entreprendre son périple sur le Rhône. Malheureusement, l’escale est trop courte pour voir toutes les merveilles de cette ville classée au patrimoine de l’UNESCO.

La Basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon
Crédit: Lise Giguère

Un traboule. Ces passages souterrains, empruntés autrefois par les tisseurs, les ouvriers de la soie et les canuts sont situés sous des propriétés privées. On en compte 400 à Lyon dont 200 dans le Vieux Lyon. Ils ont beaucoup servi pendant la Seconde Guerre mondiale alors que les Résistants pouvaient disparaître sous le nez des Allemands.
Crédit: Lise Giguère

Les gorges de l’Ardèche. Pour la majorité des passagers, cette journée aura été le point fort du voyage. Il faut dire que la balade sur des routes sinueuses bordées de paysages sublimes et la visite de la grotte de Chauvet et ses dessins datant de 36 000 ans ont de quoi séduire.

Le pont d’Arc, un pont naturel sur la Route de l’Ardèche.
Crédit: Lise Giguère

Avignon. C’est sur l’air de la célèbre chanson que le navire fera son entrée de nuit dans cette jolie ville, qui cumule 4000 ans d’histoire.

Le pont d’Avignon
Crédit: Lise Giguère

Une symphonie de couleurs dans les rues étroites d’Avignon
Crédit: Lise Giguère

Arles. Muse de Van Gogh, cette ville est l’une des plus visitées de France. On y vient pour ses vestiges romains, dont le théâtre antique et ses arènes, dans lesquelles se déroulent encore aujourd’hui des corridas.

Le MsVanGogh à Arles

Le Colisée d’Arles

Le Café de Van Gogh à Arles
Crédit: Lise Giguère

La Camargue. Paradis naturel de plaines dans lequel paissent des chevaux sauvages, s’ébattent des taureaux sauvages ou nagent des flamants roses, la Camargue offre une escale paisible aux décors bucoliques.

Les taureaux de Camargue et…
Crédit: Lise Giguère

…les chevaux de Camargue
Crédit: Lise Giguère

Martigues. Le dernier après-midi se passe sur le pont soleil pour la navigation jusqu’à Martigues, où prend fin ce superbe périple.

LE PRIX

  • Cette croisière est offerte par CroisiEurope d’avril à septembre. Coût: à compter de 1255 $ par personne (ce prix n’inclut pas les vols).
  • L’agence Incursion Voyages propose le même voyage que celui décrit dans cet article (4 jours à terre, 7 jours sur l’eau), mais une seule fois en 2017, du 12 au 23 octobre. Coût: 4911 $ par personne. Ce prix comprend vols, correspondances en autocar, hôtels, nuits sur le MS Van Gogh, repas à bord, petits-déjeuners dans les hôtels et tours de ville guidés en français à Paris, Dijon et Beaune. Pour avoir plus d’infos, cliquer ICI 

 

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Noël comme souvenir de voyage

Rapporter des souvenirs de nos voyages n’est pas toujours chose facile. Après seulement quelques destinations à notre actif, à moins d’être un spécialiste en déco et d’avoir le chic (et le temps) pour trouver l’objet rare qui apportera un peu d’exotisme dans notre décor,  on se rend vite compte que le chapeau mexicain prend la poussière (et bien de l’espace) dans la garde-robe, que le boubou africain ne nous intéresse plus et que le bibelot en sable ou en paille ne s’agence pas très bien à notre environnement contemporain.

C’est pourquoi, voilà maintenant plus de 10 ans, j’ai opté pour des décorations de Noël. Depuis ce temps, chaque année, quand vient le moment de ressortir mes boites et de retrouver ces petits objets achetés partout à travers le monde, je sens un petit frisson d’excitation à la perspective de ce nouveau voyage qui m’attend. Un voyage émotif, au coeur de mes souvenirs.

Pendant des heures, alors que joue une musique de Noël, je déballe précieusement ces souvenirs auxquels je tente (de plus en plus difficilement) de trouver une place sur les branches de mon sapin. Chaque fois, je retrouve l’excitation de la découverte d’une décoration de Noël dans le désert, le fou-rire devant un assemblage étrange ou l’admiration pour l’oeuvre délicate d’un créateur à laquelle je n’ai pas pu résister. Je me revois, entourée de collègues, d’amis(es) ou de membres de ma famille, j’entends leur commentaire et leurs arguments devant mes hésitations.

Chaque année, cependant, faire mon sapin devient une entreprise de plus en plus difficile. Le pauvre, il croule littéralement sous le poids de  toutes ces décorations amusantes et colorées. Mais comment arrêter ? C’est une si merveilleuse façon de evisiter mon année et les nombreux voyages qui ont marqué cette dernière.

Voici mes nouvelles acquisitions pour 2012.

L’année a bien commencé avec cette décoration, ramenée de Vienne, par ma fille et son conjoint. Elle annonçait la venue de mon petit-fils Elliott, devenu depuis le 13 mai 2012, le grand amour de ma vie. DSC00548 En janvier, en compagnie de mon mari, je partais en croisière dans les Caraïbes à bord de l’un des navires de Silversea. Cette décoration, achetée lors d’un arrêt à Key West, me rappelle ces bons moments.

DSC05588

En Avril, c’est au Pérou, sur la piste des Incas, que je me retrouvais. De ce périple fantastique, j’ai rapporté ce mignon petit bébé dans son berceau de jonc.

DSC05584 - Pérou (2012)

Bien difficile de résister à ce lama, fait par un enfant, avec de véritables poils de l’animal.

DSC05586- Pérou  (2012)

En Juin, nouvelle croisière, à bord du Vaandam de la compagnie Holland. Destination: l’Alaska. J’ai craqué pour cette décoration en véritable fourrure, réalisée par un artiste de la ville de Juneau.

DSC05578- Alaska (2012)La semaine suivante, je reprenais la route pour le Nouveau-Brunswick et l’exploration de leurs magnifiques plages. J’ai ramené cette cage à homard achetée au Parc national de Kouchibouquack

DSC05587- Kouchibouquac (Nouveau-Brunswick) 2012À peine de retour, je repartais à nouveau en croisière à bord du Viking pour l’exploration du Danube et du Rhin. Pour notre premier arrêt à Budapest, j’ai ramené cette oeuf magnifiquement décoré.

DSC05575- Budapest (2012)Au second arrêt, à Bratislava en Slovaquie, je craquais pour ce personnage en costume d’époque.

DSC05581- Bratislava (Slovaquie) 2012À Vienne, j’ai vainement cherché un objet rappelant Mozart et sa musique. J’ai finalement objet pour ce délicat petit carrousel.

DSC05576- Vienne (Autriche) 2012

L’Allemagne nous attendait ensuite. Le décor de Moyen Age de la ville de Rothenburg sert d’écrin à sa passion pour la fête de Noël. On  y trouve un Musée de Noël, un Village de Noël, des boutiques de Noël et des pâtisseries appelées boules de neige. C’est dans son musée de Noël que j’ai trouvé cette petite crèche

DSC05573À Regensburg, la ville médiévale la mieux préservée d’Allemagne, l’histoire est partout. Dans une boutique spécialisée en horloges coucou, j’ai donc pu apprendre leur histoire et en ai ramené cet objet symbolique.

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À Wertheim que l’on dirait sortie d’un livre de contes, j’ai visité la boutique d’un souflleur de verre qui fait des objets merveilleux. J’ai craqué pour ce bonhomme de neige.

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En août, je reprenais la mer, cette fois-ci à bord du magnifique Boréal de la Compagnie du Ponant, pour une croisière me menant de Venise en Croatie. Une traversée absolument fantastique. Lors d’un arrêt à Dubrovnik, j’ai choisi le «Coeur de la Croatie»

DSC05580Et sur le Grand Canal de Venise, il m’a été impossible de résister à ce masque, si représentatif de cette ville magnifique.

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En Septembre, direction Cancun et les Mayas qui nous prédisent la fin du monde pour le 21-12-2012. J’en ai rapporté un soleil, objet fait main par un artisan.

DSC05585- Cancun Mexique (2012)

En octobre, je me rendais à San Diego et à son magnifique Zoo qui célébrait l’arrivée d’un nouveau petit panda dont le nom chinois, Xiao Liwu, signifie «Petit Cadeau». Cette boule, peinte à la main, s’imposait donc

DSC05030- San Diego (2012)

En novembre, dernier voyage de l’année, une tournée gastronomique en Rhônes-Alpes, un véritable bonheur qui m’a permis de découvrir Lyon. Ce bel oiseau ne se retrouve peut-être pas à Lyon, mais il a été un véritable coup de coeur et s’est retrouvé dans mes valises.

DSC05582

Malheureusement, je n’ai rien pu ramener d’Haïti, de Mazatlan, de Sainte-Lucie ou de Suisse. Manque de temps ou impossibilité de trouver des décorations de Noël hors saison. Dommage !

Et vous, que ramenez-vous de vos voyages ?

Les coussins de Lyon, quel délice !

LYON – Même si d’autres villes de France (Lille, Versailles, Dijon, Tours) ont fait la demande pour remplacer Lyon comme Capitale de la gastronomie, au moment de ma visite, elle l’était toujours. Et très franchement, je serais bien étonnée qu’elle soit déclassée.

D’abord Lyon est particulièrement bien entourée par deux fleuves et puis, c’est le carrefour de l’Europe. Il faut se rappeler qu’autrefois, cette ville était un passage obligé pour tous les Français qui voulaient se rendre sur la Côte d’Azur. C’est une ville où l’on aime bien se mettre à table et où la gastronomie est une tradition qui date de l’époque des Mères lyonnaises. Et puis, n’est-ce pas la patrie de Paul Bocuse, le chef le plus connu au monde ?

Quoi qu’il en soit, parmi les nombreuses traditions lyonnaises, je suis tombée sur le Coussin de Lyon. Je l’ai croqué et j’ai… ADORÉ. En fait, j’en aurais bien rapporté une caisse dans ma valise.

Le coussin de Lyon

Il faut dire que cette petite friandise emblématique est née d’une lointaine tradition. Voici son histoire:

En 1643, une terrible épidémie ravageait la cité et pour la combattre, les échevins lyonnais ont fait le vœu de se rendre en procession sur la colline de Fourvière ou l’on allait déjà prier la vierge, et de remettre un cierge de sept livres de cire et un écu d’or sur son coussin de soie.

Lyon vu de la colline de Fourvière

Lyon vu de la colline de Fourvière

Chaque année depuis, les Magistrats de Lyon renouvellent le vœu des échevins et se rendent à Fourvière tandis que retentissent les trois coups de canons qui annoncent que le vœu a été respecté et que l’écu d’or a bel et bien été déposé sur le coussin. C’est ce coussin de soirie qui a inspiré la création de cette friandise.

En 1960, certains «Soyeux» (fabricants de soie) et maïtres chocolatier ont tenté d’imaginer une boite rappelant le coussin historique tandis que les seconds tentaient d’imaginer une spécialité composée d’une ganache de chocolat enrobé d’une pâte d’amandes.C’est ainsi qu’est né le Coussin de Lyon.

À l'intérieur de ces jolies boites, sont rangées les friandises que l'on peut voir sur la première photo du texte.

À l’intérieur de ces jolies boites, sont rangées les friandises que l’on peut voir sur la première photo du texte.

Vite connu et adopté par les Lyonnais, le Coussin de Lyon  a rapidement dépassé les frontières et se retrouve aujourd’hui dans le monde entier, surtout lors d’événements de prestige mettant en vedette les produits lyonnais.

• Ce voyage a été organisé par Atout France et la Région Rhônes-Alpes. Le transport était assuré par Air-France.

NOTE:

• Comme c’est le cas pour tous mes voyages, Maurice, mon ourson voyageur, m’accompagnait.Il a d’ailleurs rédigé tout un billet sur cette tournée gastronomique. Le Voici

À Lire également:

Un Musée du nougat. ICI

À quoi ça sert de bloguer?

Depuis l’avènement des médias sociaux, plusieurs amis(es) et collègues m’ont demandé pourquoi (sous-entendu à mon âge) je m’y intéressais : Ça ne paie pas, ça ne donne rien. C’est juste une perte de temps !

Mais bien que je n’aie plus 20 ans (ni même 30 d’ailleurs), il m’a toujours semblé de première importance de suivre le mouvement et de rester branchée. De toute façon, il est toujours plus facile de se réajuster en avouant que ce n’est pas fait pour nous que de se retrouver à devoir assimiler tout un tas de données parce qu’on a embarqué trop tard dans la parade. Alors, j’ai foncé !

Vous dire que ça a été facile ? Oh que non. Il y a d’abord eu Facebook qu’il m’a fallu comprendre. Bon, c’est assez simple et plutôt convivial et, comme dans le milieu des communications, les gens sont nombreux, ça a été relativement facile. Ensuite, Twitter… ouch, ça c’est autre chose. Bien que j’aime de plus en plus, il me faut bien avouer que je ne réagis pas toujours conformément et surtout aussi rapidement que les plus jeunes qui semblent avoir un téléphone greffé au bout du pouce. Mais qu’importe, j’essaie et la communauté m’a plutôt bien acceptée, m’a donné quelques trucs et finalement j’ose de plus en plus souvent. Et Dieu que j’y apprends des choses !

Puis ce fut le blogue. J’avoue l’avoir surtout fait pour voir si j’arriverais à construire moi-même une page. J’y suis arrivée. Quelle fierté. Je me suis inspirée de tous ces blogueurs et blogueuses qu’au fil des semaines et des mois j’avais commencé à suivre. Sur leurs blogues, j’ai enfin lu autre chose que ce que je retrouve dans tous les journaux. Un beau petit plus. Des opinions tranchantes, des suggestions amusantes, des discussions passionnées, etc. En général, des articles écrits par des gens vifs d’esprit, allumés et qui, je dois bien l’avouer, m’étourdissent par toute l’énergie qu’ils déploient.

Sans les imiter, j’ai tenté d’apprendre d’eux (et elles) et, encore une fois, j’avoue avoir été plutôt bien reçue. Et il s’est passé quelque chose que je ne croyais plus possible. J’ai retrouvé la passion  pour mon métier. Ce goût d’écrire sur tout, de partager, de faire connaître et ce, en toute liberté, sans aucune contrainte. Quel grand bonheur !

Les collègues qui me voient m’enfermer dans ma chambre pendant mes voyages ne comprennent pas ce besoin de trouver de petites anecdotes et de les écrire tout de suite: T’es malade, pourquoi tu fais cela ? Ça ne donne rien. Et surtout, ça ne t’apportera rien.

Eh bien, à ceux-ci, je répondais  : Peut-être, mais ça m’amuse. J’aime que les lecteurs me répondent, me questionnent, me partagent leurs opinions. Je le prends comme une carte de visite amusante.

Mais voilà que, cette semaine, une autre réponse m’était apportée sur un plateau d’argent. Oui, ça peut donner quelque chose quand le cœur et la passion sont là.

Trois filles en France

Cette semaine, on apprenait que le 24 avril prochain, trois blogueuses passionnées (et passionnantes) avaient été embauchées par la boite  Espresso Communication et invitées par Atout France, une agence de développement touristique (anciennement connue sous le nom de Maison de France) pour visiter sept villes françaises et bloguer en direct de là-bas.

Soyons franche. Je connaissais le projet depuis un certain temps, l’une d’elles étant ma fille Gina Desjardins qui m’avait fait jurer le silence sur tout ce qui était sacré dans mon esprit. Passionnée de voyages et de jeux vidéos, elle partira avec , Marie-Julie Gagnon, une autre passionnée de voyages et de gadgets.  Ces deux copines/collègues sont également très présentes à la télévision et à la radio de même que dans de nombreux journaux et magazines. Infatigables, je vous dis !

À leur côté, Karine Charbonneau, une Québécoise qui a vécu à Paris et que je ne connaissais pas mais que j’ai eu plaisir à découvrir .

Pendant quelques semaines, les 3 filles visiteront Paris, Versailles, Reims, Grenoble, Rennes, Le Havre et Lille. Vous croyez qu’elles seront biaisées dans leurs commentaires ?

Ce serait bien mal connaître ces trois tornades pleines de joie de vivre, avides de découvertes, prêtes à oser les expériences les plus folles et qui sont aussi, terriblement critiques. Depuis leur plus jeune âge, elles ont voyagé dans toutes les conditions possibles, se sont liées d’amitié avec des gens de partout dans le monde, ont visité les coins les plus reculés. Ce sont des citoyennes du monde qui ont l’œil aiguisé et qui sont très bien capables d’émettre des opinions parfois tranchantes.

Et pour être bien certaine de découvrir la France comme elles le désirent, elles sont en pleine période de recherches et demandent à tous ceux et celles qui ont de bonnes idées de leur en faire part. De plus, elles ont refusé d’être accompagnés et feront le voyage exactement comme elles en ont envie.

En plus d’animer leur blogue, elles produiront des capsules vidéo (Youtube) et seront ultra-présentes (elles le sont déjà) sur Facebook et Twitter.

Pour suivre leur voyage et découvrir la France comme  vous ne l’avez sans doute jamais imaginé, inscrivez cette adresse dans vos favoris. : www.espadrillesetchampagne.com

En fait, dans toute cette histoire, une seule chose m’inquiète: vont-elles réussir à fermer l’oeil ?

Bon voyage les filles et faites nous rêver !