Archives de Tag: musée

La nouvelle Route des baleines du Massachusetts

Chaque printemps, des centaines de baleines arrivent près des côtes du Massachusetts, dans l’océan Atlantique. Friandes de krill (sorte de crevettes minuscules) et de petits poissons qui abondent dans ces eaux, elles s’y installent pour l’été afin d’y nourrir leurs petits.

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Admirer une baleine de près est toujours un spectacle saisissant

Mais c’est surtout en juillet et en août que ces géants des mers sont en plus grand nombre. À ce moment-là, quelque 11 espèces se répartissent sur cet immense terrain de jeu. Ce retour marque également celui de quelque 800 000 visiteurs qui prennent la route, désireux d’apercevoir leur souffle ou mieux encore, de les approcher grâce aux différentes excursions d’observation proposées tout au long de ce parcours­­­.

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Ici et là, de nombreux petits kiosques invitent à s’inscrire pour des excursions d’observation des baleines.

Une route dédiée aux baleines

Profitant de cet engouement, le Massachusetts Office of Travel and Tourism (MOTT) et les régions touristiques du Bay State (l’État de la Baie) ont unis leurs efforts pour créer le Massachusetts WhaleTrail (Route des baleines du Massachusetts).

Cet itinéraire relie les sites d’observation de baleines aux musées, circuits et sites patrimoniaux dans près de 40 régions. Il s’agit d’une façon agréable d’apprendre l’importance de ces géants de l’océan dans cette région et comment l’industrie baleinière y a laissé sa marque.

Tout savoir sur les baleines

Musées, sites historiques, centres d’interprétation et attractions diverses représentent près de 40 étapes le long de la côte, entre Provincetown et Pittsfield, pour raconter leur histoire et le lien historique qui les lie à cet État.

En effet, les baleines ont longtemps été chassées pour leur précieuse huile par les magnats de l’industrie baleinière, jusqu’à ce que la lampe électrique remplace la lampe à pétrole à la fin du XIXe siècle.

PHOTO LISE GIGUÈRE – Une sculpture qui rappelle que les baleines ont longtemps été chassées dans ces eaux

Parmi les sites, le Seaman’s Bethel et Mariners’ Home à New Bedford, le Nantucket Historical Association Whaling Museum, le New Bedford Whaling Museum, ainsi que les centres d’interprétation comme le SEA SPACE Marine Discovery Center de Provincetown ou même dans certaines galeries d’art dédiées aux baleines comme la Focus Gallery à Chatham.

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Le New Bedford Whaling Museum.

Sur la route de Moby Dick

De plus, une route alternative, axée sur la littérature, bifurque vers certains sites le long de Melville Trail dans l’ouest du Massachusetts et explore la vie et l’inspiration d’Herman Melville, le célèbre auteur du roman Moby Dick.

Au terme de ce périple qui marie la beauté des lieux, les excursions en mer à la recherche des baleines et les musées historiques, on peut terminer ce périple en trinquant à la santé des baleines à la Moby Dick Brewing Company à New Bedford.

PHOTO LISE GIGUÈRE
La Route des baleines, c’est aussi l’occasion d’admirer des lieux magnifiques comme Nantucket.

Pour soutenir cette nouvelle route, différents forfaits et promotions sont proposés.

whaletrailma.com

Ce texte a d’abord été publié, le samedi 18 aout 2018, dans le cahier Voyage du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

6 arrêts de charme dans les Berkshires

Les Berkshires, oasis de paix située à mi-chemin entre Boston et New York, a longtemps été la retraite favorite des riches Américains et des artistes en tout genre. De cette époque bénie d’avant impôt, elle a conservé ses paysages vallonnés et verdoyants, ses maisons cossues et son amour de l’art. Voici six arrêts qu’il ne faut pas rater.

LE BLANTYRE (LENOX)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Ce manoir du début du XXe siècle semble tout droit sorti d’un conte de fées. C’est en 1901 que Robert Patinson, inspiré par la maison ancestrale de sa mère, située à Blantyre, en Écosse, commençait la construction de cet ensemble de bâtiments de style Tudor. Depuis la fin du XXe siècle, c’est un hôtel de luxe, membre de la chaîne Relais & Châteaux. On peut y dormir ou s’y arrêter pour prendre un verre ou s’offrir un repas.

NORMAN ROCKWELL MUSEUM (STOCKBRIDGE)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Dans cette maison, où le célèbre illustrateur américain a vécu les 25 dernières années de sa vie, est présentée la plus grande collection d’œuvres originales (environ 700) de l’artiste. On y trouve aussi les Archives Norman Rockwell et plus de 100 000 articles, photographies, lettres d’admirateurs et documents commerciaux.

ARROWHEAD (PITTSFIELD)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Ce manoir classique (1780) est la maison de l’auteur de Moby Dick, Herman Melville. Ce dernier y a emménagé en 1850 et y a vécu près de 13 ans, avec sa famille. Elle est décorée de nombreux meubles ou objets lui ayant appartenu. La Historical Society y offre des ateliers de poésie, des concerts et des conférences.

THE MOUNT (LENOX)

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Cette élégante demeure est celle d’Édith Wharton, l’auteure du Temps de l’innocence, roman paru en 1920, pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer en 1921. Le réalisateur Martin Scorsese s’en est inspiré pour le film du même nom (1993). Ce domaine, d’inspiration franco-italienne, est entouré de jardins magnifiques. Des visites guidées (dont un Ghost Tour) y sont offertes.

CANYON RANCH (LENOX)

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Construite en 1897, cette résidence privée portait le nom de Bellafontaine. Elle fut ensuite un séminaire, puis une école, avant de devenir cette vaste station thermale. Quand les Zuckerman, fondateurs de Canyon Ranch, trouvèrent ce lieu vide et dévasté par le feu, ils mirent toute leur énergie pour préserver son authenticité, allant même jusqu’à utiliser les matériaux et les techniques d’autrefois. C’est aujourd’hui un lieu majestueux, voué au bien-être et à la relaxation.

THE GATEWAYS INN (LENOX)

PHOTO LISE GIGUÈRE

Construite en 1912 comme résidence d’été pour Harley Procter de Procter & Gamble, c’est aujourd’hui une auberge, ou plutôt un B&B. On y trouve 11 chambres, toutes différentes, nommées selon les personnages de Shakespeare. En fin de journée, un spectacle de jazz est offert dans le bar qui recèle une  impressionnante collection de whiskys.

Ce texte a d’abord été publié le samedi 4 aout dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI.

 

Pour tout savoir sur les oiseaux!

Huntington, VT | L’an dernier, le Birds of Vermont Museum célébrait son 30e anniversaire. Si on n’a pas encore visité ce charmant petit musée, il serait peut-être temps de le mettre à son agenda.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
L’entrée du Birds of Vermont Museum.

En pleine nature se cache une modeste petite maison de bois entourée d’un jardin, que l’on atteint par un long pont en bois.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Observer les oiseaux d’une maison dans les arbres.

Ce dernier permet d’observer les magnifiques spécimens d’oiseaux qui vivent dans ces bois, de les voir voleter autour des mangeoires accrochées ici et là

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Des mangeoires sont installées un peu partout sur le site.

et de découvrir les sentiers de randonnée dans lesquels des bancs permettent de profiter de ce magnifique environnement

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Un oiseau-mouche à gorge rouge sculpté par Bob Spear.

 

Un peu d’histoire

Un jour de 1987, dans cette toute petite ville du Vermont, Bob Spear, naturaliste retraité, amoureux des oiseaux et maître sculpteur, décidait de réunir 231 de ses sculptures sur bois (il en avait près de 1000), dans un hall d’exposition non chauffé et recouvert de contreplaqué. Bien que l’endroit soit modeste, ses œuvres, grandeur nature et biologiquement exactes, ne tardèrent pas à attirer de nombreux amoureux de la faune ailée.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Tétras du Canada sculptée par Bob Spear.

Non seulement Bob Spear désirait présenter son travail, mais il voulait faire œuvre d’éducation, ses sculptures lui permettant d’expliquer le mode de vie des oiseaux. Pour leur plus grand plaisir, les visiteurs pouvaient le regarder travailler dans son atelier, alors qu’il sculptait délicatement les petites plumes, les becs, les œufs, etc.

Jusqu’à son décès en octobre 2014, à l’âge de 94 ans, Bob Spear aura consacré plus de 24 000 heures à sculpter ces oiseaux qu’il aimait tant.

L’avenir

Malgré son départ et grâce aux sculpteurs qui, au fil des années, se sont joints au fondateur, la mission d’éducation se poursuit, les expositions se sont développées, et bien entendu de nombreuses activités ont été ajoutées.

PHOTOS BIRDS OF VERMONT MUSEUM
Entrée de la Cabane dans les arbres où les visiteurs peuvent admirer les oiseaux et le ruisseau Sherman Hollow. À noter que la Cabane dans les arbres est une structure accessible aux personnes handicapées, construite sur une berge par des étudiants du Centre for Technology, Essex.

À ce jour, le Birds of Vermont Museum présente 511 sculptures d’oiseaux grandeur nature, plus de 540 sculptures d’œufs et 22 sculptures d’autres animaux comme les poissons, les tamias, les grenouilles (que les oiseaux mangent !). 490 d’entre elles ont été réalisées par Bob Spear et les autres sont les œuvres d’Ingrid Rhind, Dick Allen, David Tuttle et Jim Mitchell !

En 2009, le magazine Yankee (magazine consacré à la vie culturelle et quotidienne en Nouvelle-Angleterre) déclarait le Birds of Vermont Museum « meilleur Musée spécialisé de la Nouvelle-Angleterre (Best Specialty Museum) ».

► Ouvert du 1er mai au 31 octobre

► Info : birdsofvermont.org.

 

Ce texte a d’abort été publié le samedi 21 juillet, dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

Balade sucrée dans les Adirondacks

New York n’est certainement pas le premier endroit qui nous vient en tête quand vient le moment de célébrer l’arrivée du sirop d’érable à la cabane à sucre. Par contre, si l’on a envie de découvrir comment ça se passe chez nos voisins, on prend la route des Adirondacks pour le New York’s Maple Weekend, les 17-18 et 24-25 mars.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Un incontournable de toute visite à la cabane à sucre, la balade dans les bois.

 

Depuis déjà 23 ans, l’Association des producteurs d’érable de l’État de New York mobilise quelque 176 fermes et musées à travers tout l’État pour cet événement. Débuté modestement dans le comté du Wyoming, en 1995, le New York’s Maple Weekend est aujourd’hui une tradition agricole très courue.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
La transformation de l’eau en sirop est toujours une source de curiosité pour les enfants.

Rouler dans les Adirondacks

Alors que le printemps s’installe doucement, on part en « road trip sucré » vers cette région de montagnes, de lacs et… d’érablières qui fournissent un tiers de la production des USA. Si l’est du Canada et le nord-est des États-Unis détiennent le monopole de la production de sirop d’érable, c’est l’État de New York qui, avec plus de 2000 producteurs, est le deuxième plus grand producteur du pays. D’ailleurs, l’érable dont la feuille trône sur le drapeau canadien est l’arbre officiel de l’État de New York !

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Chaque endroit propose une expérience différente.

Le temps d’un court séjour, au cœur de la beauté sauvage du magnifique parc des Adirondacks, situé dans le nord de l’État de New York, on explore la nature sauvage, on parcourt les jolies villes et charmants villages dont chacun conserve l’empreinte du passé et l’on fait des arrêts dans les érablières, les cabanes à sucre et les fermes où l’entrée est gratuite.

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Le parc des Adirondacks est un vaste terrain de jeux.

Si certaines accueillent les visiteurs dans une sucrerie traditionnelle en bois dans laquelle on a conservé les traditions familiales ancestrales, d’autres ont tourné la page et leur équipement surprend par sa modernité et sa technologie. Cependant, dans chacune d’entre elles, des visites permettent de faire l’expérience de la cueillette et de la fabrication du sirop et de ses produits dérivés, sans oublier les dégustations, les repas de crêpes ou autres délices et les nombreuses activités familiales qui varient selon les endroits.

Visite au Musée

PHOTO THE NEW YORK STATE MAPLE PRODUCERS
Découverte et dégustations de nombreux produits dérivés.

Les amoureux de l’histoire qui voudraient en apprendre davantage sur l’évolution de l’industrie du sirop d’érable en Amérique du Nord, devraient prendre la direction de Croghan, dans la région de Adirondack Tug Hill. Là, l’American Maple Museum (www.americanmaplemuseum.org), fondé en 1977, présente des expositions interactives, des démonstrations saisonnières, les différents équipements utilisés au fil des siècles et les techniques utilisées par les Amérindiens. On y découvre, entre autres, l’évolution de cet héritage depuis que, selon une légende, un Iroquois a malencontreusement laissé tombé son tomahawk sur un érable en libérant la sève !

On y trouve aussi un Hall of Fame avec photos et plaques commémoratives soulignant l’importance de ceux qui ont contribué à la recherche, le développement et la reconnaissance de cette industrie en Amérique du Nord. Parmi ces derniers, 13 Canadiens, dont trois Québécois.

À SAVOIR

  • L’entrée, les visites et des échantillons de produits sont offerts gratuitement sur la plupart des sites.
  • Beaucoup d’endroits sont rustiques, il faut s’habiller en conséquence.
  • Pour des infos et la liste des endroits à visiter: www.nysmaple.com

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal du 3 mars 2018 ICI et dans le Journal de Québec ICI

Un Musée dont on ne se lasse jamais!

Initier ses enfants à la découverte des musées n’est pas toujours facile. Comment soutenir leur intérêt plus de quelques minutes ? Pour contrer ce problème, on se rend à Rochester au Strong National Museum of Play. Mais attention, prévoyez une journée entière, car il y a fort à parier qu’ils ne voudront plus repartir.

C’est que ce musée consacré à l’histoire et à l’exploration du jeu ne se contente pas de dispenser tout son savoir didactique, mais il invite à plonger dans l’univers des jouets et à… s’amuser. Dans les faits, c’est certainement l’un des musées pour enfants les plus impressionnants, et les plus amusants, au monde.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK.
Les enfants de tous les âges y trouvent leur compte.

À cela, il faut ajouter d’autres superlatifs. Il s’agit du plus grand musée au monde de ce type avec 300 000 objets sur 9 000 m2 d’exposition, de l’un des plus grands musées d’histoire des États-Unis et de l’un des principaux musées au service des familles ! Rien de moins.

La collection d’une petite fille

Tout a commencé par le rêve d’une petite fille privilégiée, Margaret Woodbury Strong (1897-1969), qui faisait la collection de jouets et de jeux en tout genre. Un an avant sa mort, elle a fondé ce musée et lui a légué un montant considérable pour qu’il lui survive grâce à une fondation portant son nom

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK. Les enfants découvriront qu’un musée, ça peut aussi être très amusant.

Au début, le musée étudiait les jouets et tentait de comprendre comment l’industrialisation avait changé la vie quotidienne. Cet objectif a cependant évolué, d’autres collections se sont ajoutées, le musée s’est agrandi et son nom a été modifié.

Du bonheur pour tous

Le Strong National Museum of Play occupe aujourd’hui un immense édifice abritant la plus complète collection de documents historiques sur le jeu. Différentes salles exploitent des thèmes comme les héros de bandes dessinées, les jeux de société, les jeux vidéo, les machines à boules, etc. On y trouve même le Centre international d’histoire des jeux électroniques, le Temple de la renommée nationale du jouet (qui rend hommage aux jouets, connus dans le monde entier, Barbie, Monsieur Patate, Slinky), le Temple de la renommée du jeu vidéo mondial (où l’on retrouve Mario Bros), tandis que le Temple de l’industrie du jouet permet de connaître les visionnaires à l’origine de ces créations.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK.
Dans la section des superhéros, parents et enfants s’amuseront à imiter l’araignée et à grimper aux murs d’escalade.

Et que dire de la section antiquités où l’on retrouve une poupée parlante datant de 1890, conçue par Thomas Edison, ou encore un exemplaire du Monopoly d’origine, datant de 1933, dessiné à la main sur un cercle de toile cirée !

Célébrant le jeu de toutes les époques et sous toutes ses formes, il attire autant les familles que les étudiants, les enseignants ou les collectionneurs.

PHOTO COURTOISIE DE THE STRONG, ROCHESTER, NEW YORK. Au Toys Hall of Fame, on retrouve les jouets célèbres dans le monde entier. Qui a oublié Raggedy Ann, le Cube Rubik ou Slinky ?

Ces derniers se retrouvent dans un véritable musée fourmillant d’informations de toutes sortes, mais également dans une immense salle de jeux. Pour les enfants, c’est la parfaite initiation au monde des musées, tandis que les adultes s’émeuvent au réveil de leurs souvenirs.

 

EN BREF

S’y rendre : Rochester est situé dans la partie supérieure de l’État de New York, à 540 kilomètres de la ville de New York et à environ 138 km des chutes Niagara (côté canadien).

www.museumofplay.org

Cet article a d’abord été publié dans la chronique Est des USA du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

42h à Saint-Nazaire

Située sur l’Atlantique, dans ce qui était autrefois la Bretagne et qui fait aujourd’hui partie des Pays de la Loire, Saint-Nazaire avait hérité, au 19e siècle, du surnom de Petite Californie bretonne. Il est vrai que la température y est très douce, mais ce surnom lui a été donné en allusion à la ruée vers l’or qui se passait alors en Californie. Leurs chantiers navals sortaient alors de terre et créaient aussi une véritable ruée de… travailleurs. Détruite à 85 % pendant la guerre 1939-1945, elle a été entièrement reconstruite dans les années 1950. C’est aujourd’hui la capitale de la construction navale en France.

VENDREDI

10 h

Direction 1 la Base sous-marine, un bâtiment colossal construit par les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, pour y abriter leurs sous-marins. C’est d’ailleurs la raison qui a valu à cette ville d’être la cible des bombardements alliés.

La base sous-marine, construite par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale.

 C’est là que se trouve l’Office de tourisme, mais également la billetterie où l’on se procure le forfait « Les grands paquebots de Saint-Nazaire », qui combine la visite d’Escal’Atlantic (l’histoire des transatlantiques) avec celle des Chantiers navals STX (1 h 30 à la découverte des secrets de construction de paquebots). On peut également choisir le Forfait 3 visites (Escal’Atlantic, le sous­-marin Espadon et l’Écomusée).

Ces forfaits ayant une validité de trois jours, ce qui  laisse le temps, entre deux visites, de se promener sur la plage, dans le port, dans la ville ou même de prendre une croisière-­découverte (2 h) le long du littoral.

www.saint-nazaire-tourisme.com


Escal’Atlantic

Billet en main, on franchit une passerelle pour passer les murs de la base sous-marine, comme si l’on montait à bord d’un véritable paquebot. À l’intérieur, des décors, des objets de collection (200) provenant de navires de légende (lustre du paquebot France [1962], argenterie de Normandie [1935], etc.) et des dispositifs multimédias créent une ambiance invitant à explorer l’histoire des transatlantiques.

Escal’Atlantique recrée l’intérieur d’un paquebot, Ici, le listre qui était à bord du France, en 1962

La visite d’Escal’Atlantique donne vraiment l’illusion d’être à bord d’un navire de croisière

Le Sous-marin Espadon

Ce sous-marin a navigué pendant 25 ans sous toutes les mers du globe et a fait 17 fois le tour de la Terre. Témoin de la guerre froide, il n’a jamais été engagé dans un conflit militaire, et ses lance-torpilles n’ont servi que pour des exercices. Désarmé et cédé à la ville de Saint-Nazaire, il est amarré dans l’écluse fortifiée. Un audioguide permet aux visiteurs de découvrir l’espace de vie réduit dans lequel vivaient les 65 membres de l’équipage.

le sous-marin Espadon a navigué pendant 25 ans et a fait 17 fois le tour de la terre

Les enfants (petits et grands) aiment bien se retrouver dans le ventre du sous-marin Espadon

L’Écomusée

Maquettes, tableaux, affiches, photographies, objets techniques (optique de phare, corne de brume, outils de construction navale) retracent l’histoire de Saint-Nazaire.

13 h 30

On s’attable au restaurant-brasserie 2 Le Ponton, tout près de l’endroit d’où partira le car pour la visite guidée des chantiers navals.

15 h

Chantiers navals

Si Saint-Nazaire comporte de nombreux attraits, le plus important et sans doute celui qui fascine le plus les visiteurs, c’est celui des 3 chantiers navals. Ici, tout est gigantesque. Il faut dire que les chantiers de Saint-Nazaire sont parmi les plus grands, les plus anciens et les plus innovants au monde. Que ce soit dans les ateliers, les cales d’assemblage ou lorsqu’on se retrouve sous l’un des plus puissants portiques d’Europe, capable de soulever des charges de 1400 tonnes, on a l’impression d’être au centre d’un LEGO géant, avec des blocs de la grosseur d’un immeuble.

L’un des plus puissants portiques d’Europe, capable de soulever des charges de 1400 tonnes. C’est d’ailleurs a cet endroit qu’a été assemblé le plus gros navire du monde, le Harmony of the Sea. En ce moment même, le navire soeur de ce dernier, le Symphony of the Sea est en pleine construction

Il existe deux formules de visite : La visite Chantiers navals (2 h), où le guide présente le site et ses équipements, ou la visite Géants des mers (1 h 30), surtout axée sur la construction des grands paquebots de croisière.

17 h

On pose ses valises pour une nuit insolite à 4 la Pêcherie, une cabane à pêcheurs pareille à celles qu’utilisent encore les Nazairiens. On pourra même baisser et remonter le filet pendant le séjour ! www.lapecherie.info

hébergement insolite dans une cabane de pêcheurs

19 h 30

Après une agréable promenade d’une dizaine de minutes le long du front de mer, on profite du calme et de la beauté du 5 Jardin des Plantes avant de s’attabler au Transat, où l’on sert ­d’excellents poissons et des salades ­gourmandes. On revient ensuite à notre original perchoir pour ­admirer le coucher de soleil sur l’océan Atlantique.

@lisegiguere – Jardin des Plantes

@lisegiguere – Bien difficile de résister aux fameuses galettes bretonnes

SAMEDI

11 h

On prend la direction du quartier balnéaire de 6 Saint-Marc-sur-Mer (environ 6 km à l’ouest du centre-ville de Saint-Nazaire), la plage où Jacques Tati a tourné les Vacances de Monsieur Hulot au début des années 1950. Depuis 1999, une statue, réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre, représente M. Hulot qui semble veiller sur les baigneurs.

@lisegiguère – La statue de M. Hulot semble surveiller la plage

13 h

On s’attable à la terrasse du 7 Restaurant de l’Hôtel de la plage, qui servit de lieu de villégiature au personnage.

14 h 30

Promenade sur le 8 sentier des Douaniers (10 km), qui donne accès à un paysage plus sauvage, de jolies petites criques, des falaises et d’autres plages.

Saint-Nazaire compte 20 plages

17 h

Sur le trajet du retour vers Nantes, on suit le 9 Parcours Estuaire qui permet d’admirer, sur 120 km, une trentaine d’œuvres ayant pour but de valoriser le patrimoine maritime, de montrer la richesse des sites historiques ou naturels et des bâtiments industriels qui bordent la Loire. On veut ainsi amener les gens à découvrir leur territoire à travers l’art contemporain, entre les villes de Saint-Nazaire et de Nantes. Il peut se faire à pied (si l’on n’en fait que des parties), à vélo, en croisière ou en automobile.

@lisegiguere – Sur l’estuaire, au canal de la Marinière, Le Parcours Estuaire propose Le Bateau Mou ou Misconceivable, une oeuvre de Erwin Wurm, qui a voulu donner l’impression que ce bateau voulait s’enfuir du cimetière de bateaux dans lequel il est confiné.

Chez EuropCar, on peut même louer des automobiles dont les GPS ont déjà été programmés vers les différentes œuvres.

Saint-Nazaire est une des rares villes — ou plutôt un des rares ports — à pouvoir revendiquer le passage de Tintin ! Tout un épisode de l’album Les sept boules de cristal se passe en effet à Saint-­Nazaire, à la recherche du professeur Tournesol, qui a été enlevé.


En savoir plus : le site de l’Office de tourisme de Saint-Nazaire (www.saint-nazaire-tourisme.com) et celui du Port de tous les Voyages (www.leportdetouslesvoyages.com).

 

Ce texte a d’abord été publié dans la chronique 42h à… du Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI 

Jamaïque: une visite chez Bob Marley

MONTEGO BAY, Jamaïque | Figure légendaire du reggae et du mouvement rastafari, Bob Marley est un incontournable en Jamaïque. Le 6 février, jour de sa naissance, est même devenu le «Bob Marley Day», une journée fériée. Pour de nombreux voyageurs, un pèlerinage au petit village qui l’a vu naître et où il repose en paix est à ne surtout pas manquer. En route vers Nine Miles.

De Montego Bay, il faut compter environ trois heures de route pour se rendre à Nine Miles, par un chemin tortueux et étroit, qui n’est autre que le lit d’une ancienne rivière. Détournée après le tremblement de terre de 1907, cette dernière a été pavée et est devenue la route principale menant vers le village.

Ce chemin à travers la Jamaïque ­rurale exige des prouesses de notre conducteur qui se voit parfois dans l’obligation de céder la place à d’autres véhicules. On retient notre souffle, car les vues spectaculaires sur la montagne et la forêt tropicale cachent de nombreux et profonds ravins.

@lisegiguere. Nine Miles

Le village de Bob Marley

On pourrait presque dire que l’on «sent» qu’on est arrivés à Nine Miles tellement l’odeur caractéristique de la ­marijuana flotte dans l’air. Nous rejoignons Crazy, un guide que l’on peut qualifier de coloré, original et très ­détendu. Il nous accueille avec une belle nonchalance, une démarche chaloupée et en parlant si lentement que même ceux qui ne parlent à peu près pas ­l’anglais arrivent à suivre.

@liegiguere – Crazy, notre guide

Son admiration pour Bob Marley, né ici en 1945, est sincère et empreinte de respect, ce qui ne l’empêche pas de ponctuer ses commentaires d’anecdotes amusantes.

Après quelques minutes à écouter ses explications sur l’artiste, sur les rastafaris et leur mode de vie, tout le monde sourit. Est-ce vraiment dû aux paroles de Crazy ou aux vapeurs que l’on respire?

La visite commence par la maison où la mère de Bob, Cedella Marley Booker, a vécu jusqu’à sa mort en 2008. On peut y voir de nombreuses photos de famille, quelques meubles et des poupées qu’elle confectionnait. Crazy nous avoue que ces dernières lui donnent des frissons. Il n’a pas tort, leurs visages sont plutôt ­inquiétants.

@lisegiguere – Les poupées confectionnées par Cedella

On passe ensuite par l’église, le mausolée de Cedella et la petite maison où elle a élevé et donné naissance à Bob Marley (de son nom complet Robert Nesta Marley). On peut toujours y voir le lit d’enfant de l’artiste.

@lisegiguere – la petite maison de pierre où Bob Marley est né et a vécu ses premières années

@lisegiguere – L’entrée

@lisegiguere – la chambre où il a dormi

À l’extérieur, Crazy attire notre attention sur le rocher où Bob Marley aimait méditer et où il aurait même composé quelques-uns de ses succès.

Fumer avec Bob

Construit 10 ans après sa mort ­survenue le 11 mai 1981, le Mausolée de l’artiste accueille juste à côté, des milliers de visiteurs chaque année. Ses admirateurs viennent lui rendre un dernier hommage et… fumer un joint en sa compagnie. En effet, il semble qu’ils circulent autour de l’immense tombeau de marbre italien pour tenter d’établir une connexion spirituelle avec l’artiste, ­­lui-même grand consommateur.

En sortant du lieu, une autre pierre attire notre attention. On dirait un ­autel au centre duquel trône un plant de cannabis. Il faut dire que dans la culture rasta, cette herbe sacrée permet à l’âme de s’élever vers la spiritualité.

@Lisegiguere – Un autel à la marijuana

Au terme de cette visite fort instructive, Crazy (il jure que c’est son nom) nous ­offre un thé à la citronnelle et à la… ­marijuana.

Renseignements sur ce tour: www.nexustours.com. Le coût est de 89 $ US (environ 120 $ CAN). Ce prix comprend le transport par autobus, ­depuis les hôtels de Montego Bay, ainsi qu’un repas, l’entrée sur le site et les ­services d’un guide.

En complément, je vous offre ce petit intermède de danses lascives de Crazy.

Cet article a d’abord été publié sur Canoe.ca, ICI

Dans le Journal de Montréal, ICI

Dans le Journal de Québec, ICI

Ce voyage a été rendu possible grâce à la collaboration de Sunwing

Les «nouveaux» Trois Tilleuls

La semaine dernière, j’ai reçu une invitation pour me rendre aux Trois Tilleuls, l’auberge dont l’humoriste  Michel Barrette est maintenant le co-propriétaire. Bien entendu, je m’y suis rendue. Surtout que, connaissant bien cette auberge qui portait autrefois le nom de  Les Trois tilleuls & Spa Givenchy et qui était membre des Relais & Châteaux, j’avais très hâte de voir ce qu’elle était devenue.

Les Trois Tilleuls magnifiquement située sur les rives du Richelieu

Dans un premier temps, même en cette période de l’année, l’endroit est toujours aussi beau. C’est le lieu rêvé, quand on veut fuir l’agitation de la ville pour s’offrir une virée champêtre. 

Si l’on ne le perçoit pas de prime abord de l’extérieur, les changements apportés à cette ancienne maison de ferme transformée en restaurant (1974) puis en auberge (1981) par Michel Aubriot qui l’a opéré pendant toutes ces années, il suffit de pousser la porte pour réaliser qu’elle a subi toute une cure de rajeunissement

Dans un premier temps, le Spa Givenchy n’existe plus. Cet immense bâtiment porte désormais la signature de Michel Barrette. Dans  le grand  hall baigné de lumière naturelle, trône la réplique exacte de la voiture dans laquelle James Dean, l’idole de l’humoriste,  a perdu la vie.

Cette voiture, réalisée à la demande de Michel Barrette, est la réplique exacte de celle dans laquelle James Dean a perdu la vie.

A l’étage inférieur, on retrouve la grande piscine chauffée à l’eau salée

La piscine

ainsi que la salle de spectacle Turquoise dans laquelle se produisent de nombreux  (surtout des humoristes, mais également des chanteurs) qui viennent y roder leur spectacle pour le plus grand bonheur des spectateurs qui se voient, ainsi, offrir la possibilité de rencontrer leurs idoles tout en bénéficiant d’un prix vraiment intéressant pour un souper-spectacle ou, mieux encore, pour un souper-spectacle-coucher.

Salle de spectacle Turquoise

Le Musée de Michel Barrette

Il semble que l’Auberge des Trois Tilleuls ait le chic pour attirer les collectionneurs. En effet, l’ancien propriétaire,Michel Aubriot, ornait les murs de son auberge de nombreuses oeuvres d’art. Le nouveau propriétaire, Michel Barrette a remplacé les tableaux par les trésors qu’il accumule depuis des années. On y trouve de tout. Mis à part la place d’honneur réservée à James Dean dans le grand hall, il a regroupé quelques thèmes dans le tunnel séparant  ce bâtiment à l’auberge. Des vitrines présentent aujourd’hui des  guitares autographies de noms célèbres,

Michel raconte les histoires derrière chacune de es guitares

des vêtements portés par des vedettes pendant leur performance (Whitney Huston et la Priscilla de Jean-Michel Anctil, le chandail du Canadien porté par Ginette Reno lorsqu’elle a chanté l’hymne national, etc. ), quelques souvenirs de sa participation à l’émission Km/h, de nombreux documents rattachés à John Kennedy et/ou Marilyn Monroe et, bien entendu,  James Dean et de nombreuses autres trouvailles.

on peut même y voir des cheveux ayant appartenu à JFK et Marylin.

Bien identifiés et leur histoire racontée sur de petits cartons, ces différents objets attirent le regard et font le plaisir des visiteurs qui s’y attardent. Dans notre cas, comme c’était une soirée spéciale, nous avons eu la chance d’avoir Michel Barrette  comme guide. Avec la passion et la verve qui le caractérise, ils nous a invités à  un véritable voyage au coeur de ses recherches et de ses trouvailles. Petit truc: si jamais vous le croisez pendant que vous regardez les objets qui sont présentés, n’hésitez surtout pas à lui poser des questions. Avant, assurez-vous cependant que vous avez suffisamment de temps, car il est intarissable. 🙂

Comme en plus, il nous a donné la chance de pénétrer dans son bureau et dans l’un des  entrepôts où il range ses collections, il ne me semble pas trop risqué de prédire que l’Auberge des Trois Tilleuls deviendra, au fil du temps, le Musée Michel Barrette.

Place à la modernité et aux spectacles

L’auberge compte 21 chambres et 17 suites dont la Suite Michel Barrette.

La Suite Michel Barrette

Toutes offrent une vue sur la rivière Richelieu. Elles n’ont guère changées. Peintes de couleurs pastels et offrant confort et  ambiance chaleureuse, elles invitent c à poursuivre la détente et à la relaxation amorcées au cœur des magnifiques jardins ou sur les terrasses. 

Parce que oui, maintenant il y a des terrasses extérieures. Jouxtant le restaurant et la rivière, elles permettent de se relaxer en prenant un verre

La terrasse-lounge

ou de manger près de la Rivière Richelieu.

En été, un quai attend les bateaux qui peuvent s’accoster le temps du souper-spectacle ou seulement pour un verre.

La marina

Parmi les changements majeurs, il faut noter le Pub Irlandais qui a été entièrement démoli. On a plutôt opté pour un bar d’un style beaucoup plus moderne à l’intérieur même du restaurant.

Le bar

Ce dernier qui se nomme désormais l’Artiste  a été également beaucoup modifié. Entièrement peint en blanc, on a fait disparaître les vitraux des fenêtres pour permettre à ces dernières de laisser entrer la lumière et de s’ouvrir davantage sur les jardins, les terrasses et la rivière.  Le tapis a également cédé sa place à des planchers de bois, les oeuvres d’art ont été remplacés par des photos d’artistes  tandis que les tables débarrassées des nappes donnent à l’ensemble un style bistro.

La salle à diner l’Artiste

C’est également le type de cuisine qu’y propose le chef, lequel s’emploie à mettre en valeur les produits de la Montérégie et du terroir québécois (cerf de boileau, truite, saumon, boeuf, etc.).

Un plat de ravioli du menu du Souper-spectacle

Lumineuse et agréable, l’ambiance est cependant beaucoup plus bruyante qu’à l’époque, mais convient bien à une clientèle qui choisit l’endroit pour se divertir et s’amuser. Par contre les amoureux de la nature y trouveront également leur compte. Ils pourront même, s’ils le désirent, prononcer ou renouveler leurs  vœux dans la petite chapelle à laquelle on accède par un pont de bois.

La petite chapelle

 Les invités peuvent ensuite se réunir pour la réception dans l’une des salles pouvant accueillir 10 à 110 personnes ou, si le temps le permet, célébrer en plein air sur les bords de la Rivière Richelieu.

Salle Petit Foyer

Salle de réunion

À SAVOIR

Michel Barrette en spectacle

Spectacles à venir: Michel Barrette ( 13 avril, 9-15-16 juin); Labo de l’humour (14 avril, 26 mai); Jeremy Demay (20-21 avril); Mario Jean (28 avril); Katherine Levac (11-12 mai); Dominic et Martin (19 mai); Phil Laprise (2 juin); Réal Béland (8 juin); Vincent Vallières (21 juillet); Julien Tremblay (28 juillet); François Massicotte (3 août); Michel Rivard (11 août); Emmanuel Bilodeau (7 septembre); Bruno Pelletier (20 octobre) et Simon Gouache (27 octobre). D’autres dates et d’autres noms devraient s’ajouter. Pour les infos, on se rend sur http://www.lestroistilleuls.com

• À noter: Nos amis à 4 pattes sont magnifiquement bien accueillis aux Trois Tilleuls. Voyageant avec mon petit teckel, j’ai eu la surprise (et lui aussi) de voir qu’on lui avait posé un petit lit près du foyer. Était également mis à sa disposition un  coussin absorbant et des sacs, ainsi qu’un plat pour l’eau et la nourriture et des gâteries.:-)

Petit lit près du foyer et gâteries attendent les visiteurs canins

Tarif : Souper-spectacle à compter de 67 $/pers (+ taxes et frais billetterie). Si l’on ajoute qu’il n’y a aucun stationnement à payer, ça vaut le coût de rouler un petit 30 min en dehors de Montréal. Surtout qu’il est possible d’obtenir un forfait-hébergement + petit-déjeuner.

• Hébergement: À compter de 169 $ (entre mai et septembre) et 139 $ (entre octobre et avril).

• Commodités sur place : Marina, salle de spectacle, salle de réunions,  piscine intérieure chauffée à l’eau salée, balançoires, Wifi gratuit, borne de recharge électrique, salle d’exercices,  saunas finlandais,chapelle,  terrasse au bord de l’eau et  héliport (sur réservation).

Les Trois Tilleuls , 290 Richelieu Rue, Saint-Marc-sur-Richelieu, tel : 514 856-7787/1 800 263-2230 ouhttp://www.lestroistilleuls.com

Classification : 4 étoiles

Viking Homeland: Aalborg (Jour 11) #VikingStar

Suivi de la Croisière Viking Homeland à bord du Viking Star en mer Baltique

Aalbord, Danemark

Le fait que le Viking Star soit plus petit, permet d’ntrer dans des ports inaccessibles aux immenses paquebots. C’est ainsi que ce matin, notre navire a accosté à Aalbord, une ville fondée par les Vikings en 900.

C’était de ce port que, dès le 11e siècle, ils partaient sur leurs navires vers la Norvège. Au 17e siècle, le commerce y était florissant ce qui explique les magnifiques demeures qui étaient autrefois celles des marchands. C’est la 4e plus grande ville du Danemark.

@lisegiguere - Résidences cossues du XVIIe siècle appartenant aux riches marchands

@lisegiguere – Résidences cossues du XVIIe siècle appartenant aux riches marchands

Un peu plus loin, un charmant quartier avec de toutes petites maisons très bien entrevues et très colorées. On apprend que c’est un quartier cossu et branché (rien d’étonnant), mais que ces jolies maisons sont en fait d’anciennes écuries.

@lisegiguere - D'anciennes écuries devenues de bien jolies maisons

@lisegiguere – D’anciennes écuries devenues de bien jolies maisons

Tout près, une maison amusante et curieuse. Regardez bien la photo, à partir de la ligne rouge du haut, voyez-vous comment elle  s’élargit vers le bas. À cause de cet étrange architecture on lui a donné le surnom de   la «Maison enceinte».

@lisegiguere - la Maison enceinte

@lisegiguere – la Maison enceinte

En traversant un pont (Limfjoden Bidge) on peut explorer un ancien site viking où quelque 700 tombes datent de l’âge de fer et du temps des Vikings en 900 et plus tard quand c’est devenu un prospère village de pêche et de commerce.

Au Alborghus Castle qui date de 1633, un dongeon d’époque. À l’intérieur, à peine un mètre carré en pierre, sans fenêtre. Et on fermait la porte. Ouf.

@lisegiguere - Au Alborghus Castle qui date de 1633, un dongeon d'époque. À l'intérieur, à peine un mètre carré en pierre, sans fenêtre. Et on fermait la porte. Ouf.

@lisegiguere – Un dongeon

Menestrels et campement Vikings rappellent leur présence en ces lieux.

@lisegiguere - Menestrels avec tambour et un type de cornemuse

@lisegiguere – Menestrels avec tambour et un type de cornemuse

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@lisegiguere – Prêt au combat

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@lisegiguere – dégustation de porc, une viande très appréciée à l’époque et encore aujourd’hui

On visite également un monastère, plutôt un Cloitre (1431) où moines et nonnes vivaient sous le même toit, mais dans des appartements séparés. On raconte qu’un jour, une nonne est tombée enceinte. On l’a emmurée vivante. Bien sûr le moine n’a rien eu. On dit aujourd’hui que son fantôme hante ces murs.

@lisegiguere - Un fantôme dans cet endroit paisible ?

@lisegiguere – Un fantôme dans cet endroit paisible ?

Cependant, l’endroit qui m’a le plus impressionné est un musée franciscain. Dans les années 90, en faisant des excavations, on a trouvé les restes d’un ancien monastère franciscain. Au lieu de tout remonter à la surface, on a fait l’inverse. On monte dans un ascenseur et l’on descend 3 mètres sous le sol pour découvrir les fondations, les murs, des tombes et aussi des squelettes. Fait amusant, comme l’ascenseur ne peut contenir qu’un certain poids, on paie à la livre (selon son poids)

@lisegiguere - Entrée pour la visite du musée franciscain

@lisegiguere – Entrée pour la visite du musée franciscain

Enfin, je vous ai dégoté un petit cadeau. Grâce à la photo ci-bas, apprenez à écrire votre nom comme on le faisait à l’époque des Vikings.

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À suivre…

 

 

Pour faciliter son arrivée en France

La France et le Québec vivent une histoire d’amour depuis très longtemps. Nombreux sont les voyageurs qui n’imaginent pas passer une année sans traverser l’Atlantique. Quand on est un habitué, qu’on y compte de nombreux amis, ce n’est guère un problème, mais pour ceux et celles qui s’apprêtent à y faire leur premier voyage, voici quelques trucs permettant de faciliter leur arrivée à Paris.

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  • Prévenez les vôtres dès votre arrivée aux aéroports Charles-de-Gaulle et d’Orly avec le WiFi ­gratuit. Aussi, plus de 400 points d’accès internet favorisent votre décou­verte de la Ville Lumière dans 260 lieux municipaux (bibliothèque, musée, etc.)
  • Pour être toujours connecté pendant votre voyage, prenez quelques minutes avant votre départ pour louer le routeur mobile Travel WiFi ou My Webspot (aussi connu sous le nom de «mifi»). L’appareil (moins de 10 €/jour) vous sera livré par courrier (en France) ou par coursier (à Paris) sur votre lieu de séjour. Infos: my-webspot.com ou travel-wifi.com
  • Depuis le mois dernier, les taxis appliquent un forfait pour les courses entre les aéroports parisiens et la capitale. Ce sont les mêmes tarifs qu’autrefois: 30 € ­entre l’aéroport d’Orly et Paris Rive gauche; 35 € entre l’aéroport d’Orly et Paris Rive droite; 50 € ­entre l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris Rive droite, et 55 € entre l’aéroport de Roissy et Paris Rive gauche), mais les suppléments ont été supprimés, sauf pour l’utilisation de véhicules de grande taille. Les frais de réservation ont également été plafonnés: 7 € pour une réservation­­ à l’avance, 4 € pour une réservation immédiate.
  • Le réseau de navettes d’Air France effectue une liaison régu­lière directe entre les deux aéro­ports vers de nombreux arrêts dans Paris. Depuis et vers l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, on a des arrêts à la gare Montparnasse, la gare de Lyon, la place de l’Étoile et la porte Maillot. Depuis et vers l’aéroport de Paris-Orly: ­arrêts à la gare Montparnasse, la place de l’Étoile et aux Invalides. On se procure les billets à l’avance sur internet, ce qui garantit une place assise à bord. boutique.lescarsairfrance.com/ihm_vad/index.php
  • Si vous partez avec un enfant, il n’est pas nécessaire de transporter tous les articles dont bébé a besoin. L’entreprise Kidelio offre un service de location de matériel de puériculture accessible partout en France, et ce, pour moins de 10 € par jour pour plusieurs articles. www.kidelio.com
  • Air France propose le site ­Travel by Air France, un guide de voyages pour voyageurs curieux, exigeants et passionnés. Ce guide, accessible sur tous les supports numériques, en anglais et en ­français, ­propose 89 destinations et une vaste sélection de restaurants ­insolites, d’hôtels de charme, de sites pittoresques, etc. Info: www.airfrance.fr/ guide-voyage
  • Pour découvrir Paris autrement, Go-Self Tours propose des véhicules électriques (à 2 places) entièrement vitrés et offrant une vue à 360º, dotés de GPS, WiFi et de deux caméras permettant de filmer le parcours touristique et les réactions à l’intérieur du véhicule. Visite guidée autonome grâce à des iPad qui s’animent à l’approche des sites touristiques. Offert en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, japonais et ­italien). Six parcours: Paris et ses ponts (1 h), Paris essentiel (1 h), Montmartre (2 h), Notre-Dame (2 h), Paris­­ Tour (2 h) et le Grand Paris (3 h). www.goselftours.com
  • Guide privé pour découvrir ­Paris en une journée sur le thème de votre choix (Paris entre filles, Les incontournables, Paris de luxe, Paris en amoureux, etc.). www.1dayinparis.com
  • French for a day. Visite personnalisée de Paris autour des thèmes de la mode et de la gastronomie. www.frenchforaday.com
  • Un après-midi de Parisienne. Découvrez les meilleures adresses (pâtisseries, boutiques, musées, etc.) et le Paris d’une vraie ­Parisienne. www.midiparis.com
  • Tour de vignobles d’une journée. De Paris, on se rend dans la vallée de la Loire et en Bourgogne pour déguster les sancerre, pouilly-fumé et coteaux du Giennois­­. www.wine-day-tours. com/france-wine-tour.html
  • Découvrez la ville avec Les greeters. Apparu à New York au début des années 1990, ce concept d’hôtes est désormais bien établi en France. On y découvre la ville avec des habitants désireux de parta­ger leur attachement et leurs coups de cœur. www.greeters.paris
  • Procurez-vous un City Pass (24 h, 48 h ou 72 h). Certains proposent des formules réservées aux visites culturelles, d’autres sont basés sur des thématiques (Pass Vignerons à Aix-en-Provence, Pass Romain à Nîmes, etc.). www.parispass.com
  • Valable pour 2, 4 ou 6 jours, le Paris Museum Pass permet un accès libre, direct et illimité à plus de 60 musées et monuments de Paris et de la région parisienne. Sur le site officiel du Paris Museum Pass. www.parismuseumpass.com
  • Pour d’autres suggestions, on se rend sur le site officiel d’Atout France à www.rendezvousenfrance.com
  • Cet été, Air France proposera trois vols par jour au départ de Montréal. Ensemble, Air France et KLM transportent 1 700 000 voyageurs entre le ­Canada et l’Europe vers 38 villes (Paris et 37 correspondances), chaque année. www.airfrance.ca

Ce texte est paru dans le Journal de Montréal, cliquer ICI et dans le Journal de Québec, cliquer ICI

N. B.: la semaine prochaine, je vous dresserai un agenda des activités et événements à venir en France cet été.