Archives de Tag: Pékin

Petite fleur de Mandchourie

«Une fille mariée est comme de l’eau répandu sur le sable. Elle ne sera rien pour sa famille natale». Fei avait cinq ans quand son grand-père lui dit cette phrase qu’elle reçut comme une sentence, mais loin de la rebuter, cette dernière agit comme une poussée d’adrénaline «Je suis une fille, mais je veux apprendre moi-aussi».

Autobiographique, ce livre montre le goût et le désir d’apprendre d’une petite chinoise pauvre dotée d’une volonté d’apprendre qui en ferait rougir plus d’un.

Née dans un camp communiste de forestier en Mandchourie, quelques mois après la loi interdisant d’avoir deux enfants (mais sauvée par le calendrier lunaire qui la fait naître quelques mois plus tôt) on la suit de son enfance dans ce camp de bûcheron, de son adolescence dans les vieux quartiers de Changchun, a.de son ascension à Dalian, la ville chinoise calquée sur Paris jusqu’à la capitale française, on suit son ascension vers les succès.

Une histoire touchante où il est montré que la volonté et l’intelligence associés au travail conduit inévitablement au succès. Mais les succès n’apportent pas tout. Dans cette histoire touchante qui permet de faire la découverte de la Chine et de la mentalité des chinois, l’amour de la famille reste omniprésente.

Le grand  rêve de Fei étant de faire connaître les Chinois aux autres peuples, elle peut être fière de ce roman qui nous donne envie de mieux connaître ce peuple.

Je me considère privilégiée d’avoir pu lire ce livre à Pékin, mais je sais que même si on le lit au bord de la piscine, sur la plage ou dans son lit, il possède ce pouvoir de recréer l’ambiance de ce pays rempli de légendes, de symboles et de mystères.  • Petite fleur de Mandchourie, Fei Xu Ge, XO éditions.

Quelques visages de Pékin

Visiter un pays, c’est aussi entrer en contact avec tout un tas de gens. Leur sourire, leur gentillesse, leur aide et les efforts déployés en commun pour tenter de se comprendre se greffent à jamais dans nos coeurs. Il y a aussi nos compagnons de voyage avec qui nous partageons les frustrations, les rires, les joies, les découvertes et enfin, tous ces inconnus dont on croise le regard et qu’on ne connaîtra jamais. À tous ceux qui apparaissent sur ces photos, j’aimerais dire Merci d’avoir ensoleillé ma visite de Pékin.

Il y a d’abord mon mari, Jean Authier, avec qui j’ai fait ce voyage. Aussi, notre gentil conducteur de pousse-pousse dans les Hutong (vieux quartier)

@ Lise Giguère -

Le charmant couple (je n’ai jamais compris leur nom, désolée) qui nous ont accueilli dans leur demeure des vieux quartiers (hutongs) pour nous faire partager leur repas. Ils nous ont même ouvert leur album photo pour nous présenter leur fils, un fana de motos et sa jeune épouse.

@ Lise Giguère -

Thomas, un de nos guides qui nous a promené dans de nombreux temples.

@ Jean Authier

Cédant à la tentation, nous nous sommes offerts des massages des pieds. Il faut dire que par cette canicule, c’était un magnifique cadeau à se faire. Ça nous a permis de faire la connaissance de deux mignonnes massothérapeutes qui, malgré leur toute petite taille, massaient comme des lutteurs sumo. Ouch !

@ Jean Authier -

@ Jean Authier

Cette jolie petite cuisinière a bien essayé de me vendre des brochettes de boulet, de mille-pattes ou de vers à soie, mais malgré son sourire elle n’a pas réussi à me convaincre.

@ Lise Giguère -

Sur l’avenue Wangfujing une rue commerciale piétonne centenaire, se côtoient les vêtements griffés et les babioles. De plus des personnages se présentent à nous vêtus de costumes ayant marqué l’histoire de Chine.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

Bon d’accord, les deux prochains, je n’ai pas vu leur visage, mais ce que j’ai pu avoir pitié d’eux d’être ainsi vêtus sous cette canicule. Il faisait un bon 40 C et une humidité intense ce qui donnait environ 47C-48C.

@ Lise Giguère -

@ Lise Giguère

Dans le Hou Haï, l’artiste Hou Ze Lin a sculpté des «Mini-Me» de Jean et moi. –

@ Lise Giguère - -Hou Ze Lin

Il y a aussi cet autre artiste XU BU qui peint des objets  à la main à l’intérieur, une technique que la Famille Xu exerce depuis trois générations.

@ Lise Giguère.

De certains voyages naissent et se cimentent des amitiés. Je ne crois pas me tromper en disant qu’après les aventures vécues avec Jean-Pierre Caron de Incursion Voyages et Laurier Tremblay, accompagnateur pour cette même agence, il en sera ainsi.

@ Lise Giguère - Jean-Pierre Caron de Incursion Voyages et Laurier Tremblay à la Muraille de Chine.

Jean-Paul, un pharmacien de la banlieue de Paris a également partagé avec nous de nombreuses aventures. On le voit ici en compagnie de notre guide Loulou.

@ Lise Giguère - Jean-Paul et Loulou près des Douves de la Cité interdite.

Près de la Muraille de Chine, d’autres courageux personnificateurs affrontaient la canicule sous leur chaud costume.

@ Lise Giguère.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

Et comment oublier les beaux visages d’enfants croisés au hasard des promenades ?

@ Lise Giguère.

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère

@ Lise giguère

Les incontournables de Pékin

Dans tous les pays, il y a bien sûr les monuments et les édifices qui racontent le passé. Avec huit siècles d’histoire, la Chine en a accumulé plusieurs. Voici quelques incontournables.

Place Tian’anmen,  la plus grande place urbaine au monde. Située en plein centre-ville, elle occupe 440 000 mètres carrés et mesure 880 mètres du Nord au Sud et 500 mètres de l’Est à l’Ouest.

@ Lise Giguère

La Cité interdite, ou Palais impérial, demanda 14 ans pour sa construction. Cet ensemble de palais impériaux, le plus grand dans le monde, fait partie du Patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

@Lise Giguère - La cité interdite

La Grande muraille l’une des huit merveilles du monde. Ce chef d’œuvre de la dynastie des Mings construit en 1505 serpente à travers les montagnes sur une longueur d’environ 6 700 km.

@Lise Giguère - Grande Muraille de Chine

Le temple du ciel,  le plus grand temple de sacrifices au ciel de Chine. Il a été classé en 1998 sur la liste du patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

@ Lise Giguère - Le temple du ciel

Les 13 tombeaux des Ming. La nécropole impériale de 13 empereurs de la dynastie Ming est la plus dense du monde. En 2003, l’endroit a été classé dans la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

@ Lise Giguère - Les tombeaux des Ming

Le Palais d’été, le plus grand jardin impérial de Chine est l’un des jardins classiques les plus connus du monde. On y trouve de nombreux biens culturels de grande valeur et des arbres, des cèdres surtout, dont le plus vieux a 800 ans. Il a également été classé, en 1998, sur la liste du Patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

@ Lise Giguère - Le palais d'été.

Le Temple des lamas,   le plus grand monastère de la secte des bonnets jaunes à Pékin. Des moines y habitent encore aujourd’hui.

@ Lise Giguère - Temple des Lamas

Le Temple de Confucius. Cet ancien lieu d’études est considéré comme le deuxième temple le plus important en Chine. Derrière le grand temple, une série de stèles reproduit les textes de Confucius tandis qu’une autre série montre les noms gravés des 51624 noms des élèves reçus à l’école.

@ Lise Giguère - Temple de Confucius

Le Musée national de Chine. Un incontournable pour mieux comprendre la riche histoire de la Chine.

@ Lise Giguère - Intérieur du Musée national de Chine

Le Parc Jingshan ou Colline de Charbon. Située derrière la Cité interdite, cette colline artificielle  a été créée en 1420 avec la terre retirée de la construction des immenses douves qui entourent la Cité Interdite afin de protéger la Cité Interdite des mauvais esprits.

@ Lise Giguère - La construction des 5 pavillons que l'on y trouve date de 1751 . Quatre sont placés de façon symétrique et le cinquième, le pavillon Wanchun, est situé au sommet de la Colline et permet une très belle vue sur Pékin

La maison de thé Lao She, du nom de l’écrivain et artiste qui a composé de nombreuses pièces de théâtre,  présente des ballades chantées pendant que l’on déguste le thé.

@ Lise Giguère - Dégustation de thé au Salon de thé Lao She

Peut-être un peu moins connu, mais tout aussi intéressant, le pont Lugou  (Lugouqiao) ou Pont Marco Polo en l’honneur du célèbre voyageur vénitien qui resta plusieurs années au service de l’empereur Kubilai Khan.

@ Lise Giguère - Le pont Marco Polo

Fini de construire en 1192, il est fait en granite avec des balustrades de marbre de chaque côté. Il  mesure 266 mètres par 9 mètres de largeur sur une largeur de 9 mètres et possède 281 piliers surmontés de 281 lions de pierre, portant eux-mêmes des lions de tailles plus petites.

@ Lise Giguère. Voyez le petit lion sous sa patte.

Et, bien entendu, le site des Jeux Olympiques de Pékin 2008.

@ Lise Giguère

En circulant dans de petites voiturettes électriques, on peut admirer  le Stade national de Pékin, surnommé « nid d’oiseau »

@ Lise Giguère - Le «nid d'oiseau» dans le brouillard de Pékin

et le Cube ou Centre national de natation .

@ Lise Giguère - Le Cube

À savoir:

• En tout, Beijing compte 200 sites ouverts au public, plus de 700 hôtels et des milliers d’auberges.

• Il est possible d’avoir les services d’un guide en 21 langues différentes.

• Pour éviter la canicule, il vaut mieux s’y rendre fin septembre ou début octobre.

• Sur place, on se procure de jolies ombrelles en dentelle. Une frivolité qui se révélera vite indispensable.

@ Lise Giguère

Air Canada offre un vol direct Toronto-Pékin.

Bienvenue à Pékin

Pour véritablement apprécier Pékin, il faut découvrir ses deux visages. Il y a, bien sûr, le Pékin moderne avec son quartier des affaires, ses grands édifices qui pointent vers le ciel, ses hôtels chics et ses restaurants branchés.

@ Lise Giguère - Quartier des affaires Pékin

Ce n’est pas vraiment le Pékin que les Nord-Américains recherchent. Pour vraiment trouver le dépaysement, il vaut mieux quitter ce quartier et se balader dans les Hutong, ces vieux quartiers de Pékin

@ Lise Giguère - Hutong (vieux quartier)

pour y rencontrer ceux qui y vivent, goûter leur cuisine et apprendre leurs traditions.

@ Lise Giguère - Le couple qui m'a reçue dans leur maison privée..

Malgré la barrière du langage, les Pékinois sont sympathiques, souriants, mais la conversation demeure un problème, même avec un bon dictionnaire et une bonne volonté. Vaut mieux alors faire appel à un guide. Nous avons opté pour une guide francophone, Loulou.

@ Lise Giguère - Loulou m'attend !

Alors que nous visitions la Cité interdite, comme elle se montrait curieuse de mieux connaître le Québec et le Canada, je lui ai demandé de s’adresser aux lecteurs de ce blogue. En Pékinois d’abord puis en français.

Remarquez bien le petit sourire timide à la fin de son petit laïus.  Charmant, non ?

Choc culturel

Ma première impression de Pékin en est une de tristesse. On dirait qu’un voile translucide veut la dissimuler à nos yeux. En fait, le smog recouvre toute la ville d’une pellicule grisâtre qui cache le soleil et donne l’impression que les nuages sont quasiment au ras de la route. Il en résulte une ambiance mystérieuse qui s’accompagne d’une lourdeur provoquée par une température qui frôle les 36C et dont le taux d’humidité est tel qu’on dirait plutôt qu’il fait 41 ou 42C.

@Lise Giguère -

Si la chaleur et l’humidité sont le premier choc culturel, c’est en me rendant dans les kiosques des vendeurs de nourriture que j’ai eu mon «véritable choc culturel» me prouvant hors de tout doute que je venais de mettre le pied dans une civilisation totalement différente de la mienne.

Notre guide, Thomas, nous avait suggéré ces petits kiosques situés près de la rue Wangfujing, une rue commerciale vieille de plus de 100 ans où l’on trouve des trucs à quelques sous à deux pas des Cartier, Hermès et Van Cleef. Bien entendu, nos bons amis Poulet Frit Kentucky et MacDo étaient là, mais nous voulions quelque chose de plus local.

@ Lise Giguère

Nous avons donc opté pour les petits kiosques en plein air où une foule énorme se rassemble chaque soir. Il est vrai que pour 5 Yuan (moins de 1$) vous pouvez facilement manger deux brochettes. J’adore faire l’essai de mets typiques et locaux, mais là, disons que j’ai vite émis quelques réserves.

Brochettes de poulet ? Ça va ! Mais au moment de commander, un doute m’envahit. Les morceaux de poulet pendent sur les tables, sans aucune protection et par une chaleur intense. Est-ce vraiment sain ?

@lise giguère

Pendant que je me questionne, je continue ma découverte et voilà que je tombe sur ces petits délices que plusieurs semblent s’arracher.

@ Lise Giguère

Voyons d’un peu plus près

@ Lise Giguère- Des cocons de vers à soie... en brochettes !

@Lise Giguère- coléoptères (probablemenr des scarabées et/ou carables)....en brochettes !

@Lise Giguère -Brochettes de mille-pattes !

@Lise Giguère-Pénis de moutons en brochettes!

Et mes préférés... Scorpions et autres délices !

Si j’y ai goûté ? Non…. Sans doute suis-je trop «chicken» !