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Lecture : Invitation au voyage

Le temps plutôt gris et la menace constante de la pluie m’empêchant de partir à la recherche de beaux endroits à découvrir, j’ai soudain posé  les yeux sur deux très beaux livres. Souvent qualifiés de  «livres de table à café», ils trônent  justement sur  ma table de salon à portée de mains de mes invités(es).

De l’un comme de l’autre, j’adore feuilleter les pages, découvrir des endroits ou en revoir d’autres qui ont le pouvoir de me faire voyager dans mes souvenirs. Et si je les laisse à cet endroit, c’est que je veux m’assurer que les amis(es) qui me visitent succomberont eux-aussi à en tourner les pages.

Dans les deux cas, ce sont des livres magnifiques à offrir et à s’offrir. Ce sont également de belles occasions de rêver de voyages.

 Ruelles de Montréal

Saviez-vous que la ville de Montréal compterait 450 km de ruelles ? À travers les magnifiques photos prises au printemps, à l’été, à l’automne ou à l’hiver, je retourne en arrière, au moment de mon arrivée dans cette ville qui m’a tout de suite séduite. Je revois ces ruelles bien aménagées par des amoureux du jardinage, d ‘autres laissées totalement à l’abandon et envahies de poubelles, d’autres encore où les chiens font la chasse aux chats qui eux, poursuivent les oiseaux, certaines envahies de cordes à linge qui révèlent un peu du mode de vie et des goûts de nos voisins et enfin celles qui résonnent des cris de gamins qui en ont fait leur terrain de jeux.

J’ai souvent arpenté ces ruelles, même à la tombée du jour alors qu’elles s’auréolent de mystère. J’aimais imaginer les histoires se déroulant derrière ces portes closes ou s’échappant de ces balcons animés. Mais j’ignorais totalement que plusieurs d’entre elles menaient autrefois à des étables ou à des dépendances.

Ce livre magnifique permet de connaître l’histoire des ruelles qui sont apparues en 1846 lorsque les logements ont remplacé les grandes fermes bourgeoises.  À quand un «Circuit des ruelles» de Montréal ?

Ruelles de Montréal, Maxime Lefin et Nicole Lacelle, éditions Broquet.

Destinations mystiques et spirituelles

Vous est-il déjà arrivé, au cours d’un voyage, d’entrer dans un endroit et de ressentir une émotion particulière ? Je parie que oui. Certains lieux, que ce soit des temples, des sanctuaires, des ruines ou tout simplement un paysage grandiose ont le pouvoir de susciter d’étranges sensations. On frissonne, on est émus et il arrive même que des larmes s’écoulent sans qu’on en comprenne la raison.

Certains croient que c’est parce qu’on y aurait vécu dans une autre vie, certains autres croient plutôt que ce qui s’y est passé a imprégné l’atmosphère enfin, ceux qui réfutent ces croyances pensent plutôt que la beauté de ces lieux est telle qu’elle secoue notre capacité d’émerveillement.

Quoi qu’il en soit, vous retrouverez dans ce livre différentes destinations comme le Christ de Rio, les mégalithes de Carnac en Bretagne, le Temple du ciel de Pékin, le Mont Sinaï, Pétra en Jordanie et, plus près de nous, la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré et plusieurs autres. En tout 100 destinations choisies à travers le monde.

J’ai eu plaisir à admirer les magnifiques photos des endroits que j’avais visités et à lire les descriptions qu’en font les auteurs dont plusieurs sont des écrivains. Et, faut-il l’avouer, en en apprenant plus sur les merveilles que je n’ai pas encore vues, j’ai soudain eu envie de boucler mes valises.

Quelle belle idée et quel beau voyage à s’offrir dans le confort de son salon !

Destinations mytstiques et spirituelles,  collectif d’auteurs, éditions Broquet.

Il était une fois…. Dans une cave de Jordanie !

Le vieux diction qui dit : Qui prend mari, prends pays ne m’a jamais semblé aussi juste que lors de mon récent voyage en Jordanie.

Alors que je visitais la cité de Petra reconnue parmi les sept nouvelles merveilles du monde, mon œil a été attiré par une boutique de bijoux en argent sur laquelle étaient posés de grands panneaux.

Sur l’un deux, un  article de journal portant le titre accrocheur de « J’ai quitté mon ancienne vie et j’ai vécu dans une cave par amour !»

Sur le second, la couverture du livre Mariée à un Bédouin !

Voilà de quoi attirer mon attention. Sur place, le beau vendeur de bijoux m’informe que cette histoire est celle de ses parents.

En 1978, Marguerite Van Geldermalsencelle, une infirmière native de Nouvelle-Zélande, mais habitant les Pays Bas, voyageait avec son amie Élisabeth dans le Moyen Orient. Un jour, Marguerite se rend visiter Pétra et fait la rencontre de Mohammed Abdallah Othman, un artisan Bedouin de la tribu  Manajah. Paraît qu’il était charismatique. En regardant les hommes qui déambulent sur leur chameau dans ce décor des Mille et une nuits

@Lise Giguère -

me viennent en mémoire les couvertures des romans Harlequin sur lesquels on voit toujours des hommes bronzés aux traits virils et qui ont fait  rêver tant d’adolescentes.

@Lise Giguère - N'est-ce pas qu'il ferait bien la couverture d'un roman Harlequin ?

Amoureuse de Mohammad, Marguerite accepte d’adopter son mode de vie et s’installe avec lui dans une cave de terre  comme celle-ci

@Lise Giguère

Elle apprend les taches quotidiennes des femmes bédouines comme de faire le pain, entretenir le feu, collecter l’eau pour le printemps et élever leurs enfants. Marguerite s’intègre si bien à la tribu qu’à la mort de son mari,  elle retourne quelque temps dans son pays, mais  réalise que c’est auprès des Bédouins de la Jordanie qu’est désormais sa vie. Elle revient et depuis, elle a écrit ce livre qui raconte son histoire et que son fils vend en même temps que les bijoux en argent qu’elle fabrique.

Une belle rencontre qui laisse songeuse quand même. Et vous, auriez-vous accepté de quitter la modernité pour vivre dans une cave, même par amour ?

Petra, le joyau de la Jordanie.


Hier, dans la Presse, un article de la section voyage, signé Caroline Rodgers  mentionnait Petra dans les Dix endroits menacés par le tourisme de masse.L’article se retrouve également sur son blogue Une Journaliste à bicyclette

@ Lise Giguère - Al Khazneh, le plus connu des tombeaux royal de Petra

@ Lise Giguère - Al Khazneh, le plus connu des tombeaux royal de Petra

Je me suis aussitôt sentie immensément triste pour ce joyau de la Jordanie et du même coup, j’ai ressenti comme un immense privilège d’avoir pu passer quelques heures dans cette cité rose en ruine que beaucoup d’historiens et d’archéologues classent parmi les plus importantes merveilles de l’Antiquité.

Je me souviens encore avoir marché sous le chaud soleil de la Jordanie, dans ce long corridor de murailles qu’empruntaient autrefois les caravaniers

@ Lise Giguère- On s'y rend à pied, à dos de chameau ou à dos d'âne

pour tout à coup voir surgir, à travers la faille des rochers, le Al Khazneh, le plus connu des tombeaux royal de Petra qui ressemble à un palais !

@ Lise Giguère - L'apparition du palais entre la faille des murailles laisse sans voix

Malgré les «vendeurs du temple», des larmes d’émotion ont brouillé ma vue et, depuis, il m’est arrivé souvent de louer Indiana Jones et la dernière croisade, simplement pour la fin qui a été filmée sur le site de Petra, pour voir et revoir cette image inoubliable.

@Lise Giguère - Le Al Khazneh,

En quittant le site, avant de reprendre la route, je me souviens avoir fait un arrêt pour admirer de loin cette montagne plate sur laquelle, m’a-t-on dit, on célébrait autrefois des sacrifices rituels.

@ Lise Giguère - Au milieu de la photo, voyez le large plateau. C'est là-dessus qu'auraient eu lieu les sacrifices.

Troublée par ce lieu chargé d’histoire et de splendeur, c’est en silence que j’ai fait la route inverse. Seul le passage dans le Wadi Rum, le désert dans lequel a été tourné le film Lawrence d’Arabie réussit à me sortir momentanément de ma torpeur.

@

@ Lise Giguère - Le Wadi Rum

Selon l’article de Caroline Rodgers, l’an dernier, le gouvernement jordanien a averti que le nombre croissant de touristes menaçait ce site , classé dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985. Elle ajoute que 3 000 visiteurs s’y rendent chaque jour alors que les infrastructures sont prévues pour 2 000 personnes.

Voici d’autres  images

@ Lise Giguère

@ Lise Giguère - Eh oui, on y vend des gogosses et l'on se sert du nom d'Indiana Jones.

@ Lise Giguère - La route qu'empruntait les caravaniers

@ Lise Giguère - Quelle merveille cette cité rose

@ Lise Giguère

Ma découverte de Silversea

 Jusqu’à ma découverte de Silversea, je n’étais pas fan des croisières. Ces villes ambulantes n’ont jamais eu d’attrait pour moi. Le seule perspective d’avoir à décider aujourd’hui avec qui et à quelle heure, je prendrai mon repas tous les soirs, me fait dresser les cheveux sur la tête. Puis, voilà que pour célébrer notre union, mon homme m’a fait découvrir la compagnie Italienne Silversea qui s’emploie à faire vivre la Dolce Vita à tous ses passagers.

@ Silversea - Embarquement

@ Silversea - Embarquement

Voici la retranscription du billet que j’avais écrit pendant la traversée à bord du Silver Whisper :

 

@ Silversea - Le Silver Whisper

@ Silversea - Le Silver Whisper

 

Les mots s’étranglent dans ma gorge et une grosse larme brillante tombe sur mes joues et continue sa course jusqu’à se mêler aux bulles de la coupe de champagne, offerte en guise de bienvenue.

@ Silversea - Un verre de champagne avant de traverser la haie d'honneur formée par tous les employés(es) de service.

@ Silversea - Un verre de champagne avant de traverser la haie d'honneur formée par tous les employés(es) de service.

L’émotion m’étouffe depuis que j’ai posé le pied à bord du grand paquebot blanc qui servira d’écrin pour notre lune de miel.Les yeux brillants, je tourne mon regard émerveillé vers cet homme qui a choisi la croisière Sur la route des Pharaons comme symbole de la traversée personnelle que nous entamons.

La croisière est une première pour nous deux. Oh, bien sûr nous avons pris des traversiers, de petits bateaux de pêche et nous avons regardé de nombreux documentaires sur le sujet, mais rien de tout cela n’a pu confirmer si ce type de voyage nous conviendra. Aussi, mon homme n’a pas lésiné et a opté pour l’un des quatre navires Silversea  dont la flotte figure en tête des compagnies de croisières. C’est peut-être un peu plus cher, mais tellement plus luxueux. Le bateau n’accueille que 350 passagers environ, les cabines sont grandes, aucune réservation n’est requise pour les repas et nous n’avons pas à observer un plan de table dressé en début du voyage. Mais surtout, tout y est inclus. Vins, champagnes, cocktails, pourboires, le prix initial comprend vraiment tout, sauf les excursions.

C’est justement en entrant dans cette immense et luxueuse cabine dont la porte-patio donne sur une véranda privée que l’émotion m’a submergée.  

@ Silversea - La suite Veranda avec porte-patio et balcon privé.

@ Silversea - La suite Veranda avec porte-patio et balcon privé.

Si mon petit cœur résiste aux roulis du navire, cette croisière  sera un avant-goût du  paradis !

Discret, le serveur s’éclipse tandis qu’accoudée à la rambarde de la véranda, j’admire les quais de Port Saïd. Mon homme m’y rejoint, m’entoure de ses grands bras et me murmure : Tu es ma princesse !

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Oh que oui, je suis une princesse !

La belle vie !

Si l’accueil chaleureux dont on m’a entourée à mon arrivée m’avait convaincue que pour quelques jours, du sang bleu coulerait dans mes veines, je le suis encore davantage dans les jours qui suivent. Après l’effervescence et le stress des préparatifs, l’émotion et la fatigue de la grande journée, ce décalage tout en douceur, en luxe et en harmonie me donne l’impression de flotter sur un nuage rose. Dans ce cocon bienheureux, je m’abandonne à la douceur de vivre et je profite pleinement de notre nouvelle vie à deux.

Pas étonnant que les croisières Silversea se retrouvent dans la catégorie Croisières de luxe. À bord, pas d’annonces, pas d’horaire, il suffit de se laisser porter par toutes les attentions dont nous comble le personnel.

Chaque jour se modèle à ce que nous sommes intrinsèquement. Envie de paresser dans la cabine ? Aucun problème. Du lit, immense et confortable, on contemple les flots bleus qui nous bercent.

@ Silversea - De la porte-patio, on peut admirer la mer.

@ Silversea - De la porte-patio, on peut admirer la mer.

Envie de lire en solitaire ? Notre véranda nous isole totalement et, si c’est frisquet, on peut toujours opter pour le grand salon ou la bibliothèque.

@Silversea - le grand salon pour la lecture et le thé d'après-midi.

@Silversea - le grand salon pour la lecture et le thé d'après-midi.

Envie d’un soin santé ? Une simple réservation suffit pour que le Spa nous ouvre les portes de la volupté.

 

@ Silversea - Le spa

@ Silversea - Le spa

Envie de manger dehors en solitaire ? Un simple coup de fil et l’on vient dresser notre table en cabine avec tout ce que l’on désire et ce, à toute heure du jour ou de la nuit.

@ Silversea - Table dressée dans la cabine.

@ Silversea - Table dressée dans la cabine.

 Envie de socialiser ? On opte pour la piscine qui ondule aux bruits des vagues et autour de laquelle ne lézardent qu’une vingtaine de passagers.

@ Silversea - La piscine

@ Silversea - La piscine

La vie à bord me plaît tellement que j’hésite à prendre les excursions, pourtant fort invitantes. Paresseusement installée sur ma chaise longue, je profite de la traversée du Canal de Suez en admirant le génie de Ferdinand de Lessep qui l’a construit en 1869 pour relier la Méditerranée à la Mer Rouge. Bien qu’il fût visionnaire, je doute qu’il ait pu imaginer que ce canal soit, de nos jours, emprunté par quelque 18 000 navires chaque année et rapporte au-delà de 3,5 milliards.

À Sharm-El-Sheik, on délaisse l’excursion offerte et l’on choisit plutôt de piquer une tête dans la mer Rouge. Le spectacle des poissons tropicaux aux milliers de couleurs et l’Histoire rattachée à ce plan d’eau expliquent les frissons qui parcourent ma chair. Mais quelques secondes sur le sable chaud suffit pour les faire disparaître.

@lise Giguère

@lise Giguère - Sharm-El-Sheik

En Jordanie, la découverte de Petra exige que nous prenions l’excursion. Nous ne le regretterons pas. En se tenant la main devant ces immenses gorges roses, merveilles de l’Antiquité, on ne dit mot, trop émus par tant de beauté 

@ Lise Giguère - Petra en Jordanie

@ Lise Giguère - Petra en Jordanie

Au retour, après un passage dans le Wadi Rum, le désert où fut tourné le film Lawrence d’Arabie, un écran de cinéma est installé sur le pont du navire. On y présente le film Indiana Jones et la dernière croisade dont une partie se déroule justement à Petra et dans le désert de Wadi Rum. Confortablement allongés sur une chaise longue avec verre de champagne à la main, nous suivons Indiana Jones qui poursuit ses aventures dans ces paysages que l’on vient de quitter.

@ Lise Giguère = Le Wadi Rum

@ Lise Giguère = Le Wadi Rum

Partons, la mer est belle !

Les prochains  jours se déroulent en mer. Quatre jours de pur bonheur à se laisser vivre, entourés de calme, de douceur, de luxe. Comme si le temps faisait une pause en se berçant doucement.  

@ Lise Giguère - Coucher de soleil sur la mer

@ Lise Giguère - Coucher de soleil sur la mer

Même si la découverte de nouveaux pays m’enchantent, j’en viens presque à souhaiter que le navire continue sa course. J’envie certains des passagers qui sont embarqués pour de longs mois. Avec Silversea, il est en effet possible de s’offrir un Tour du monde à la carte, c’est-à-dire de marier deux ou trois destinations l’une après l’autre afin de prolonger le plaisir. Wow !

Après un arrêt à Oman, la destination fashion des Anglais  

@ Lise Giguère- Oman
@ Lise Giguère- Oman

et quelques autres jours en mer, c’est l’arrivée dans la démesure de Dubaï

@ Lise Giguère - Dubaï

@ Lise Giguère - Dubaï

et la fin de cette douceur de vivre. Ce petit émirat qui compte aujourd’hui près de 1,5 million d’habitants bourdonne comme une ruche.

@ Lise Giguère - Moi devant le Burj El Arab !

@ Lise Giguère - Moi devant le Burj El Arab !

Heureusement, il nous reste encore une soirée à bord. Et la possibilité de pouvoir s’attabler seuls, en amoureux, à l’heure qui nous convient et dans le restaurant de notre choix, s’avère, ce soir, un véritable bonheur. 

@ Silversea - Le grand restaurant

@ Silversea - Le grand restaurant

ou

@ Silversea- Le terrasse café

@ Silversea- Le terrasse café

Toute entière au désir de prolonger ma félicité, je ne me sens pas vraiment le goût de socialiser. Pas encore !

@ Lise Giguère - Champagne sur le balcon

@ Lise Giguère - Champagne sur le balcon

Le lendemain, au moment du débarquement, une soudaine tristesse m’envahit. Il me faut reprendre pied dans la réalité et remiser mon sang bleu. Mais jamais, jamais je n’oublierai ces 15 jours qui m’ont ouvert la porte sur un monde de douceur et de volupté. L’expérience Silversea restera à jamais gravée dans ma mémoire. En souriant, mon homme me murmure «T’en fais pas, on en fera une autre l’an prochain» 

Il a tenu promesse ! Je vous en reparlerai. 🙂