Archives de Tag: peur

7 questions sur les croisières

Parmi les nombreuses questions de lecteurs qui me sont envoyées chaque semaine, plusieurs concernent les croisières. En voici donc 7 qui reviennent de façon régulière.

@lisegiguere – Le Royal Clipper au coucher du soleil

 

Q- Dans un récent article, vous avez parlé de croisières expéditions. J’aimerais en savoir plus à ce sujet. Qu’ont-elles de différent? Faut-il être dans une forme ­olympique pour y participer ?

Faisant opposition aux paquebots, les navires de croisière expédition sont de plus faibles tonnages, ce qui leur permet d’offrir des expériences uniques dans des lieux inaccessibles aux autres navires. Une option particulièrement appréciée des grands voyageurs qui ­rêvent de contrées peu visitées (îles ­Andaman et Galapagos, Papouasie-­Nouvelle-Guinée, etc.).

N’accueillant généralement pas plus de 100 à 150 passagers, ces voyages sont des tout-inclus et accompagnés de guides interprètes (historiens, ornithologues, biologistes, archéologues, etc.) qui dispensent leur savoir. Ce ne sont pas pour autant des croisières réservées aux athlètes. Lors de ma dernière croisière de ce type, l’âge à bord variait entre 10 et 80 ans.

Il faut cependant préciser que sur ces petits navires, on ne trouve pas les activités (patinoire, glissades, surf, etc.) généralement offertes sur les plus gros navires.

Q – Si je suis malade en croisière, que va-t-il arriver?

Tous les navires de croisière ont des ­cliniques, et au moins un médecin qui peut faire un diagnostic et prescrire les médicaments ou, si c’est plus grave, on peut vous conduire à l’hôpital le plus près (par la route ou via hélicoptère).

Bien entendu il y aura des frais, d’où ­l’importance d’avoir contracté une bonne assurance voyage. Prenez bien soin de toujours apporter votre numéro de contrat d’assurance et le no de téléphone.

Généralement, les factures lui sont ­directement acheminées, mais dans ­certains cas, il vous faudra payer et ­ensuite réclamer à votre assureur.

Q – Si je vois un vol ou si je suis témoin d’un accident, qu’en est-il de la sécurité à bord? Que dois-je faire?

Dès que vous montez à bord, prenez la peine de bien écouter les consignes de ­sécurité (généralement disponibles par écrit dans un livre de bord ou via la télévision de la chambre).

Un numéro d’urgence est toujours prévu pour rapporter les différents incidents dont vous serez témoins. Des membres du personnel ont été formés pour gérer ces situations.

Si vous remarquez quelque chose d’anormal (fumée, odeur de brûlé, personne en difficulté, etc.) contactez le personnel, ­téléphonez au Service client, au numéro d’urgence (toujours affiché dans les ­cabines) ou même actionnez un détecteur d’incendie manuel.

Q -Si je vois quelqu’un tomber à l’eau, que dois-je faire?

Il faut hurler «homme à la mer» le plus ­rapidement possible, lui lancer une bouée, mais surtout, ne jamais quitter la ­personne des yeux afin de pouvoir ­indiquer sa position aux sauveteurs.

Q – Si l’un de mes proches meurt en croisière, que fait-on avec la ­personne décédée?

Les navires de croisière ont un espace pour conserver les corps dans un frigo. Ils sont ensuite remis aux autorités du ­prochain port.

Q – Existe-t-il des trucs contre le mal de mer?

Le mal de mer est causé par le balancement de l’eau et par le fait que le cerveau est aux prises avec un décalage entre ce qu’il voit et ce qu’il ressent. Votre pharmacien peut vous conseiller. Petit truc: lorsqu’on sent la houle, manger du pain peut aider, car ce dernier absorbe le surplus de liquide de l’estomac.

Q-J’habite en Floride 5 mois par année. J’aimerais vivre l’expérience d’une croisière. Vous avez déjà parlé d’un truc pour faire une croisière peu chère. Pourriez-vous me le redonner?

Pour les gens qui habitent la Floride pendant quelques mois, il existe deux moyens assez simples de trouver une croisière à un prix moindre.

S’il s’agit d’une première expérience, le mieux serait de consulter un agent de voyage et de lui demander de vous informer des rabais de dernière minute.

Le second truc exige d’être très disponible et d’aimer le risque, le voici: ­certaines compagnies sont prêtes à ­céder les cabines restantes (non ­vendues) à des prix vraiment bas, mais c’est toujours pour un départ immédiat. Donc, il faut être prêts à monter à bord IMMÉDIATEMENT.

On prépare une valise que l’on laisse en permanence dans l’auto et l’on surveille les dates de départ des navires de croisière de Port Everglades (www.porteverglades.net), du Port de Miami(www.miamidade.gov/portmiami/cruise-terminals.asp) ou de West Palm Beach (www.port­ofpalmbeach.com/101/Cruise).

Le matin du départ des navires, on se rend au port et l’on demande au personnel de la compagnie de croisière choisie s’il leur reste des cabines. Je connais certains chanceux qui font ainsi 2 à 3 croisières chaque hiver!

Cette chronique a d’abord été publié dans la Chronique Voyager sans souci du Journal de Montréal ICI et du Journal de Québec ICI

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15 choses à savoir pour les femmes qui voyagent seules

Peut-on vraiment combler son désir de voir le monde quand on est une femme seule? Bien sûr, c’est possible. Quelques petits trucs peuvent aider à rendre cette expérience des plus satisfaisantes. En voici 15…

Avant de partir

  • Bien s’informer sur les us et coutumes de la destination choisie. Ce qui est normal dans notre pays pourrait sembler de la provocation ailleurs. Il faut donc observer, faire preuve d’une grande ouverture d’esprit et s’adapter.
  • S’inscrire à un cours de langue. Connaître quelques mots attire la sympathie, permet de demander de l’aide en cas de besoin, mais c’est avant tout un merveilleux moyen de créer des liens.
  • Prendre un petit cours d’autodéfense spécialement conçu pour les femmes. En plus d’aider à maîtriser ses peurs, cela insuffle une bonne dose de confiance, appren­d à mieux analyser une situation à risque, à désamorcer une confrontation par la parole, mais aussi à improviser des armes avec ce qu’on a sous la main et même à maîtriser son assaillant.
  • Porter une alliance. Ce choix exige cependant d’être cohérente et de dire non à toute forme de séduction. Flirter avec la bague au doigt enverrait le message d’une femme à la recherche d’aventures.
  • Dans son téléphone cellulaire, inscrire les coordonnées de l’ambassade du Canada du pays visité. Une fois sur place, ajouter les différents numéros d’urgence.

Dans sa valise

  • Apporter des vêtements sobres qui n’attirent pas trop l’attention. On évite la transparence, les décolletés plongeants, les bijoux précieux, etc. On ajoute un grand foulard ou un châle. Cet accessoire pratique, glissé dans le sac, aura de multiples usages, autant pour se cacher les cheveux dans les lieux religieux, que pour se couvrir les épaules après un coup de soleil.

Sur place

  • On essaie, autant que faire se peut, d’arriver au pays avant la tombée de la nuit. Même chose pour les différentes excur­sions.
  • Même si ce n’est pas nécessairement le cas, il faut essayer de dégager une grande confiance en soi et de savoir exactement ce qu’on fait.
  • Éviter les endroits isolés. S’informer s’il y a des rues ou des quartiers à éviter.
  • Prendre contact avec des femmes du pays. Elles sont généralement flattées qu’on leur adresse la parole et ravies de voir qu’on cherche à s’intégrer. Qui sait? Ce pourrait être le début de belles amitiés. Les marchés et les transports sont de bons endroits pour ces rencontres.
  • S’informer sur les sites qu’on veut visiter, le meilleur moyen de s’y rendre, le prix normal d’un taxi, etc. En général, les gens sont toujours heureux de faire découvrir les beautés de leur pays.
  • Rester vigilante et faire confiance à son intuition. Dès qu’on ressent un malaise, il vaut mieux s’éloigner.
  • Attention aux démonstrations d’affection. Par exemple, un petit bisou, considéré comme tout à fait innocent dans les pays latins, pourrait être fort mal interprété dans une autre culture.
  • Attention également aux flirts. La différence de culture peut entraîner de grands malentendus. Le regard que les hommes posent sur les femmes est une des premières causes potentiel­les de problèmes pour une voyageuse à l’étranger. Il vaut toujours mieux conserver une certaine distance et appren­dre à dire non rapidement et ferme­ment.
  • Enfin, faut-il vraiment ajouter de ne pas ouvrir la porte de sa chambre d’hôtel à un inconnu? De ne pas faire de stop? Et de faire attention avant d’accepter une boisson d’un étranger? Bref, dans un pays étranger comme partout ailleurs, place au GROS BON SENS.

Pour plus d’information: la section «Voyager au féminin» du site officiel du Gouvernement du Canada.

À Lire: Le voyage pour les filles qui ont peur de tout, d’Ariane Arpin-Delorme et Marie-Julie Gagnon, chez Michel Lafon.

Ce texte est paru dans la Chronique Voyager sans souci du Journal de Montréal ICI et dans le Journal de Québec ICI

 

Ne laissez pas la peur gâcher votre voyage

Catastrophes naturelles, terrorisme et avions qui s’écrasent insécurisent de plus en plus de voyageurs tandis que les mesures de renforcement de sécurité qui en découlent viennent, chaque fois, ternir un peu plus notre plaisir de voyager.

Il serait utopique de croire que les voyages sont sans risque. Après tout, marcher dans la rue présente un certain risque. Mais doit-on ­céder à cette peur et bouder le plaisir que nous offrent les voyages? Bien sûr, il faut se montrer prudent dans nos déplacements et se convaincre qu’il n’est pas plus dangereux aujourd’hui de parcourir la planète que ce l’était autrefois.

Rappelez-vous qu’avec 80 000 vols par jour, donc 30 millions par année, ça fait plus de 3 milliards de passagers qui prennent l’avion chaque année. Selon le bureau d’archives des accidents d’avion , la possibilité pour un passager de mourir au cours d’un trajet en avion, qui était de 1 sur 138 000 en 1970 est descendu à 1 sur 2 349 000 en 2014.

En vous rendant sur le site Planetoscope, vous pourrez vous amuser à ­surveiller un compteur qui indique, en temps réel, le nombre d’avions qui décollent alors que vous êtes en ligne. Fascinant !

Aussi, réponse à une lectrice qui a perdu son bagage et trucs pour aider à retrouver ses valises.

Dans ma chronique Voyager sans risque du Journal de Montréal, ICI et du Journal de Québec, ICI

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