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Désir d’un cannelé bordelais :-)

Hier, le Journal de Montréal et le Journal de Québec publiaient l’un de mes articles sur Bordeaux. En le relisant, j’ai eu l’impression de marcher encore dans les rues de cette ville magnifique. Et, tout à coup, j’ai eu le goût de m’arrêter dans un petit resto, le temps de boire un café et de déguster un délicieux Cannelé, ce petit gâteau à la croûte caramélisée dont le cœur tendre est parfumé au rhum et que l’on sert avec le thé ou le café.

Dans cette région, on le trouve partout, c’est cependant un peu plus difficile, ici au Québec.

Un cannelé bordelais

Un cannelé bordelais

Mais, pas folle la guêpe, j’avais prévu le coup et, bien entendu, rapporté la recette dans mes bagages.Ce matin, j’ai eu envie de vous la partager afin que, comme moi, vous puissiez vous offrir ce petit délice.

Recette du Canelés Bordelais – Pour 12 cannelés

½ litre de lait entier

230 gr de sucre

150 gr de farine

50 gr de beurre

1 gousse de vanille

2 c. à soupe de rhum brun,

2 jaunes d’œufs

Dans une casserole, verser le lait et le beurre puis porter à ébullition.

Retirer du feu. Battre les jaunes d’œufs et les incorporer au lait chaud en remuant.

Laisser refroidir puis ajouter la farine, le sucre, le rhum et la gousse de vanille.

Laisser reposer ce mélange jusqu’au lendemain puis passer au tamis (passoire).

Beurrer les moules à cannelés (ils ressemblent un peu aux moules à muffin, mais ils ont une petite cheminée dans leur centre). Vous pouvez en trouver dans certaines boutiques comme les Touilleurs. Voici un modèle en cuivre, tel qu’utilisé à Bordeaux.

Moule à cannelé en cuivre

Moule à cannelé en cuivre

Et un modèle en silicone, moins cher.

Moules à cannelés en silicone (moins cher)

Moules à cannelés en silicone (moins cher)

Verser la préparation jusqu’à environ 1 cm du bord.

Faire cuire à 180C (350F) pendant 1 h.

Démouler sur une grille lorsqu’ils sont encore chaud.

 NOTE: Cette recette m’a été donnée à Bordeaux. Cependant, en fouillant sur le site, j’en ai trouvé une autre, légèrement différente,  sur le site de Ricardo. Vous la trouverez en cliquant ICI

La petite histoire des Cannelés

Bien que les origines de ce petit gâteau soient incertaines, on sait qu’il provient du Sud Ouest de la France.. Selon la légende, des religieuses auraient créé cette pâtisserie, au XVIIIe siècle, afin d’utiliser le blé qu’elles récupéraient sur le port (tombé des cales des bateaux ou des sacs éventrés) et les nombreux jaunes d’œufs que les vignerons leur apportait. Il faut savoir qu’à cette époque, le blanc d’œuf était utilisé pour filtrer le vin. Et comme la région de Bordeaux a toujours produit beaucoup de vin, il y avait beaucoup de jaunes d’oeufs !

On  raconte que l’on en dégustait à la cour de Louis XIII et qu’ils étaient particulièrement appréciés par son épouse, Ste-Jeanne de France, fondatrice du Couvent des Annonciades que l’on surnommer « les filles en corset rouge » en raison de leurs élégants habits de cérémonie (une grande robe grise ornée d’une large ceinture rouge et un long manteau bleu).

Quand les Annonciades furent chassées de leur couvent en 1790, les cannelés vinrent bien près de disparaître, mais les Bordelais firent perdurer la tradition. La Révolution française faillit à nouveau jeter le cannelé dans l’oubli, mais quelques bourgeois gourmands continuèrent à le produire.

Au XIXe siècle, des professionnels améliorèrent la recette et redonnèrent aux cannelés leur place de choix dans les pâtisseries bordelaises. Ils en firent même l’emblème de la ville de Bordeaux. .

 

 

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L’histoire du Goombay Smash

Nassau- Bahamas – Peu importe où l’on se trouve sur l’Archipel des Bahamas, il se trouvera quelqu’un pour vous offrir un Goombay Smash, un cocktail local devenu la signature des Bahamas et dont l’histoire fait sourire.

Sur l’île de Green Turtle Cay, dans le début des années 70, une certaine Miss Emily travaillait dans le petit bar qu’elle avait ouvert dans les années 60. Assis devant le bar, quelques hommes jouaient aux dominos pendant qu’Emily faisait des essais.

Miss Emily Blue Bee Bar - @ Lisegiguere

À un certain moment, Miss Emily est sortie et a demandé aux hommes  s’ils voulaient goûter. Ils ont tellement aimé qu’elle a décidé de l’offrir à ses autres clients et lui a donné le nom de Goombay Smash. Goombay, du nom d’un festival de musique qui se tient chaque  année dans les Bahamas et Smash parce que si on en boit trop, ça «fesse» et ça rend saoul.

Portrait de Miss Emily, la créatrice du Goombay Smash. Elle est maintenant décédée.

L’histoire est amusante. c’est sa fille, Violet Smith qui continue à tenir le Miss Emily Blue Bee Bar qui nous la raconte. Cependant, elle ignore pourquoi ce drink  est devenu aussi populaire? On peut cependant parier que c’est en raison de l’effet qu’il produit, mais également parce que comme il porte le nom d’un festival, il a été intégré aux fêtes bahamiennes.

Violet Smith, la fille de Miss Emily - @Lisegiguere

Autre chose que Violet ne veut pas révéler, c’est la recette. On y trouve du rhum, de l’apricot et plusieurs autres jus de fruits, mais c’est tout ce qu’on peut savoir. Quoi qu’il en soit, on trouve du Goombay Smash partout, mais nulle part il n’est aussi bon que dans cet endroit ou il a été créé.

Un endroit qui m’a d’ailleurs rappelé La Bodeguita del Medio, un bar-restaurant typique de La Havane (Cuba). Comme on le fait la bas, on peut écrire nos noms sur les murs (on a reconnu ceux de Willie Nelson et Glen Campbell), coller sa carte d’affaires, certains y laissent  même leurs photos, leurs t-shirts, des casquettes, de l’argent, etc.

On peut coller sa carte d'affaires et ainsi laisser une trace de son passage. @lisegiguere

À la bonne vôtre !

Du rhum pour tous les goûts !

À Cuba, le rhum est roi. Ça tombe bien, j’aime bien cette boisson, surtout si elle s’accompagne de jus de fruits bien frais. Là, on peut dire que j’ai été gâtée. Partout où nous avions le bonheur de poser le pied, des serveurs nous attendaient avec des Mojitos, des Pina colada ou des rhum punchs.

Bien entendu, à la Havane, nous avons visité le Musée du Rhum Havana Club. Situé dans un bel édifice du Centre historique, ce musée explique les différentes étapes de la conception du rhum, depuis la récolte de la canne à sucre, jusqu’à la phase de vieillissement.

Une magnifique maquette permet de mieux comprendre l’histoire des sucreries et l’importance du train à vapeur qui transportait le précieux liquide.

@Lise Giguère - Maquette Musée du rhum Havana Club

@ Lise Giguère - Maquette vue de la passerelle. Musée du rhum Havana Club

Pour s’assurer que l’on appréciait à sa juste mesure la boisson locale, nous avons eu droit à un grand verre de jus d’orange agrémenté de jus de canne à sucre fraîchement pressé et d’un peu de rhum. Un délice !

Par la suite, d’autres boissons, mettant le rhum en vedette nous ont été offertes.

1 – À Vinales, nous avons pu goûter un drink coloré, rafraîchissant et très facile à préparer, le  Todorizonte

@ Lise Giguère - John présente le Todorizonte !

Comme c’était la première fois que j’entendais ce nom, j’ai demandé la recette. La voici.

–       Rhum

–       Jus d’orange frais

–       Liqueur de menthe

–       Menthe fraiche

–       Une tranche d’orange.

J’ai bien tenté d’avoir les proportions exactes, mais John qui présente les drinks sur la photo  m’a assuré que le meilleur moyen de savoir s’il est bon, c’est encore d’y goûter ! Tchin !

2- À Las Tunas, j’ai goûté la boisson locale, le Canchanchara.

@ Lise Giguère - Marianne présente la Canchancara

Il s’agit d’un mélange de rhum mélangé à du jus de canne à sucre.

Le goût ? On dirait du rhum avec du sirop d’érable !

* À noter que la jeune femme qui fait le service porte le costume traditionnel.

À Bayamo, un autre drink original.

Dans un coin, un homme muni d’une machette décapite une noix de coco jusqu’à ce qu’il puisse voir l’intérieur.

@ Lise Giguère -

On y place ensuite une paille.

Là, on a le choix de boire le lait de coco pur ou d’y ajouter un peu de rhum.

@ Lise Giguère

À la bonne vôtre !

@ Lise Giguère

Quand la censure s’en mêle…

C’est fou comme dans tous les pays, les fonctionnaires ont du temps à perdre.

En Guadeloupe, il existe une boisson à base de rhum qui s’appelle le Punch d’Amour. Elle est fabriquée par l’entreprise Madras qui existe depuis 1933

lise Giguère

Cette boisson, supposément aphrodisiaque est faite à base de rhum, bien sûr, mais aussi de gingembre, de ginseng et jusqu’à tout récemment, on pouvait lire: de bois bandé. Aux Antilles le bois bandé est très prisé. Voyez un peu pourquoi.

@ Lise Giguère

Le bois bandé est  une écorce naturelle provenant d’un grand arbre des forêts antillaises, le Richéria Grandis que l’on fait macérer dans le rhum justement. C’est très prisé des Antillais, mais quand Madras a voulu exporter cette liqueur ils se sont heurtés aux fonctionnaires qui ont refusé catégoriquement de voir les mots Bois bandé sur l’étiquette. Le résultat ?

Lise Giguère

Désolée, la photo est un peu flou, mais ça dit désormais ceci:

Voici l’autenthique Punch d’amour réalisé avec ce que vous savez…..

Excellent mariage avec le gingembre et le ginseng pour ce que vous savez…..

🙂

MISE À JOUR

Selon d’autres spécialistes rencontrés au lendemain de l’écriture de ce texte, il semblerait que la raison pour laquelle on refuse d’inscrire bois bandé sur les bouteilles n’a rien à voir avec la pruderie ou la pudibonderie, mais qu’il s’agit plutôt de protéger cet arbre que l’on dépouillait de son écorce n’importe comment et qui finissait par en souffrir et en mourir.

SECONDE MISE À JOUR – Pour en savoir plus

Mon collègue de voyage, Guenaël Revel, sommelier d’expérience a réalisé une un magnifique petite vidéo sur le bois bandé. Vous y entendrez la charmante  Ti-Dédette, rencontrée au Marché de Fort-de-France,  commenter les bienfaits de cet élixir.

La passion du rhum

Me voici en Guadeloupe, dans les Antilles françaises après un vol direct sur Air Canada.

@ Lise Giguère

Nous logeons à  l’Auberge de la vieille tour, une auberge de charme située au Sud-Ouest de la Grande Terre à seulement 7 kilomètres de Pointe à Pitre, dans un ancien moulin à vent qui date du 18e siècle. Ses 105 chambres sont entourées d’un jardin tropical qui offre une vue  sur l’Ilet Gosier, les Saintes et Marie-Galante.

À peine arrivée, nous avons eu droit à une dégustation de rhum. Un 3-6-9 comme ils disent, c’est-à-dire une dégustation de rhum blanc et de rhum brun âgés de 3 ans, de 6 ans et de 9 ans.

@ Lise Giguère - Du rhum, des olives et des accras de morue.

Leur carte est impressionnante avec 35 différents rhums provenant tous de la Guadeloupe.

Histoire de souligner combien le rhum est important ici et comment on peut le prendre à toute heure du jour, on a même concocté une carte spéciale Les Horaires du rhum invitant les clients à imiter les Guadeloupéens et à s’offrir un verre de rhum dès le lever du jour.

NOTE: Invitation à cliquer sur la photo pour mieux lire.

Escapade en Martinique

On la surnomme l’île aux fleurs, mais c’est également la capitale du rhum et  le lieu de naissance du poète Aimé Césaire (père du concept de la Négritude) et de l’impératrice Joséphine (épouse de Napoléon Bonaparte).balata_garden5_fs

On y va pour ses paysages remarquables, ses magnifiques plages (saviez-vous qu’il existerait plus de 180 couleurs de sable différentes à la Martinique ?).  

 

@ Office du tourisme Martiniquais - Anse Michel

@ Office du tourisme Martiniquais - Anse Michel

sa température idéale (moyenne annuelle est de 26 °C.) son eau chaude, ses fabuleux couchers de soleil,

 

@ Office martiniquais du tourisme

@ Office martiniquais du tourisme

sans oublier  sa Route des Rhums qui nous balade dans les meilleures distilleries agricoles (leur rhum AOC  étant réputé être le meilleur au monde).

 

 

@ Office du tourisme martiniquais

@ Office du tourisme martiniquais

 Mais on aime aussi son histoire, sa riche culture, son peuple chaleureux et ses marchés qui regorgent de fruits frais et de légumes, sans oublier les parfums de vanille, cumin, coriandre ou autres épices exotiques qui rendent la cuisine savoureuse et parfumée .

@ Office du tourisme martiniquais - Marché Sainte-Anne

@ Office du tourisme martiniquais - Marché Sainte-Anne

 S’il faut obligatoirement prendre l’avion pour admirer toutes les beautés de la Martinique,  t il n’en est plus de même pour savourer sa cuisine. En effet, pour une 2e année, le Comité Martiniquais du Tourisme propose Martinique Gourmande, du 14 août au 13 septembre, dans sept (7) restaurants de Montréal: Le Flambard, Le Bistro Cocagne, Confusion Tapas Du MondeL’indépendant, le Restaurant Kalalu, le Restaurant Kiano et le restaurant Au Vertige.  

Ces derniers offriront des  menus inspirés de la gastronomie de cette île  qui a remporté, fin 2008, le prix de la « Meilleure destination gastronomique de la Caraïbe ». 

Une soirée de découverte du rhum La Favorite,  que l’on peut trouver sur les tablettes de  la SAQ  est organisée dans chaque restaurant :

@ La Favorite

@ La Favorite

  • L’indépendant : le 20 août à 17h
  • Confusion : le 27 août à 18h
  • Kiano : le 28 août à 17h
  • Le Vertige : le 3 septembre à 18h
  • Bistro Cocagne : le 9 septembre à 18h
  • Le Kalalu : le 11 septembre à 18h

 Mais pour y participer, il faut réserver: 514-844-8566

Permettez-moi de souhaiter un très beau voyage à vos papilles !